INSTITUTIONS DE CHIRURGIE TOME QUATRIEME. institutions CHIRURGIE, où L* ON TRAITE dans un ordre clair et nouveau DE TOUT GE QUI A RAPPORT A CET ART;^ OUVRAGE DE PRES DE Q_VARANTE ANS, Orné d’un grand nombre de figures en taille -douce, qui repréfentent les Inftrumèns le c plus approuvés & le plus utiles , le manuel des Opérations , les Appareils , & les Bandages. TRADUIT DU LATIN DE M. Laurent HEISTER, Confeiller Aulique 8c premier Médecin de fon Altefle Séréniffime Ms^ le Duc de Brunfwick 8c de Lunebourg , Profeffeur public de Médecine , de Chirurgie 8c de Botanique dans l’Univerfité d’Helmôad, 8c Membre de l’Académie des Curieux de la Nature, de la Société Royale de Londres , 8t de l’Académie Royale de PrulTe. Arec un tableau des principales découvertes dont la Chirurgie s’eft enrichie depuis la dernière édition de l’Auteur en 1750 , jufqu’à l’année 1770, inclufivement. Par M. Paul, VoBeur en Médecine , C Société Royale des Sciences de Montpellier , démie des Sciences & Belles - Lettres de Mai TOME QUATRIE 3066 8 A AVIGNON Chez J. J. N I E L , Imprimeur . Libraire , rue M la-Baidîiœr' M. ncc. LXX. ' Avec Approbation O Privilège du Roi. londant de la Celéhèrrimus Meïsterus cujus Sdentiam^ Candorem , & Longœvum Artis ufum omnes . venerantur. ^ ;b l9.vL ^an-Swieten, Coffiment„ inBoERKAAVEj Aph. 13115, l INSTITUTIO NS DE CHIRURGIE. SECONDE PARTIE. SECTION CINQUIEME. Des Opérations qui fe font fur les parties génitales de la femme. ■ — s====$^====^ CHAPITRE CXLVI. Comment on remédie à V imperforation de la vulve fr de Vurethre. I. E s filles naifienî quelquefois avec les deux lèvres de la vulve collées l’une à l’autre , de façon qu’elles ne peuvent pas rendre leur urine ; on s’en apperçoit ordinairement aux cris conti¬ nuels que pouffe l’enfant, durant les premiers jours qui fuivent la délivrance de la femme , Tom. ï V. A 2 Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Çh. CXLVL Bc en *ce qu’il ne fe mouilie point état~- demande qu’on y remédie promptertîêrit par. '' l’opération , fans quoi la mort s’enîuivroit bien- " i rôt ^ car il faut néeeflairement pifler ou périr. Quelquefois il y a une petite ouverture qui per- ‘i met à l’urine de fortir librement, ou avec quel- l que difficulté feulement goutté-à^goutte (a) ; , mais l’orifice du vagin ou le relie de la vulve ell ~ oblitéré , ou bouché par une membrane contre- nature , d’où il arrive que quand les filles font parvenues à l’âge de puberté , où les menftrues doivent coulery elles ne peuvent ni être réglées', ni recevoir les embraflemens d’un mari ; le fang qui fe ramalTe dans te vagin , produit dans cette partie un fenîim_ent de terifion très-incommode , ôc fouvent même lès douleurs tes plus cruelles , une tuîïiéfaâioh confidérable à la région du pu¬ bis êc à l’eritrée de la vulve , des fyncopés , quelquefois te délire , 5c d’autres açeidens ex^ trêmement graves , remarqués par plulîeurs Au¬ teurs (b) , qui décélent enfin la caufedu mal à un Médecin inllruit judicieux. On a cou¬ tume d’appeiler en latin tes filles qui font dans l’état dont nous parlons atretæ ou imperforatæ én voit dans Ariflote [c) que cette maladie lût (a) Roonhuys rapporte un cas de cette nature dans: fes obfervations , lib. IL cap. de claufura ut&ri. obf. 1. p. Î14 édit. Ainft. (b) .Tels que Bentvenius lib. 'de abdit. morbor. cauffi czp. zS. Cabrulius oM. Timt.z^. Fab.Maf. p. in opef. chir. cap, de hymene imper forato. Uildanus cent. IIL obT. 60. Schenhius lib. IV. de part^ génital. Solinsen obf. Roonhuys obf. chir. p. 124. Meekren obf. chif. 55. Mau. rieeau obf. fur les maladies des femmes -grolFes , obf 231. 495. Ruyfch obferv. chir. 22 & zz. Saviard obC ÎV. . (c) De générât, ahîmal , lib. IV. cap. lY» Impèrêoratiôn de là vulve et du vAam.. 5 ètoit déjà conflue.: a quelques filles , dit-il , ref- ».tent avec le -yagin, fermé depuis la naiflance »jufqu’au tems. .de leurs menftrues ce tèms «arrivé , les efforts* que fait le fang pour fortir , 3>Sc les douleurs qu’il occafionne , forcent dans «les unes le vagin à s’ouvrir de lui-même , Sc «Fon appelle pour les autres le Médecin, qui «prépare une iffue au fang retenu , en divifant «les parties avec, le fer [a) ^ on a vu périr quel- «ques-unes de ces filles , foit parce que l’ou- « verture fpontanée du vagin s’eft faite avec trop «de' violence , foit parce qu’elle n’a pû fe faire «naturellement 5 &. qu’on n’a pû la procurer «par fart. » . IL L’imperfo,ration de la vulve 8c du -vagin n’efi: pas toujours de la même efpèce dans les dif- férens fujets ; quelquefois ces parties font fer¬ mées par une membrane , qui eft percée.comme un fêt , d’un ou de plufîeurs petits trous (b) , à la faveur defqüels le fang menftruel peut cou¬ ler , lorfque le tems des régies eft venu , mais elle s’bppofe à l’introduétion du membre viril , ce dont on ne s’apperçoit communément que quand la fille paffe 'dans l’état du mariage. Dans certaines perfonnes , on voit quelques veftiges du canal de l’urine ÔC de celui du vagin , mais en d’autres on n’en diftingue point du tout ; l’un 8c l’autre de ces conduits font bouchés par _ (a) On voit par-là combien cette opération eft an¬ cienne , combien les Médecins de ce tems là avoient déjà acquis d’expérience dans le traitement de ces ma¬ ladies , & avec quelle circonfpeftion ils y procédoient. (b) On peut en voir un exemple dans Hildanus , cent, m. obf. 60, A ij Ses différent tes efpècâs. '4: tiJST, DECHm,F.ILSECT, V.Ch. CXIVT^ une chair épaiffe & compaéïe,' ou les parais du vagin intimement collées entr’elles , ce qui rend ce cas entièrement incurable ou d’une cure infiniment plus difficile que le précédent»^ Dans les nouveaux nés ^ Turine retenue 6c ra- inaffée peut-être quelquefois dans le vagin , 6c dans les. filles adultes l’amas du-fang menftruel y.: diftendent quelquefois extraordinairement les: grandes lèvres , 6c mettent par- là en évidence l-’orifice naturel; de l-urethre 6c du: vagin., com¬ me Font ©bfervé la plupart des Auteurs que nous venons: de citer. L’enfant apporte ordinaL: ment le vice, dont nous parlons du ventre de¬ là mere , enforte qu’ils dépendent de la pre,-. mière conformation , fuivant la remarque d'Arip me , de €elfe {a) , 6c de beaucoup d’autres êer& vains ; mais ils proviennent auffi quelquefois chezr. les adultes de Fexuicératioîi de l’orifice du va-: gin, occafîonnée . fur- tout par un accouchement: difficile , dans lequel ces parties ont été vio-^ lemment déchirées , enflammées , ou ulcérées ce qui -a produit enfuite l’adhéfîon totale dés: parois du vagin (&),. ou n’^ laifie fubfifter qu’une- très-petite- ouverture. , fuffifante pour donner palfege au fang menftruel ,. mais qui ne l’eft point aflêz pour permettre le coït (c). On voit donc par tout ce que nous avons dit , que Finie- (fl) Liv. VII. chap. z». (6) C’èft ce que Roonhuys a vu C L. C. ofaf. r. pv il S - ) St moi- même auffi pendant deux fois. (c) Becher a obfervé ce cas à la fuite de la petite vérole ; voyej. fon padwBonia incuIpata pag. 35 , Sc Tors, peut en lire d’autres exemples dans les Auteurs qu’on, vient de citer ^ Sc en outre dans Plater prax. raed.. p. I. lib. 2. cap. ij. Bauhin anatom. lib. I. cap. 49:4. & Far&t obf. lib, zS, Noht qbf, curieufes gag, ^ iKPERFOÎ^Tïbîr DE LÀ "FtftVE Ét IfU VAGÙÎ. ^rforation de la vulve & du vagin s’oppofe -dans les nouveaux nés à, la forde - "de, rurine-., dans les adultes 1°. au flux menftfuel à la copulation; 3°. à la conception; 6c 4°. à l’accouchement, ce qui fait aiféraent juger de quelle importance il eû d’y appprter un prompt ^ remède* - On Tecormcit les vices dont nous parlons Diagnoftîe dans les nouveaux nés , d’abord , nomme noüs l’avons déjà dit , en ce qu’ils né fe mouillent "pas les premiers jours après la naifTance ;, lenfuite par la vue ôc par lè toucher. On s’en îdiTure dans les adultes ,1^, par le défaut dès -régies , 6c r". par les violéntes douleurs que 'la {fêffonne ^refTenr à la région du: pubis :& dès lombes, ainfî qu’à la tuméfaélion douioureufe du bas- ventre ,' ÔCc. mais plus encore , &:ddne manière très-fûre , par la vue' §£.> par le taél, car tous les lignes que nous venons) d’énoncer ■peuvent être fautifs : (a). .Quant - au prognoâic , 'û le vagin eft hôuché par une rhembrane min¬ ce ou par l’hynien, cette membrane fe rompt fouvent par les feuls efforts du- coït:,:&. felle y réfifte , orna recours à la chirurgie .; mais'fî les parois du vagin font fortement adhérens entr’eux par le moyen d’unè fubüance charnue fort ténace , l’opération eft alors très-laborieu- fe , 6c fouvent infruéfueufe , à caufe du danger auquel l’on s’èxpofe de bleffer la veftie ou l’in- teftin reélum , qui eft tout auprès , comme^ il (û) J’ai traité autrefois une fille en qui , tous ces Cgnes réunis, donnoient une forte préfomption de la clôture du vagin, & qui fe trouva cependant libre , par l’examen que j’en fis en me fervant dès yeux & du tad, A iij Inst, de Chtr. P, IL Sect. P, Ch. CXLVI. rarriva unei.fois à ' -Roon^uyi-, ainfî qu’il l’avon'é -lui- même ingénument, (a) , 6c. la difficulté qu'ôn ^trouvé à maintenir enfuite- les.' r voies fuffifam- ■ ment libres. '- ^ ■ -./-I V.;^3 ,::vr::. - .-..V pration. '^"Four ré^üffif dans- la cure il faut commed- cer d’abord par bien, examiner la nature &‘“fe le fiége de la maladie. S’il y a quelques tra¬ ces de rurethre ôc du' vagin' , ''enforte que l’un :& 'l’autre de ces cbnduits , ou; feulement l’ujn •des deux , foirlimplement fermé par une mem ■ ..i>ranemince;S£déliée:,onferaà;ceîlemembJ!a• méi avec le biftouri'une.incifîan longitudinale de -Haut en bas., ou fiiivant le .éonfejl de Celfe (A)r, - deux incifiDns:quiife coupent à'angies droits , jde façon.que l’-ouvertufe qui nn réCuke foit ; proportionnée à .celle ^ qui' fe trouve; natufellé- ■ ment: aux parties génif aies de. la femme. Siila .membrane étbit .percée d’un trou a la partielu- ' périeure ou inférieure: de l’orifice dû vagin -^iOn introduiroit:par ce ffoii .ünéijfoiide crenelée:j'à la faveur de rh quelle: on feroitil’mcifîopavec un biftouri courbe fe):, prenant gardelbien foigneu- fement de ne- donner aucune atteinte à l’urér thre , & encore moins à la . veffie :, après quçi on emporte ^entièrement la membranè avec des cizeaux , fi on le juge néceflaire.' Gela fait.,. on -pouffe dans l’ouverture qu’on vient de pratiquer une tente d’une groffeur convenable pie premier jour on l’emploie TécHe'ÿ on i’enduit:.enfuite pen- (û) Foyef fa 6®. obf. fur rimperforâtion du vagin dans |é 2- livre de fes obfervâtions. - (6) Lieu cité. : : : - " (c) (i'e& ainfî qu’Hi7daïji« en a ufé j voyez fa 6i®. obf. ■eent. i. -- llXPEKPmATIO^ DE LA VVIArE ET DV VA&m. dant quelques jpurs de bafilicuî^, ou d’un di^ geftif, & finalement 'd’îin .onguent- defjîdati£*j^ tel que qëlui de çerufe; ou. âu gqmphoiys , dont Ôn continue l’ufage jurqu’u- ce| qu’on n’ait plus lieu de craindre une nouvdle coa^tion ; du.reïte, on rnaintien la' tente en place avec le bandage erjj; T. Si une tnembrane épaiffe , pu une excroiitançèç charnue bouche fi parfaitement la voie nati^iï le, qu’il n’en rellë pas le moindre .veft ige on, exa¬ minera attentivement ayec le. doigt, Ci le -sfugia n’auroit pài; cohfervé fa cavité, dernere larmem-s' brane où PexcroilFance ^ en fuppofam que cela fou , on marquera l’endroit ou 1 on-' veut placer i’incifion, & l’on en fera une cruciale fuffifammënt étendue , avec le biftouri , en ufent de tous les ménagemens convenables. Onfaifit enfuite , avec des pincettes, ou une erigne ,. .la membrane ou l’excroiffance par fes bords ,. ,6C on l’enleyë , afin d’amplifier l’ouverture fe conduit dans le refte:,de la cure.', ..comnie nous venons de le prefcrire j fi ce n’eft q^ue fuj la fin , lorfque le mal . efi prêt à fe-guèrif | on place dans la nouvelle ouverture une cintfie de plomb aflez grplTe , enduite d’onguent de cé- rufe , ou de tel, autre remède- =çiçatrifant, avec lequel on panfe auffi le refte de ia plaie j- juff ques à ce qu’on l’ait amenée à cicatrice-.--' : • Y,- -■■ ■ ,, On lit dans Cabrol , una obfervation fingu? 'Obfervation _ • " J _ _ : fingulière^ (a) Si par hazard la plaie donne un peu trop.-de fang , Celfe veut qu’on y introduire une tente oblongue trempée dans le vinaigre, & qu’on, nç; repouvcUe l’ap¬ pareil que le troifième jour , à moins que quelque cfiofe n’oblige à le faire plutôt. 8 Inst, de Cuir. P. ÎI.Sect. V. Ch. CXLVh lière (a) , au fujet d’une fille de dix-huit à vingt ans , dont l’urethre étoit bouché par une mem¬ brane épaiflè 5 6c en qui l’urine . s’échapoit con¬ tinuellement de l’ombilic ( vraifemblablement par l’ouraque ) répandoir une odeur fétide qu’on ne pouvoit prefque pas fiipporter. Le nom¬ bril, par l’extrémité duquel l’urine s’écouloit fani interruption , reflembloit à la crête d’un coq d’ihde , & pendoit fur le ventre de la lon¬ gueur de quatre travers de doigts. Pour délivrer la naalade de ces deux fâcheufès incommodi¬ tés , -Cabrol commença par incifer la membrane éphiflë qui fermoit l’orifice de l’urethre , & pour “confefver à l’urine la liberté de fon paffage , il introduifit par ce canal jufques dans la veffie une canule de plomb ; le lendemain il fit à la portion faillante de l’ombilic une forte liga¬ ture* avec un fil ciré , comme on a coutume d’en ufer pour certaines tumeurs qui ne tiennent Z, la partie où elles fe trouvent que par un pé¬ dicule étroit , & la coupa enfuite au-deffous de la ligature , après quoi il y appliqua le cautère héfuéi. L’efcarre toimbée, il mondifia la plaie 6C la cohduifît à cicatrice , ainfî que les autres ul¬ cères : la malade fut parfaitement guérie dans l’elpace de douze jours. Si le même casfe pré- fentoit encore , on pourroit fe comporter de lâ même manière , en s’abftenant feulement du cau¬ tère aéfuel , qui n’eft peut-être pas d’une nécef" fité indilpenfable & qui épouvante prefque tou¬ jours beaucoup le malade ôc les affiftans. ■ <û)Obf. atiat. XX. CHAPITRE CXLVIL De quelle manicre on ouvre le vagin bouché^ en tout ou en partie^ LTmperforation de la vulye & de rurêthrè'^ Nature fe dont nous venons de parler ^ans le cliapî- ^”^^^ tre précédent , neft pas la feulé incommodité de cette efpèc^ auxquelles- les pérfonnes duTexé foient fujettes ; la membrane contre-nature dont- il a été fî foüvént queftion, fe trouve quelquefois placée à l’entrée du vagin , ou plus profondé¬ ment encore j le bouche entièrement, ou pour' la plus grande partie , otl bien les parois de ce conduit font extrêmement reïïerrés où totale-' ment côtlés le» Uns aux autres , ènforte que fa^ cavité étant abfolument abolie , no&-feulemeni/ les menftrües nè trouvent plus de paflage mai» qu’il en - réfuite- encore , lorfqu’elles veulent'; fortir , dans lés hHes qui Ont atteint l’âge' ■ de puberté f des accidens confidérables , çorrime dans les cas mentionnés au chapitre précédent ( § 1 8c IL ) >-c’eft-à-dire de grandes douleurs dans le ventre 8c dans les hanches , ôc la tuméfaâion de l’abdomen , accompagnée de naufées- , de maigreur d’infomnies , 8c d’autres fymptômes indiqués ci-defTus , quelquefois même de la folio. Le plus fouyent l’imperforation du vagin Left. un vice de la première conformation \ avec le-^ quel l’enfant vient au monde , mais elle pro¬ vient auffi quelquefois d’une autre c'aufe j dont la plus ordinaire eltun accouchement difficdé» 4’un déchirément violent de cette partie , d’une tîJSTj pE Çm§KP^^ qpi étoit née avec ,1e va¬ gin imperforé. Voyant qiij^lle n’a voit ‘.pu être dépucelée" par plulîeprs fiornnies , .à qui elle s’è- toit fiîccefiîyernent jiyieepy elle en défia .dans là fuite $eaucoüp d’autres au cQmbat de ramôur, êc fur- tout, les plus vigoureu^-folilats^ ; Sc.coniine aucun d’eux ne put fijrraonter robfiacle.qui fer- voit de..rampart à la yirgjnjté , elle fe moçqua de r.impuilîance de léur^.-feiïoits, , après. lë§4çdr .avoir bien fait, payer, ; jeik fe, , dommit èn^.aü^ foins .d’un Chirurgien , pour être délivrée de fa barrière- -iïhpqrtune qui -^’gppofoit à fes plai.îîrï. Le Cfiiujrgienç,. en eniportapt ,ayec un .iâdqur-i la mem%ân? i?phtre -natureèqui fermoit le. .con¬ duit de-. 1^ pudeur , réuffit’d. bien dans façiïré , qu’il rendit luiÿuêrne cette fille, enceinte bientôt: .après fqn ;o.pération p deux gemeaux dont elle accpucha au'.bqut dej neuf mois , attefterent fa honte 4^ Ik'.guèrifon. /f. , ■ ^ IL . . Quand ja fille eft jeune.”,’ la membrane, cphtrè- nature peu épaifie. éc‘ paV fort éloignée de l’o¬ rifice ,du..yagin , la cufèjrnè. 'préfente pas' 'Ordi¬ nairement beaucoup de difficulté , pourvu qu’on proeéde—à - Pincffion-de • la - membrane- , avec la circonfpeâion,, recommandée au.- eha- pitre précédent. Dans les.-;fiilès adultes ;,4ont chap. zo. Solinge'n. de marby TAuliér.; obf. ,34. -fiéonhüj^s lib. cit. ohù.p. ,izj, i-^&. iMàurmau qhC. 489 ^.5^3. ^uyfcHyiobf. zi.. /Behn in cire. ânat. prpgytntijj. QçîgM'’ in aâis.;angiic. L.. e. pag.; i2. .Je me .fpuyiÊns d'avoir ..yu .auffitun cas pareil- dans ''Jes.Mém. ded-Ac^* .Roy; des iSxi de : Paris. , .i;„ . :: :i: , ; V i (a) la pçediqàiQnîa incuïpat'a. J^-JSkyîI. pag. 371-: ,.-; Sa cure. lorfque le va¬ gin eft fermé par une mem« brans. \ 1 . îmt. DE ÙR. P. It ^ECT. y. Cli. ÙICLyit ïe vagin eft entièrement bouché -, ropéraw îîon n’ell jamais plus facile que qü'4rid' le fang snetiftruel fe ramaffe ^dans fa cavité , pouffe la membrane en-dehors '& la diftend. Outre les Auteurs cités ci-deffûs| chap. 146. § i note(&) ) M&ekten la.), Nab'ot{l>), Amyand(c) 8c autres l’ont faite dans ces circonjfences ; ils difent que l’in- cifîon de la membrané :qui bouchoit le vagin avoir donné lieu quelquefois à l’écoulement d’une “prodigieûfe quantité d’un fanggrumelé & d’âutrès fois liquide & puant ; que cetté évacua¬ tion a fait di4>arbître auffitôt les grands acci- dens dont les malades ctoient tourmentées ÔC le danger de mort qqi ies ménaçok-| que la plaie a guéri prefque fans remède , 8c qu’on n’a eu Isefoin pour la conduire à cicaîrîcè que d’ufer d’une tente , de pelîaires de cire , ou d’une ca¬ nule de plomb-. Si la membrane epaîfie St con¬ tre-nature était fitüéé plus profondément dans ie vagin , foit qu’elle fût percée ou non, d’uü’ trou , il faudrait l’incifer &. l’extirper de la mê¬ me façon qu’on vient de le dire. , mais en ufant ^ d’une plus grande cîrcônfpeâion ^'aSn^^deme pas s’expofer à bleffer l’mtelHn reéfum ôuda veflîe. On fe conduit dans le refte de la cure comme ià) P'oyej fes obf. chap. 52» ' ' - - - (by DiS\ de Jlerilitate\, §. 4. . Cf) Dans le cas rapporté par âmyanà , îés caron¬ cules rayrtMformès s’eîbtènt rendues adhérentes à la •fuite des coüches iê -fang ' menffruel ne pouvant trou¬ ver ane iffue, s’amafla dans le vagin , & en compri- mant^ l’urethre , il produilit une rétention dnrine : on détruifîtPadhéreace vicieufeavec rinftrument tranchant, ce qui délivra la.&'mmei de ces deux incommodités. Foyej les tranf. phil. n°. 411 , pagrisç. Sc-l’abrégé dés laeines tranf. par Màrtyné .,_'gavt, III. p. 540; jMP^ERFOnATIOlS DU VAGIK, t>Q l’a déjà dit ci-devant ^ en prenant beaucoup plus de précaution encore pour que la nouvelle voie conferve la grandeur requife. Il' ne fera point hors de propos de fe fervir dans cette opé¬ ration àn/pecidum uteri { vqy. pL XXIV. fig. 15.^ pour mieux découvrir les parties malades ^ & garantir de l’inûrument celles qui doivent être ménagées.. I I L Il arrive quelquefois que les nouvelles ma- nées 5 8c celles mêmes qui vivent depuis exceffive- plus ou moins long-tems dans le mariage , ont, ou naturellement {a) , ou à la fuite de quelque exulcération ( voysi le chap. préced. § II.) ïorifice du vagin fi étroit , qu’il ne peut admet¬ tre le membre viril , quoiqu’il laiffe encore paf- fer le fang menftruel ; il faut en pareil cas , com¬ me je Taî pratiqué fur la femme d’un tailleur y en qui ce défaut étoit un vice de naiflance y il faut , dis- je , aggrandir cette ouverture autant qu’on le juge convenable , en faifant à fa par¬ tie inférieure & fur fes côtés des incifions affez profondes , dont on emportera même les angles^ ôc généralement tout ce qui bouche le palTage j pour en maintenir enfuite la liberté , on in¬ troduira dans l’orifice du vagin une groffe tente & des bourdonnets, qui le tiendront dilaté. A l’exception du jour qui fuit immédiatement l’o¬ pération , on renouvelle deux fois l’appareil tou¬ tes les vingt-quatre heures , afin de prévenir la trop grande corruption du pus & des autres ma¬ tières retenues dans le vagin ; on oint les lé- (a) Eildanus en rapporte des exemples , cent IH. obll , de même que f^auriceau obf. 171. 583. fit Blaa^ tard colleft. phyf, mid. cent. JII. obf, 56, 14 DE ChIR. P.îïiSECT. V. Ch.CXLVjî. vres de ïa plaie avec an baiimé. vülnérairë^ Sc l’on tient conftamment dans l’orifice du vagb afin de l’entretenir Bien ouvert , 'iinè teùte ou un pelTaire convenable , fait principalement avec l’éponge préparée (a) , ou avec quelqu’une de ces racines qui peuvent en tenir lieu, comme celle de gentiane bu de fymphytum , ce' qu’on continue jufqu’à ce que les bords de la plaie , fuffifamment écartés l’iin de l’autre , paroiffent difpofés à la guèrifon ; après quoi on fubftitue à la tente ou à l’éponge , une canule de plomb affez grofle , enduite d’onguent de cérufe , ou de tel autre de même nature, qu’on change cha¬ que jour, jufqu’à ce que les bords de la plaie foient recouverts de toute part d’une peau dure & féehe , qui ne lailfe plus craindre une nou¬ velle coalition. Si à la fuite d’un accouchement difficile', ou par quelqu’une des autres caufes mentionnées au II § du chapitre précédent,; le vagin fe trouve fi fort reflerré à fon orifice , ou plus profondément êc prefque dans fonmi-' lieu j, qu’il ne puifle pas recevoir le membre vi¬ ril , on traitera ce cas comme nous l’avons déjà dit. C’eft ainfî que je parvins à guérir une fem- blable maladie chez une autre femme , , à qui cet accident étoit arrivé après un accouchement laborieux. Saviard dit (b) avoir guéri aüffi une femme qui étoit à peu près dans le; même étatJ J’ai. vu encore une troifième femme j en qui, à la fuite d’un accouchement difficile , les parois . vêpres avoir divifé les parties cohérentes,' infrôdüffit dans le vagin un morceau d’épohge prépa¬ rée lié avec un fil , & guérit la malade par ce mo-. yen. L. C. pag. 40. (fc) Obf. jz. p. 145. Imperforation dû v aùin, rs 'du vagin fe rendirent totalement adhérens yjuf- bu’à la diftance-de trois pouces de fon orifiçé. Comme il étoit très-fort à craindre dans ce der¬ nier cas,’ qu’en voulant détruire la cohéfion , on ne blefsât ou la vedié oii Tinteftin reâuni:, je crus ne devôir point entreprendre cette opé- tation. I V. Si la malade efi: une femme groffe , ou déjà dans le travail de Fenfantement^ il convient dg encebte,; fe hâter , de peur que l’état du vagin ne renr de l’accouchement difficile , & ne donne lieu à d’autres aecidens très-graves.. Si on s’én ap? perçoit pendant la grolîefîe , on fera bien , pât de très-fortes faifons , d’incifer la membrane qui bouche le paflage avant l’accouchement {a) , êc à un terme auffi éloigné- qu’il eft poffible de^ ' la délivrance de la femme , car lî on attendqit qu’elle fût en travail ^ on pourroit aifément bleffer la partie de l’enfant qui fe trouvèroit derrière cette membrane , 8c peut-être auffi ri’auroit-on pas alors le tems de fe procurer un Chirurgien habile ; cependant iorfque l’ignoran¬ ce ou la négligence des femmes enceintes a fait différer la cure jufqu’à l’époque de Faccoii- chement ,.on peut encore l’entreprendre , pour¬ vu qu’on apporte la plus grande attention , en incifant la membrane, ou en détrüifant Fobftn- cle quelconque qui s’oppofe à la fortie de l’fen- fant, pour nè pas blêffer ce dernier avec le bif- touri il fera bon pour cet effet , de ne faire d’abord à la membrane qu’une petite incifîoh^ (a) C’^èft ce que Becker fit heureufement dacs nnè çccafîon pareille. L. C. 0. 31. i6 Inst, de Chir, P. ILSect. V,Ch, CXLVîl, avec tout le ménagement poffible , Se on ém: portera enfuite ce qui refte à couper , avec uq biftouri boutoné ( voyci pl. V fig. 4 8c $. ) ,ou fl on n’en avoit point de tel , avec le biftouri or¬ dinaire, dirigé par une fonde crenelée (n),ou bien enfin avec des c.izeaux convenables. Dans un cas pareil â celui dont nous parlons , Man. riceau {h) veut que l’actoucheur ou la fage-fem- | me déchire 6c emporte la membrane avec les ^ doigts; mais comme ce déchirement pourroit caufer de grandes douleurs , & avoir des fuites très-fâcheufes , nous croyons devoir donner la ^ préférence au fer, fi ce n’eft peut-être dans un | cas de néceffité , où il ne feroit pas poffible ' d’avoir aflez-tôt un bon Chirurgien (c), ■ ' V. • ’ r ' ; . Remarqaes Nous obferverons encore que fi le vagin ,, au St^^néceffal* heu d’être fermé par une fimple membrane , l’^li par une fubftance charnue ÔC compaéte , fitùéë profondément , ou fi les parois fe trouvent çol- îés entr’eux, on a infiniment plus de peine à dé¬ truire l’obftacle , 8c qu’il eft même quelquefois dangereux de l’entreprendre ; dans ce dernier cas , il vaut mieux , comme je l’ai fait moi-mê¬ me , 8c comme l’avoit fait auffi autrefois Beni- veriius (d) , renoncer à la cure , que d’expofer (ntreprêndre' cette opération, on doit exami¬ ner avec la plus fcrupuleufe attention toutes les circonftances du mal , afin de ne pas êxpo'- ier la perfonné qu’on défire guérir , à un plus grand danger que celui où elle fe trouve. VoF terus , Chirurgien Allemand , dit (c/ avoir très- fouvent extirpé avec un biftouri rougi au: feuy des excroiflâncé du vagin de dîfFérênte natu¬ re (d) ^ il s’en -faut bien que je propofe cettè conduite comme un exemple à fuivre par les autres Chirurgiens ; je craindroîs que la plur part des femmes n’euffént horreur de ce mo¬ yen, qu’elles regarderoient comme trop cruel. (fl) Elles pr-enent quelquefois naiffance des parois sneme de l'uterus ; Kerkringîus rapporte un cas de cette nature dans fon fpecileg. anatom. obC. 53. ib) On trouve des obfervations for la torfion des es- croifiances fongueufes ou polypeufes du vagin dans Tuh lib. III. obf. 33 & 34. Kefk. fpecileg. obf. 53. Meek. olaf. cap. .54. Soling. obf. 29 & 56. Ruyfch obf. 6. On peut fe fervir utilement pour tordre les polypes ■du vagin , des tenettes avec lefqtielles on fait l’extrac- îion de la, pierre dans la lithotomie. ^ Cy) Dans un ouvrage intitulé : hebammen-fchule, ( c’efi- 2-dire école des accoucheurs. ) pag. 48. (d) Oa voit par Celje(\ïv. VII. ch. 30. n"*. ii. ) quf îes Anciens fe fervoient auffi quelquefois en pared ÿtas du cautère aâueJL Excroissances du vagin. 25 Soîingen raconte dans fa 29'. obfervation , qu’il a heureufement extirpé du vagin d’une femme un fungus cancéreux, & que la malade guérit en fort peu de tems j mais il ne nous dit pas de quelle manière il s’y eft pris pour faire cette extirpation, ni ce qui lui a fait donner à cette excroiflance la qualification de cance- reufe. Mauriceau (a) emporta par la ligature une des caroncules mirtiforraes devenue trop longue ; 8c M. Eller parle dans la 4% continua¬ tion des mélanges de l’ancienne Académie de Berlin , d’un fie qu’on extirpa avec l’inftrument tranchant. Il fera bon de confulter encore à ce fujet ce que nous dirons plus bas ( chap. CLVIII. ) touchant la chûte du vagin. Manière d’extraire la pierre de la vejffîe des femmes. O N taille beaucoup plus rarement les fem- ta pierre eft mes que les hommes , parce qu’elles font ^ès-^u^com- beaucoup moins fujettes à la pierre , Sc cela par munechezies plufieurs raifons; car premièrement, elles ne commettent pas , pour l’ordinaire , autant de fautes dans le régime , & en fécond lieu , com¬ me leur urethre eft large ôc très-court , s’il ar¬ rive qu’il s’engendre quelque pierre dans leur veflîe , ou qu’il en defeende quelqu’une des reins , ces pierres, ordinairement affez petites, ne s’ar¬ rêtent pas long-tems dans la veflîe , & fortent la) Obfervai. 313. 'rê Inst, de Chir, P. II. Sect, V. Ch. CLI, communément auflîtôt d’elles - mênies par I3 voie fpacieufe du canal de l’urine ; 6c lors mê¬ me qu’elles viennent par hazard à féjourner Sc à prendre de l’accroiffement , il n’eft point du tout rare qu’elles s’ouvrent auffi une iffue au- dehors par le conduit de l’urethre fans le fe. cours de l’art , ainfi que l’atteHent un grand nombre d’obfervations rapportées par beau, coup d’Auteurs très-dignes de foi. Je conferve moi-même une pierre du poids de deux onces, de la groffeur 6c de la figure d’un œuf de poule un peu applati, qu’une femme de la campagne, voiflne de cette ville , rendit par Furethre après de longues 6c très-vives douleurs , qui reffem- bloient à celles de l’accouchement : la fortie de ce corps étranger fit ceflêr fur le champ toutes les incommodités de cette femme (a). C’eft cette (a)' On trouve d’autres cas mémorables de la mê¬ me efpèce dans Borrell cem. ÏL obf. 2z; la pierre for¬ tie fpontanéracnt , étoit du volume d’un œuf de ca¬ nard ; dans Kerkringius fpecil. anat. obf. 67. p. 163 , où î’on voit la figure d’un calcul de plus de trois, onces ; dans Barthoîin hifi:. anat. cent. I. hift. 71. la pierrp étoit grolTe comme un œuf de poule ; dans les Epli. d’Allemagne, déc-L an- VI. & VU. obf. 7. la pierre pefoit, une once & demie ; dans la mêmie décade an. VIII. obf. II. pag. 20 ; Sî dans la IL an. 2. obf. 180. il y eft fait mention de deux pierres de deux onces 8c demi chacune forties auffi d’elles-mêmes. Il y a .encore un plus grand nombre de ce& cas dans la III. décade , de même que dans Graaf ( lib. de organ. mufier. ) 8c dans les tranfaft. phiîof. ; mais le plus remarquable paroît être celui d’une femme de Wolffenbutel , fur lequel le Dofteur Jerôme , très, habile Médecin (*) a écrit une petite diflêrtation publiée en 17 ii. Çette femme ren¬ dit pendant long - tems 8c grèfque tous les jours une i*) Gaelpher bytanorum medicus. ; tailze des Femmes. 27 facilité à fe délivrer fpontanément de la pierre , qui fait qu’en tout pais on taille cinquante hom¬ mes & plus , avant d’avoir occafion de tailler une feule femme ; il confte même , fuivant Mo- linœus , Médecin Irlandois , par les obfervations feites à Paris , qu’il s’en préfente à peine une fur . cent calculeux qui fubiffent la lithotomie ; 8C pour dire encore quelque chofe de plus , ^ dans le nombre prodigieux de ceux à qui le célébré Rau/ a fait cette opération, il n’a jamais ren¬ contré qu’une ou deux perfonnes du fexe. IL. Quoique les femmes fe délivrent fouvent heu- reufement des pierres de la veflîe par les feuls pas tout -à- efforts de la nature , il arrive cependant quel- quefois que ces efforts font impuiffans , 6c qu’elle eft queique- eft retenue dans la veffie , folt par la trop grande étroiteffe du cou de cet organe , ou par l’excès i»ëxtraaion, de rigidité ou de force coiitraâive de fonfphinc- ter i obligée alors de féjourner dans la veine , elle s’y accroît infenfîbiement , comme dans les hommes , au point de caufer à la malheureufe qui la porte des douleurs horribles , dont elle ne peut être délivrée que par le fècours de l’art. Si les médicamens propres à chaffer la pierre échouent , il ne lui refte plus d’autre reffource que l’opération. très-graode quantité de pierres , que le Dofteiir Jerôme m’a montrées , en ayant confervé la plupart ; quelques- unes pefoient jufqu’à deux onces. On pourra conful- ter encore fur ce fujet Sennert , Tulpius obf. 5. lib. 3. Meetren , Midkton obf. XI. 8c d’après ce dernier, M. Morand trait, du iiaut appareil pag. 146. Colot pag. 289 ( la pierre dont il parle étpit de la groffeur d’un œuf d’oie ) , & beaucoup d’autre Auteurs , qui ont vu des femmes rendre naturellement de fort grolTes pierres. iS In5t. m CniR, P, IL Sect, F. Ch. CU. I I I. Poorlapro. Mais les femmes mêmes qui ne peuvent fe curer, on îi’apaflèr de la lithotomie font encore ordinairp fouvent pas ^ i i iefoin de ment plus heureufes que les hommes,, en ce qu’on Pinftrument peut fouvent leur tirer la pierre par la feule di- franc ant. l’urethfe OU du COU de la veflle, fans avoir recours au biftouri , êî. fans leur faire effu- ÿer le rifque d’aucune incifion. En effet, l’expé¬ rience prouve que le cou de la veflîe eft fouvent fofceptible d’une extenfîon très-grande & pref- que incroyable , fans qu’il en réfulte aucun in^ convenient, comme il confte, rion - feulement par les exemples multipliés de groffes pierres fbfties Ipontanément , dont j’ai fait mention à la page précédéntê (a) , mais encore par le té¬ moignage d’un très-grand nombre de Médecins, de Chirurgiens ^ & fur-tout de célébrés lithoto- miftes,, tels qu'Èildaiius y Tolet , Greenjîeld , Æ- gfti/î , SC plufieurs autres Auteurs mbdernes /&). Un des cas les plus remarquables qui appuyent notre propofîtion , eft celui qui eft rapporté dans la II. décade des Eph. d’Allemagne (an. X. pag, 147. ) où on lit qu’on délivra très-heureufement une femme d’une pierre du poids de cinq onces 5c demi en lui dilatant feulement l’urethre. On trouve dans les tranfaâions philofophiques ( n®. Z02. 236. & ailleurs ) d’autres cures non moins (a) Parmi les anciens Médecins , Cœîius Aureliams avoir déjà fait la même remarque , comme on peut l’inférer de ce paffage du 4®. chap. de fon V®. livre des maladies croniques chap. IV. où il dit : mulieres di- gitis immijffis injinum muliebrem Jîbimet ipjîs hortatïont quadam lapidem provocanâo di»iferunt. (b) Comme Graaf lib. de mulier. organ. general, pag* ^5. Taille des Femmes. ^9 heureufes de cette efpèce , faites fur une grande quantité de femmes , tant vieilles que jeunes , quoique l’opération réufliffe ordinairement mieux dans les dernières. I V. On a befoin 5 comme on voit , de beau- Oa y procès coup moins d’inftrumens pour tailler les femmes que les hommes ; on n’a pas lailTé cependant res. d’inventer auffi pour elles plus de méthodes en¬ core que pour les derniers : cependant pour met¬ tre plus d’ordre dans cette matière , nous les di- viferons toutes , comme nous l’avons fait pour les mâles , en petit appareil , grand appareil , haut appareil, &: appareil latéral : chacune de ces mé¬ thodes s’exécute encore de 4ifférentes manières. Avant d’entreprendre l’opération , il faut donc commencer par délibérer fur le choix de la mé¬ thode à laquelle on veut fe fixer. La plus an¬ cienne eft celle que Celfc a décrite le premier , ôC qui eft vulgairement connue fous le nom de petit appareil ; c’eft d’elle dont nous allons d’a¬ bord parler : on y procède différemment fuivant la diverfîté des circonftances & des accidens. V. Celfe dit (a) que quand la pierre eft petite , on Petit appa- . peut fe paffer du biftouri , parce que ‘ l’urine la pouffe fouvent dans le cou de la veffie , d’où on la tire fans inconvénient avec un crochet, fi elle vient à s’y arrêter & ne fort pas d’elle-même (ù) ; mais fi elle fe trouve d’un volume confîdérahle , (a) Liv. VII. chap. 26. n®. 4. , ib) C’eft de cette façon que Savlard tira une pierre a une fiüe ; voyei fes obferrat. de ehir. p. 376. obf. 3 O In5T. de Cnm. P. IL Sect. V, Ch. CLI. le 'même Auteur veut qu’on paffe deux doigta dans le fondément, comme pour les hommes, fi la malade eft une fille , Sc dans le vagin fi c’eft une femme , 5c qu’avec ces deux doigts on ccmï- duife la pierre au côté gauche dupériné , Sc qu’on la tire en faifant une incifion vers le bas de la grande lèvre gauche , fur la pierre même (a). Al hucajîs , ancien Chirurgien Arabe , prefcrit auffi (b) , comme Cdfe, d’introduire deux doigts dam le vagin ou dans le fondément , de chercher la pierre , de l’amener par dégrés vers le périné , ÔC de la pouffer auffi bas qu’il eft poffîble , juf- qu’au côté gauche de l’anus , c’eft-à-dire près de la tubérofité de l’ifchion. Lorfqu’on l’a fixée en cet endroit , de façon qu’on puiffe la fentir avec les doigts, ony fait une incifion affez étendue; qui pénétre jufqu’à la pierre , & quand on a mis celle- ci à découvert , on la fait fortir avec les deux doigts qu’on paffe dans l’anus , ou on la tire de la même manière que chez jes hommes. Meehretr^ appellé pour une femme qui avoir une pierre en¬ gagée dans l’urethre , dont la nature ne pouvok pas achever de la délivrer , introduifit auffi deux de fes doigts dans le vagin , 8c ayant faifî la pierre par derrière, il lapouîfa en avant, après quoi il la tira promptement Sc heureufement par lejno- yen d’un crochet (c). Ce font-là les procédés que la plupart des Chirurgiens ont mis en ufage juf- qu’ici ; quelques-uns ont cru devoir cependant (■fl) Quelques Modernes ajoutent à cela , que tandis' qu’on cherche la pierre avec les doigts de la main gau¬ che , il faut la pouffer en bas en appliquant la main droite fur la région poftérieure de la veffie. { b) Part. IL cap. 6i. 'Taille des Femmes^ 31 dilater un peu rurethre avec des inftrumens con¬ venables (a) avant de tenter l’extraélion de là pierre , ôc d’autres y ont fait une incifion lorf^ que le cas leur a paru l’exiger ; ils tiroient en- fuite la pierre avec un crochet ou avec des te- nettes , h les doigts ne pouvoient y atteindre ; mais cette dernière méthode a plus de rapport au grand appareil , qu’au petit. Le célébré Jean Douglas , Chirurgien Anglois , a imaginé une nouvelle efpèce de petit appareil , au moyen de laquelle on peut tirer très- douce ment une pierre peu confidérable de la veille d’une femme , en dilatant peu-à-peu l’urethre avec une tente de racine de gentiane , ou l’éponge préparée , juf- qu’à ce qu’on puiffe introduire commodément dans la vefîîe des tenettes , avec lefqueiles on charge ÔC on tire la pierre {b). Dès qu’on s’eft affuré de l’exiftenee de celle-ci par les lignes gé¬ néraux du calcul , 8c , ce qui eft beaucoup plus sûr, par la fonde 8c paf l’introduélion des doigts dans l’anus (c) , on fait placer 8c affujettir la femme , exadement de la même manière que nous l’avons prefcrit pour l’homme aux chapi¬ tres du grand 8c du petit appareil ; on ordonne (a) Tel eft Tolet , tr. de la lithot. chap. XV. mais Hildamis trouve cetîc dilatation de l’urethre dangereu- fe , & craint qu’elle n’occafîonne l’incontinence d’u¬ rine. {b) Foyef les tranf. phll. n°. 399. pag. 318. l’abrégé de ces tranraâions par Marty ne part. III. p. 538, Sc le traité de la taille au haut appareil par M. Daugîas C pag- 55 ), car lorfque la pierre eft trop groffe pour pouvoir être tirée par la dilatation graduelle de l’ure- ihre , il confeille de la tirer par cette dernière mé¬ thode. ( c) On juge très- bien avec les doigts de ia grofleur de la pierre. 3 2. Inst, de Chir. P. IL Sect. F. Ch. CLI, à l’aide deftiné à relever les bourfes dans la taille des hommes, d’écarter foignéufement avec les doigts les grandes lèvres 6c les nymphes afin de bien mettre à découvert l’orifice de IV rethre, qu’on voit immédiatement au-deflbus du clitoris ( voy. pl. XXIX. fig. i. lettre D ). Cela fait , le Chirurgien travaille à l’extraélion de la pierre , en choifîflant parmi les- diverfes manœu¬ vres que nouj venons de décrire , celle qui lui pa- roît la plus commode ÔC la plus avantageufe • la pierre tirée , on cherche avec les doigts ou avec la fonde , s’il n’y en auroit pas encore quel¬ ques autres , & fuppofé qu’on en trouve , on les. tire de la même façon que la première. Il ell rare dans cette méthode qu’on foit obligé de lier la malade-, fur-tout fi la pierre eft d’un petit volume ; on peut en délivrer la perfonne , en la faifant feulement coucher tranfverfalement fur un lit , fur un banc , fur un coffre , ou fur telle autre chofe pareille. V I. ^Grand appa- feconde méthode dont on fe fert pour ex¬ traire la pierre dans les femmes, peut être com¬ parée au grand appareil des hommes , 6c rece¬ voir le nom de grand appareil des femmes parce qu’on a befoin d’un plus grand nombre d’inftru- mens que pour le petit appareil , 6c que ces inf- trumens ne différent pas beaucoup de ceux dont on fait ufage pour les hommes.. Dans cette mé¬ thode , comme dans la précédente, on varie les manœuvres fuivant que les circonftances le de¬ mandent ; voici cependant celle qu’on met au¬ jourd’hui le plus fouvent en pratique. La femme étant placée fur une table , contenue par des ai¬ des comme dans le grand appareil Sc le latéral, T A I L L E D E s F E M M E s, 35 Sc l’im de ces aides ayant convenablement écar¬ té les nymphes & les grandes lèvres , le Chirur¬ gien introduit par Turethre , qui eft fort court , jufques dans la veffie , un conduéleur mâle ( voy. pl. XXVIII. fig. 2. ) ) ^ enfuite un conduâeur femelle ( ibid fig. 3 ) ? de la façon dont nous l’a¬ vons indiqué plus haut ( chap. 140.) en pariant du grand appareil des hommes. Après cela , on écarte tout doucement les deux conduâ:eurs l’un de l’autre , & l’on dilate peu-à-peu , par ce moyen , l’urethre 6c le cou de la veffie ( voy. pl. XXIX. fig. Z. B C ) : à la faveur de cette di¬ latation 5 on fait gliffer entre les conduâeurs jufques dans la veffie, premièrement le doigt , & en fécond lieu une tenette (fig. S.ph XXVIII.) , avec laquelle on continue à dilater graduelle¬ ment le cou de la veffie B C , autant que paroit l’exiger le volume de la pierre , êc après avoir chargé cette dernière , on procède à fon extrac¬ tion comme nous l’avons prefcrit ci-deflus en traitant de la taille des hommes {a). Lorfque la pierre eft lifte Sc petite , ou même d’une grof- feur médiocre , on y trouve fouvent très-peu de ia) C’eft de cette manière que Tolet (chap. XV.) Saviard^ ( obf. yz. p. 314.) & Garangeot ( op. t.II. pag. 33. ) décrivent la taille des femmes le dernier paflé entièrement fous filence les autres métàodes , quoi¬ qu’il foit certain qu’on peut tirer quelquefois la pierre avec affez de facilité par le petit appareil , & qu’on n’y réuffit pas toujours par celle que décrit Garangeot. En outre , je crois qu’il feroit très- avantageux , après avoir introduit les conduûeurs ^ comme on l’a dit ci- devant ( $ III. & fuîv, ) de dilater doucement le cou. de la veffie avec le doigt indice, qu’on fait gliffçr en¬ tre les condufteurs , afin de préparer la voie à la te¬ nette , avec laquelle on augmente enfuite la dilata¬ tion. Tom. 1 F. C 34 Inst, de Chir. P. U. Sect. V. Ch. CLî. difficulté ; mais fi elle eft d’un volume un pe^ plus confidérable , la difficulté de l’extraire aug¬ mente , ÔC il faut en pareil cas dilater de nou¬ veau & doucement l’urethre jufqu’à ce que la pierre fuive. Lorfqu’on éprouve quelque peine à la charger avec les tenettes , oh doit palTer dans le vagin de la femme le doigt indice 8c ce¬ lui du milieu dé la main gauche , avec lefquels on amènera la pierre tout près de la tenette , afin qu’elle foit plus à portée d’être faifie : fi la malade eft une vierge , on lui pafTera , non dans le vagin , mais dans l’anus , les deux doigts dont nous venons de parler , 8c même un feul fi elle iè trouvoit fort jeune , ce qui peut fouventfuffi- re. Quand la, pierre eft d’une telle groflêur qu’il n’eft pas poffible encore d’en faire l’extraéfiod de cette dernière manière , il faut la brifer avec des tenettes plus fortes, ou munies de plus grof- ■ fes dents ( pl. XXVIII. fig. 7. ) , & la tirer en- | fuite par morceaux ; Sc fi on ne peut la brifer, ou qu’il y ait des raifons qui ne permettent pas de l’entreprendre , on ne doit pas faire difficulté ; d’incifer l’un des côtés de l’urethre , ou même tous les deux , comme le prefcrivent Tolet 6c d’autres Auteurs. Et pourquoi ne feroit-il pas ■ permis d’incifer , non-feulement tout le cou de la veffie , mais encore une partie de fon corps , puif- ; qu’on le fait fans inconvénient chez les hommes : dans le grand appareil & le latéral , comme ! nous en fommes convaincus par les tailles fans i nombre de Rau> ,Me Chefelden , de le Dran , SC : d’une infinité d’autres lithotomiftes ? Hildanus j i à la vérité , n’a pas ofé porter l’inftrument tran- ■ chant fur le cou de la veffie ; il craignoit, beau- : coup plus qu’il ne devoir, que cette incifion ne j fût dangereufe , ou qu’il n’en réfultât du moins | Taille des Femmes. 55 une incontinence d’urine {a) ; mais nous fçavons de refte aujourd’hui combien cette crainte eft vaine & frivole. Il ne paroît pas même que Paré ait redouté l’incifion dont il s’agit , puifqu’iî a .recommandé & fait graver une fonde crenelée (b) pbur incifer Turethre des femmes , lorfque le befoin le requerroit ; Calot a donné des louanges à cette fonde , à laquelle on peut comparer en quel¬ que forte , ou du moins fubftituer celle que nous avons fait graver pl. XXII. fig. 7, Quelques-uns , au lieu du gorgeret ordinaire , fe fervent d’un conduébeur affez mince pour introduire les te- nettes dans la veffie (c). Lorfquon n’a point fait d’incifîon , on n’a befoin ni d’appareil , ni d’au¬ cun médicament vulnéraire ou confolidant; mais, on ne doit pas ignorer que quelques femmes , fur- tout celles qui font avancées en âge, ou d’une mauvaife conllitution , éprouvent quelquefois après l’opération, une incontinence d’urine, oc- cafionnée par la violente diftenlîon que fouffre le cou de la veffie lorfque la pierre eft d’un vo¬ lume fort confîdérable. Pour remédier à cet ac¬ cident , je fuis d’avis qu’on applique pendant quelques jours, ÔC jufqu’à ce qu’il ait difparn, des fomentations fortifiantes fur la partie.' L’in¬ continence d’urine arrive plus rarement aux jeu¬ nes femmes qu’à celles qui ont atteint la vieil- iefle, enforte qu’elle doit moins être attribuée au Chirurgien , qu’à la grofleur de la pierre ôC à la mauvaife difpofition du füjêt. Lorfqu’on a fait ufage du biftouri , on procure la réunion de (a) Lib. de lithotora. cap. XXII.: (b) Liv. XVI. chap. 47. pag. 376. (c) C’eft ainfi que le pratiquent Hiïdànus ( lib. de lî- thot. cap. Il, ) &£. Tolet L.C. Ci] Inst, de Chik. P. IL Sect. V. Ch. CLî. la plaie en roî|nant tous les jours à plufleiirs reprifes , avec un baume vulnéraire chaud.. V I I. Quelques Marîanus àit que les petites pierres deS' fem- Jllfdtppï doivent être abandonnées à la natufè , qui teil. les chaffe , dit-U , ordinairement par le conduit court & lâche de i’urethre , mais que celles dont le volume eft plus eonfîdérable ne peuvent être tirées que par ropération qu’il a propofée pour les hommes ; rendroit où il veut qu’on fafle rincifîon ei]: } dit-il (n) , entre Vos fémur 6* le canal de Vurine. Après avoir placé dans la yet lie la £onde~erenelée , que le Chirurgien fait faib îir du côté du périné Cè), un aide prend avec la main , R tire à foi la grande lèvre du côté ou l’on veut placer i’incifîon , afin que l’endroit où l’on a deffein jie la faire C& montre bien à dé¬ couvert, après quoi on coupe iel.tégumens & ies' autres partiés à un doigt de diftance de l’os fémur , êc l’on acheÿe enfin l’jopération comme dans le grand appareil qu’on pratique fur les hommes : on ne: doit point être effrayé fi la plaie donne plus de -fang qu’elle n’en fournit chez les derniers Telle eft la defcription que Marianus fait de fa méthode , quoiqu’il n’indi¬ que pas d’une manière aufti claire que je l’au- rois déliré l’endroit de rincifion , fe contentant (a)Lib. de -lapide velicæ extrahendo;, cap. XI. - ( B) Le texte porte : quod medicus extra ad fe impin- gat , ce qui ne forme pas un fens clair. ( c) Celfe avoir déjà donné le même avis , lib. Vil. chap. 26. no. 4. il veut même ( ibid. n°. 5. ) fi le fnjeî €ft:r,obufte , qmcn laiffe couler le fang pendant quelque tems , afin que l’inflammation foit moins eonfîdérable. _ T A 1 L L E DES Femmes, 37 âe dire vaguement qu’elle doit fe trouver entre ic fémur & U canal de Vurethre ; il me paroît cependant inéonteftable que cet endroit eft le même que celui où Frere Jacques & M. Raw avoient coutume d’incifer lorfqu’ils tailloient des femmes. Quelques Auteurs recommandent , avant d’introduire les tenettes dans la veffie , de faire gliffer entre les deux conduâeurs ua inftruraent particulier 5c propre à dilater , com¬ munément appelle dilatatoire , avec lequel on élargit le cou de la veffie autant qu’on le juge néceffaire pour pouvoir enffiite retirer la pierre avec un crochet ou des tenettes {a). Mais quant à moi , j’aime mieux, comme je l’ai dit plus haut à propos du grand appareil , dilater dou¬ cement 6c graduellement le cou de la veffie avec mon doigt indice , que de me fervir de ce dila¬ tatoire 5 dont l’ufage a toujours quelque chofe d’effrayant. Certains, au- lieu dè la dilatation for¬ cée & violente dont nous venons de parier , font d’avis , fur- tout quand la pierre eft groffe, qu’on incife amplement i’urethre fur une fonde crenê- lée , & qu’on pouffe même l’incifîon jufqu’aü corps de la veffie , afin de la garantir du déchi¬ rement , d’où réfultent des accidens plus graves que ceux qu’on a à craindre de la feélion (h). Cette pratique aura probablement le fuffrage de ceux qui ^ pour les hommes , accordent la pré¬ férence à l’appareil latéral , où l’on coupe auffi ^ fans inconvénient le cou de la veffie , par la raifon , difent-ils, qu’il vaut mieux l’incifer que Cette doârîne eft celle de Toîet L. C. chap; XV. ( h) Vid. Rofa & Schæfferus în diff. de calcula argea- toxati edkis , fupra jam citaiis^ C iij 3 8 Inst, de Cuir. P. IL Sect. V, Ch. CIL le déchirer. D’autres foutiennent cependant qug l’incifion n’eft jamais nécefFaire , & qu’on doit en appréhender des fuites plus fâcheufes j que de la fimple dilatation {a) , fondés fur-tout fur ce que des pierres d’un volume confidérable font forties fouvent d’elles-mêmes chez les fem¬ mes , fans qu’il en ait réfulté aucun mal , & que d’autres ont été tirées non moins heuteufement par la feule dilatation de l’urethre & du cou de la veflîe , fans qu’on ait eu recours à l’inftrument tranchant.. Molinms , Médecin de Dublin , fe déclare (b) avec force pour ce dernier fentiment, qu’il appuyé premièrement , fur les raifons que nous venons d’eixpofer.y en fécond lieu, fur des .exemples récens , dont il avoit été hii-mê- me témoin. Il ^dit d’abord que Proby , très-ha¬ bile Chirurgien de .Dublin ., appeilé pour une petite fille âgée de fix ans , lui dilata tellement i’urethre , fans la faire beaucoup foulfrir, avec -un fpcmlujn yeficæ , qu’il n’eut pas de peine en- fuite à porter jufques dans la .veflie une tenette .avec laquelle il tira piufîeurs pierres en très-peu de tems,iSc que la petite malade le trpuva bien¬ tôt rétablie ; il raconte encore deux opérations Semblables faites fur des adultes, donne la Sgure des pierres dont on les délivra.. Molinaus iConclut de la première hiftoire , que puifque l’u- xethre d’une très-jeune fille efl; fufceptible d’une dilatation aufii grande qu’on vient de le dire , selle doit fe lailTer dilater encore bien davan- (a) Tel eft Lavaterus , Médecin Suiflê , qui , dans fa ÆSéit. -de calculo pag. 231, dk que l’incifîon eft aifé^ jnent iuivie d’accidens fâcheux. lè ) V oÿfiji le^ tranf. phiiof. Lond. n^. 202 pag. 817} âi :ï’.üb^é^é des irani; par Xpm. yjIJ* P* Taille des Femmes. 3^ tage dans des perfonnes plus âgées , fans crainte d’accidens , ce qui eft efFeéiivement con¬ firmé par l’expérience des deux filles adultes quïl cite enfuite ; 6c de tout cela il infère , qu’il ne faut jamais incifer ni l’urethre ni le cou de la veflîe ; il veut , en conféquence , qu’on aver- rilTe les filles & les femmes affligées de la pierre de n’en pas différer pendant trop long-tems lex- traclion , par la raifon qu’elle deviendra toujours d’autant plus difficile , que la pierre aura pris plus d’accroiffement dans la veffie. On doit re- marqueç ici que les pierres que Molinœus dit avoir été tirées par la fimple dilatation de l’u- . rethre étoient toutes d’un volume très-petit 5 puifque la plus groffe excédoit à peine celui d’un œuf de pigeon. J’accorderai facilement que de telles pierres , 8c de plus greffes encore, peuvent être tirées facilement de cette manière ; mais je ne peux approuver qu’on veuille s’en fer- vir pour l’extraâion de toutes les pierres , d’au¬ tant plus qu’un autre Ecrivain Anglois, Wood, nia bientôt après (a) que celles qui font fort groffes puiffent être extraites fans încifîon , ce' qu’il prouve , entr’autres , par le cas d’une fem¬ me , à laquelle on tira très-heureufement , ÔC fans qu’il en aitrefplté rien de fâcheux, unejpierre du poids de neuf onces , dont il eût été impoffible à qui que ce fût , de la délivrer fans incifer l’ure- thre & le cou- de la veffie , ainfî que Wood le foutient avec raifon. On voit donc que le chobr de la m.éthode pour les femmes, ainfi que pour les hommes , doit varie^ fuivant la différence des pierres , & que c’eft à la prudence du Ghirur- ( fl) Dans les tranf. phil. n°. 209 , & dans l’abrégé de Lowthorp pag. 185. C iy 40 ItJST, DE Chir. P. IL Sect. K Ch. CLL gien à qui il appartient de faire ce choix. (Quel¬ ques iithotomiftes , avant de pouffer le conduc¬ teur mâle dans la veffie , y introduifent un al- gali crenelé , tel que celui qui eft repréfenté pl. XXXII. fig. 7. & y conduifent enfuite le con- duâeur & les autres inftrumens , en les faifant gliffer dans la rainure de la fonde , avec toute la circonfpeâiio'n requife (a). VIII. 'Appareilla- Frere Jacques taîîlok à peu près les femmes comme les hommes (b) , en quoi il n’a été imité, que je .fçache , par aucun autre Chirurgien , fi ce n’eft par le feul M; Rau/ , qui a taillé quel¬ quefois , mais très-rarement (c) , des femmes , ou plutôt des filles , par l’appareil' latéral , tel qu’il le pratique fur les mâles : les grandes dif¬ ficultés qu’on trouve dans cette dernière mé¬ thode , ont engagé tous les autres Praticiens à s’en tenir aux procédés ordinaires que nous ve¬ nons de décrire [d) ; je ne crains pas cependant ( â) Savîard donne dans fa 37®. obf. i-hiftoire d’une lithotomie faite par un Chirurgien ignorant , qui , ayant voulu tailler par le grand appareil une jeune fille de fept ans , lui déchira & IuLpeF:ça fi cruellement la vef- ,fie , qu’elle périt miférabiement quelques heures après l’opération. { b ) C^efl: ce qu’on voit par l’hiftoire de ce Frere ,■ qui nous a été très-cxaâement donnée par M. Mery dans fes obf. fur la manière de tailler de Frere Jacques ^ & par le Dofteur Doublas dans fon hift. de l’ap. laté¬ ral. (c) Voye^ fon orailbn de methodo Anatomiam docendif P3g. 37. OÙ parmi le nombre prodigieux d’hommes qu’il a taillés , il ne fait mention que d’une feule fille » à laquelle il tira la pierre par fa méthode. (J) J^enys dans le chap. de fes obfi de calcula t Taillé des Femmes, 41 de rien 2.v^nceT de contraire à la vérité Sc au bien des malades , en difant que la méthode de Raw peut être très-utile toutes les fois que la pierre fe trouve d’un volume à faire defef- pérer qu’elle puifle être tirée par l’urethre , fans faire une très-grande violence au cou de la veffie ou à la veffie même , ou fans les offenfer nota¬ blement 5 on ne rifque guère d’affoiblir le cou de la veffie en fuivant le prodédé de Frere Jac¬ ques ou de M. Raw , il faut feulement éviter foigneufement de ne pas percer , comme avoit coutume de le faire le premier, le vagin ou l’inteftin reâum , ce qui eft très- difficile chez les femmes , fur-tout lorfqu’elles ont fait des enfans , comme il eft prouvé par l’exemple de Frere Jacques , & par l©s expériences déjà citées de Sermejîus , qui dit s’être convaincu par un grand nombre d’eflais faits fur des cadavres féminins , que la taille latérale peut être prati¬ quée avec fuccès fur de jeunes filles , mais qu’elle ne peut l’être fur des femmes qui ont accouché , fans leur ouvrir le vagin (u) 5 5c c’eft en effet ce que j’ai fouvent éprouvé moi-même fur les cadavres. M. Falconet a très-bien vû auffi (6) que la taille latérale offre beaucoup plus de recommande cependant auffi la méthode de Ravj pour les perfonnes du fexe ,• mais il ne dit pas avoir jamais taillé lui-même ni femme ni fille par cette méthode ; il cite feulement un exemple encore d’une pareille taille qu'il a vû faire à Leyde par Raw fur une fille de quatre ans ; les différens écrits du doâcur Douglas fur l’apv iater. n’en préfentent aucun chez les Anglois ni chez ies François- (a) V oyei fon ouvrage intitulé : lithotomia Douglafiana, pag. i8z. Q}) Vcyei ^éfe fur l’ap. latéral. Inst, de Chir. P. U. Sect. V. Ch, CLI. difficultés, ôc exige infiniment plus de circonf-, peâion dans les femmes , que les autres mé¬ thodes ; auffi eft - il d’avis , lorfque la groffeur de la pierre effipêche qu’on puiffe la tirer fans incifîon , qu’on donne la préférence au haut ap¬ pareil , ou qu’on incife le vagin en même tems que le fphinâier & le corps de la veffie , fur la crenelure d’une' fonde. (a) aime mieux faire l’incifion fur la pierre même , qu’il pouffe avec les doigts dans le cou de la veffie , ce qui paroît être auffi le fentiment de Sharp. M. Fal- conet ajoute , à l’endroit cité , que Raw ne fe fervoit point de fa méthode fur les femmes , mais uniquement fur les filles , 6c il ne dit pas d’où il l’a fçû. Quant à moi, je peux affurer que pendant l’efpace de cinq ans que j’al paffé en Hollande , & fur-tout à Amfterdam , je n’ai ja¬ mais vû ni oui dire que Raw ait taillé une feule femme par l’appareil latéral ; la même chofe eftatteftée encore par Serimjîus , Médecin d’Araf, terdam , qui a vécu dans cette ville avec Raw , dans le tems où ce dernier jouiflbit de fa plus grande réputation. M. Mery (b) propofe une méthode pour les femmes qui ne paroît pas différer de celle qui eft recommandée par M. Falconet : pour prévenir la trop violente diften- fiôn ou le déchirement du cou de la veffie , 6c l’incontinence d’urine, qui en eft fouvent la fuite, M. Mery veut qu’on introduife dans la veffie; de la femme une fonde crenelée , femblable à celle dont on fe fert pour les hommes , qu’on (a) Foyej les tranf. phil. an. 1699 pag. 106. & l’a¬ brégé de Loxvthorp tom. III. pag. 185 & fiiivantes. ib) Voy. fes obf. fur la manière de tailler de Frété Jacques pag. 30. ■ • Taille DES Femmes. 4^ Réprime le cou de la veffie avec la convexité de la fonde , Sc qu’on incife enfin ce cou avec la partie du vagin qui y correfpond & qui s’y trouve adhérente (^i) , en pouffant même l’in- cifîon, fi je ne me trompe , jufqu’au corps de la veflîe, ainfi qu’on le pratique dans le petit appareil : de cette manière l’urethre n’eft ni dilatée ni déchirée , mais feulement incifée , ce trice étoit un obftacle à l’accouchement naturel ; on peut joindre encore à Deventer la diflertation de Muller ] de uteri jîtu obliqua in gravidis. argent. 1731 in-4®. Le doÔeur Frkd Médecin de Strasbourg , qui s’eft acquis une grande réputation dans l’art des accouchemens, *enfeignoit à fes difciples , au rapport de M. Stuart ^ Médecin de Dantzic , dans fa differt. de jucundis falu- îiferis œque ac nocivis , imprimée à Strasbourg en 1736, que l’obliquité de la matrice dépendoit communément d’une fitùation extraordinaire du placenta dans l’ute- rus, c’eft-à dire de ce que au lieu d’être implanté an ■fond de l’uterus , il l’eft à l’un des côtés de cet or¬ gane, ce qui en rompt l’équilibre , fait que fon orifice fe tourne vers le côté droit ou gauche du baffin , ou bien antérieurement ou poftérieureraent. Cela a été rais encore dans un plus grand jour par M. Boeh. mer ^ célébré Profeffeur de Halle , dans fa àiS'. de fitu uteri gravidi à fede placenta in utero &C. Chapmajt néanmoins , très- habile accoucheur Anglois , s’il ne nie pas entièrement cette obliquité de la matrice , la ré¬ voqué du moins en doute , dans fon traité des accou- j chemens. L’adhérence du placenta à la' circonférence interne de l’orifice de la matrice rend auffi l’accou¬ chement difficile & dangereux , comme l’ont fait voir Hoornius , accbucheur Suédois , & Brunner dans fa difled» fur ce fujer publiée à Strasbourg en 1.73c. (b) Vid. Ruyfch. thefaur. anat. Il, tab. HL & Cel- Df l'accouchement difficile. 51 vagin eft quelquefois fermé par l’hymen , ou par une autre membrane , par une tumeur^ ou quelque escroiffance charnue , ou enfin telle¬ ment rétréci par une callofité , qu’il ne permet ni la fortie de l’enfant , ni l’introduétion de la main de l’accoucheur ; enfin la trop grande quantité de fang dans la mere,.& l’amas con- - iîdérable d’excrémeiis durcis dans le reâum , peuvent rendre encore l’accouchement laborieux -de la part de la femme qui eft en, travail. II* 11°. Il peut le devenir par la faute de la fa|e- femme ; i °. Lorfque trompée par de fauffes dou- ge-femmç, leurs 5 ou par d’autres indices de cette elpèce , elle excite la femme , avant que l’orifice de la matrice commence à s’ouvrir le moins du mon¬ de , à faire des efforts pour accoucher , 8c la prive à contre.- tems par cette imprudence , des forces dont elle aura befoin dans la fuite ; 2°. Si elle déchire trop tôt les membranes de l’en¬ fant , 8c donne lieu par-là à l’écoulement pré¬ maturé des eaux , dont la prélence favorife beau¬ coup l’accouchement ; 3°. Si elle eft affez im¬ prudente ou ignorante pour rie pas remédier aux caufes les plus légères qui peuvent s’oppo- fer à l’accouchement , 8C- délivrer la femme , en accélérant la fortie de l’enfant . ou en le ti¬ rant elle-même avec peu de peine lorfqu’il fe préfente naturellement, ou d’une manière qui en rend l’extradion facile ; comme par exemple, s’il y avoir un ou deux pieds de l’enfant hors de l’orifice de la matrice, ôc que la fage-fémme. Jiebenjlretii diff. de partu laboriofo nafcentibus capitffnî- bus.Lipr. 1743 édita. D ij Z ÎNst. DE Chir^ P. IL Sect.V. Ch. CLîL au lieu de le tirer par les pieds , comme elle le devroit , les repouffâf dans le ventre , & ren¬ dit par-là l’accouchemerit difficile , ou caufât même la mort de la mere Sc de l’enfant. . I I I. 3®. De la HP. Les caufes qui rendent raccouchement f ou del la part de l’enfant font: i^.le trop de membranes - volume de la tête , foit qu’elle foit telle narurel- Us^ii eft^ren- î OU par maladie , comme dans l’hydre- femé, cephale : 2°. les monftruofîtés quelconques, com¬ me fi, l’enfant a deux têtes , deux corps &c. 3®. la mort de l’enfant , parce qu’il ne peut . alors exciter par fes mouvemens les douleurs St ; les efforts de la mere , comme le fait un en¬ fant vivant robufle : 4°. la mauvaife fitua- i tion du fœtus , foit qu’il foit mort ou en vie , lorfqu’elle s’écarté beaucoup de la naturelle. J’âi fait graver dans la XXXIII. pl. fig. 4-12, plufieurs ' 'decèsfituationscontre-naturequirendenttrès- ' fouvent l’accouchement difficile , ÔC quelquefois même impoffible , Sc l’on peut en voir un beau¬ coup plus grand nombre dans les Auteurs qui ‘ont traité ex profejfo des accouchemens (a) ; (fl) Le plus ancien Auteur qui ait donné des figures 'des fîtuations contre . nature de l’enfant', eft Encharius Rhodion , Médecin de Francfort Sc mon compatriote , dans fon livre de partu hominis , qui fut imprimé d’a¬ bord en allemand , vers le commencement du 16 . liécle , à Francfort fur le Mein in -8“. & enfuite plu- fieurs fois en latin dans la même ville , à Paris ea 153s . à Venife en 1536 , & en plufieurs autres lieux » on i’a traduit aufli en différentes langues; & tel eft le mérite de cet ouvrage, qu’il a été pendant longJefflS prefque le feul livre qui fervît de guide aux accoucheurs chexprefque tous les nations de l’Europe. Rhodion a été fuivi Jacques Rutff^de Zurich , 2* par conféquent De L' ACCOUCHEMENT DIFFICILE. $$ c*?. le trop peu d’épailleur 8c de force des mem¬ branes de l’amnios , qui fait qu’elles fe xompent. plutôt qu’elles ne le devroient^ & laiffent couler prématurément les eaux, ce qui produit un ac¬ couchement fec , comme on dit, & difficile ^ 6°. enfin le trop de force ou de ténacité de ces membranes , par lefqueliei elles réfiftent trop long-tems à leur rupture , & empêchent ou re¬ tardent quelquefois par-là la fbrtie de ienfanr». IV. L’accouchement eft d’autant plus difficile j «s ; qu’il fe trouve un plus grand nombre de ces 4rfes”irf‘' caufes qui concourent à le rendre tel. Dès que conftances , le Médecin OU le Chirurgien éft appeîlé pour une femme en travail , ou qui reffent des dou- du Chirar- leurs femblables à celles de l’accouchement , (a), il doit ' s’informer avant tout , fi elle eft à terme ou non, c’èft -à-dire fi elle eft parvenue' au neuvième mois de fa grofleffe; fi on s’ap- perçôit à l’extérieur de queîque changement dans le bas-ventre^ la tumeur que forme l’en¬ fant étant ordinairement plus baffe lorfqu’il a saxTi Allemand ; ce dernier a fait repréfeater encore beaucoup de fîiuatioas de fœtus dans fon anatomie allemande , imprimée in-folia à Strasbourg avec figures, en 1741 ,,éc dans fon traité latin de genera- tione , qu^il donna après en 1554, eh faveur des éiran- gens. Après ce dernier , Paré , Guillemeau ., Scipion , Mer- curius , Viardel , Mauriceau , V olter , Peu , Sigjftnoad , Solingen , Deventer , Dlonis , Melli, Jîornius , Widertnan , très- habile accoucheur de la cour de Vienne , font les feuls Auteurs , que je fçache, qui ayent fait graver Jaf- qu’icîdes figures de fœtus, relativement à la pratique des accouchemens. (a) Pour éviter la prolixité , je ne dis rien ici de l’ac- «onchement naturel Sc des caufes qui le déterminent | je fuppofe qu’on s’en eft inftfuii ailleurs. ' D iij '5 4 DE Chir. P. IL Sect. V, Ch. CLIL fait la culbute 5 s’il découle des parties génÏJ taies une humeur muqueufe , le plus fouvent ira peu fanguinolente ; & fur-tout on deman¬ dera fi en touchant la femme avec le doigt, on a fend l’orifice de la matrice ouvert, & la faillie que font les eaux, en diftendant les membra¬ nes qui les renferment, ou fi cet orifice eft encore formé , comme il a coutume dè l’être pendant tout le cours de la groflèfle. Car fi le véritable tems de l’accouchement n’eft pas en¬ core arrivé , fi l’enfant ne préfente aucune par¬ tie 5 s’il n’y a point de vraies douleurs {af, fi l’orifice enfin de la matrice ne s’ouyre pas , non- feulement il faut ne faire aucune tèntàtive avec la main pour délivrer la femme ; mais s’abfte- nir aufli avec le plus grand foin de tous les médicamens deftinés 4 hâter le trayail; onlaif- fera la femme en repos , ou on la. férâ mettre au lit ; on lui appliquera fiir l’abdpmen des fa- chets médicinaux , ou une grande pièce de linge où de flanelle trempée dans une décoâion de plantes difcuffives & fortifiantes , qu’on renou-, vellera très-fouvent' ■ un Médecin fage 8tpru- (û) On a coutume de divifer les douleurs de raccqu- chement en vra/ej & en f^ujjes j oa appelle vraiei celles qui arrivent après le terme révolu de la grôfieffe ou du moins lorfqu’elle tend à là fin , & qui comment çant par les lombes s’étendent enfuite par les aînés jul^ ques aux parties génitales. Les fautes douleurs font celles qui fe font principalement fentir , comrixe les doii- îeurs de colique, à la partie lupérieure & au milieu du ventre , & qui proviennent de vents , d’un mau¬ vais régime , eu d’autres caufes femblables , elles n’in¬ diquent point l’accouchement 5 en outre rbrificé de la matrice fe dilate dans les vraiej douleurs , au lieu qu'il refte fermé dans les faulfes. Foye? la pL "XXXIIh Hgf J)£ l'accouchement DIFFICILE, 5$; dent prefcrira en même tems à l’intérieur, fui- vant la diverlité des cas , des . remèdes propres à adoucir & à diffiperles fauffes douleurs ; cel-, les - ci en dilparoiffant font fou vent place aux vraies , & l’accouchement fe termine enfuit^ heureufement dans le tems fixé par la nature. Il eft très-commun , au contraire, qu’il deviennes très- difficile , ou qu’il en coûte même la vie à la mere 6c à fon fruit , fi par fon imprudence , celle delà fage-femme ou des affifians, ou éguil- îonnée enfin par les fauffes douleurs , qu’elle n’a pas encore appris à diftinguer des vraies faute d’expérience, elle fait des efforts préma^ îurés pour fe délivrer de fon fruit ; mais s’il s’eft écoulé environ neuf mois depuis la con¬ ception , enforte que le terme naturel de i’ac-^ couchement foit venu , ce qui eft indiqué par la dilatation de l’orifice de la matrice , dont on s’affure par le toucher ( voj, pl. XXXIIL fig. I. ) ; par la préfence des vraies douleurs , qui en partant de la région des lombes & de l’om¬ bilic, yont.fe terminer au pubis ; par le trem¬ blement violent qui agite les membres , &: fur- tout les jambes ; par le tenefme continuel qui fatigue la malade , & particulièrement par une tumeur ronde & oblongue qui fe préfente â l’orifice de Ipterus , & qui étant formée par la tête de l’enfant , qui preffe contre l’orifice , ne laiffe paf lieu de douter que tout ne fe dif- pofe à un accouchement naturel ; la femme dans ces circonftances , placée convenablement fur un lit , ou fur une chaife particulière def- îinée à cet ufage , doit faire tout, ce qu’il lui «ft ordonné pour concourir à fa délivrance , au moyen dequoi l’accouchement le termine pour l’ordinaire très-heureufement. Dés que fea- D iy “ Comment ofl fitue la fem¬ me pour ai¬ der à l’accou- jshement. 56 Inst. DE Chïr.P.11. Sect.V.Ch.CLU. fant eft né , on lui lie le cordon d’une maniéré convenable , 6c on le remet enfuite à une fem¬ me ; le Chirurgien paffe après cela la main dans la matrice pour voir s’il ne s’y trouveroit pas un fécond enfant ou quelque mole , 8c en- fin fi le placenta tient encore ou non à fes pa- ' rois -, s’il eft libre, on le retire avec la main, comme l’indique la figure 13 de la pl. XXXIII, 8c comme nous l’expoferons plus bas plus en détail, mais s’il eft encore adhérent à la ma¬ trice, on i’eh détachera tout doucement avec les doigts. Au furpius , fi malgré la dilatation de” l’orifice utérin & l’accroiflement gradué des bonnes douleurs , le travail n’avànee pas , on ne peut fe d-ifpen fer alors de recourir à des moyens plus efficaces. ■ ; ' ■ V. ' A Mais avant de les détailler , nous ferons re¬ marquer encore qu’en France , • 8c chez, beau- éoüp d’autres nations , on accouche les femmes dans leur lit , au lieu qu’en Allemagne on les place ordinairement pour cela fur ùné chaife particulièrement confacrée à cet ufage (n), 6c qui'éft repréfentée pl. XXXIII. fig. 14. Cette der¬ nière manière me paroît devoir être préféréé par bien des raifons, 8c fur- tout en ce que la femme étant affife fur le fiége G , éc-hancréde, façon que le coceix ait toute liberté de céder j -Q.Uoique les femmes 'accouchent ordinairement affifes ou couchées, elles peuvent le faire & le font -Sfteftivemeflî Csuvent debout; c’eft ce qui arrive fur> fout aux filles , qui é:rant devenues enceintes furtive¬ ment , veulent faire enforte que leur accouchement ne .s’ébruite pas ; ' cette manière d’atcbUcher eft encore aflez commune les femmes du peuple. De l'accoucheme-sit difficile. 57 en pouffant fes pieds contre terre , en s’appu- yant^fur le doffier dé la chaife A , 8c en en- poignant fortement les bras DD ,fait des efforts^ ^finiment plus grands; outre qu^ lafage-fena- me, 5c celles qui lui écartent les jambes 6c les genoux, ou qui la foutiennent par derrière , en lui affermîffant les épaules , ont beaucoup plus de facilité à l’approcher de toute part , 6c peu¬ vent par conféquent la fecourïr plus efficace¬ ment. Dans quélques païs , où' roh n’a pas laf chaife particulière dont nous parlons , on y liipplée en joignant 6c attachant fortement en- femble deux chaifes ordinaires ^égales, entre kfquelles omlaiffe un efpace d’environ huit pouces; on y ‘place la femme de façon que chacune de fes feffés porte fup d’une des deux chaifes, 6C que l’anus 6c des lies; -génitales repondent à l’intèrvàlle qui fe tfbüve .entre les > deux chaifes, au moyen dequoi l’os facfum,6C.i le coccix-, dibres de tôuté moînpreffibn ,. fe prê¬ tent plus facilement à la fortie -de ’dknfant (æ),;. En Allemagne j^bèâùcOüp de getisi parmi le peu¬ ple des villes 6c dé ta campagne ^ font en ufage; de faire affëoîr la femme qui- - doit j-açcoudier:/,; fur le genoux de foh mari- pousd’Uâè Vautre femï me robufté , affis-fur uné'^^/dïâifb' oMinaifè; ;■ ite i’embraffeht- 6C‘-f àffërraîffenti'^énrftîi e palîâat; -leg bras autour du-' corps- , ‘ tahdfêquëui’auîres fema mes lui foùtiénhénf 6c iuï'véc^^^^ les -cuiffesd La cotmoiflancé. la plusL importante .pour lés , Combien a fages-femrrîés 6C’ tes âccoüchearsV-eft celle , dé (a) Van.Eone rions apprend qu’en Suède bien des îemmes accouchent de cette façon. ‘ - Ji’sr. BECmR.P.n.SEeT.V.CH. CLIl &à la fage- la difpofition de l’orifice de la matrice, ôc c’eft femme d’a- pgx l’anaçornie ou du moins par les figures ouf. ▼oir une con- C"* /■ î V'V'TV' c. x ïioiffance ^ous avons fait graver ( pl. XXIX. fig. i. L. ^ ï’ortâce^'**^' 1^^* %• celles qui fe trou- ce ute- |gg o^Yj-ages des anatomiftes , 8c dans les traités d’accouchem.ens , qu’on acquerra cette connoiffance. On pe doit pas ignorer que pen¬ dant tout le tems-de la groflefie, l’orifice de là matrice eft fi exaâement fernié, qu’il peut à peine recevoir la pjointe du petit doigt , 8c qu’il refte dans cet état jusqu’aux approches de l’ac- couchement ; lorfique, les vraies; douleurs fe font fentir,il fe: dilate. p.eü-à-peu au point de pou¬ voir admettre facilement d’abp.rd un doigt 8c enfuite um plus :gr.and nombre. ; les membranes • qaiùrenfermenf üe 'fœtus fe prelêntént.à cette ou- . î verture foua la formé d’une veffie diftenduepar ; de l’eau, 8c l’on peut fouvent- diftinguer avec les idoigta , à • travers les mêmes membranes y quelle efi. la : partie ; de Penfant^qui : a pu s’enga¬ ger )dans lèol-ij&ôe cdé: la fma-tri.ce , ou qui en eft voifîne, ce. qui -.fournit un, indice irès-fûr d’un accouchement prêt à fe faire, & d’autant plus pcochain , ^que^.i’ orifice ., fe ^trouve f .plus . dilaté. Bout procéder; bQnyenab|ement à l’examen de cèr çrifî:ce >ie; Chirurgien açcojrcheur.ou la fa- geir£emme,ifûnr;appfy;er;ia;fbnmie en travail ; CQmfrer-un.^mnEyi:oulla font cpucher en travers fur fur lit'^ ^oluii ayant fai'i é.çarter.;& fiéchir les cuifiês vers le ventre,^ ils introduifent dou¬ cement le doigt indice & celui , du milieu , ou J: ^ moins- Ikncdesideuxÿîâprèsifesi-avoir oints ” V ; dihuile , par -lei^^rvagin jufqu’àfll’orifice de, .la nta^ irice ( vo^. pkXXXlII. fig,.j^.)^.. ,8^,.examinegt ^yec ia circonfpe^ion requife s’il, eft encore j fermé ou s’il ejft oüvert.y & ^..dans çe dernicî I De l’accouchement difficile. cas s’il l’eft peu ou beaucoup. On peut encore apprendre par- là fi Faccouchement eft fort pro¬ chain ou encore éloigné , &lî Forifice de l’u- terus correlpond exaâement au milieu du va¬ gin , comme dans la figure i , ou s’il incline de quelque côté 5 & par conféquent fi la ma¬ trice conferve fa fituation droite ou verticale , préfage d’un accouchement heureux, ou fi elle n’en a pas pris une plus ou moins oblique ; on fçaura de plus , fi c’eft la tête , un pied , une main, ou telle autre partie de l’enfant qui fam elFort pour fortir , d’où l’on pourra connoître avec certitude , fi Faccouchement fera facile ou difficile , 6c ce qu’il eft à propos de faire pour le favorifer, fans perdre un tems précieux , com^ me Font très- judicieufement remarqué , entr’au- tres , Deventer , Van - Home 6c Wideman , dans leurs . excellens ouvrages fur les accouchemens ; car fi on ne s’afîure - d’une manière précife de Fétat où l’orifice, de la matrice fe trouve , on ne peut riencfaire aqu’au hazard , 6c tout ce qu’on tente eft incertain ; mais il faut faifîr pour cet examen fi important , l’intervalle des dou- leurs5 lorfqu’elles recommencent , il faut le cef- fer , ôc le continuer enfuite quand elles auront calmée: : ; , '.v, ' L, V Ces notions fondamentales fuppofées , le pre- Quelle eft mier foin du Médecin ou du Chirurgien qui ap- penfan” proche une femme en travail , doit ctre de de- îorfqu’ii fV mander â Faccoucheufe , fi l’enfant fe préfente ® bien ou non au pafiage ; la fituation regar- ) C’eft ainfi que me l’a rapporté l’ami de qui tiens rinftrument de Palfin ; car celui-ci n’a rien im¬ primé , que je içache , fur cette matière. . ; (a) J’ai cependant fait naître à d’autres, 8c partietî- derement au? i^n^lois , .l’idée, d’ajouter de De z*JCC0uchement difficile. 71 àmc fouvent d’autre parti à prendre dans cette Bcheufe circonftance , que l’opération céfarien- ne , ou de tirer l’enfant mort ou vivant, pour fauver la mere , avec les crochets tranchaiîs re- • préfentés pl. XXXIII. üg. 17 ou 18 , ou autres inftrumens femblables. Nous propoferons cepen¬ dant -encore ci- après ( § XX & XXL ) , quelques moyens particuliers , à l’aide defquels on eft quelquefois parvenu à dégager la tête enclavée- XL Si le fœtus fe trouve dans quelqu'une des fi- t- ^ ~ tloit faire tuations contre-nature que prelentent les tig. 5. lorfque la li- 6. 7. 8. 9. 10. II. II. ou qu’on voit çà & îà dans les planches de Rhodion , de Riff , de S'a- contL-catu- fion Mercurius \ de Wdfchius , de Guillemeau y ts. de Mauriceau, de Volter , de Peu y de Viardel y de Sigifmond , de Deventer , de Melli , Bl d’au¬ tres Auteurs , il .eft impoffible que l’accouche¬ ment ait une bonne iffue , à, moins qu’on ne change cette mauvaife fituation de l’enfant , en le tournant convenablement avec la main ; c’eft l’unique moyen d’arracher la mere & fon fruit à la mort dont ils font également méûacés ; car ni les efforts de la nature, ni ceux de la fem- perfeSions encore au forceps de Patfin ■: les accou¬ cheurs de cette nation en ont enfin imaginé un , qui eft déjà connu communément fous le nom de forceps, ■anglais (voy. pl. XXXIX). Le célébré .BoeAmer l’a fait graver dans le Compendium des accouchemens de M^n- ningham , Sc j’en parlerai moi- même ci-après plus an. long g XXII. M. Schlichting, Médecin d’Amfterdam , a décrit &. repréfenté depuis peu dans fa nouvelle em¬ bryologie, une autre cfpèce de forceps , qu’il dit être celui de Roonhuys , le plus fameux accoucheur du der. -nier fiécie , ôc il en vante beaucoup rutilité pour pln- -fiêurs cas. 7 2 IifST. DE Chir, P. IL Sect. V. Ch. CLîI. me , ni aucun des remèdes qu’on donne pour h⬠ter l’accouchement , ne peuvent rien dans cette occafipfn -, loin qu’ils puiffent corriger la fituatioa vicieuTe de l’enfant 8C la rendre nâtiirellë , il eft bien plutôt à craindre que l’enfant & lamerene foient enfin forcés dé périr , le premier , par la violente comprefilon qu’il fôülFre de la part de la matrice contre les os dii bafiih, êC la fécondé j par l’épuifement des forces , par une perte de fang excêflîve , par la gangrené de l’uterus , par le déchirement de cette partie {a) , ou qu’il ne lui refte du moins , fi elle échappe au dariger , quelque incommodité confîdérable. On doit donc n’avoir rien de plus preffé que de tourner 6c de retirer l’enfant , en introduifant habilement la main dans la matrice après l’avoir frottée au¬ paravant avec de l’huile. On trouve d’autant plus de difficulté à tourner l’enfant , que fa fîtua- tion , aiîifî que celle de^la matrice, font plus obli¬ ques. Les Auteurs , particulièrement ceux des derniers fiécles , ont propofé beaucoup de ma¬ nœuvres pour parvenir à cette fin, mais la plu¬ part font abfurdes , dangereufes , ôç ordinaire¬ ment impraticables {b}. Il n’y a pas de moyen (a) Perfonne ne doute que îa matrice ne fe rompe iquelquefois dans les aecouchemens difficiles ; j’en ai vu an exemple près d’AIrorf , fur une femme de Nurem¬ berg , & j’ai donné le détail de ce cas très-remarqua¬ ble , dans ma differtation de fœm ex ytero graviiiz tnor- tuæ mâture excidendo , Sc enfüite dans les Mém- des Ciir. de la Nature , tom. I. obf. 176. p. 3,97. Poyei auffi Pi|?or differt. de fœtu erupto utero in abdomen pto- minente iii-4°. ^trash. 1716-, ^ Thiftoire d’une rupture de matrice , obfervée & décrite à Altorf en 1736 par Pe- iinger , qui, à cette Gccaiion , rapporte plufieurs autres exemples du même accident. ib) Comme par g Jtemple , iorfqu’ils p rêfcrivent d| De l'accouchemeeit difficile. 75 plus sûr ni plus conimoie pour tourner l’enfant Sc en délivrer la mere , fut-tout lorfqu’il fe pré¬ fente fort obliquement , que d’introduire pru¬ demment & promptement la main dans la ma¬ trice ( voy. pl. XXXIII fig. 6. 10. êc II } , de chercher les pieds du fœtus , de le tirer peu- à-peu par là , lorfqu’on les a bien faifîsi G’éft la régie la plus importante & la plus générale qu’on puiffe établir dans tous les cas où l’enfant eft mal limé , 6c c’eft auffi celle dont nous croyons devoir recommander le plus fortement l’obfer- vation aux jeunes Chirurgiens. La plupart des anciens , moins habiles & certainement moins expérimentés que les modernes dans là pratique des accouchemens , veulent qu’on amerie là tête de l’enfant à l’orifice de la rhatriee , toutes les fois qu’il préfente quelque àutre partie quë ce foit ; mais l’étonnante conftriâiOn de l’üterus pendant le travail , jointe à la rotondité & à la lubricité de la tête du fœtüs ^ s’oppofent pref- que toujours à ce qu’on puiffe j dans Un e4>ace auffi étroit , parvenir à retourner l’enfant ÔC à rétablir la fituation naturelle ; lés efforts qu’on feroit obligé de faire pour cela , ne feroientpas fans danger ; on pourroit comprimer ôc bleffer grièvement le cerveau , un œil , ou quelqu’au- ire partie de la tête , en faififfant cette dernière avec la force qui feroit riéceffaire pour la réduire ù la pofîtion naturelle. C’eft donc un précepte ridicule , nuifîble , 6c défavoué par l’expérience , que celui qui ordonne de retourner l’enfant de de façon qu’il préfente la tête comme al ordinaire à i’orificë de la matrice , quand il vient par les pieds , les bras , les feiïês , l’épaule , le ventre , 74 DE Chir. P. IL Sect. V. Ch, CLIL cette manière , dans tous les cas où il préfente toute autre partie que la tête ; je ne ferois pas même éloigné du fentiment de la Motte , qui en fuppofant même qu’on pût ramener la tête de l’enfant à fa fituation naturelle , aime cepen¬ dant mieux encore le tirer par les pieds (a); èar il eft ordinairement plus facile ÔC plus court de faifir ces derniers ôc de s’en fervir pour tirer l’enfant , que de remettre la tête dans la fitua. tion où elle doit être naturellement ; en procé¬ dant de cette façon, la femme fe trouve tout- à-coup délivrée de fon fardeau & l’enfant fort communément en vie , au lieu que quand , après, beaucoup de travail , on eft enfin parvenu à mettre la tête de l’enfant dans la fituation na¬ turelle , l’accouchement n’eft pas fini pour cela, ni la femme délivrée ; elle n’en eft pas plus avancée qu’au commencement , &, l’on eft en¬ core obligé , pour achever l’ouvrage., de s’en remettre à la nature , qui y trouve fouvent de grandes difficultés , fur-tout lorfque l’enfant pré- fente la tête un peu de côté, ou qu’il eft mal- heureufement accroché par une épaule , ou que la femme enfin a perdu fes forces : on eft en¬ core réduit dans ces triftes circonftances , après bien du tems èc des peines perdues , à aller chercher les pieds de l’enfant , & , par furcroî d’infortune , la tête fortement comprimée par l’orifice de la matrice , empêche que la main de raccoucheur ne puifle parvenir jufqu’à eux, pu rend du moins la chofe extrêmement diffi¬ cile. Tandis qu’on temporife , l’enfant qu’on au- roit pu tirer en vie dans toute fa vigueur", («; V oyei fon tr. des accouchem. liv, IIL chap. p* , De l’accoüctiement difficile. périt dans la -matrice ou pendant qu’on en fait l’extraâion , & la femme s dont les forces s’af- foibliffent Jioujours davantage , fubit fouvent enfuite le même fort : on eft même quelquefois obligé , pour tâcher de la fauver , h’en venir, à -la cruelle dernière relTource des crochets , avec lefquéls on tire l’enfant. Concluons, donc tqu’il vaut infiniment mieux le. tirer à bonne heure •par les pieds-, que de s’ohftiner à vouloir, par un travail pénible 6c fouvent infruéiueux , réduire la tête à la fituation natureileé XII.,. Avant de nous engager plus particulièrement dans le détail de ce qu’il y a à faire pour re¬ tourner l’enfant & le tirer par les pieds , nous croyons devoir expofer quels font en général les principaux cas où ces opérations deviennent indilpenfablement néceflaires elles le font i°. dans toutes lés .occafions ou l’enfant préfente à l’orifice de la matrice toute autre partie que la tête , 5c toute autre partie de la tête que le ver- -tex , ou qu’il n’a pas la face tournée du côté du teélum (vojy.dans la pl. XXIII. les fig. 5. 6. 7. S. 9. 10. II. , 5c 12,. ); z°. dans tous les, cas où il fort , outre la tête , quelqu’autre partie de la matrice, & fur- tout le cordon ombilical , fup- pofé que la fage-femme ou l’accoucheur ne puif ■fent pas le faire rentrer de façon qu’il ne ref- forte plus par les nouvelles douleurs ; 3°. tou- ms les fois que l’enfant préfehre à l’orifice delà matrice un coté de la tête , comme les oreilles , le yifage y Je menton, l’occiput , comme on le ■V'oit fig. 8. .5c 9 ; 4°. quand il fe préfente parle dos, ou par le ventre , comme dans les fig. 5. ^ 7 5°. loxfque l’enfant , quoique très - bien En quels cas il faut le retour/isr. Inst, de Chir, P. IL Sect. V, Ch.> CLII, îitaé , fe trouve cependant trop long-tems arrêté dans le baffin , par quelqu’une des caurës dont nous avons -déjà parlé en partie , Sc que les ac- crdens donnent lieu de craindre pour fa vie ^ pour celle de la mère ; de ce nombre font une .perte de fang exceffive ^ l’épuifement des forces de la femme j les convuifîons & répilepfie. ©ans toutes ces circonftances , comme la mere Si fon fruit font dans lé danger de mort le plug imminent , on ne peut trop fe hâter de tirer l’enfant par les pieds , en faifant gliflèf la main fous fonvifage, fa poitrine ôc fon abdomen; car il eft beaucoup plus fur plus avantageux en pareil cas, de tirer au plutôt l’enfant sde cette manière , tandis que fes, forces &: celles de la mere fe foutiennent , que de perdre un tems coflfidérable en voulant le retourner , ce qui eft prefque toujours préjudiciable à l’un 6c à l’autre. 6®. On fe conduira de même quand le cordon fort avant la tête de l’enfant y-car fi On ne fe preftbit de le tirer par les pieds , il périroit bientôt néceffairement par la compref- fton du cordon , puifque toute circulation, eft alors interrompue entre la merebc lui. 7°. En¬ fin , il faut prendre lé même. parti , lor^ue la matrice fe trouve limée obliquement , quoique l’enfant foit parfaitement bien difpofé , parce qu’on a communément moins de peine alors à tirer l’enfant par les pieds , qu’à remédier à cette obliquité de la matrice , & à la rernettre dans fa lituation naturelle , bien qu’on y réulîîffe quel¬ quefois. Dans tous ces dilférens cas , 5c autres femblables , il vaut donc mieux , par .plufieurs raifons , & particulièrement parceque tout dé¬ lai feroit dangereux , accélérer Fextraélion de l’enfant , que de^ la retarder un peu trop y cop' De iU ou CH ÉMÉ N T P ITFICIL S, ff jne l’ont _très-fQUdement prouvé , entr’autres , Dcventer , Bornius (a) , la Motte , Çhamm gt Mannîgham, - ■ XIIL " Parnai les fimations çontre-nature de î’onfaijt qui peuvent j comnie nous l’avpns dit , variepà uîortuTbras i’infini, r^o; des plus dangoreufes & des plus de la matrice, comnianel tout eaferablereft oeil© dans kqt^jig une main ^)u un b rassie 'préléatent au paffagi ou font déj^jfortis 5 eomme on peut le -vo^rfi^ II ; & e’eft edde-auiîî fjue nous citerons d’abprd pour execnpfov Si dans le çoinraencemeat .dti travail j jSc 'avaat forftéuf que les eaux foifift-t écoulées, 'OU:. font dptic à tr'avers les. tneiïibrqr nés qui les-cpiitienn^at , la main de l’enfaig:';, ü faut qne ’lkeGpuch€ur:|ui'pinG€ '& lui prelîê les doigts gaveo les ' fîens i çeia fo^t fpuvent pour quUl lâ:r§|ire:. de lui - mome, ôc au heu de rla main QU l - rîfa vant -hras , , il préfonte enfuijte queiqa^OiSjrfos pieds ou, la tête 6c dans ce dernier gasg ppint rare que 1 accouche mentale ternûnié dkae- jPanière naturelle 4^’) mais fi les eapx font .déia Jbrtijes , H ,ne ,ferE ri-e rien alprs derpiaeer les:àpigts de renfant >'païP« qu’il fe- trouve trpp â l’étroit dans la maitrlpe ' pour pouvoir retirer la main, La plupaQ:! des Anciens veulent 5 en p^eiLcas , que ; l’ùcsoû- cheur reppugcr la - main de d’enfant dansiîâ')1îia' trice , qu’il epnduilèrla jtçte à i’PriiPe ,;^bqudl s’en remette .ppur le r#ê à lun^ure ? en atren- fo) Lib. cit. chap. Vm/ ; pi) Sififmonî , âccoucheur de là plus grande: faga- ^ premier qui en ait fait la remarqué , "cqm- l’obferye Dnsnier, ea la répétant après Juk 7S Inst, m Chïr, F. 11. Sect, V. Ch. Clîi, dant pâtiemmettt l’accouchement naturel. Mah comme cette manœuvre; exige un travail péjj’' ble, qui eft fouvent en pure perte., 8c qu!elle expofe en outre la mere à un grand péril en ce qu’on y confume un tems précieux Sc plus' favorable à rextraâion de l’enfântf üvaut mieux chercher les- pieds de ce dérriier ^ -gc ter- miheh l’accouchement .par-là.,- dès qu’oa les a , trouvés. En elFet , fi, l’enfa:^-pr€fè-ntè" le' bras hors de l’orifice de ' î’utèrus , 'il fâut' qàlb feit fi. tué tranfverfalement dans la matrice- , enforte que fa tête fon cou fbient dàns' un côle de cet organe , & la- poitrine ^ le yehtàe êc les extrémités iriférieüres dans - 1-’ autre de • fa^a que le qôrps ne- pourra jamais- fui^ié le -bras ; fl on tire celui-ci avêè vfeknee ,'GSUrfiie le fbn^ encore au jourdliui ^quelques acêôucheufs im- prudens-, ôn le- fera bien avancer 4e yagia -jufqù’à l’épaulè -, - mais- • l’enfani .nê'^ifoïtifV pas pour- cela de la matricèfi,- à moms^qu4P ne-fût très-imparfait ou très-petit, conrÉié- j’è-nâi vu quelquefois ; s’ü a acquis fa perfeéiiôfl ykïi lii 'arracheroit plutôt lé - bms eà le- tirant par cette partie', qu’on ne parvîendroit à ‘lui faire fran¬ chir l’orifice de la matrké , fur-toùt s’ilnft d’un volume un peu confidérable. Or, comme la mere ^ l-ênfant peuvent bientôt périr j ainfî ^u’il- ar¬ rive fouvent , fi on né change la fituatiôft'én dérnîen, les remèdes -étant en pareil cas- dè pen ou de point d’utilité ,'2C fléchir les jambes vers les feffes par deux femmes op par deux aides , afin que la partie inférieure de l’abdomen fe préfente bien à découvert , SC qu’pn ait toute liberté de porter la main fur les parties naturelles de la femme ,Sc fur l’enfant qui fe trouve mal fitué ; une autre femme , pla¬ cée par derrière la femme en travail , la contien¬ dra fortement par les épaules. Tout étant ainfi difpofé , on examinera bien foigneufement quelle J)e l’accouchement DIFFICILE. %t eft la de l’enfant qui fort de Tuterus ^aO > afin qu’on puiffe juger avec plus de promptStude de quel côté du ventre les pieds font tournés , gc quel eft par conféquent l’endroit où il con¬ vient de les - chercher de préférence. S’il réfuite de cet examen que les pieds de l’enfant fe trouvent dans la partie latérale gauche de la matrice ( voy. fig. ii ) , le Chirurgien , après avoir graiffé fa main droite avec de l’huile , de la graiffe ou du beurre , l’introduira doucement pendant le calme des douleurs , dans la matri¬ ce , le long du bras de Tenfant qui fort par fon orifice, & parvenu fous l’aiffelle de ce même bras , il repôuffera prudemment un peu le bras ^ en même teras que la tête , dans la matrice , afin de fe procurer un plus grand efpace , Sc d’avoir plus de facilité à mouvoir ÔC à faire pénétrer fa propre main dans l’uterus ; cela fait , il portera la main & le bras plus profondément , mais fans violence, dans la matrice jufques au ventre de l’enfant , & en leur faifant faire de petits mou- vemens de rotation de côté 6?: d’autre , il les fera glifferfur les cuifîes 6c fur les jambes, &. tâchera enfin de faifîr les pieds. On a befoin , pour y réuf- fir , de beaucoup de prudence 5c d’habileté , lorfque les pieds fe trouvent vers le fond de la matrice , &c qu’ils font en outre confidérable- ment écartés l’un de l’autre , comme il arrive affez fouvent ; d’autres fois cependant on ter- (aj Huber fe plaint dans fa di/Tertation , que dans le cas particulier dont il a donné l’hiftoire , il ne lui fut pas pollible de s’affurer fi c’étoit le bras droit ou le gauche qui fortoit par l’orifice de la matrice ; il eft cependant tres-facile de diftinguer l’un de l’autre , en coafidérani attentivement le pouce ou le petit doigt. Tojn. ÎV, , F îz Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLIÏ, mine affez promptement l’accouchement , fm-, tout quand il n’y a pas bien du tems que le travail a commencé , que la matrice ne s’eft point encore fort refferrée , & que les pieds fe trou¬ vent joints enferr^le r toutes les tentatives qu’oa pourroit faire poür tirer l’enfant, autrement que par les pieds , feroient entièrement infrudueu- fes , tant l’orifice de la matrice, violemment cou^ traâ:é , oppofe de réfiftance à l’introduélion de la main, qu’il faut cependant pour l’ordinaire, y faire entrer jufqu’au pli du coude , comme on peut le voir fig. lo. 6c ii. Lorfque le Chi¬ rurgien fent fon bras fatigué par la lorrgueur du travail 6c par la violente conftriâion de l’ori¬ fice de la matrice , il le retirera pour un peu de tems , après lui avoir accordé quelque re¬ pos , il l’introduira derechef dans la matrice^ OU fi cela lui paroît plus commode , il y paflera Tautre bras , avec lequel il ira chercher de nou¬ veau les pieds de l’enfant ; les ayant faifis , il s’en fervira pour le retourner & en faire con¬ venablement l’extraftion ; furquoi il eft à re¬ marquer , qu’il ne faut pas le tirer ni direâie- ment en haut , ni en droite ligne ou horifonta- lement , mais toujours en bas , l’angle formé par les os pubis étant plus ouvert de ce côté-là, & les parties oppofant moins de réfiftance à la fortie de l’enfant. Si on n’a pû fe faifîr que d’un feul pied ( car il eft rare en pareil cas qu’on les trouve tous les deux en même tems ) , on ti; rera doucement ce pied hors de la matriee), & oïl l’attachera doucement avec un cordon hti'' une bande large , afin de l’empêcher de rentrer; enfuite le Chirurgien portera fa main le long de la partie interne de ce pied , qui lui fera indiquée par le gros orteil , jufqu’àja partie fupérieure de j)E L* accouchement dieficile. 8j la cuifle du même côté , & la faifant paffer en- fuite à l’autre cuifle ( voy, fig. i i ) , il ira fe fai- lir, en defcendant toujours le long de l’extrémité inférieure , de l’autre pied , qu’il amènera à l’o¬ rifice de la matrice , comme il y a conduit le premier ; après quoi , ayant enveloppé les deux pieds afin que la main ne glilTe pas defliis , & pour avoir plus de prife , avec un morceau de linge ou d’étoffe de laine bien doux , fec Sc chaud , il achèvera peu-à-peu l’extraâion de l’enfant , fans le retourner , fuppofé qu’il foit couché fur le ventre dans la matrice. Lorfque le reflerrement de la matrice , ou quelqu’autre obf- tacle , m’empêche de pouffer ma main jufqu’au pied , je m’empare quelquefois auflitôt de la cuif- fe, à l’aide de laquelle je retourne l’enfant je conduis le genou ôc enfin le pied à l’orifice de l’uterus 5 j’en fais autant de l’autre côté , 6c je tire finalement le fœtus par les deux pieds, com¬ me nous venons de l’expofer. X V. Si à mefure qu’on tire l’enfant on s’apper- Remarques çoit qu’il eft couché fur le dos , comme dans la ^ précau- ng. 3. on continue a le tirer par les extremi- fakes. tés inférieures jufqu’au ventre , après quoi plu- fleurs accoucheurs très-habiles veulent qu’on le faiflife par cette dernière partie & par les fefles , afin de ne pas lui tordre les cuiffes & les jam¬ bes , 8c qu’on le retourne fur le ventre. Si on vouloir en achever l’extraélion fans le retour¬ ner , il feroit à craindre que le menton ne vint a s’accrocher aux os pubis , 8c que l’orifice de la matrice , à force de ferrer le cou de l’enfant , ne le fît périr miférablement , comme il n’eft point rare que cela arrive par la honteufe im- F ij $4 de Chir. P. IL Sect» V. Ch. CLU, prudence de quelques accoucheurs , tandis qu’oa tire facilement 6c heureufement pour l’ordinaire l’enfant, lorfqu’on a pris la précaution aupara¬ vant de le mettre convenablement fur le ventre. Mais il importe d’examiner de quel côté on trouvera moins de peine à le retourner, afin d’en faire choix de préférence à l’autre ; car on ob- ferve très-fouvent qu’on en vient très-aifément à bout par l’un des deux côtés , au lieu qu’on n’y réuffiroit au contraire que très- difficilement par l’autre, 5c en rifquant très-fort de lui tor¬ dre le cou. On éprouve ordinairement beaucoup moins de difficulté à le retourner fur le ventre, fi on ne le tire pas en droite ligne , mais en lui donnant de petits mouvemens demi circu¬ laires à droit & à gauche (a). Quand on l’a tiré jufqu’au ventre , fi on ne veut pas le retour¬ ner, on fera glifferla main fur le ventre jufques fous l’arcade des os pubis, ÔC tandis qu’on th rera l’enfant par les pieds avec une main , on lui fera gliûèr la face 6c le menton fous celle (a) Prefque tous les Auteurs modernes ordonnent de retourner ainfi fur le ventre l’enfant qui fe trouve Couché fur le dos ; mais Wan-Horne , qui étoit certai¬ nement un accoucheur très- habile & très-prudent , met en doute, par des raifons très-fortes , s’il ne vaut pas mieux travailler à le dégager de l’arcade par les os pu¬ bis , à laquelle il eft accroché , en .faifant ufage des procédés que nous indiquerons plus bas , que d’eflayer de le retourner ; en fuivant ce dernier parti , on réûlfira fouvent à la vérité à tourner le corps , mais il eft en¬ core plus à craindre qu’on ne torde en même tems très-cruellement le cou de l’enfant, : ce qui le jettera dans un plus grand péril , St caufera enfuite plus d’eiU’* barrp au Chirurgien , qu’il n’en eût trouvé à éloigner îa tête des os pubis, en s’y prenant comme il fau^* Voy. Horniui obf. pag..285. pE J? ACCéUCnEMEST DIFFICILE, eft ibus le pubis , afin qu’ils ne puiffent pas 5’y accrocher. Si dans le cas dont nous par¬ lons , il fi>« uû des bras de l’enfant par l’ori¬ fice de la matrice , il eft très-inutile, fouvent dan¬ gereux, Sc quelquefois impolTible de le faire rentrer ; car lorfqu’après avoir faifî & tiré l’un Sa l’autre pied , on retourne l’enfant , de la ma¬ nière dont nous venons de le dire , le bras fuit le mouvement de l’enfant & rentre de lui-même dans la matrice , où l’on l’y fepoufle du moins très-facilement avec l’autre main , & il fort enfuite bientôt avec le fœtus , enforte qu’on peut s^épargner beaucoup de peine à foi-même , êC des douleurs fuperflués à la mere , en s’abfte- nant de toute tentative pour faire rentrer le bras. 3°. Si les pieds de l’enfant font tournés vers le côté droit de la matrice , on lés trouve Sa on les tire ordinairement avec beaucoup de facilité , en fe fervant de la main gauche ; on pourtoit cependant y employer auffi la droite, fi le Chirurgien n’étoit pas également adroit de la première. 4°. Si on demande pourquoi , après avoir fait l’extraâion du pied, on va chercher l’autre avec tant de circônfpeâion , en remon¬ tant jufqu’à l’origine de la cuifle , & defcendàrît enfuite de l’autre côté, nous répondrons qu’il peut fe trouver deux gemeaux dans la matrice , ■Sc que fi on alloit leur faifir un pied à chacun 4 les efforts inutiles & vlolens qu’on feroit pour les tirer , ne pourroient que leur être très-pré¬ judiciables à l’un & à l’autre (æ). 5"^ Du refte , (a) La Motte , & un autre écrivain moderne , fe mo¬ ment de la 'précaution que nous indiquons , & la dé¬ clarent fuperflue , par la raifon , difent-ils , que chacua «2s deux gemeaux étant enfermé dans une membraae F iij %6 Inst» de Chir» P. IL Sect, V. Ch. CLIL nous remarquerons encore, comme nous l’avons déjà fait plufîeurs fois , que les régies de con- duite que nous venons de prefcrire pour le cas dont il s’agit , feront encore d’une très-grande utilité dans prefque toutes les autres fituations contre-nature de l’enfant, comme l’avouent les plus habiles accoucheurs , & que je l’ai fouvent éprouvé moi-même. A moins donc que l’enfânt ne fe préfente par la tête, cela direélement Sc d’une manière convenable, ainfî qu’on l’a dit § lîl j il faut fans aucun délai , & avant que la matrice fe reflêrre , chercher foigneufement les pieds de l’enfant, & le tirer par-là dès qu’on les a trouvés-, ce qui eft prefque toujours facile lorfqu’on ne perd point de tems , & auffi avan¬ tageux à la mere qu’à fon fruit, qui vient or¬ dinairement en vie ; au lieu 6^. que fi on tera- porife plus qu’on ne doit, le vagin fe tuméfie êi. la matrice fe coîitraêle avec tant de force, qu’on ne peut que très- difficilement y introduire la main & la faire agir , ou qu’on ne fçauroit abfolument en venir à bout , ce qui expofe la mere & l’enfant à une foule de maux : la pru¬ dence exige donc qu’on fe hâte , avec d’autant plus dé raifon , que le moindre retard peut de¬ venir funefte à l’enfant , dont la vie fe trouve particulière 4 iî efl impoffible que leurs pieds puiflent jamais fe eonfondEC. Mais ces Mrs. n’ont pas fait at¬ tention que les membranes où les deux enfans font contenus féparément, pouvant fe rompre dans îe même «êms , H n’y a pas d’impoffib-ilité à ce que les pieds <3e l’un & de l’autre viennent à fe mêler enfemble ; enforte que l’attention que nous avons prefcrite , bien qu’elk ne foit peut-être pas touiours nécelTaire , ne nous paffilt pas cependant devoir être entièrement né- gligee , non plus qu’à Mauriceau, à Deventer y C b» C' î>ag. lÿS-) & à d’autres fages accoucheurs. pE l'accouchemei^t difficle, îy 'dans le plus grand péril, à caüfe de la comprreÂi £oa violente que la matrice exerce fur lui. - { De t©ut ce que nous venons de dire, on peut, Conféquet?- en déduire, comme autant de corollaires, les coh^ dédain fëquencesiuivantes: i°. Toutes les fois que ren-,«de,&qa’U fantfe préfente par les pieds,' &L mêmepar un peut regarder feul , il faut bien fe garder de le repouffer dans la matrice, & beaucoup mbras cncore /de vou- mes. loir, comme beaucoup d’ Auteurs' l’ont prefcrît , en amener la tête à Torifice ,' ce que l’expé-^ rience nous apprend être prefque toujours im- pofEble; en le tirant par îesi pieds ,1a fage-fem- me & le Chirurgien en délivrent/communément la mere avec affez de facilité , & même -plus, promptement 6c plus lurement que; fî c’étoit là tête qui fe préfentât la première au paflage (u); , pourvu que quand on tire l’enfant il nefoit.pas couché fur le dos , mais-bien fur le vifage & fur le ventre , comme nous, l’avons recommandé plus haut § XV. (b). Il vaut mieux pour la fem¬ me, dans le cas do-nt îl s’agit ^ qu’elle foit fiir le dos lorfqu’on travaille -à la délivrer de 'foa fruit, comme nous l’avons déjà dit § XIV>,'que d’être fur la-chaife ordinaire qui fert, aux ac- ^ (a) Hippocrate &c Paul d'Egim , craignoient de tirer îenfant par les pieds , 8c F/ise' regardoit cette maf- nière d’accoucher comme d’un "mauvais augure ; en conféqueace , ils vouloient toujours qu’’on conduisît ' îa tête de l’enfant à Torifice de la matrice > -ce qui; eü fouvent impraticahle , 8c fujet djaüleurs , à beaucoup d’inconyéniens. , ^ (i) CeuK qui feroîent bien au fait de la maneeu- vre prefcrite par Wan ~ Home , & que nous décrî-' *pns ci-après § XVIII, pourroient fe difpenferde tour- fier renfani fur le ventre 8c le iaiâèr fur le dos. F iv 88 iNh-. de Cmir. P. IL fer. V. Ch: CL!1, couchemens. 2,°. Si l’enfant a une de fes mains hors de la matrice , en même tems que l’mj des pieds , ou tous les deux, on le tirera parles pieds, ainfî qu’on vient de le dire, en repouffant doucement l'a main tout à la fois dans ruterifi. 3°i-'Si les fefle^ fe préfentent avec une main,, on -fé comportera: à . peu près de' la même ma¬ nière^,: pourvu qu’on- puifle fe falfir - des pieds , & fî on a de la peine à s’en rendre maître,, on tirera l’enfant par les feffes , comme dans la fig. :4..& tout le reôe du corps fuivra. 4°. LorC q[u’àprès avoir tiré un pied de fenfant, on. ne peut en trouver l’autre ^ mais qu’on reconnoîi par l’infpe^oa- de la felTe qui répond à ce der¬ nier pied, refté:;dan5' la matrice:,- qu’il eft replié fur -le ventre de l’enfant , on ne doit pas faire difSiîulîé de, tirer celui-ci par le feui pied qui fe trouve en-dehors ,,car il n’eft pas impoflîble de terminer l’accouchement de cette manière 5;°. Si; avec un feut pied on-nd peut pas re-? tourner l’enfant dans le cas où il doit l’être j qndn’y ait cependant pas moyen de fe faifir dé; î’aùtre, on conduira â l’orifice de la matrice celui dont on a p.û :fe rendre maître , on le fî-r xera en-dehors avec un lien ou une bande j de peur qu’il ne rentre ; on ira enfuite.â ia.c^cou* verte de- l’autre pied, §£ après f avoir trouvé , on aura moins de- peine , en les joignant enfem- file, de retourner renfant. 6®. Si en tirant Feii' fant.par les pieds , on apperçoit le cordon oiU' hifical entre fes cuifFes , il faut fufpendre l’ex- iraéHon, ;attirer un peu plus du cordon en-de¬ hors , jufqu’à ce qu’il forme une efpèce d’anfe ] ia) Wan-Horr^ en rapporte dfis exemples f L. C. |* mêx. ^32. 23p. & jOîjy. ). ACCOUCHEMENT DIFFICILE. t§ es fléchilfant enfuite i’uri dés genoux dé l’enfant, ofl le fera pâffêr avec tout le réfte de l’extrémi¬ té inférieure à travers cette aiife , & on achè¬ vera aprè& rextrââiôïi fans aüCun rifque. Si on laiflbit au contraire le cordon entre les cüiffes gc les jambes de l’enfant , jüfqü’à ce que ce dernier fût entièrement forti , le cordon pour- roit facilement déchirer l’ombilic en te tiraillant, ou bien fé rompre luhmême près du placenta ou tout proche du nombril , &. ce dernier ac¬ cident empêcher qu’on ne pût le lier ,ce qui a eu fouvent les fuites les plus funeftes.7°. Quand on tire l’enfant par les pieds , on ne doit pas fe mettre en peiné des bras , fuppofé qu’ils foiènt pareillement fortïs , parce qu’ils fuivent ordi-^ nairement /ans peine le refte du corps. Si ort vouloir les tirer féparément , avant la tête ,- l’orifice deda matrice venant à ferrer violem¬ ment le cou de renfant , à moins qu’on ne trou¬ vât quelque moyen de l’empêcher , la tê-teferoit arrêtée au paflage , ce qui peut coûter la vie à l’enfant , 8c aflëz foUvent même à la mere, mal¬ heur qu’on eût pu éviter fi on eût laiffé les deux bras de l’enfant, ou au moins i’un des deux, autour de fon cou. X V. I I., ! Si l’enfant préfenre les féffes: les premières' ce qu»oa ^ fait eSbrrpour fortir de cette façon ( vqÿ. doit faire %• 4)5 ainfî- qu’il' arrive fouvent , il n’eft pas impoffible que l’accouchement fe termine heu- te parles fef- reufement , mais râccouchement éft Ordinaire-^"®* ®ent difficile , fur-tout fi la femme éft étroite ^ de plus, comme renfant ne peut fortir alors pu être tiré qu’en double , avec les cuiffes 8C ^ jambes repliées fur le ventre, il eft très-fort îviST,DECam.P,lLS£CT.V.CH,CLn. à craindre que la violente compreflîon qu’il fouf. fi'e dans ce détroit , avant de pouvoir le fran, chir , ne le faffe miférablement périr , comme il arrive fouvent fur- tout à celles qui accouchent feules , ou qui ne font pas fecourues par un ha¬ bile Chirurgien , ou du moins que les parties génitales de la femme ne foient violemment dé¬ chirées & grièvement bleffées par le trop grand volume de l’enfant: lî donc les feffes ne font pas fbrties ou enclavées au point qu’on ne puifle pas les obliger à rentrer, on fera coucher la femme fur le dos , ayant les hanches , élevées , comme je l’ai dit § V &XIV, & on repouffera peu-à-peu les feifes en-dedans , après; quoi , en continuant à faire gliffer la main.deja çuiffeau genou , Sc de celui-ci le long de la jambe , on ira fe failîr de l’un des pieds ( qui , dans cette occafîon ne font pas ordinairement fort éloi¬ gnés l’un de l’autre), Sc on le tirera en-dehors ; cela fait on cherchera l’autre pied , qu’on tirera de même ; s’il n’étoit point poflîhle de les trou¬ ver tous les deux, on fe contenteroit défaire avancer jufques aux feffes celui dont on pour- rpit difpofer , 6c par fon moyen, on acheveroit de faire fortir tout le corps ; mais lî jes , feffes étoient déjà trop profondément engagées pour qu’on pût les repouffer ni fe faifir des pieds de l’enfant , il faüdroit néceffairement alors em- bralfer fortement les feffes de coté ÔC; d’autre avec les deux mains , Sc en accrochant les deux aînés de l’enfant avec le doigt indice ou celui du milieu , en achever l’extraélion ( voye^ fig- 4< ) : on en viendra là le plutôt poflible , de peur que l’enfant ne périffe par la compreflioa violente à laquelle il eft expofé, fi on tardoit un peu trop à le tirer de la gêne où il fè trouve* pE l' ACCOU€HEMEVT DIFFICILE, ffï Si après avoir amené les pieds en - dehors , on s’appercevoit que l’enfant fût couché fur le dos , il faudroit le retourner fur le ventre , com¬ me on l’a déjà dit plufîeurs fois , à moins qu’on iiefcût dégager le menton des os pubis parles moyens que nous allons expofer dans le § qui fuit. XVIII. Si après que la tête & le cou ont franchi l’orifice de Ja matrice l’enfant fe trouve ar-ies ou par u fêté par les épaules, en paflànt adroitement les doigts fur les. deux aifTelles , on fera fortir celui des deux bras qui oppofera le moins de réfîf- tance , 5c en le tirant enfuite avec le refte du corps , la totalité de l’ènfant n’aura pas de peine à fuivre , fur-tout ïî on dirige fes efforts du côté de l’inteftin reâum , où l’angle du pu¬ bis fe trouve le, plus élar,gr, attention qu’il faut avoir aufiî dans la plupart des autres cas. Mais li le fœtus , après avoir d’abord préfenté les pieds êcle ventre, étoit arrêté par les bras ou par les épaules , on glifferoit encore les doigts fous l’aiffelle du côté où l’on auroit le moins de difficulté à le fairè , on attireroit en-dehors avec beaucoup de circonfpeâion, le bras qui répond à ce même côté , en laiffant l’autre en- dedans, Sc on s’en aideroît enfuite, ainfi que •du refte du corps déjà forti., pour terminer l’ac- -couchenaent , çe qu’on exécute pour l’ordinaire avec facilité , particulièrement fi l’enfant eft iurle ventre , & lî, pendant qu’on le tire , on de légers mouvemens de rotation de côté ôi. d’autre. En laiffant ainfi un bras en- dedans , comme nous l’avons déjà recommandé Juus haut , on empêche que l’orifice de la rna- Inst, de Chir. P. îl. Sect, V, Ch, CW, trice ne fe ferme autour du cou de l’enfant & que la tête ne foit par conféquent retenu? au paffage , ce qui arrive aifément fans cette précaution, fait fotivent périr le fœtus. U n’eft point rare , non 'plus, lorfque l’enfant vient naturellement par les pieds , ou qu’on le tire par. là avec la main , que venant à avoir le cou ferré par l’orifice- de la matrice , le men¬ ton fe trouve accroclié , en outre , aux os pubis, â la face eft tournée en haut & qu’on n’ait pas eu'la précaution de placer à tems la main entré le pubis Sc lé- yifage. Dans une pareille fituatiOn , renfanrdok nécelTairement: périr bien¬ tôt , étant étroitement retenu par lercoUjSc, pour ainfî dire,- étrangié par la comprefiîon vio¬ lente que l’orifice de là matrice exerce fur cette partie. Si ôn s’opiniâtroit à vouloir tirer l’en¬ fant de forcé & en droite ligne , on parvien- droit prefque fôUjoürs plutôt à lui féparer le cou d’avec la tête , qui reftefoit dans la ma¬ trice , qu’à furmonter les piiiifans obftacles qui Voppofent alors à fon extraéiion , fiir- tout s’il eft fi tué fitr le dos & que ié menton foit, com¬ me nous venons dé le dire, accroché aux os pubis; Si la face- au contraire regarde le reâum de- la meré , on gliflera la main dans la matrice long du cou de l’enfant jufques par de-Ià k menton & la bouche , ôC faifîffant l’une & l’autre mâchoire: avec- les doigts , dé façon que le nez fe trouve au milieu de ces, derniers , on tirera doucement tour à là fois la tète & k corps de l’enfant , en preffant avec le dos de la main du côté de l’inteftin reâum , .afin d’é¬ largir le paffage. La plupart des Auteurs prer- crivent dans ce cas de paffer les deux premier* doigts de la main dans la bouche du fœtus j ^ £)E 1\ACC0UCHEMENT difficile. 95 4’ébranler ia tête par leur moyen ; mais com- me on pQurrpit aifément ofFenfer de cette ma¬ nière la mâchoire tendre 5c délicate de l’en-- fant,oumême la lui arracher totalement, nous: crovoüs devoir donner la préférence au pre-. mier procédé dont nous venons de parler , ôc qui fe trouve indiqué par Hornius (a). Si Fen- fent eft fur le dos & accroché par le menton à l’os pubis 5 on lui arracheroit plutôt la tête du corps en le tirant avec violence , qu’on ne viendroit à bout de le faire fortir de cette fa-, çon 5 ainfî qu’on l’a déjà remarqué ; pour pré¬ venir ce malheur 8c empêcher en même teins qu’il ne fufFoque & ne périffe , après avoir fait mettre la femme fur le dos , dans une lituatîoa convenable ( voy. § XIV ) , on introduira le long de la paroi fupérieure du vagin une main , avec laquelle on ira faifir , de la façon dont nous: l’avons dit , le menton avec la mâchoire fupé¬ rieure , & en appuyant avec l’autre main fur ia région du pubis , on déprimera foigneufement ia tête enclavée vers l’inteftin reâiim , tandis qu’on fera en même tems tirer doucement l’en¬ fant par un aide ou par une femme, jufqu’àce qu’il foit tout-à -fait forti. La grande réfiftance que font les os pubis au dégagement de ia tête, rend prefque toujours cette manœuvre infruc- tueufe , & très-laborieufe pour l’accoucheur , encore même eft - il rare , quand on réufTit , que 1 enfant foit tiré vivant. ïFan-Home pïopofe un autre procédé par lequel, on a moins de la peine à dégager la tête de l’enfant {b) ; il veut qu on ordonne à l’aide qui tient les pieds de f<*) Lib. de arte obftetric. p. 114 8c psg. 283. Ibid.T^. 288. ofaf.-25. 1 94 de Chir. P. il Sect. V, Ch. CLII. l’enfant , de les pouffer en - haut ainfi que |g corps , & de tirer doucement tout à la fois pendant que le Chirurgien procède comme nous venons de le dire , ou qu’en faifant gliffer fg main gauche fous l’occiput , il pouffe le coccu de la mere en arrière, 6c qu’avec là droite il dirige la face de Tenfant comme ci-devant* par ce moyen le col & l’occiput fortent d’a¬ bord les premiers, 6c finalement le vifage,de façon que le menton fe trouve dégagé^ des os pubis , par une mécanique à peu près femblable à celle qu’on pourroit mettre en ufage pour re¬ tirer un crochet qui embraffèroit ' de la même manière l’arcade du pubis. Il arrive quelquefois, comme l’obferve encore Hornius [a), que tandis qu’on effaye de retourner fur le ventre l'enfant placé fur le dos , la tête ne fuit pas lé refte dii corps , & que le cou par conféquent fe trouve tordu, enforte que quand on a retiré le fœtus jufqu’à cette dernière partie, le menton n’en refte pas moins accroché au pubis que fi l’en¬ fant n’avoit pas été retourné. Si cet accident arrive , on y remédiera de la façon qu’on vient de l’expliquer , ou en faifant promptement SC adroitement gliffer la main entre l’arcade du pu¬ bis & le menton de l’enfant. Si ce dernier étoit déjà mort, la conduite à tenir feroit encore la même , mais il ne feroit pas néceffaire d’ufer de tant de ménagement ; on pourroit employer plus de ^rce pour le failir Sc pour le tirer. ... ’ X I X. Autres pre- Jîus^graïdJ* j’avois d’abord réfolu de m’arrêter ici , inyiortance. nie borner à ce que j’ai dit jufqu’à préfent fur (a) Ibid. p. 289. Obf. 21. k ng i'ACCOUCBEMENT VIFPlCILE. 9$ les accouchemens , cela pouvant fuffire pour fe tirer d’affaire dans les autres cas difficiles , pour¬ vu ou’on en faffe une application judicieufe , gc le me propofois de renvoyer aux Auteurs ci- devant cités, ceux qui fouhaiteroient en fçavoir davantage fur cette matière. Mais pour rendre un peu plus complette dans cet ouvrage cette belle partie de la chirurgie , j’ajouterai encore en faveur des commençans , qui ne peuvent fe procurer facilement une grande quantité de K- vres , quelques préceptes qui me paroiffent être de la dernière importance : on les trouvera ces préceptes dans la fuite de ce paragraphe , 8c dans lesîuivans. Ainfi 1°. lorfque les eaux n’ayant pas encore percé, & l’orifice de la matrice étant fuffifamment ouvert , on fent à travers les mem¬ branes que l’enfant préfente toute autre partie que la tête , comme le pied , la main , le coude , l’épaule , le genou , le cordon ombilical , &c. il faut ouvrir les membranes avec les ongles , ou avec quelque inftrument {a) , ce qui n’eft point fujet alors à- inconvénient , après quoi on cher¬ che les pieds de l’enfant 8c on le tire par-là. Si la tête, quoique fe préfentant la première, ne fe trouve pas bien fituée , on tirera auffi fur le champ l’enfant par les pieds. 3°. Quand les eaux ne percent' pas trop vite & avant que la fage - femme ait été appellée , on examinera s’il fe préfente quelque partie de l’enfant à l’orifice ; s’il ne s’en offre point , on attendra jufqu’à ce (a) On foutient dans une differtation' publiée à Stras- ^ dans d’autres écrits , qu’il ne faut iamais ouvrir les membranes ; mais il fe préfente quelque- lois des cas, tels fur- tout que ceux qu’on vient d’indi- ^uer , où cela peut être fait avec fûreté , & où l’oa peut même s‘en dilpenfer. ^6 Inst» de Chir. P. IL Sect. V» Ch. CLll. qu’on puifle en toucher quelqu’une ; fi c’eft Ig tête , & qu’elle foit convenablement difpofée l’accouchement fe termine enfin pour l’ordinaire d’une manière heureufe , moyennant que les forces de la mere fe foutiennent ; mais fi c’eft une autre partie, il faut chercher auflîtôt les pieds. 4°. Si l’enfant préfente d’abord le men¬ ton & le vifage , ôc que fon front appuyé con¬ tre les os pubis de la femme , fituation qui offre .auffi d’aflez grandes difficultés , après avoir fi. tué la mere fur le dos d’une manière convena¬ ble ( § XIV ) , on introduira la main droite dans le vagin , & en portant le doigt indice & celui du milieu fur la mâchoire fupérieure de l’en¬ fant , de façon que fon nez fe trouve compris entre ces deux doigts , on déprimera le vifage du côté de l’inteftin reâum , tandis qu’avec la main gauche , appliquée extérieurement fiir le bas de l’hipogaftre & fur la tête de l’enfant , ou pouffe cette dernière fous l’arcade du pubis, pour lui faire enfiler la voie naturelle ou le vagin. On peut exécuter encore la même chofe d’une autre façon , & quelquefois plus facile¬ ment, en repouffant le coccix en arrière avec la main gauche paffée dans le vagin , pendant qu’avec la droite ôn dirige la tête de l’enfant en bas, comme nous" venons de le dire. Si on ne parvient bientôt à lui faire changer de fitua¬ tion , ou qu’on trouve cette manœuvre trop pénible, pour empêcher que le fœtus ne pé* riffe , avec une main qu’on fera gliffer fous le ventre de l’enfant, on ira auffitôt chercher fes pieds par lefquels on le tirera , en faifant rétro¬ grader la tête en arrière avec l’autre main. On fe conduit de la rhême façon quand , après l’é¬ coulement des eaux , la tête fe préfente à l’od- ])E l’accouchement difficile. 97 fice par le côté , ou de toute autre manière vicieufe , & i’bn réuflît ordinairement très-bien , fur-tout lorfqu’on faifit le tems des douleurs , où la nature fécondé le Chirurgien. 5°. Si l’en¬ fant vient par ie cou ou par l’épaule , & a la tête inclinée fur le côté, comme dans la: %. S pl.XXXin. on peut quelquefois , en faifant cou¬ cher comme il convient la femme fur ie dos , repouffer i’épaule en- dedans , 8c amener la tête à l’orifice f . mais pour peii qu’on y trouve de difficulté , il faut chercher auffitôt les pieds , ce que je çro;is préférable. 6® Si l’enfant, a la rête bien dîfpofée , 8c un b ras. dans le vagin ÿ: le Chi.- rurgien , en introduifant fa:main dans le . .vagin le long du vifage de l’enfant jufqu’à fa mâchoire inférieure, le; fàifira par cette derniène partie ; avec l’autre, main il lui faifira l’épaule y êc le tirera ainfi-en bas avec les deux mains , ce qui fuffira foüvent pour que le fefte du corps fui- ve (a). 7“. Si la tête fe préfente avec le&.deux mains , on tirera l’enfant par les pieds; 8°. On prendra* le même parti toutes’ les fois que; l’en¬ fant fe trouvera fîtué tranfverfalement , de quel¬ que manière que ce puiffe être. 9°. Si le cor¬ don ombilical fort avec la tête , on fera met- tte la femme fur le dos, 8c on repouffera au plutôt le cordon derrière là tête , fans quoi l’en¬ fant ne manqueroit pas de périr dans peu , ainlî qubn l’a déjà dit. Si le cordon ne peut être contenu en-dedans, de quelque manière qu’on, syprenne , mais retombe toujours, comme il ar- (û) ia Mott2 rapporte dans fa 18®. obfervation le cas d’un fœtus qui préfentoit au paffage la tête Sî le "^as ; il le tira heureufement â' peu près ds la ma- ‘loQt Hoîts venons ds i’expofer. Tom, IF, G 9 s liJST. DE CtiiK. P. U. Sect. V. Ch. CLII; rive fouvent , il faut , pour empêcher que l’en. faut rie périfle , le tirer fur le champ par le^ pieds. io°. Si l’efiifant fe préfentant bien a îe cordon entortillé autour du cou , il ne court pas un auflî grand rifqae que dans les cas précé dens; cependant dès que la iage- femme bu le Chirurgien s’en apperçoivent , ils doivent, s’il eft poiîibie , dégager le cordon du cou , Sc achever enfuite l’extraélion de l’enfant ; mais fi la grof. feur de la tête ou le peu de longueur du cor¬ don rendent la chofe difficile , ôC donnent lieu de craindre que le cordon ne £e rompe , ou que la matrice ne foit tiraillée, on coupera le cor¬ don tout prêt du cou , on le dégagera de celui- ci , -& on le fera comprimer avec les, doigts par un affiliant , }ufqu’à ce qu’on pùilTe en faire la ligature après la naiflance de l’enfanu ii“. S’il y a deux gemeaux dans la matrice , ce qu’on connoîtra principalement entr’autres lignes , en ce qu’en Lvoulanr tirer le délivre du premier en¬ fant, on en trouvera un fécond dans la matrice, ou en cas que les. eaux de ce dernief n’aient pas encore percé, une grande veffie gonflée d’eau, il faut dans cette occalîon couper auffitôt le cordon -du premier enfant , & le lier près de l’ombilic comme à l’ordinaire ; enfuite , fi les membranes de l’enfant qui eft encore à naître font rompues , & qu’il fe préfente direélement par la tête , on pourra aider jufqu’à. un certain point l’accouchement avec les mains ; mais fi on veut, délivrer plutôt la femme de fon travail & l’erifant de fa prifon, il faut le tirer auffitôt par les pieds ; ôc c’eft à quoi il ne faut jamais man¬ quer de fe déterminer d’abord, li la tête fe pre- feiite autrement qu’elle ne devroit. Si dans ce dernier cas les membranes n’étoient pas encor? J)E l' accouchement DIFFICLE. 99 rompues , il ne faudroit pas attendre qu’elles fe crèvent d’elles-mêmes , parce qu’on a fouvent obfervé que cela retarde l’accouchement , avec danger pour la mere ôc pour l’enfant , attendu que l’orifice de la matrice venant à fe fermer de nouveau après que les eaux ont coulé , on trouve enfuite plus de difficulté à fecou- rir l’enfant ; il vaut donc miepx alors ouvrir tout aulTitôt les membranes fans différer , ce qu’on peut exécuter dans ce tems-là fans aucun incon¬ vénient 5 & en faififfant l’enfant par les pieds en délivrer promptement la raere , qui eft or¬ dinairement fort affoiblie , pendant que l’orifice de la matrice eft encore affez ouvert. iz°. Si le cordon ombilical fe trouvoit entre les cuiffes de l’enfant , pendant qu’on le tire par les pieds , il pourroit fe rompre , non fans péril pour l’en¬ fant , fl on continuoit à le tirer de cette ma¬ nière , ou entraîner la matrice avec lui ; c’eft pourquoi lorfqu’on a tiré le fœtus jufques. au . ventre , il faut faire paffef une des extrémités de l’enfant dans l’anfe formée par le cordon ^en lui fléchiffant le genou , après quoi on achgve l’extraéfion du fœtus. 13°. Si le cordon om¬ bilical étoit fi délié &L fi délicat qu’il vint mab heureufement à fe caffer près de l’ombilic , & qu’on eût de la peine à le faifir avec les doigts & à le lier , il faudroit le tirer tant foit peu avec des pincettes en faire enfuite la liga¬ ture, appliquant par-deffus des compreffes ^ un bandage convenable ; mais fi le bout du cor¬ don étoit fi court qu’il fût impoffible d’en faire la ligature , pour prévenir la perte du fang & 1^ mort de 1 enfant , qui en feroit la fuite , on fe ferviroit de quelque remede propre à repri¬ ser l’hémorragie, comme par exemple , la pou- Gij Difficulté de î’accouche- jnent prove¬ nant de l'obli¬ quité de la matrice. I oo Inst, de Chir. P. II. Sect. V. Ch. CLîî. dre de fympathie , dont on faupoudreroit l’enj. boüchure des vailîeaux qui forment le cordon* ôn mettroit par - deflus des lambeaux de lingè fin 5 ÔC quelques compreffes graduées , qu’on fou. tiendroit folidement en place par le bandage- on n’aura gardé enfuite d’arracher les compref¬ fes les lambeaux de linge , mais on atten¬ dra qu’ils fe détachent ÔC tombent enfin d’eux- mêmes. XX. Lorfqu’au commencement du travail , ou du moins après la fortie des eaux , on s’apperçoit que l’orifice de la matrice , & par confëquent aufii la tête de l’enfant, ne correfpondent pas direâeraent au vagin , mais fe portent à droite ou à gauche j en arrière du côté de l’os facrum , ou en devant du côté du pubis , xela dépend pour l’ordinaire , comme nous ravons déjà dit § IX , de ce que la matrice , au lieu de confer- verfa reâitude naturelle, fe trouve fîtuée ,par quelque caufe que ce foit, obliquement dans le ventre ; cette déviation de l’orifice préfage i’ac- cOuchement peut-être le plus difficile de tous èc lé plus dangereux : on reconnoît au com¬ mencement, cette obliquité de la matrice par le taéi , quand on fent avec le doigt que l’orifice de la matrice décline de quelque côté , & en- fuite par la feule infpeâion du ventre 5c parle toucher, lorfque la matrice & le fœtus s’élè¬ vent fort haut dans le progrès de la groffeife {a). (a) Voye^ fut cela des détails plus étendus dans venter , qui , après Sigifmond , a très-bien développé le premier ces fituations vicieufes de la' matrice; HorneÇ L. C. p. 76 Sc fuiv. ) a fort bien traité au® j)g accouchement difficile. lor Comme il eft prefque impoffible , dans cette cir- conftance , que la femme accouche naturelle- nient fans le feçours de l’art , à moins que l’o¬ bliquité de la matrice ne foit très-légere , oa fera mettre auffitôt la femme fur le dos , de la manière dont nous l’avons expofé au § XIV , ayant les fefles , comme nous l’avons, dit fou- vent , plus élevées que la poitrine , êc l’on ef fayera avec une main introduite dans le vagin, de ramener l’orifice de la matrice, & en même tems la tête de l’enfant , dans une fîtuation droite & naturelle. Pour y réuffir , fi la tête de l’enfant eft inclinée du côté de l’ifchium droit , Sc qu’on fente en conféquence la matrice , les feffes ôc les pieds dans l’hypocondre gauche , on paflera dans le vagin une main avec laquelle on pouffera l’orifice de la majtrice & la tête de l’enfant de l’ifchium droit vers l’ifchium gauche, tandis qu’a¬ vec l’autre main, appliquée extérieurement fur le côté du ventre , le Chirurgien , ou un afiîftant entendu , pouflêront doucement la matrice ÔC l’enfant de l’hypocondrc gauche vers l’hypocoir- dre droit, ce qui fait fouvent rentrer enfin la tête en droite ligne dans le vagin , Sc finir l’ac¬ couchement d’une manière naturelle. Si l’orifice de la matrice & la tête de l’enfant étoient tour¬ nés vers l’ifchiurn gauche , on feroit agir les deux mains d’une manière toute oppofée. On peut juger par ce qu’on vient de dire de la conduite qu’on doit tenir lorfque l’orifice utérin ou le vertex de l’enfant font inclinés, comme il arrive îrès-fouvent , du côté de l’os facrum , ou du pu- ceite matière. Con/u/te^ encore fiir ce point la differ- tation de Muller , de uteri ûîu obliqua , imprim. à Strash. en 1731, 10 1 Inst, DE Chir.PJLSect,V. Ch. CLII. bis de la mere. Dans le premier cas , on éloi. gnera s’il eft pofTible l’orifice utérin de l’os facrum avec une main , & avec l’autre on pouffera ex¬ térieurement en haut & en arrière le véntre qui pend fur les os pubis , jufqu’à ce que le vagin ait repris fa rectitude naturelle, après quoi on accéléré ôc on favorife la defcente ultérieure du fcètus , comme on le pratique commïiué- ment (§ VIII ). On doit foigneufement remarquer que fi , dans toutes ces occàfions , on ne parvient pas bientôt à changer la mauvaife fituatioii de ia matrice & de l’enfant , ou que ce dernier s’y trouve depuis long-tems , comme il eft expofé à périr de même que la mere , fur- tout s’il y a / une perte de fang confiderable , des convulfions, ou des défaillances , il faut aller chercher les pieds du fœtus, comme nous l’avons déjà dit fouvent , 8c le tirer par ces parties ; je pré¬ féré même ordinairement ce dernier moyen aux précédens , comme plus prompt 8c plus facile , êc je Gonfeille aux autres de le faire aufli> X X L Quel eû Enfin on regarde aujourd’huî avec raifon , >comme un cas des plus difficiles , celui où la aaTgerLx & tête de l’enfant s’engage fi avant dans le vagin, qu’on peut la voir extérieurement , fans ppur- tant qu’elle puiffe avancer davantage , & qu’il foit pofiible de l’ébranler , 8c encore moins de la tirer avec les mains. Cette .fîtuation eft d’au¬ tant plus fâcheulè , ainfi que ia précédente que fe préfentant fous les apparences d’une fîtuation .avantagèufe 8c naturelle , elle trompe ordinai¬ rement d’abord les accoucheurs qui Ibnt le plu^ •fur leurs gardes , „ainfî qu’en l’a déjà obfervé ÿ>lus haut(^ IX. h & comme il eft fouvent il»' De l^accouchement difficile, 105 poflîble de fçavoir avec, certitude fi l’enfant eft vivant ou mort, la mere & fon fruit peuvent aifément périr , à moins qu’on ne fe détermine à bonne heure à tirer l’enfant , foit avec les mains , foit avec des inftrumens qui ne foient pas meurtriers. On s’en prend communément à la groffeur de la tête de l’extrême difficulté de l’accouciiement, mais' ce n’en eft pas: ordinai¬ rement , comme nous l’avons déjà remarqué, la véritable caufe, puifque la tête , toute -grolîe qu’on la fuppofe , a bien pu déjà frànchir l’o¬ rifice très-étroit de la matrice , comme nous l’avons déjà remarqué ; cette caufe doit plutôt être cherchée dans la mauvaife difpofition de l’orifice utérin, ou delà tête ôc de l’épaule , dont la première eft arrêtée par les os pubis , la fécondé par l’épine du dos , fur-tout lorfqu’elle fait trop de faillie en - dedans , comme Wan^ Home l’a très - bien remarqué ; car ^dans la fî- tuation dont nous parlons , la tête fe préfente ordinairement de manière , que l’une des oreilles regarde en haut & l’autre eu bas. Or, com¬ me dans le cas dont il s’agit les deux épaules font fi fortement retenues par les os du bjaffin , qu’elles ne peuvent que très ■ difficilement s’en écarter , foit naturellement , foit à l’aide des mains , on peut & l’on doit cependant encore eflayer d’en venir à bout par les deux métho- pes fuivantes. i^. Avec les doigts indices, ou les deux premiers doigts de l’une de l’autre main, on repouflera peu-à-peu la tête , fur-tout a 1 approche des douleurs, en bas ^ en arrière vers I inteftin reélum , afin de l’éloigner autant qu’il ^^poffible du pubis , & de I3 faire defcendré du côté du coccix ; iorfqu’on a ffiit cela pendant quelque tems , on îaifit la tête avec les quatre G iv Î04 de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLIL doigta de chaque main , à la faveur defquels oq dilate peü-à-peu en defcendant les lèvres de la vulve , Sc l’on continue à tirer la tête en bas en lui donnant de petites fecouflês de côté 8c d’autre , afin de la dégager des dififérens obf. tacies qui s’oppofent à fa fortie , ÔC qu’on puiffe enfin la faifir derrière les oreilles ou l’occiput ^ & achever i’extraâion , à quoi on réuflît fou-, vent , affêz bien , fuivant les obfervations d’Hor- nius (a) ; mais non pas toujours, car il faut quelquefois aller chercher en même tems l’im dés bras, fur-tout l’inférieur , le tirer en-dehors après l’avoir trouvé , ôc s’en fervir enfin pour dégager l’enfant des os pubis en faire l’ex- traéiion (b), z®. L’autre méthode confîfte dans le procédé que voici : après avoir déprimé avec les deux premiers doigts , autant qu’il eft pof- iibie , la tête de l’enfant vers i’inteftin reâum , on oint ta main gauche avec de l’huile , à i’ex-. ceptioii du gros doigt , & on la pouffe profon.. dement dans le vagin par- deffous la tête,jiif- qu’à- ce qu’on puiffe empoigner cette dernière, comme -une boule ; enfuite avec les doigts de la -main droite, qu’on fait gliffer le long de la paroi füpérieure du vagin , fous l’arcade des os pubis , on faifît la tête par le haut ; Sc fi les douleurs manquent , on ordonne à la femme de faire tous fes efforts pour aider à fa délivran- cel êc dans ce même tems le Chirurgien tire la tête avec fes deux mains , appliquées, à cha¬ que coté de cette partie , obfervant de repouffer en arrière les grandes lèvres & le périné ; on fa) ’Vojez ffsmîüf , obf. 27. 28. 29 & 30. (i) C’eft ainfî que l’eafeigne Bornius , lib. de arte elîfféür.'.p,, 148. . J)E l'accouchement difficile. 105 Parvient fouvent aflez heureufêment parce mo¬ yen , fuivant Hornius {a) , à faire fortir la tête ; lorfqu’elle eft hors du vagin , on prend avec une main l’enfant près du cou , l’on tire la tête obliquement en haut , en lui donnant de petits mouvemens à droite 6c à gauche; avec l'autre main , qu’on gliffe fous le cou de l’enfant jufques dans la matrice, on va chercher le bras le plus voifîn , on le faifit on le fait fortir , après quoi en tirant obliquement , on oblige l’enfant à fe tourner fur le ventre ; on en achevé enfuite l’extraâion prefque fans aucune difficulté, & il fort même prefque de lui^même. Mais fi malgré tous ces expédiens on ne peut venir à bout- de faire fortir la tête , ainfî qu’il ar¬ rive quelquefois, comme je l’ai appris d’une longue expérience , & comme le témoignent les plus habiles accoucheurs , tels que Mauriccau , üeventer^ Hornius , la Motte, Chapman & au¬ tres , il ne refte d’autre reffource pour effayer de fauver la mere & l’enfant, que l’opération céfarienne; mais fi la femme refufe cette opé¬ ration , & que cependant elle perde infenfible- inent fes forces , ou qu’il furvienne des cohvul- fions , une perte de fang exceffive , ou tel au¬ tre fymptôme qui la jette dans un danger im¬ minent de mort , on n’a plus alors qu’un feul parti à prendre pour garantir fa vie , 6c ce parti extrême: fans s’arrêter aux vaines jaâan- de ceux qui fe vantent de pouvoir tirer vi- jans, fans en venir aux crochets, tous les en- qui ne fe préfentent pas comme il convient , ( ) on aura recours aux inftrumens pour tirer ^io6 Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLîl. le fœtus , ÔC quoiqu’il foit peut-être encore ea vie , on le traitera comme mort , en s’armant d’une cruauté néceflaire , puifqu’il n’en périroit pas moins fans cela. On s’eft fervi juiqu’ici pour cette extraéfion forcée , d’un crochet pareil à ceux qui font repréfentés fig. 17 8c ig. p|^ XXXni, ou de tel autre femblable , qu’on con¬ duira avec la main droite , fous la direébon de la gauche , afin de ne pas s’expofer à blelTer la mere , fur l’endroit de la tête où il pourra pénétrer le plus commodément: après l’y avoir fixé 5 on commence par tirer la tête enclavée , & enfuite tout le corps. Mais 2®. fi l’extrême grofleur de la tête , ou telle autre caufe que ce fort , rend ce moyen infufiîfant , on ouvrira le crâne avec un biftouri ou des cizeaux dans l’endroit de la fontanelle , 8c on vuidera le -cer¬ veau , foit avec les doigts , foit avec une cuil¬ ler , après quoi la tête fe trouvant affaiffée, on la tirera plus facilement , ou avec les mains' feules, ce qui fuffit quelquefois , ou avec des tenettês à tirer les pierres dans la lithotomie , ou avec un crochet , ou bien enfin , comme le confeille Deventer {a) ^ avec une large bande qu’on fait glifler derrière la tête , s’il eft pofliblè, & dont on tord les extrémités ; le même Au¬ teur aflure , que ce dernier expédient réuffit quelquefois fans qu’on ait ouvert le crâne , ui qu’on en ait tiré le cervau ; mais fi on ne peut venir à bout d’extraire la tête , bien qu’oo ait vuidé le crâne , ainfi qu’on l’a remarqué plus d’une fois , il faut aller dégager les épaules des os pubis avec la main , 8c tirer l’enfant par-la> Dans un cas de- nécefiité , Homfus recommands (a) Pag. SC 'fuivantes. J)g Z’JCCOUCHEMENT DIFFICILE. lO/' de fe crochet , d’un grand clou , tm’on recourbera un peu en forme de crochet, gc auquel on attachera un lacq , afin d’avoir plus de force pour tirer ; ou bien 3°. du tire-tête de Mauriceau , dont on peut voir la figure dans cet Auteur, mais dont l’ufage me paroît moins commode que celui du crochet , ainfi qu’à De- venter & à Hornius. On fe comportera à peu près de même dans tous les autres cas où l’on ne peut titer l’enfant avec les mains feules , fur- tout dans celui de certains monttres à double tête , par exemple , ou attaqués d’hydrocephale, fl la mere fe trouve en danger de perdre la vie (a). XXII. Mais comme les différens moyens que nous l’ufage venons de prefcrire , ont plus pour objet la con- fervation de la mere que celle de fon fruit , tandis que par l’opération céfarienne on fe pro- pofe plus au contraire le falut de l’enfant que celui de la mere , & que , quoiqu’aflêz efficaces pour tirer les enfans morts enclavés par la tête , ils tuent prefque infailliblement le fœtus , s’il tî’eft pas mort encore (bj , les Médecins & les Chirurgiens modernes les plus habiles dans l’art d’accoucher, fe font donnés beaucoup de peine (û) Voyez Mauriceau . liv. II. chap. 20. 8c la Motte IV. chap. 14. p. 669. (t’) Les plus fçavans Auteurs qui on écrit fur les ac- tombent tous d’accord unanimement, qu’il ires-difficile de s’affurer de la mort du fœtus en- «fe renfermé dans la matrice , fur-tout lorfqu’ü eft ^ans la .fituation dont il s’agit ici: les fignes ies plus «nains delà mort , en pareil cas, font la féparaiion Pontanée de Pépiderme d’avec la peau , 8c l’extrême P^teur cadavereufe qui enfin vient à fe déclarer. *108 liiST, DE Chir, P. IL Sect» V. Ch, CLlî. pour imaginer un inftrument à l’aide duquel* 05 puiffe fauver la mere & l’enfant , 8c tirer le dernier en vie autant qu’il efl: poflîble. Paljk eft le premier , autant que je peux le fçavoir qui ait inventé pour cette fin , comme je l’aj déjà dit § X, des efpèces de crochets à extré¬ mités larges Sc obtufes , que j’ai fait graver le premier dans ma XXXIII. pl. fig. 1 6. Cet Au¬ teur a réuffi quelquefois à tirer , tantôt avec un feul de ces crochets , 5c tantôt avec tous les deux , des enfans dont la tête étoit fixe êc im, mobile dans le paffage , fans les bleffer ou les déchirer. Mais l’expérience m*ayant appris qu’on îî’en .vient que très- difficilement à bout , 8c que la chofe même eft quelquefois abfolument impoffible, fur- tout iorfque la tête eft fortement enclavée , l’inftrument n’ayant pas alors allez de prife fur cette partie , dont la furface eft ex- irêmement gilflante , 8c chacune de fes ferres abandonnant la tête dans les efforts qu’on fait pour la tirer , j’ai compris depuis long-tem's que rinftmment de Paljin avoir encore befoin d’être corrigé 8c conduit à une plus grande perfeâion; c’eft dans cette vûe que j’ai propofé depuis long-tems , foit dans - mes cours d’opérations, foit dans mes Inftitutions de Chirurgie, d’unir les deux branches par le moyen d’un axe mo¬ bile , ou en les liant fortement enfemble , afin qu’elles puffent embraffer & retenir plus foH- dement la tête de part ôc d’autre , & être moins cxpofées à gliffer ; je vois que mon avis a été du goût de bien des gens , puifqu’il a été fuivi par plufieurs accoucheurs , qui , en joignant les deux crochets obtus à l’aide d’un axe , 0“ d’un lien , leur ont donné la forme d’un forceps ou d’une pince , avec laquelle ils font parvenus J)£ i^ACCOüCHEMENT difficile. 109 à tirer non-feulement des enfans morts , dont la tête étoit étroitement enclavée dans le baffin, mais encore des enfans en vie , comme i’attef- tent Chapman , Giffard , Boehmer , & les A3es d'Edimbourg (a) , où l’on trouve une figure de forceps différente de celles qu’on voit dans les ouvrages de Chapman , de Boehmer , 5c dans ma XXXIX. pl. cependant lorfqu’on eft affiiré de la mort du foetus , je préféré mes crochets ordinaires , fig. & 17 ^ aux forceps angîoîs, comme on a coutume de les appeiler ; parce que ceux-ci font d’une groffeur à jetter répou¬ vante dans l’ame de la malheureufe qui eft en travail , 5c dans celle des affiftans , 5c à leur faire horreur à tous , au lieu que mes crochets font fi petits , 5c peuvent fi bien être cachés , tan¬ dis que je m’en fers .- qu’il m’eft arrivé plus d’une fois de tirer des enfans avec eux làns qu’on les eût apperçus , 6c qu’on croyoit que je n’a vois faitufage pour cela que de mes mains. Chapman^ quoique d’ailleurs l’ennemi déclaré des crochets ordinaires pour l’exrraâiion des enfans morts , ne laiffe pas cependant de leur accorder la pré¬ férence fur le forceps , parce qu’on exécute trèg- fouvent cette extraâion dans un tems très-court au moyen de ces crochets. En outre , ayant été appelié au mois de Novembre de l’année . 1 747 auprès d’uné femme d’environ quarante ans , qui accouchoit pour la première "fois , 5c qui fouf- frant depuis trois jours les plus cruelles douleurs de l’enfantement, étoit redüite à toute extrê- Celui qui eft repréfenté 8c décrit dans les cflais «Edimbourg, tom. III. obf. art. XX. pl. V. fig. 4. par t eft attribué â feu N. Vup accoucheur de ï 10 Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLIll mité, je voulus me fervir du forceps angîoij pour dégager la tête de l’enfant, qui fe trouvoit enclavée ; mais telle étoit l’étrokeffe du vagin augmentée encore par la tuméfaétion des parties génitales , à laquelle avoir donné lieu la violence du travail , que je pouvois à peine y introduire commodément deux de mes doigts , & beau- coup moins encore ce grand forceps , dont cha¬ que prife eft large de trois travers de doigts, enforte que je fus enfin forcé , pour fauver la mere , de recourir aux crochets d’ufage , avec , lefquels je tirai l’enfant. Je rapporte feulemem ce cas pour montrer que les forceps ne font pas des inftrumens au moyen defquels on puilTe toujours ôt dans tous les cas , tirer les enfans enclavés , vivans entiers , comme quelques- uns le prétendent mal-à-propos. CHAPITRE C L UI. De Vextracîion du fœtus mort hors de la matrice. I. On eft fou- T A mort de l’enfant dans la matrice , fur- dnirer^i’en- ^ * ^out lorfqu’ü eft dans une fituation contre- fantmortdan» nature , rend prefque toujours l’accouchement la matrice, très-difficile , & les fecours de Fart néceffaires. Cette difficulté d’accoucher d’un enfant mort, même lorfqu’il fe préfente naturellement, dépend de plufîeurs caufes: i°. de ce que la femnie?^ raifon de fa foibleffe ou de l’immobilité de l’en¬ fant, ne reflent point de vraies douleurs, ou n en a du moins que de très-légéres ; 6c Fon combien ces douleurs font néceffaires pour opé¬ rer l’expulfîon du feetus. 2.°. Ce dernier ayai^ J)E l'extraction de l’enfant mort. 111 ■péri n’excite plus par fe s efforts les douleurs de la mere , à laquelle ils fervent d’un excel¬ lent éguillon dans raccouchement naturel. 3°. Enfin l’enfant fe retire quelquefois dans la ma- trice , lorfqn’il eft forcé de demeurer pendant trop long-tems au paflage , foit à caufe de fa mauvaife fituation , de l’excès de groffeur de fa tête , d’une conformation vicieufe , ou bien en¬ fin de l’étroiteffe des parties naturelles de la mere , & fur-tout des os du baffin , dont j’aî rapporté des exemples au chapitre précédent. Mais avant de rien entreprendre , il faut toujours commencer par sWurer avec le plus grand foin & autant qu’il eft poffible , fi l’enfant eft réelle¬ ment mort ou encore vivant, afin: de ne pas s’expofer dans iè dernier cas , à porter témérai¬ rement & précipitamment fur lui des inftrumens capables de :1e faire périr , de le mettre en piè¬ ces , ou tout au moins de le blefler cruelle¬ ment (a). On doit apporter une attention d’au¬ tant plus grande , à. l’examen des fignes qui peu¬ vent indiquer la mort de l’enfant dans la ma¬ trice , que la plupart de ceux que les Auteurs ont coutume de, propofer font trompeurs & in¬ certains , fur-rtout quand l’enfant préfente à l’o¬ rifice l’épaule, le bras , les feffes, le, dos, ou 1 un des côtés de la tête , car tant que l’enfant eft enfermé dans la matricé ,, ces parties ne don¬ nent pas le moindre indice de vie , bu ceux qu’on y apperçoit font fi douteux êt fi obfcurs , qu’on peut croire aifément l’enfant mort , bien qu’il nait pas encore ceffé de vivre , quoique fort . en rapporte un exemple dans la 584 • on en trouve plufîeurs autres dans les Auteurs. III Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLIli afFoibli , par la longueur du travail ôc de b comprcffion qu’il a foufFert. I ï- \ nw *re' principaux lignes qu’on donne ordinaire- eonnoît qu’il ment de la mort du fœtus , font les fuivans- ne vit plus. i®. on croit que l’enfant a péri , fi la femme qui eft en travail , au terme naturel de l’accQuclie. / ment, ne s’apperçoit plus depuis quelque teins & au moins depuis deux ou trois jours , du mouvement de fon fruir , quoiqu’il foit à ter¬ me , & fent au contraire dans le ventre une maffe lourde ÔC incommode qui fe laiffe tou¬ jours tomber du côté fur lequel elle fe tourne elle-même ; z®. fi la femme grolfe a fouvent des frilTons ôC des défaillances , avec Je tenefmç ou des envies fréquentes d’aller àja felie ; 3°. fi elle a l’haleine fort puante ; 4°. s’il lui découle de la matrice une matière d’une, odeur infeâe & cadavéreulè ; 5°. fi elle a le ventre froid & glacé ; 6°. fi enfin le méconium de l’enfant, lui fort par la vulve. Viardel (a) ÔC -Gouey (b) re¬ gardent ce figne comme infaillible ;; mais j’ai ob- fervé plufieurs fois depuis long-temS i, qu’il ne l’eft point, 6c d’autres Auteurs l’ont fouvent re¬ marqué tout comme moi (c J : ÔC pour ne rien diffimuler , je fuis même obligé de convenir , •que trompé autrefois par ce figne: ôC par autres dont je mens de parler, jè regardai com¬ me mort , ÔC je tirai en conféquence comme (a) Obf. fur les accouch. liv. 11. chap. 4. & (b) Chirurgie véritable , pag. 4z8. Gouey cite cepe^ dant au même endroit une obfèrvation qui prouve p cifément le contraire de ce qu’il veut établir- (c) C’eft ce qu’on peut voir dans Mauriceau > ' ter St plufieurs autres. 1 De fEXTRACTIOU DE ENFANT MORT. II3 iq\ un enfant que je reconnus enfuite être en¬ core en vie. On aura- des fignes plus fûrs 8c prefque évidens de la mort du fœtus , fi on joint ceux que nous allons détailler , à ceux dont nous venons de faire l’énumeration. On ne peut donc guère douter de la mort du fœtus , i°.fi le cordon ombilical , ou le délivre , étant pendans hors de la vulve , fe trouvent abfolu- ment froids , 6c fi on ne fent plus dans le pre¬ mier aucune pulfation artérielle , fur-tout près de l’ombilic ; 2,°. fi le bras ou une jambe for- tant du vagin 8c de la vulve , on n y fent point non plus 5 ni battement d’artères , ni chaleur , ni mouvement dans les doigts de la main 6c du pied , ces parties étant au contraire froides , livides , ou noires ; ce figne aura encore plus de force , fi la furpeau fe détache d’elle- même , ou pour peu que le Chirurgien la tire avec fes doigts , 8c fur-tout s’il s’exhale du vagin une odeur véritablement cadayéreufe ; 3°. enfin , fi l’enfant préfente direârement la tête à l’orifice de la matrice , 6c s’il eft par conféquent bien fitué , on pourra préfumer , avec beaucoup d’apparence , qu’il eft mort , fi en portant le doigt à l’endroit de la fontanelle , on n’y fent plus aucune pulfation artérielle , & qu’on trouve cet endroit extrêmement flafque & déprimé , ^ les os voifîns lâches 6c vacillans ; car tant- que l’enfant vit, cette partie eft ordinairement ^ure , tendue , & même un peu prorainente , ^ 1 on y fent fouvent le battement des artères ; niais il faut bien fe garder de réputer d’abord pour morts les enfans dans qui on ne fent point f pulfation artérielle à la tête , fur-tout fi l’e- piderme n’a pas encore abandonné la peau ; car fi arrive quelquefois , particulièrement quand II4 Inst, de Chir.P.ILSect, F. Cn.CLlIi l’enfant eft extrêmement foible , que le batte ment des artères ne peut être fenti avec le doigt, tant il eft peu fenlîble ; la féparatioit fpontanée de l’épiderme d’avec la peau du crâ- ne , eft un ligne moins incertain Si l’enfaat eft véritablemene mort , & que les eaux dont il eft naturellement environné Ce foient déjà écoulées , on ne peut trop fe hâter de délivrer la femme , de peur que la putréfaâion qui s’em¬ pare du fœtus mort , fouvent avec une rapidité incroyable , ne donne lieu aux plus funefies fymptômes , à des fièvres du plus mauvais ca- raâère , à des anxiétés dans les parties précor¬ diales , Sc enfin à la mort même ; mais li l’en¬ fant vient à périr dans la matrice fans que la femme ait reffenti de véritables douleurs, Sc par conféquent avant le terme naturel de fac- couchement , ce qu’on reconnoît à la ceffation des mouvemens du fœtus , ôc à raffaiffement du bàs-ventre, fans què les eaux aient percé , l’ex¬ périence prouve que l’enfant peut très -bien, dans ce cas , relier quelques femaines, & mê¬ me plulieurs mois dans la matrice fans que la pourriture s’en faililTe , comme j’en ai vu quel¬ ques Btemples (b). Il vaut donc mieux , je crois, dans cette occalion , fuf-tout li la femme le porte bien d’ailleurs , ne rien entreprendre du côté des médicamens & des inftrumens , en at- ■ Ça) M. Pafquay , originaire de Francfort , a publie a Leyde en 1745 , une diflertation particulière touchant ies fignes de la rnort du fœtus dans la matrice. _ (h) Je me fouviens d’avoir vu une femme qui gstàs pendant deux mois entiers fon enfant mort dans laana- trice , fans en relTentir aucune incommodité ; les 0°“' leurs fe déclarèrent enfin d’elles- mêmes , & la 1^®® fe délivra de fon fardeau , après un travail aflez 2)£ l’extraction de l’enfant mort. 115 tendant que la nature Ce délivre enfin elle-mê- ie , en excitant de vraies douleurs , de l’enfant mort que la femme porte dans fon fein , que de vouloir le tirer dé force. III. Si l’enfant , quoique naturellement fîtué , vient à mourir pendant le travail , il ne faut pas d’a¬ bord, SC tant qu’on n’eft pas afliiré qu’il a perdu la vie , recourir à l’ufage du crochet ou .ud’am -très infirumens meurtriers de cette efp.èce. D’ail¬ leurs , comme les femmes ne fe réfolvent ordi¬ nairement qu’à l’extrémité à fouffrir la main du Chirurgien , on commencera par leur donner des remèdes corroborans. Sç- propres à exciter les douleurs & l’accouchement, fans négliger ,, fur- tout fi la femme eft foible., les clyftère^ irritans , qui font très - capables auM de provoquer les douleurs, & qui aident fouvent. admirablement bien à l’expulfion du fœtus ; mais en prefcrivant des cordiaux, il faut prendre garde de . né pas les donner en trop grande, quantité ; Comme ce font des remèdes chauds 8c aâifs , il Xeroit à craindre qu’ils u’allumafTent des fièvres, aigues, ou ne donnaffent occafion à des hémorragies dangereufes , peut-être même mortelles. Si on s’apperçoit donc que ces fortes de remèdes ne faffent que peu ou point d’effet , au lieu d’in- lîfler fur leur ufage , de peur que la pourriture ne s’empare de l’enfant , on le tirera fans délai , s il eft poflible , par l’opération de la main (a) y , Cette opération eft une des plus anciennes de A J , comme on peut le voir par Hippocrate , «O* de morb. mul. & plus particulièrement encore par on traité de fcetus exîraSions ; yoye{ auffi ie petit ou- Hij Ce qn’ofl doit faite lorfque l’en¬ fant , quoi¬ que mort , efl fitué conve¬ nablement. ti6 Inst, de Chir, P. IL Sect. V. Ch. Clin qui ne lariFe pas de provoquer auflî les douleurj de ràccotfchement. Pour en venir heureufement à bout J on fera uriner la femme avant toute chofe , comme lorfqu’il s’agit de rextra£lio5 d’un enfant vivant , tC ü la compreffion qu’e. xerce la tête du fœtus fur le cou de la veflîe s’oppofe , comme il arrive fouvent , à la fortie de l’urine , on fe fervira pour l’évacuer d’une fonde à femme ou à homme , telles qu’on en voit pl. XXVII. fig. I. Z. 3. 4. 5 , après quoi on placera la femme fur la chaife deftinêe aux accouchemens (pl. XXXIII. fig. 15.), ou bien on la fera mettre tranfverfaîement fur lin litou fur une table , ayant les feflês élevées & la tête baffe 5 comme nous l’avons indiqué au chapitre précédent § VIII 8c XIV; enfuite le Chirurgien ayant introduit l’une de fes mains , ou même les deux enfemble , fi faire fe peut , dans le vagin 5 comme nous l’avons expliqué dans le chapitré qui précédé celui-ci , ira faifîr , le mieux qu il lui fera poffibîe , la tête de l’enfant , & tâchera de la tirer peu-à-peu en dehors ; & s’il ne peut y parvenir , il cherchera les pieds de l’enfant éc le tirera par-là. Mais avant de pren¬ dre ce dernier parti , il pourra effayer en ou¬ tre de le tirér par la tête au moyen de la largè bande que Deventer confeille de lui faire gliffer derrière cette partie , comme nous l’avons vû au XXI § du chap. précédent.; fi ce niôyen eft encore infuffifant , on pourra recourir aux cro¬ chets de Palfin fig. 16. ou au forceps ariglois vrage àsFontams touchant l'extraSion de Tenfant p^r le crochet. Les Anciens n’ont cependant donné au¬ cun précepte pour procéder à Textraftion des eniaa» vivans mai fitués , ainfî qu’on l’a déjà remarqué. ]5e L'EXTRAtT10THorniZT ^ découvert 6c décrit une méthode plus courte pour tirer un fœtus mort , dont le bras le trouve étroitement arrêté dans le vagin. Cette méthode confifte 5 lorfqu’on ne peut atteindre les pieds , à couper le cou de l’enfant , qui eft encore fort tendre , lorfqu’on peut le diftinguer, avec un biftouri, ou avec un crochet tranchant appro¬ prié , 6c dont la pointe eft moufle , en fe com¬ portant dans cette opération avec toute la pru¬ dence réquife en , pareil cas. Lorfqu’on a ainft (a) V oyef fon programe de injlrumenu Hippocrat. ûi fatum extrahendum. (b) Voyei le chap. précédent § XXL retranche Ve L'EXTRACTIOiJ DE L'eNFANT MORT, llç retranché la tête du tronc , ou l’enfant eft chafle auflitôt de la matrice fpontanément , ou l’on n"a que très-peu de peine à l’en tirer, en fe fervant pour cela du bras qui fe trouve pendant dans le vagin : on tire enfuite féparément 8c fans délai la tête reliée dans la matrice avec la main feule, ou fl elle ne fulEfoit pas , en recourant à quel¬ qu’un des autres moyens propofés plus haus ( § V. )• avoir déjà ordonné la même chofe dans le cas où l’enfant mort eft limé tranfver- falement dans la matrice , fans avoir le bras en- dehors , 8c où fon cou fe replie ôc fe porte en arrière peut-être comme dans les fîg. 8 ou lo pl. XXXIII ; car il faut alors , dit- il (a) couper le cou, ôc fé'parer la tête du corps , afin de pouvoir enfuite les tirer Fun après l’autre. X.. . Du relie, quoique je ne rejette pas l’ufage des inûrumens , 8c que je m’en ferve au contraire lorfque la nécelîîté m’en fait une loi , je ne crois pas pouvoir trop répéter , qu’il ne faut y avoir recours que dans la plus indifpenfable héceffité , lorfqu’on a perdu tout efpoir de terminer l’ac^ couchement avec les mains feules ; encore faut- il être auffi alTuré qu’il eft polîîble , de la mort de l’enfant , ou que le danger imminent de la vie où la mern fe trouve , nous force d’en venir à l’ufage du crochet. On comprend de relie com¬ bien il feroit imprudent ôc barbare de déchirer Sc de mettre en pièces un enfant encore vivant dans la matrice , pour en faire l’extraélion , à moins qu’on ne fût réduit à cette extrémité par les raifons les plus fortes , telles fur-tout qu’une Liv. VII. chap. 20. Tom. I V, ^ ^ I Ce n’eft que dans la plus urgente né- ceffité qu’il faut avoir re¬ cours aux inltrameos^ «5 3 0 Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Cn. CLîlL extrême foibleffe , des convulfîons , & un dan¬ ger très-prochain de mort pour la mere , fi on ne fe hâte de terminer l’accouchement , de quel- que manière que ce puifle être. Car dans ce dernier cas , pour ne pas laifler périr tout à la fois la mere & l’enfant , pouvaht fauver l’un des deux , ôc pour mettre à couverj: la vie de la mere , je crois qu’il eft permis en fûreté de confcience , de faire violence à l’enfant , en le tirant avec le crochet , fur- tout fi on a lieu de douter qu’il vive encore {a). Je n’ignore point que j’ai contre moi plufieurs Doâeurs de TE- glife Romaine , particulièrement parini les Fran¬ çois ; mais je peux m’appuyer du fulFrage dés Théologiens de notre Eglife , & même de celui de quelques-uns des ^lus fçavans Doâeurs catholi¬ ques , comme je l’ai déjà obfervé ci-devant au chapitre de l’opération céfarienne. J’avoue , 5c nous en avons déjà fait la remarque , que les Chirurgiens les plus habiles ont eu quelquefois le malheur de tirer en vie , ou à demi vivans , avec le crochet des enfans réputés morts par eux- mêmes, par la mere 8c parles affiftans (&); mais Cfl) Vid. Hildani epifi:, .3 & 4. Valentini epift. an liceat fætui vitn inferre , ut fervetur mater , Francof- 17^0. Hornius Ub. fæp. citât. Paffim ; Voelter lib. cit. cap. 7. Beckerî ■çsiàioSiomzL inculpatâ ad fervanclam puerperam, în.^o. Gieffæ 1729. En outre les Théologiens Italiens qui furent chargés d’examiner cet ouvrage lorfqu’il fut imprimé^ à Venife , déclarent dans leur approbation , qui eft à la tête du livre , qu’ils n'y ont rien trouvé de contraire à la fainte Foi catholique , ni aux bonnes nueurs. V oye^ ce que nous avons dit de plus fur cette matière dans le CXIII. chapitre , à propos de l’opération cé¬ farienne. • Voyez Hildanus in epift, de hern. uterina iteffl- que in epiftola 3 & 4. 6c Mauriceau obf. 584. J)s l’EJ^TRACTIOU oe l^enpant mort. I3Ï cé malheur involontaire- ne dqit- pas leur être imputé ; il prouve; feulement combien Celfe a eu raifon de dire que l’extraélion du .fœ tus hors de la matrice doit être comptée parmi les opé¬ rations les plus dangereufes 6c les plus difficiles de la chirurgie , 6c qui demandent le plus de prudence de ménagement (-a). En effet , cette opération , qui dure quelqüefois' plufîèurs heures, eft une des plus laborieüfes pour le Chirurgien^ dont elle epuife les forces qu’elle met .tout en fueur. Au furplus , j’avertis encore queutant qu’on n’eft pas affuré de la mort de l’enfant , éc que la femme conferve fes forces , il ne faut jamais recourir aux inj[lru'mens :(h). Quant au fpeculum uteri , dont quelques accoucheurs ont coutume de. £è feryir pour dilater le va;gin & - la matrice: dont ;on .tîouÿe^sdes, figuresndani Albücâfii.^ Sfiultet Mauriceaus:^, &; plufieu'rscaiï? très , je le .regarde avec de plus grandihom'bre des Médecins des Ghirurgie:ns de :noS ;iQurs ;^ nou -feulement comme peu utile , mais eneorè cofnme ét.antKjüelquefois: très-dâugereux ^ à eaufe du péril qu’on,, cour tf:dcffenfer la matrice par — - -V,. (a) Cèlfe Wy. VU. - ^ (b) Fo'ye\:ëmbte- fût C'é- fü)ét da ;differt. dîfîûforfa filubri de j, .dani laquelle. Jhenfeigne-que .leijxnn- cipaux foins, du Chirurgien doivent être pour la mere.. Soerhaave déciié aufli dans lerapftr^rîÿôpV’qu’ÎÎ^T'n mieux fauver la vie de la- mere aux dépens de celle de l’enfant , qui ne ,1a per-drpit pas. -1110105 , que dé le? laiffer périr à coup fûr l'un & Vautré.. Stalkopf fe àé- clare pareillement , furdes raifons très-fortes , pour l’af¬ firmative, dans une lettre inferée -dans fhiftoire phyfico- medicale de Breflaw , ann. 1719- p. 750 , où il demande A un mari y pour fauver fa femme , peut exiger en coh~ fiience du Chirurgien . qu’il facrifie l’enfant encore vivant ^ même robufle. ï 3 i însT.DE Chir. P. II.Sect, V. Ch. CLIV, cette dilatation violente & forcée ; on doit fon¬ der de meilleures efpérances fur le forceps de Roonhuys , dont M. Sckligting vient de nous donner depuis peu la figure & la defcription. C H A P I T R E CL IV. Des pertes de fung-qui arrivent pendant là grojfejfe , & qu’on appelle eofrimunémeni hémorragie de matrice. ' -• .'I- ■' O N a coutume d’appeller hémorragie de ma¬ trice tout écoulement de fang par lés par-, ties génitales qui furvient- à «ne femmé groffe , fur-tout quand cet^ecoüiemént eft fort copieux ', & qu’il arrivé dansdes derniers mois delà grof- feffe l’état où la feramn^fé trouvé le ' reüd très- différent du fluxmenftrueL(iZ^. Dans qüèiqüês-unes il provient , particulièrement dans les premiers mois de la groffêffe^, -de la feule; furabondance du fang , Sî. c’eft ce qu’on a lieu de croire lorf- qu’il ne caufe ni -foibleffe ni incommodité à la femme, qu’il coïnçinde\d’aiïleurs avec -le tems des: -régies , ÔC qu’il revient aux mêmes-périodes lunaires : le fang qüi s’écoule alors eft fourni (a) Certains lui en donnent eependatit le nom , lorf- qu’elie revient pendant la groffeffe dans le tems . dcs régies , & qu’elle eft afluj'ettie aux mêmes périodes-, ce qui a lieu chez quelques femmes jufqu’au inîlien de la groftelTe , 8c chez d’autres jufqu’à la fin , fans qu’il leiir arrive rien de fâcheux ( voyei Deventer ch^Ÿ- 33. ). Celle qui eft forte , 8c qui arrive dans les premiers mois de la grofîefle , produit néanmoins fouvent l’avor¬ tement , mais il eft rare qu’elle falfe périr la femm?» Perte de sang pendant la grossesse, 13 5: ou par les vaiffeaux du vagin , ou par quelques vaifleaux de la matrice , du nombre de ceux qui ont communication avec le chorion , auquel cas la perte eft plus foible:, ou de ceux qui vont fe rendre au placenta , ce qui rend l’hémorra¬ gie plus forte 8c plus abondante. Dans les der¬ niers mois de la grofleffe , elle reconnoît ordi¬ nairement j)our caufe le décolement entier , ou partial, de l’arrière faix d’avec.là matrice ; eir- conftance d’où réfulte une perte qui eft la plus dangereufe de toutes : ce qui y donne lieu le plus fouvent eft quelque accident extérieur , comme les chûtes , les fauts , les coups , ou^uel- qu’autre mouvement violent de cette elpèce ; la furabondance ou la trop grande agitation ;4ii fang , 8c , fuivant plufîeurs Auteurs modernes , l’adhérence fortuite du placenta à l’orifice in¬ terne de la matrice 5 adhérence qui fe détruit à mefure que cet orifice fe dilate de plus en plus vers la fin de la groftêflè , 8c fur-tout pen¬ dant les douleurs de l’enfantement (a) ; la perte d’une grande quantité de :i^g eft une fuite né- çeffaire de ce détachement forcé du placenta, auflî l’hémorragie à laquelle il donne occafion eft fouvent fi exceftlve, que la femme eft réduite d’abord à une extrême foibieffe , laquelle eft indiquée par les fréquentes défaillances où elle tombe , 8c qu’elle eft dans un danger très-pro¬ chain de périr, avec fon ftuit , fi on ne fe hâte de Pen délivrer (6). (‘*3 Voyez ffôrntuj pag. 27. JBrwnner diff. partudif- Jicili ob Jitum placentæ fup.er orificium internum uteri.^ Argentorati édita an. 1730. Fnderid de uterina graw- rdamm hemorragia , § XVIL tèid. 1733- Stuarti fecundmis , ÏWd. ann. 1736 evulgata, pag. 36. En 1737 une femnie d’Helrsftàd , qui etoit fer I lij ■ 134^ iNsr. DE Chir,P.IL Sect. V» Ch. CLîŸ, ■' 'il*-- ■ Dîagnoftic On reconnoît facilement la perte , foit par le &prognoflic« delà malade , fait par la grande quantité de fang qui s’échappe des parties naturelles ; mais ce n’eft guère ^u’en portant les doigts à l’ori¬ fice de la matrice , qu’on peut fçavoir avec cer¬ titude- fi c’eft le vagin feul qui le fournit , ou s’il vient aufîî en partie de l’uterus. On ne peut douter que l’hémorragie ait uniquement fa Sour¬ ce dans - lé vagin , lorfqu’en introduifant les doigts dans ce conduit, on trouve l’orifice fer- mè>:qq€ la perte eft d’ailleurs peu confidérable ou modérée , êc point accompagnée d’accidens fâcheux , SC les fuitès n’en étant nullement dan- gefeufes. Mais fi l’hémorragie , au contraire , étant fort abondante M^l’orifice de la matrice dilaté j on fent , en y portant le doigt , non la tête de l’enfant , mais un corps fpongieux, qui eft ordinairement le placenta , c’eft un figne infaillible que le fang efi: fourni par la matrice meme , en conféquenCe de la féparation totale ou partiale de l’arrière- faix , & ce cas eft in¬ finiment plus péririeüx . que le premier. Il eft précédé & accompagné , pour l’ordinaire , de tenfîon 8c de gonflèment aux hypocondres , de douleurs dans le ventre 8c dans les lombes ; le vifage pâlit, les forces commencent à manquer , êc fi on ne le preffe de- remédier au mal , dès le point d’accoucher , fut faifie iiioplnément & fans caufe' manifefte , d’uîie perte, li violente , qu’elle ea inourut dans refpace d’ijne heure , quoiqu’elle fut affif- «ée par une fage-fem.me aflèz entendue. L’ouverture du cadavre me fuî.refüfée par le mari j homme bi- farrb & bourru , enforte que je ne pus ni fauver l’en- a ni cfeejcher .la caufe d’une mortauffî fouda.ins» PêRTE de SANC PENl^ANT LA CROSSESSE, I35 que les défaillances fe déclarent, ou même avant qu’elles arrivent, fuivant le confeil de Vevcnter , la mere & l’enfant rifquent très-fort de périr , l’un & l’autre perdant également leur fang- 5 la première par les vaiffeaux utérins , 5c le dernier par les artères ombilicales qui vont s’ouvrir dans le placenta. Si la malade a déjà les mains froides , la vue chancélante , le pouls extrêmement foible , avec une fueur froide 5c des convulfiôns , comme il arrive enfin , plutôt pu plus tard , dans les grandes hémorragies de matrice , le cas eft ordinairement fans refiburce. Si. la mort eft aux portes ; il eft donc alors de la prudencç du Chirurgien de s’abftenir de toute opération de la maitt, de peur qu’on ne lui im¬ pute d’avoir fait périr une femme , qui ne fait que fuccoraber â la violence de £a maladie. I I I. Si la perte dépend de la furabondance ou de comraentos i’effervefcence du fang , on réuflît fouvent à remedie à la l’arrêter , fur-tout dans les premiers mois de la groffeffe , par le moyen de la faignée , des re- medes tempérans , rafraîchiflans , Sc même un peu aftringens (<2 ) , auxquels ôn ajoute quel¬ ques petites dofes de pilules de cynogloffe , une diette convenable, 5c le repos du corps & dè-Pef- prit , qui a fouvent fuffi tour feui à guérir les (a) On donne , par exemple , dans ces occafîdns la poudre amifpainiodique ou tempérante , la confeâioa d’hyacinthe , avec un peu ou point d’opiuni *, & pour ■boilTon ordinaire , des liqueurs aqueufes nîtrées ou aci¬ dulées , l’eau de bourfe à pafteur adoucie avec le fyrop de corail, ou enfin la décoâiou cLtrée.de Mynfickt ; oa applique extérieurement à froid des cataplafmes cuits dans du vin rouge , ou de i’osicraî. I î 3 (5 Inst, de Chir. P. IL Sect. V, Ch. CLîV. pertes modérées. Mais fi Fhémorragle eft fort copieufe , & vient de la matrice même , elle a ordinairement pour caufe le décollement du placenta , 8c on ne peut la faire cefler par con- iequent , fi les remedes dont nous venons de parler ont échoué , qu’en procurant avec la main la fortie de l’enfant 8c de l’arrière-faix ; car tant que le fœtus refte dans la matrice , il em¬ pêche que les vaifleaux qui y verfent le fang ne puiffentfe fermer ., en la tenant paffivement dilatée , g>C 5’opppfant â fa contraâion. Lors donc qu’on s’apperçoit que la perte , bien loin d’être diminuée par les remèdes ci-deflûs , con¬ tinue toujours , 6c même va en augmentant , que la malade s’aiFoiblit de plus en plus , ÔC qu’il furvient des défaillances , l’unique parti qui refte â prendre dans une telle extrémité , eft de tirer promptement l’enfant de la matrice avec la main (a). Quelques-uns mettent en doute s’il eft permis , pour fauver la mere, de faire vio¬ lence à Ton fruit ; mais Valentîn , dans une let¬ tre écrite à ce fujet , réfout la queftion par l’af¬ firmative., ep s’appuyant de l’autorité des plus grands Médecins , 6cfur de très-bonnes raifons; ( voyelle chap. précéd. §. X.). Voici donc de quelle manière .on procède à l’extraâion du fœtus. ï V. ©e qaeiie ‘On fait mettre la femnae tranfverfalement & table., les talons ^ repliés en arrière , les cuiflès convenablement (a) Quelques-uns entreprenent de l’en chaffer par des ) Tels entr’autres , qu'HUdanus , in epî(i. ad ionn- gium y Guillemeau , Mauricéaü ., Viardel , Peu, Ruleau^ Dionis , Deventer , la Motte , Hornius , & fur- tout Le~ porinus Sc C okaufen dctmlléüvs écrits contre Ruyfch, Harttranff diC de non difilerenda fecundinarum «- traôione, Lipfiæ 1735 édita 1/1.4°. Stuart de fecundinis» Strasbourg 1736, Sc beaucoup d’autres. Extraction de l' arriéré -eaîx. 147 atroces, dés pertes violentés , dès fièvres dé la plus méchante èfpèce , des- anxiétés dans les: parties précordialès , & finalement la mort. A moins donc que quelque raifo'n très - forte ne' s’y oppofe , il ne faut point , après la fortie de l’enfant , tirer la femme de la chaife ou du lit où on l’a placée pour accoucher ^ qu’on ne râit' préalablement délivrée de l’arrière-faix , puifque la plus petite portion qui en refteroit eft ca¬ pable d’exciter de fi grands défor-dres (a) j -on doit même procéder à cette éxfrââion d’abord après l’accouchement , Sc pendant que l’orificé utérin eft encore ouvert , fans quoi cet orifice ^ venant naturellement à fe fermer', comrne ifar- rive communément lorfqué l’enfant eft forti- , oppoferoit beaucoup de réfiftance à l’introdüc-r tion de la main', & rendrok très - difficile , ou peut-être abfolument impoffible, l’extradion de l’arrière-faix : fi ce dernier ne - fort donc pas im¬ médiatement après l’enfant, ou très-peu tems^ après- lui , on introduira fur le champ la main droite dans la matrice , le long dû Cordon om¬ bilical jufqu’au placenta : 6c tènânt ce cordorr- avec la main gauche , on détachera-- '& l’on ti¬ rera doucement le placenta cavec lâ'l^émière > Mais s’il eft- trop fortemeru:- adhérent -à la ma^i triçe , on ne pourra fe difpenfej..._âiars de.iü^ per le cordon qui eft pendant dans le vagin , & de le lier près de l’ombilicrdé la.^hière dont. (a) V oy. Deventer L. C. chap;* 33. &= autres Auteurs.’ Tfi) Quelques-uns ont avancé que les Anciens n’ont point Connu cette manière dé. tirer l’arrière-faix ; mais prendront là peine de lire; lé 29®. chap. du de é“è//e , verront qu’îl l’a très - biea-oonnue- « tres-claircment décrite. - - - ’ ^ Kij 14^ Inst. de Chir. P: II. Sect.- V-t Ch. CLV. nous l’avons expgfé ci - delFus ( chap. CXI. ) , enfuite on entomilerâ, l’extrémité „de la portion du cordon coupé • qui tient encore , au placenta autour des doigts, de la main gauche , êc fai- fant giiffer la droite à laquelle le cordon fer-; vira de guide , jylqü’aù placenta ( vqx. pl. XXXlIî, fig. 13. }, on le- détachera ÔC on lui donnera de légères fecoùffes jufqû’à ce qu’il; obéiffe , avec tous fes açGompagnêmens:, à la force qui tend à le faire fortiriéu). Si cette maneeuvre n’eftpas encore fuiîfante pour, .procurer, rexpuliion de rarrière-faix , On fera frotter & comprimer dou¬ cement le ventre de l’aecouehée par une des femmes qui font préfentes à. raceouchement , ce qui accéléré quelquefois la féparation du piacenta & des:, membranes j :On excitera en même.tems la -femme à touffer-y; à éternuer, à; faire des' eSbrt's redoublés:,, tels que ceux de-l’enfantemenriji pour tâcher de ; çhaffer peu- à-peu ' le délivre ces: leiForts , fuffifamment ré¬ pétés:, en opérenr fouvent le- détachement d’a¬ vec la matrice:;, ;;êo.rQn n’a, pas de peine enfuite à 1é:fairoforitiri.;î)u refte , en, tirant le cordon ombilical; fe -lel , il faut ufér de beau¬ coup de mo:dération'',:’de peur qu’on ne rompît ie:premier_,:iqji’Oh : ne: bJefsât grièvement la ma- ^ Plufieurs, Auteurs confeillent de tirer fiiaplçp méhtié cordon ombilical qui pend hors de la matri- ce_^iufg.uLà ce_q.ue le, placenta Juive; mais ce^ confed- n’eft point du tout à fuivre , parce qu’en procédant de cette manière!,: le. çerdon fe romproit le plus foüvériî , for-tout lorfqu’il jeft.ifort; grele ou corrompu , &, qu’on aurpit, enftiite beaucoup, plus de peine à trouver & à extraire le pîacentg -iil vaut donc mieux aller chercher for le .champ, ce dernier avec- la- main jufques dans la matrice, comme nous l’avons dit. ^Extraction de L’ARniÊRÉ-TAix.' 14^ mce, comme '11 arrive qaelque&is à des^'ae^ coucheurs 1mpf43déris> , ou ’qu’dhsfié la fo-rçâ§ â fuivre le plâcema , ce qui jettéroit la femme dans un dangerim-minentdela^ vie, ainfl quemauS 1 exposerons -Ci apres plus en detail > En outm. des- que le placenta ett forri , on introduira^ dé nouveau la main' dans la matrice , comme-CdJh la fagement oC très judicieufement preferit (a), afin d en retireÉdeS'grumeaux- de fang , un-rertè d arriere-fais-, ou une mole qui peuvent êacore s y trouver,-Bc^qui , en y Séjournant, ne manque- îoient pas^ d-exeiterf apres haccoucheraent , de Violentes douleufs- des hémorragies très dail ■gereuies Au furphis-, lotfeu oh a b en purge la matrice de tout c-oros étrange^ , il faut y teniï encore pendant qudl eue tems 4a mam fermee, jufqua ce -quelle fe eon-traâe unl^b^'meraenr •dans toutes les ^«rties-*^ -ce qui préviendra plu- iieurs fymptomes des phis^fad^eux , auxquels le defaut de c-ette attention -denne- fouvent lieu. Loîfque 1 arriéré faix a des adhérences trop Quand ^ a fortes a la matrice pour qu on puiffe en- faire d extraâion de da-maniere dont -nous venons de tesV^^^ le dire (b) , fi Êaut receffâ^xemen le feparer^Sc ;qu’on pouffe en^ r-re^ce dernier & ruterus , o.îîj tieüt''1a:. portion du placenta, qui n’a plus d’adhérence à la ma¬ trice , & qu’onxohtinùe à dé.çpl^fc très-douccr .mentxelle qui-n’en eft pas encore féparée ; mais ^pn éprouve beaucoup plus de - .difficulté , j lor^ que- l’arrière-faix-adhéré fortehienti d, la raatriee par tous les points- -fa iur&c%:,„Gn-ne doit pas. cependant pour cela a'bandoh.n:^t;i;ouvrage,j ,.aYeG_-une ■ main: a-ppiiquée, furjle rvèntre., on fera ;^S : , fripions - douces i Bt.. répétées:; àd/endroitidù .Idn de daj^teté ^f.&' âveÇ. le doigt indice Sc celui du milieu de l’autre main , introduite dans- la matiiee , on com- ruenceta par détacher jl- arrière-faix dans :quel- jque endroit de fa-, eirconférençenÿ'tlroni eh pour- fuiyra -en-fuite, .-3a nféparationr totale -, & ; après Uh de drera_ 4?:l%:ifuçph:dont;rnâifs j’ayonsXiffif. S’il étoit trop fortement adhérent par fies bords ■ pour qu’on plârirdefâcher pâr-là 76n le pér- perçût dans: fomcentrer avec des doigts^ & on le. " ' décollerok aprêè-f - âihff qu’on^ - vient' de d’exph’- d 'mais^ d'Jfuut apporter à. toutes ces chofés aucpupdé'mehâjèment Sc dédqùcéür , crainte -iqu^. fl’o|rèhfe:dan.gefeufe.m^t la matrice, foit îiavecf les ongle#', foi't- jén féparaut avec trop de l^^fPl^hhe farri^è-Faixq/ffôit enfin enj’entrad •sÛDlèmmênt éllé-mêiiié"ayéé' ce'-dérnier j car ri Extraction de l'arriéré - faix. .151 y a certainement quelques cas où l’adhérence de l’arrière-faix à la matrice eft fi forte & fi intime , qu’ils femblent ne faire qu’un feul 6c même corps , & qu’on ne fçauroit les feparer fans violence , ainfi qu’il m’eft arrivé à moi-mê¬ me de l’éprouver ; Paré cite même des exem¬ ples {a) d’arrière-faix dont l’adhérence à la ma¬ trice ne pouvoir être détruite par aucun moyen que l’art puiffe avouer ; fi on vouloir y emplo¬ yer la force , il en couteroit ordinairement la vie à la femme , comme différens Auteurs l’ont ohfervé (b). A moins donc qu’il ne foit pofllble de réparer & d’extraire l’arrière-faix fans faire trop de violence à la matrice , il fera mieux de ne pas fe fervir de la main pour ce fujet , 8c de fe tourner du .côté des médicamens fortifians ôc expulfîfs^ parmi lefqueis on peut, regarder corn- me des fpécifiques^ ainfi que l’expérience m’en a fouvent convaincu , le foie êc le fiel d’anguille brûlés & puiverifés , une poudre faite avec la myrrhe & le borax , qu’on délaye dans i’eau de pouliot ôc de canelle , ,& dont on donne quel¬ ques prifes -à.la femme ; les piilules d’aloés fur- tout celles de Becker-^ plufîeurs autres remè¬ des de même nature. On peut joindre à , cela des friâiions fur le ventre , des corapreffions douces 9 des fomentations, des clifteres âcres âtirritans, des fuppofitoires de même qualité , des poudres fiernutatoires , dont Hippocrate a recommandé l’ufage fi ces différens remèdes n’opérent pas O) Liv. de la générât, de rhomme., chap. 18. O) oy. Zacutus Lufitanus , oper. tom. III. chap. Î95 SoUngen in erabryulc. cap. 14 -, Sigifmond lib. de art. obftetric. p. Mauriceau ofaf. 415 Sc 658 5 RuyfA anat. 4.ec. II. P- 30. 30 Kbr 15^ Inst, de Chir, P. IL Sect. V. Ch. CLV. l’expulfion de l’arrière-faix , il vaut mieux en abandonner le foin à la nature , que dé déchi, rer cruellement & l’arrière-faix & la matrice , à laquelle il tient de la manière la plus intime , en voulant l’en détacher à toute force , ce qui ne manqueroit pas de faire périr la femme , ou de la jetter du moins dans des accidens très-gra¬ ves , comme on ne l’a vû arriver que trop fou- vent. On fe conduira avec ia même circonfpec- tion , lorfqu’on eft appellé pour une femme dont la fage- femme , par ignorance , ou pour avoir trop temporifé , comme il eft très - ordinaire , aura laiffé à ia matrice le tems de fe refferrer au point qu’on ne puifle pas y faire entrer la main fans violence , pour aller fe faifir de l’ar¬ rière-faix. Au furplus , il eft bon de remarquer que chez beaucoup de femmes , ia matrice né fe ferme pas d’abord après l’accouchement , mais qu’elle refte fuffifamment ouverte pendant plufieurs heures & rnême pendant un ou deux jours , pour qu’il ne foit pas difficile au Chirur¬ gien d’y introduire lès doigts ou ia main, Scde délivrer la malade , fi elle préféré fon fecours , comme elle le doit , à celui de la fage-femme. I I L Lorfqae îé Quand le cordon ombilical vient à fe rom- P-fe 5 fur- tout près du placenta ,, foit pour avoir ^ ^té tiré avec trop peu de ménagement par la fàge-femrae , foit parce qu’il eft trop foible SC trop grêle , comme on l’obferve fou vent , foit pour s’être entortillé autour du ventre , de la cuifte &c , foit enfin par un effet de la pourri¬ ture, ce qui a lieu principalemeht quand le fœ¬ tus à lejourné pendant long-tems dans la ma- trice dprès fa mort^ comme il ne peut plus fer- Extraction de l" arriéré - faix. 153 VÎT de guide à la main , on a beaucoup plus âe peine à trouver le placenta , dans un lieu aulS obfcur que la matrice , où la vue ne peut atteindre & où il faut le chercher en tâtonant , fur-tout s’il eft encore fortement adhérent à cet organe , parce qu’on a bien de la peine alors à le diftinguer par le feul taâ: , de la fubftance propre de la matrice , particulièrement fi l’on n’a pas encore une main fort exercée aux accou- chemens ; il peut arriver facilement , en pareil cas , qu’on faififfe la matrice même au lieu du placenta , & qu’on la déchire dans les efforts qu’on fait pour extraire ce dernier. Pour éviter cette fatale méprife , on commencera par mettre la femme fur le dos , de la manière dont nous avons dit ci-deffus (chap. GLII § XIV. ) qu’elle devbit l’être dans l’accouchement difficile, ÔC en inrroduifant enfuite la main dans la matrice , on appônera la plus grande attention à ne pas la confondre avec le placenta ; lorfqu’il refte en¬ core une portion du cordon près de l’arrière- faix, ainfi qu’il arrive fou vent , on la faifira avec les. doigts tout près du placenta , bc en l’é¬ branlant doucement on parviendra à le tirer ; mais fi le cordon eft caffé tout net à l’endroit même de l’ombilic , on pourra reconnoître en¬ core le placenta le diftinguer de la matrice à l’inégalité de fa furface , ôC au grand nombre de vaiffeaux fanguins confidérables qui s’y diftribuent f v6y. pl. XXXIII. fig. 13 ; , Sc dorit on peut difcerner les riombreufes ramifi¬ cations avec les doigts. Quand on fera afturé d avoir trouvé le placenta , on lui donnera avec la main différens mouverriens variés de côté Sc. d’autre , afin de le détacher doucement de la ma¬ lice , & l’on en fera i’extraélion ; on parvien- 154 DE Chir. F. IL Sect. V. Ch. CLV. ^ra plus facilement à l’exécuter , fi le Chirur¬ gien avec fon autre main , appliquée fur le côté du ventré , qui , par fon élévation ôc fa dureté indique que le placenta fe trouve par-deflbus comprime 5c frotte doucement cet endroit pen¬ dant quelque tems & à plufîeurs reprifes, ou s’il fait faire la même chofe par quelqu’une des femmes qui font préfentes. Nous remarquerons -enfin que , félon Deventer (a) 8c quelques au- trés , le placenta eft toujours adhérent au fond de la matrice , Sc que c’eft-là , par conféquent, •qu’il faut conftamment le chercher, mais qu’il y a déjà long-tems que le contraire a été prouvé par Graaf(b), Slcvogt {c) , Jl^an-Horne [d),. Brun- Tierce) , Stuan(f) , moi-même {g) , & plufîeurs sutres ; s’il arrive donc qu’on ne le trouve pas dans le fond de la matrice , il faudra lé chercher dans les parois latérales , ou bien à la partie antérieure ou poftérieure de cet organe , & après l’avoir trouvé , on le détachera & on le tirera ■de la manière dont nous l’avons dit : lorfqu’on l’a mis dehors , il faut toujours examiner bien foîgneufement s’il eft venu tout entier , ou s’il ji’y en aurok pas encore une portion dans la matrice , & dans ce dernier cas , introduire de (a) Tr. des accouch. chap. IX. 0) Lib. de part, génital, mulier. in oper. ejus p. 200. (c) Diff. de fecundinarum retentione , itemque în pe- culiari fchedîafmate de incerta placentæ fede. id) Lib. faepe cit. p. 62, (e) Difll de parm ob fitum placentæ fuper orificiu® uteri internum. * . / ( /) Diff. de fecundinis falutiferis æque ac nocivis^; B-oehmer diff. *de fîtu uteri gravidi fœtufque à, fede pis- centæ in utero. , (g) Dans mon Compendium d’anatomie §. 242 » 0^ ** «’agiî du placenta. Extraction de l’arriéré - faix. 155 nouveau la main dans cette partie , chercher ce qui y eft. refté du placenta , le tirer tout dou¬ cement , en même tems que les caillots fanguins qui peuvent, auffi y être demeurés. IV. Je ne fçaurois me refoudre a paflèr ici fous Ruyfih veut filence la méthode que le célébré Ruyfch a pro- ^““"eîref- pofée peu -d’années avant la mort , dans un que toujours petit traite fait exprès fur cette matière ; mé- fgxpïonde thode qui èfi; tout l’oppofé de celle qui eft fuivie l’arrière-faix, du plus grand nombre des , Chirurgiens , 6c qui a le fuffrage de prefque tous les Auteurs. H veut quiott nefe ferve prefque-jamais de la main pour procurer la fortie du placenta , mais qu’on en abandonne l’expuliîon à la nature , qui l’effeâue par le nioyen d’un certain mufcle orbiçulaire que Ruyfch dit fe trouver dans le fond de la matrice , & qui eft deftiné à cet ufage. Ce grand Anatomifte. pàrpît perfuadé. qif on ne retire ja- ■ mais le placenta avec la- main, fans faire quel- que vioi|ncp, à l’uterus..; 'il .dit àyoir^ appris par une longue expérience étoit plus que nonagénaire lorfqu’ii écrlvpit- cela ), que la fépa- lation manuelle. de i’arrière-faix étoit pmfque toujours, îuivie, d’accidens .trèsTgravesv, Sc qu’il €n -avpit, rqême coûté , lu_ vie ù un très-grand nombre deeellêS; qui l’avoient foufterte ,; jaû -lieu que pr^^e .tputes.les feramès à qui on avoir J’arrière--faix, dans.- là ; matrice , lorfqu’il y adhéroit un peu fortement, s’étoient prefque tou- ^s rirées-heureufement d’affaire, la nature ayant -fçû fë délivrer peu-à-peu de ce corps étranger, qui 'do’i!5 engager le Chirurgien à ne fé char¬ ger qu'^rèp- la' -plus ■ grande pirconfpeélion de ^’extraaioh du placenta St dejfes dépendances. ï 0 Inst^ de Chir, P. II. Sect. V. Ch. CLV. Mais quant à moi , comrtie je fçais à ne 'pouvoir pas -en douter , ainfi qué plufîeurs autres- habiles Médecins , Sc les accoucheurs les plus expéri¬ mentés , que beaucoup ^e femmes ont péri par le féjour de l’arrière-faix dans la matrice (a) , je fuis intimement convaincu que Ruyfch n’a pas entendu condamner indiftinûemeht l’èxtrac- tion de ce corps comme quelques-uns Font pu¬ blié j -mais feulement celle à laquelle on em¬ ploie trop de violence, ainli qu’on peut' en ju¬ ger par là deuxième decade de 'les advcrfarid anatomica [b) ; violence que j’ai vu être prefque immédiatement fuivie de la mort , , dé même que plufieurs des Auteurs ci-deffus nommés : mon fentiment eft donc , qu’il ne faüt point abandonner dans là matrice l’airièfé-faix qui peut en être détache Tans beauçoüpj' dé diffi¬ culté, St en confier l’expulfion à là nàtufé, mais què c’èft le feur-parci ' â pirendre',' Idr^u’ôn- ne peut le feparef^ île •tirer îans'imeî ^andé vio^ ience ,"‘ou lorfqufii fur^Hênt deiqd’nTOllfôas, & qu’il faut alors en -téntèf î’ëxpülfioh'pâr les mé- dîcamens recorrimàndés cfi dëlFùsiv s’ils n’opérent pâs l’ëfiét qu’dU èrî'àtîéridV il.fàtït Biëtf prendre partie qu’en voulant fervir la' mâlad.ë*j''ën ne lui jhüife , fuitmnt lé fàge-précepté lî 'îoüve'ht incul- -qué par les Médécins dé rantiquité' no- V'on doit ëtf pareil /'cas 's^ëh'iapportér en- %iërèmë'nt à là mâture" qifipavéë dé cljaffp Yrëquerariient d’èlle-rnêmë l’arriere^Fàri?^ édinpe , (a) On peut confulter fur. ce . point umécrii aUsmau Lepàrinui fur . i’arrière-faix ;■ la lucina- ’myjchiana Çohaujen, & la dilT. cj-deffus citée à'HarttranÿtiüÛ^'^^ ' is non differendà fecundinarum exîraüiohe. ■ Ô) Pag. 30 Si fiiivi . " - Extraction de l* arriéré - faix. 157 un grand nombre d’ Auteurs l’ont obfervé {a) , gc que j’en ai vu moi-même quelques exemples. V. Cependant il n’y a pas long - tems que dans quelques cas de cette efpèce , pour pe pas aban- té dans™ uel- donner un ouvrage de cette importance à feule nature , dont les efforts font fouvent in- père °faix fidèles ou impuiflans , je confeillai , tandis qu’on ^toit retena adminiftroit les remèdes preforits au § II. de faire introduire très-doucement par la fage-fem- rae, deux oü trois fois par jour, les deux pre¬ miers doigts de la main dans le vagin de l’ac¬ couchée jufqu’à l’orifice de l’uterus , lui ordon¬ nant, fi elle y fentoit quelque portion de l’arrière- faix, de le faifîr & de le tirer avec douceur: il fera bon pour cela de faire tenir la femme droite contre un mur , les jambes écartées , fi fon état le permet ; il eft arrivé quelquefois que pendant qu’elle étoit dans cette fituation , l’ar¬ rière-faix ,s’eft détaché peu-à-peu de la matrice , & qu’enfuite . lorfqu’elle à youlu fe remettre^ au lit, ou tandis qu’elle pr-omenoit, lorfqu’elle peut le faire, ce même arrière-faix eft tombé dans le vagin ., ou du moins dans l’orifice de la ma¬ trice,. & .^u’on l’a tiré ou entier ou par mor¬ ceaux,; avec Jes doigts^, ce qui a rendu la fanté à des femmes qui auroient peut-être péri fans, ce fecours., . ou qui auroient pû être conduites au tombeau par quelque maladie fâcheufe 5c, . longue. -Si on s^’apperçoit que pour avoir trop (fl) Comme Hipp. de morb. muller. lib. I. Aetius trabil, Ub. IV. ferra. 4. cap. 24; Paul d'Egine , liv. VL 75 ; Paré liv. de la générât, de l’homme , chap. iS- Barthplin , Solingen , Mauriceau , Ruyfch , £c beau¬ coup d’autres modernes. 1 158 Inst, de Chïr, P. IL Sect, V. Ch. CLV. long-tems retardé l’extraftion de l’arrière-faix' la pourriture s’en foit emparée , il faut donner toute fon attention à ce qu’elle ne fe communi¬ que pas à la matrice ; il n’y a rien de mieux pour cela , fi l’arrière-faix ne peur être tiré ni avec la main ni avec les doigts , que d’injeâer plufieurs fois tous les jours dans l’uterus avec la feringue & le fyph6n repréfentés pl. Vl. fig, I Z & 13 , quelque décoâion vulnéraire, comme celle de feuilles d’aigreraoine , de fcordium ou d’abfinthe , où l’on mêle une certaine qi^antité de miel rofat & d’élixir de propriété ou quel- qu’autre liqueur déterfîve 8c émolliente de cette nature ; on fécondera les injeârions dans la ma¬ trice par des clifteres âcres , l’on continuera les uns 6c les autres jufqu’à ce qu’on voie qu’il ne refte plus dans la matrice de matières cor¬ rompues 5 ou de corps étrangers» VI. aok^fair'e°” placenta , en conféquence d’une contrac- lorfque le tion fpafiiodique de la matrice , eft retenu dans enferm^dan^ cfpèce de fac ou dèkifte , comme quelques une efpèce Auteurs modemés en rapportent des exemples de fac ou de ^ ü fera très- difficile a trouver , fur-tout par par quelque ccux qui n ayant pas connoiffance de ces on- partie de l’u- fervations , fe perfuàderont peut-être' que le *®*^“®* placenta manque totalement ; mais eètix ' à qui ces faits font connus , fe ferviront pouf extraire (a) Peu ouvrag. cit. pag. 494. 508. 51 1. 512 ; adv. anat. ii.pag. Meyfeld diff, de partu difficUi » ex fpaftica ftriftura uteri circa placentam , Altorfii .i73* édita , p. 8 & 17 ; Harttranfft diff. de non differ’ cundin. adherentium extraôione , Lipfiæ 173 S paS* » & Stuart dilT. de fecundinis. • ' Extraction de l’arriéré - faix. 15^ le placenta , qui eft comme emprifonné , du cor¬ don ombilical , qui les conduira à l’orifice du fac ou du kifte , lequel eft alors refferré , com¬ me celui de la matrice , aux approches de l’ac¬ couchement ; on introduira dans cet orifice d’abord un doigt , enfuite deux , & enfin tous les quatre rapprochés en forme de cône , après quoi on les écartera les uns des autres , jufqu’à ce qu’on puilTe introduire la main entière dans le fac , fe faifir du placenta , 5c en faire l’extrac¬ tion. Du refte , ceux qui feroient curieux de voir plufieurs obfervations fur la rétention de l’ar¬ rière-faix, doivent lire entr’autres 5c principa¬ lement , Mauriceau (a) , la Motte (b) , Cohaii- fen (c) , Hartranfft , 6c Stuart {d) 5cc. Explication de la îrente-troifième Planche. Fig. I. montre de quelle manière on porte ua doigt ou deux à l’orifice de la matrice pour s’affurer fi fa fituation eft direâe ou oblique , 6c s’il eft encore fermé ou ouvert, afin que la fage-femme ou le Chirurgien puifient juger avec exaâitude fi l’accouchement fera natu¬ rel ou contre-nature , facile ou difficile , pro¬ chain ou éloigné , 5c fe conduire en confé-- quence fuivant l’exigence du cas. A l’uterus dans l’état de groffelfe. B B le vagin ouvert , ôc fes bords renverfés. C l’orifice interne delà matrice dans fa rec¬ titude naturelle , 6c tel qu’il doit être , mais (a) Tp des mslad. des femmes groffes 8c des accou¬ chées , liv. n. chap. IX ; 8c fes obfervations , où ii en a puheurs fur ce fujet , fpécialementJa 415 Sc 658. ih Tr. des accouch. In luçina ruyfchiana. id) Diff. de fecundinis jam citât. 1 6o Inst, de Chir. P. 11. Sect. V. Ch, CLF, encore fermé ; D la main introduite dans le vagin, dont on dirige le pouce, 8c s’il eft poffible , le doigt du milieu dans le centre de ce canal , pendant qu’on tient le pouce élevé vers fa partie fupérieure , ôc qu’on preffe avec les autres doigts vers le bas , afin d’avoir plus de facilité à toucher l’orifice de la ma¬ trice , 8c à examiner fon état 8c fa direâion; lorfque cet orifice eft tourné à droite B ou à gauche B , antérieurement du côté du pubis , ou, ce qui eft beaucoup plus commun, poftérieurement du côté de l’os facrum , cha¬ cune de ces mauvaifes diredions indique l’o¬ bliquité de la matrice , ôc un accouchement difficile ou laborieux. Fig. 2. Situation naturelle de l’enfant , préfen- tant diredement la tête à l’orifice de la ma¬ trice 8c au vagin , fous l’arcade du pubis ; A l’enfant ; B B la matrice ouverte pour laiffer voir quelle eft la pofition de l’enfant dans l’ac¬ couchement naturel &: le plus ordinaire ; C G les os pubis ; D D les os ifchium ; E E les os des îles ; F le cordon ombilical ; G l’ar¬ rière-faix encore adhérent à' la matrice. Fig. 3. Enfant qui cherche à fortir par les pieds. Fig. 4. Enfant qui préfente les feftes, & la ma¬ nière dont on favorife cet accouchement, en paftant les doigts , de chaque côté , dans le pli de faîne. Fig. 5. Le fœtus dans une fituation tranfverfale, & préfentant le dos à l’orifice de la matrice 8c au vagin ; on voit dans la même figu-® la main du Chirurgien qui va chercher ic^ pieds de l’enfant, pour le retourner. Fig. 6. Manière de tirer l’enfant par les pi^^®’ après l’avoir retourné. Extraction de l' arriéré - faix:. iSi Fig. 7. Enfant fitué de travers , 6c dont le ven¬ tre regarde direâement l’orifice de la matri¬ ce &c le vagin. Dans cette fituation le cordon ombilical fort fouvent de l’uterus avant l’en¬ fant, ce qui expofe très-fort ce dernier à périr. Fig. 8. Enfant arrêté par la tête contre le côté gauche des os du bafiîn , & dont le cou foufFre ordinairement une contorfîon violente par la contraéfion de la matrice , ce qui rend l’accouchement extrêmement difficile , ôc quelquefois même abfolument impoffible. Fig. 9. On voit ici un enfant dont la tête ap¬ puyé contre le côté droit du baffin , & de quelle manière on réuffit quelquefois à la ramener à la fituation droite ou directe , en introduifant la main dans la matrice , d’abord après que les eaux ont per^. Fig. 10. Cette figure repréfehte un enfant dont le coude ou l’épaule portent fur l’orifice de la matrice , 8c la manière dont on va cher¬ cher avec la main , enfoncée jufques au coude , les pieds du fœtus , comme dans la plupart des autres fituations contre-nature , & de quelle façon on le tire par-là , après l’avoir retourné , ainfî qu’on le voit fig. 16.. Fig. II. fait voir comment on introduit la main dans la matrice , quand l’un des bras de l’en¬ fant fort par l’orifice , pour aller chercher les pieds , ÔC s’en fervir pour terminer l’ac¬ couchement. Fig. iz . montre de quelle manière , lorfque l’en¬ fant fort un pied , ou qu’on l’a tiré avec la main, pn va chercher l’autre pied , Sc com- _ment ôn le fait fortir. Fig. 13. Manière dont on procède à l’extraélion de l’arrière - faix , lorfqu’ii ne fort pas d’a= Tom IV. L 1 6i Inst, m Chir. F. U. Sect. V. Ch. CLV, bord après l’enfant ; on tient le cordon ont bilical avec la main gauche , Sc avec la droi- te, qu’on glilFe dans la matrice le long du cordon jufques au placenta , on faifit ce der¬ nier , on le fépare tout doucement de Futerus. A A le cordon ombilical. B la main gauche avec laquelle on le tient. C C la matrice déjà fort affaiffée , après la fortie de l’enfant. D la main droite, introduite dans la ma¬ trice , & allant fe faifir du placenta E; 'F%. 14. Chaife defdnée à l’accouchement , & dont les femmes ont coutume de fe fervir en Allemagne. A A le doffier ; B B les côtés i G le iiége échancré par k milieu , afin que le Goccix , libre de toute compreffion-, 6c pouvant être porté en arrière, oppofe moins de réfîftance à la fortie de l’enfant. Fig. 15. Autre chaife pour le même ufage, dont le doffier ell mobile , enforte qu’en le lenverfant , elle peut auffitôt être changée en une efpèce de lit , fur lequel on fera éten¬ dre la, femme fi l’accoiichement eft laborieux, afin d’avoir plus de facilité à la délivrer. Au défaut de cette chaife, un lit ordinaire , oü môme une table , fur lefquels on place la femme tranfverfalement, peuvent en tenir lieu. Fig. 1(5. Forceps dont Fi2//în a recommandé rufage,pour retirer, fans les bleffer , les en- fans qui, ont la tête fortement enclavée dans le vagin , lorfqu’on eft aftur| qu’ils vivent ' encore , ou qu’on n’a pas du •ffioins des preu- ves bien certaines de leur mort : la grandei^ véritable de cet inftrument eft le double de de celle que j’ai -pû faire graver dans cetts 'EXTkACttO'S VE L^ARRIERE - FAIX. planche ; il faut en avoir toujours deux fous la mSn /afin de pouvoir faifir la- tête par l’un 6c l’autre côté , Sc avoir par ce moyen moins de peine à la tirer. Fig. -17 -^ 18. Crochets très-commodes , 8c vus de côté, dont j’ai coutume de me fer- vir pour faire l’extracfion de l’enfant , quand elle devient indifpenfable ; A A la pointe des crochets; B B le dos ou la convexité.-^ Fig. 19. Manche qu’on adapte aux deux cro¬ chets; j’y ai fait -pratiquer en aaaaa des crénelures qui répondent au -dos de l’inftru- ment, au moyen de quoi je peux toujours fçavoir, en y appliquant le pouce , fi la pointe du crochet eft dirigée du côté de- l’enTant , - & -non contre la matrice , ce qui préferve cette dernière de toute lézion : on. voit eh b b un enfoncement en forme de , cou où l’on peut fixer un cordon , qu’on fera tirer par un aide , en cas de befoin , afin de fa¬ ciliter l’extraâion de l’enfant , qui eft quel¬ quefois: très- difficile. Fig. lo. La pointe du crochet , vue féparement par fa partie antérieure. Fig. 21. Pointe double , dont on peut quelque¬ fois fe fèrvir avec avantage. I (54 Inst, dt Chir. P. II. Sect. V. Ch. ClVî CHAPITRE GH V H Bs quelle manière on délivre la matrice d'une mole. 1. qSrLtf quelquefois dans f uterus une Âfubftance charnue & informe , qui efi fou- vent, pour les femmes , la fource de beaucoup d’incommodités , êc à. laquelle les Médecins ont coutume de donner lé nom de mole (4 La matière de la mole eft le fang menftruel retenu & coagulé ; l’arrière-faix relié, dans la matrice (b) , en tout ou en partie , ou un œuf (a) Oîi peut définir la mole , une concrétion charnue & informe , qui s’engendre dans la matrice , fans ar- rière.faix. , - (b) En 1747 » une femme d’Helmftad ,;âgée 'de plus de quarante ans , & qui accoucho.it cependant pour la première fois , après un travail long & t'rè's-penible , fe délivra enfin d’un enfant mort; mais l’extrême foi* blelTe ou elle fut réduite , enfuite , & la rupture du cordon ombilical , occafîonnée par la pourriture , ne permit pas à la fage-femme de tirer l’arrière- faix à la malade , qu’on fe contenta de foutenir pendant deux purs avec des fortifians ; au bout de ce tems-là, elle rendit cependant par le vagin une malTe informe, épailfe & fans os , relTemblant à une mole ; cette mafle ne préfentoit point du tout l’apparence vaf- culeufe qui eft ordinaire au placenta ; mais une fuw- tance denfe , dure & compare , à peu près comme un morceau de foie de bœuf ; fa figure étoit prefque cylindrique , ayant trois pouces d’épaifleur fur fepi pouces de long , reflembloit ainfi à une vraie mole , & non au placenta. J’ai rapporté cette obfervatioa pour montrer que le placenta peut fe convertir en mole par fon fejour dans la matrice , comme ^ EXTRÂCTlOrr T>E LA MOLE, 1^5; îsiparfakement fécondé ; l’expérience nous ap¬ prend que les veuves & les filles y font très- ^u fujettes que la mole fe forme le plus fouvent chez ks femmes qui vivent dans le ma¬ riage ; on en a cependant quelquefois obfervé chez les premières , j’en ai vu moi-même une chez une veuve dont la vertu étok à l’é¬ preuve de tous les foupçons {aj. Les moles différent extrêmement entr 'elles par le volurne & par la figure. Il y en a qui n’ont aucune ad¬ hérence avec la matrice , d’autres y tiennent par un des vaiffeaux fanguins , ou par quelques fibres charnues ; & certaines d’une manière très- forte & par une forte de pédicule fort épais (b),- Ordinairement la mole eft feule dans la ma¬ trice, mais 'elle -s’y trouve aufiî quelquefois avec un enfant. Dans le premier cas la mole , après le fécond ou le troifîème mois , eft commu¬ nément expulfée fpontanément de la matrice. de moUs^ Vitehergæ 1702 édita ) Ruyfch ( adv.. anat. IL p. 32 ) 8c plufieurs autres l’ont remarqué j & en outre , que toutes les moles ne font pas le pro¬ duit d’une conception manquée , ainfî que certains l’ont prétendu. On ne peut pas douter que celle dont il s’agit ici ne fût véritablement le placenta , puifqu’une portion du cordon ombilical de la longueur du doigt , éîoit encore adhérente près de fon centre, fans compter: qu’après l’expulfion de cette maffe , la femme fentit fa matrice vuide Sc débarraffée de tout corps étranger- fa) Mauriceau avoit déjà remarqué la même chofe -dans fes dernières obfervations , obf. 33 ; & Keririn^ dans fon fptleg. anat. obf. 81 xeUQ moie fut ex¬ pulfée avec de très* vives douleurs. (h) On trouve quelque cas de cette elpèc« dans HiL Aanus ( cent. IL obf. gt) Guillemeau ( liv. de la grofleffe chap. IV. ) Sigifmond ( pref. de fon tr. des acc. ) Connor ( difT. med. phyf. de humant uteri farcomate , p. 57 ) dans Sayiard f obf. 36 j. L îij ‘%66' lÉsT. DE Chîr, P. IL Sect, V. Ch: CZVi, comme fi c’étoit un enfant, & cette; expulfîoa eft précédée pour l’ordinaire de douleurs fembla. blés à celles de l’accouchement , Sc fouvent d’une grande hémorragie ; dans le fort du tra¬ vail , ces douleurs font même quelquefois plus violentes encore , 8c les femmes fe trouvent aaffî foibles ôt aufli abatues qu’après l’accou. chement naturel ; la perte de fang eft quelque¬ fois fi exceffive , qu’elle jette la femme dans le danger de mort le plus imminent , fi on ne Te bâte de tirer la mole avec la main. Du refte, . cette mafie charnue féjourne quelquefois davan¬ tage dans la matrice , ÔC affez long-tems pour donner au bas-ventre le même volume que dans la grofieffe , & faire paroître la femme véri¬ tablement enceinte. I î. Dkgaofilc. Pendant les quatre premiers mois , il n’eft prefque pas poffible de diftinguer avec certitude la véritable groffeffe de la mole , l’une & l’au¬ tre ne préfentant ordinairement que les mêmes fignes ; mais peu -à-peu on obferve quelques différences entre ces deux états , la mole s’annonce enfin par les fignes fuivans : i°. Après ' le quatrième , & même le cinquième mois, la femme ne fent rien remuer de vivant dans la matrice , tout au contraire de ce qui a coutu¬ me d’arriver dans la vraie groffeffe , où la fem¬ me s’apperçoit très-diftinéfement alors du mou¬ vement de l’enfant. Dès les premiers mois , la mole fait élever le ventre , & cela unifor-, moment dans toute fa circonférence , au lieu que dans la groffeffe véritable , la tuméfaâioQ eft plus confidérable près de l’ombilic , ou à l’une des parties latérales du ventre , que paf' - E^TR A ÇTION DE ZA MOLE. tout ailleurs ; & cette tuméfa£l:ion eft d’ailleurs à peine fenfible avant le quatrième mois. 3®* La mole fe laiffe toujours tomber du côté oii la femme fe tourne , ce que ne fait, pas du tout un enfant vivant renfermé dans la matrice. '' 4°. Les femmes qui portent une mole n’ont point ordinairement de lait dans les mammeL les, au lieu que celles des femmes enceintes - fe gonflent infenfiblement toujours davantage par celui qui s’y raraafîe. 5^. La mole caufe pour l’ordinaire des incommodités bien plus graves qu’un enfant ; ce n’efi: pas feulement la couleur du vifage qui eft mauvaife ^ mais géné¬ ralement toute l’habitude du corps. La femme perd entièrement l’appétit , elle eft fouvent tourmentée de douleurs dans les lombes 6c à la région du pubis , ce qui fait reconnoître en¬ fin que ce n’eft point un enfant , mais une mole qui eft contenue dans l’uterus : du refte , of comprend aflez que ces difFérens Agnes peuvent être pris quelquefois pour ceux d’une hydropi- fie commençante. 6®. Le changement Angulier furvenu à l’orifice de la matrice , changement •dont un habile Chirurgien s’afllire par le ta^ •en y portant le doigt , diftingue très - bien la véritable grofîefle de la faufle ou de la mole. 7 . Enfin , la mole excite fouvent des douleurs pungitives dans la région de la matrice. III. Lorfqu’on eft convaincu par ces Agnes , par d’autres femblables^ que la femme porte téellement une mole , ôc non pas un enfant dans la matrice , fi les douleurs de l’accouche¬ ment fe déclarent, ou qu’il arrive une hémot- on commencera Ja cure par des médir Liv 1 68 In^t. de Chjr. P. IJ. Sect. V. Ch. ClVl. camens fortifîans 8c expulfifs (a) , qui ordonnés par un habile Médecin ; mais fi ces médicamens , comme il arrive quelquefois, n’o- pérent rien , 8c que la matrice continue à four- nir une grande quantité de iang , il faut s’abf- îenir alors de tous les expulfifs, ôc avoir re¬ cours à un habile accoucheur , ou à une fage- femme entendue , qui tâcheront de délivrer la femme de fa mole par le fecours de la main; Tant que la clôture de la matrice ne permet pas qu’on y introduife facilement la main , 8c qu’il n’y a point de douleurs pour accoucher , on travaillera à faire ouvrir peu-à-peu l’uterus , Sc à exciter des douleurs , par le moyen des purgatifs irritans , des clyfteres âcres, 8c en ramoliiflant l’orifice par des bains 8c des fo¬ mentations ; cela fait , on couchera la femme fur le dos, dans l’attitude que nous avons pref- crite au chap. CLII. §. XIV. pour l’accouche¬ ment difficile, 8c en paffant la main dans le vagin , on commencera par nettoyer cette par¬ tie des caillots de fang qui peuvent s’y trouver , enfuite on introduira d’abord un ou deux doigts dans l’orifice utérin, avec lefquels on dilatera peu à-peu cet orifice , 8c on portera la main en¬ tière dans la matrice ; 8c fi la mole eft libre de toute adhérence ou ifolée , on la faifira 8c on la tirera de la manière dont nous avons dit ci-def- fus ( chap. CLIV. ) qu’on devoir procéder à l’extraélion de l’enfant dans l’hémorragie uté¬ rine; mais fila mole, comme il eû très-or¬ dinaire , tient à la matrice , on l’en détachera avec les doigts , 8c fur-tout avec les ongles , (a) Y oyez Hildanus^ centur. epiftolar. epift- 3^ ^ 39 > pag. 984. ExrRjîCTION DE LA MOLE, de la façon qnHildanus dit l’avoir exécuté {a). Si l’adhérence eft trop forte pour céder aux doigts , on portera julques dans la matrice de longs cizeaux à pointes moufles , avec lefquels on divifera cette adhérence avec toute la cir- oonlpedion requife , comme Sigifmond , cet habile & ingénieux accoucheur de la Cour de Brandebourg , rapporte l’avoir fait (b). Enfin , s’il arrivoit que la mole fût d’un volume trop confidérable pour qu’on pût la faire fortir toute entière, on devroit la couper, foit avec les doigts, foît avec un biftouri long 5c courbe , foit avec quelqu’un des crochets repréfentés pl. XXXIIL fig. 17. 18. 8c 21.) 8c on la tirera enfuite par morceaux. Je confeille à ceux qui voudroient s’inftruire' plus ù fond fur la nature 8c fur l’ex- traâiondes moles , de confulterlesobfervations é'Hildànus , de Roonhuys , de Mauriccau, &la difTertation de uteri mola de-Pàrot^ imprimée à Strasbourg en 1733. refte, fl la mole n’eh- traîne point d’accidens graves, on ne doit faire aucune violence à la femme pour l’en délivrer ; car plufîeurs l’ont portée jufqu’à la vieilleflê , fans en reflêntir beaucoup d’incommodité ; vqye:f fur ce fujet la lettre déjà citée d'Rildanus , & la difTertation d'Hanfcopo , Médecin d’Hambourg , publiée , avec figures , à Gottingue en 1746 , concernant une mole du poids de vingt - deux onces , êc recouverte d’une couche ofleufe , qui fut trouvée dans la matrice d’une femme de quatre - vingts ans. (a) Cent. IL obf. 52. voyez auffi les lettres déjà citées. ^ Dans la préface de fon traité des accouchemens , imprimé d’abord en Allemand , & traduit enfuite, de- ■uis longtemsjea Hollandois par Solingen. 1 7® l'îî J’. DE Cuir, P. II. Sect. P. Ch. CLVïl, C H A P IT RE CLVII. JD£ la. chute, de matrice, 'I. 13 Æhûtederaa- 4e la médecine , on fçait que quelques Mé- deçins du dernier fiécle (u) ont non-feulement avancé , mais encore opiniâtrement fouteau que la chûte de matrice étoit une chofe im- poffible 6c contraire aux loix de la nature ; mais / il eft démontré par un grand nombre dWer- yadons de plufîeurs Praticiens fameux , anciens & modernes (&) , que la matrice peut en elFet quitter la place qu’elle occupe naturellement dans le bas-ventre , & tomber en dehors par le vagin. Parmi les, obfervations des Modernes , je n’en connois pas de plus intéreffantes que cel¬ les c]ui ont été publiées par Ruyfch (c) avec (a) Les principaux font Meebren , obfery. chap.S4; Roonhuys , obferv. chir. liv. II. ch. de la chûte de ma¬ trice ^ pag. 86. de l’édition de Hollande ; iîorniui , mi- crotechn. fe£l. IL part. I. §. 28. ; Barbette , chir. pag. 518. Sc fuiv. de l’édition de Geneve ; V an- der-Becb , de la chûte de matrice ; Kerkringius , fpicil. anat. , obfi 3,0; Verduc , pathol. chir. 5c plufîeurs autres Auteurs cités dans ces ouvrages. ib) Tels font Aëtius , Paul d'Egine , Éou£et , trait, de Popérat. céfarienne ; Fabrice d" Aquapendente ; Seren^er de Carpi , Plater , Paré , Plempius , Langius , Fernel , Fabrice de Hilden , Marchettis , Vejlingius , fyntag. c. VII. ; Bartholin , Stalpart , Pechlin, obf. 20 ; Solm- gen , obf. 30. 50. ; Mauriceau maladies des femmej greffes , liv. VIL chap. VL 8c dans fes obfervations , Oü ii rapporte plufîeurs exemples de chûte de matrice» (c) Obferv. chirur^. obf. I. VH. IX. 5c X. De la chute ve matrice, lyi des figures très-propres à éclaircir cette matière:, c’eft d’après lui que j’ai fait graver les fig. 2. ^ 3. de la pl. XXXIV. Après Ruyfch , je, ne. dois pas manquer de citer ici Saviard Chirur.. gien de Paris , qui rapporte environ dix exenir. pies de chûtes de matrice obfervées par lui- même (a) ; J. Maur. Hoffmann , autrefois Mé¬ decin àAltorf(iE>/; S cacher , célébré Médecin, de Leipfîck dans ces derniers tems (c) ; Slevog^. tins & Vater. Tous ces Auteurs onr obfervé, il. n’y a pas bien long-tems , de véritables chûtes de matrice , & les ont décrites en témoins ocu¬ laires. Enfin en dernier lieu , Burggrave , Méde¬ cin. de Francfort , a vû dans cette ville ,. avec plufieurs de fes confrères , ce genre de maladie (d) ; ÔC je me fouviens de l’avoir ob- (a) Obferv. chirurg. obf. X. XI. XIL XIII. & XV. (&) Ephémer. des Cur. de la Nat. cent. IV. pag. 261. (c) Dans un programe anatomique qu’il publia en 1721 fur cette matière. (d) V oyei le Commerce littéraire de Nuremberg , an. J733* pag- 362- Voy. auffi la,differt. de IFefenfeld fur le renverfement de matrice foLltenue en 1732 à Franc- lort-fur-roder , fous la préfidence de Bergen. Je ne dois pas oublier de rapporter ici qu’une difpute très- vive s’étant autrefois élevée à Hambourg , entre David.. Van-der-Beck & Garmer , tous les deux Médecins de cette ville , au fujet de la chûte de matrice , dont le premier nioit & l’autre foutenoit la poffibilité & l’e- smence .* on eut recours en 1684 au jugement du Col- Kge de Médecine de notre Univerfîté d’Helmftad , qui le déclara en faveur de Garmer , & qui , dans fa réponfe, ^puya même fon fentiment par fa propre expérience «x par des raifons folides , ainfi qu’il confie par les de ce College. On trouve encore dans le tom. HL des EiTais d’Edimbourg , la figure St la defeription ■d une chûte de matrice , obfervée dans une jeune fille par le célébré Monro. Im. de Chir. P. IL Sect, V. tii, CLVîi ièrvé moi- même plus d’une fois dans le cours de ma pratique. Lorfque l’uterus tombé feulement dans le vagin , ce n’eft qu’une chûte imparfaite ou defcenie ; mais s’il tombe tout-à-faithors de la vulve , c’eft proprement ce qu’on appelle chûte de matrice. On en diftingue principalement deux éfpèces ; dans l’une la matrice n’eft point ren- verfée , & dans ce^cas on apperçoit à fon ex¬ trémité cette ouverture qu’on nomme orifice in- terne de l’uterus ( voy. fig. 2. lett. C) ; l’autre fe fait avec renversement de la matrice , ô{;,alors cet orifice ne fe laifle point appercevoir ( voy, fig; 3 . ). Les Auteurs ont encore obfervé que la matrice ainfî renverfée , tombe tantôt tout-à-fait, & tantôt feulement en partie. I I. DIagnofîîc. On diftingue ordinairement là chûte de ma¬ trice avec renverfement, de celle qui fe fait fans renverfement , en jg^ue , comme je l’ai déjà dit , on appercc^^mBans ce dernier cas , fon ori¬ fice interne , ,;^i^|^’on le voit pl. XXXIV. fig. 2. lett. G ; àc ce figoeLert encore à la diftinguer de la chûtq du vagin &_ des tumeurs fongueufej ou excroifiEhnïês -qui s’y forment. Il eft cepen¬ dant à propos de remarquer que le célébré M. Widmann , autrefois Direâeur de l’Académie Impériale des Curieux de lu Nature , a décrit & repréfenté dans des figures très-bien exécu¬ tées , une chûte de toute la tunique interne du vagin {d) , laquelle imitoit fi bien l’orifice interne de l’uterus , qu’on n’auroit jamais pu , avant Fouverture du cadavre , diftinguer cette relaxa- (a) Voy. les Ephémer. des Cur. de la Nat. cent. Vlft* obf. 98. De la chute de matrice, don d’avec une véritable chûte de matrice. On reconnut cependant que la matrice étoit danS: fa fituation naturelle , & qu’il n’y avoir que la membrane interne du vagin qui débordât de la forte. On trouvera dans la pl. XXXIV. fig. 4. la figure même donnée Widmann : les ob¬ jets y font repréfentés un peu au-deflbus de leur grandeur natinelle. J’ai cru devoir la faire gra¬ ver ici , pour engager les Médecins à fe rendre attentifs au diagnoftic de ces diiTérens, vices , & à ne point donner légèrement pour chûte de matrice , une fimple relaxation du vagin , ce qui pourroit avoir de très-fâcheufes fuites dans la pratique. Il ne faut donc pas, comme onl’a- voit enfeigné jufqu’a préfent , regarder cet ori¬ fice ( voy. lett. F ) comme un figne infaillible de la chûte de matrice , mais faire dans ce cas , de plus amples recherches , - iufqu’à ce qu’on fe foit affuré fi la partie qui s’offre aux yeux , eft réellement la matrice , ou feulement le vagin. Widmann n’indique aucun figne certain ou pa¬ thognomonique qui puiffe faire reconnoître cette différence. Il dit cependant qu’en introduifanc un ftilet dans cette ouverture ( lett. F), qui imi- toit l’orifice de la matrice, il pouvoir l’enfoncer jufqu’à un demi pied ; profondeur bien plus coa- lldérable que celle de la cavité de l’uterus : des obfervations ultérieures nous apprendront fi on peut toujours compter fur ce figne. Au refte , cette obfervation , qui efi: très-remarquable , mé¬ rite d’être lûe dans l’original même , dans lequel on trouvera auflî le traitement de la maladie, III. On rencontre quelquefois des cas où il efl: extrêmement difficile de reconnoître les chûtes Les chûtes de matrice & di vagis foot Quelquefois très-difficiles à diflinguer. 1 74 ÎNST, DE Cuir, P. II. Sect. V. Ch. CLVu de matrice 5c de vagin, 6c de les diftinguerr’ de l’autre ; le fait fuivant en offre une i>ien fenlible. Une fille âgée d’environ 30 ôc qui depuis fon enfance étoit incommoV’ d’une chûte de matrice, fut vifitee par des decins 6c des Chirurgiens de Touloüfe j Se mê" me par plufîeurs de ceux de Paris-, qui la rg gardèrent comme hermaphrodité y êc qui dé- datèrent même par un écrit -aütentîqîie , qu’elle étoit de cette efpèce d’hermâphr-odités dans lef quels le fexe mafculin l’emporte fur le femiain. Le Parlement de Touloufe- lui- ordonna en con- féquence , fous peine du fouet j dé quitter fes habits de femme , 8c de no porter déformais que ceux d’homme. Quelque rems après Sa- viard ayant eu oçcafîon d’examinèr à Paris ce prétendu hermaphrodite , rèconnut qué ce faux garçon, qui étoit venu le voir : fous d’homme ÔC l’épée au côté , 'étoit une véritable fille ; il lui fit la reduârion de lâ^ rnatrree , ôC par cette opération- lui rendit fon féxe. Autorifée par un ' ordre du Roi , elle quitta alors de nou¬ veau les habits d’homme pour reprendre ceux de femme. Il y a lieu de croire que le jugement porté fur cette fille par les Tôuloüfains , étoit un peu précipité ; car , dans l’hiftoire plaifante que Saviard fait avec affez de détail de ce fin- gulier événement, obf. XV. j on ne voit pas qu’on eût trouvé chez cette fille aucune trace de pénis ni de tefticules , parties cependant fans lefquelles je ne vois pas qu’on puifle attri¬ buer à quelqu’un le fexe mafculin. Ajoutez a cela que cette fille avoit , fuivant la même rélation , beaucoup de gorge 6c un air feminiO) ce qui donne à penfer qu’elle n’avoit probable* ment point de barbe. Vê la chute de matrice, 17$ ' I V. ■ Il eft vifîble que la caufe de la chûter de ma¬ trice en générai, conrifte dans la foibleffe des iigamens de l’uterus Sc du vagins, 8c dans la relaxation füccelTive qui en eft la fuite ; & c’eft pourquoi elle arrive le plus fôuvent enfüitê dun Lcoüchement laborieux , ou de quelqü’aütïe ef¬ fort confidérabie. Il n’eft cependant pas âbfolu- ment extraordinaire de la féncontrer dans de jeunes filles , piême dans celles dont la vir-gihké eft à l’abri de tout foupçon (a) , commé on-peut s’en convaincre par l’obfervation que j’ai rap¬ portée au J. précédent. Il y a, avons-nous dit, une efpèce de chûte de matrice , daiis^iaquelle ce vifcère éft renverfé , comme un fâc que- l’on retourne , de manière que fa face intérieure- dè- vient extérieure-; 5c dans ce cas-, 'fon’ orifieè in¬ terne refte caché dans le vagin ôc ne fe préfence point aux yeux ( voy. fig. 3. B ). Telle -eft -, ou¬ tre le grand-nombre d’exetoples que-i-ai--oitéS3 celle que Genfelius a guéri , êc dont îTâ, puMlé l’hiftoire- (5). Comme dans ces fortes de cas-, da matrice fe-préfente fous l’afpeâ d’une 'moîéy ôà maffe de chair fanglante & hideufe , iî n’eft pas () C’eft ce qui a été obfervé çar Ruyfch loc. clt. « adverfar. anaî. decad. II. obf. X. pag. 37. 38. MauricHih njalad. des femmes , liv. II. chap. VI. Sc dans fes 0“- fervat. 355. 685 ; Stalpart-Fan-der-Wiel , obferv. rar. cent. I. obf. 97. On en trouve auffi des obfervatioîï dans divers endroits des Mêl, des Cur. de la Nat. , , cites* Ve la 'chüte de matrice. 177 cités. Il faut donc faire au plutôt cette réduc¬ tion j le moindre délai feroit dangereux {a). y- : Ainfî donc , dès qu’on s’apperçoit que la ma- Çare de là trice eft tombée avec l’arrière-faix, ou fans lui ^ le Chirurgien ou la fage -femme , après avoir fait renverfe- fortir l’urine de la veflîe, dont le trop 'grand vo- lume pourroit -former un obftable à la réduc¬ tion , fera caucher la malade fur. fon dos , l|ps hanches élevées .& les cuîlTes écartées , de la mê- tne manière que je l’ai prefcrir au chap.iiCLIf. §. XIV.', !! prudemment l’arrière-faix avec les doigts 9 fuppofe quhi’fo ir . encore adhé¬ rent à la' matrice: j & repouffera: doucement celle- ci avecvlammmrdans fæ place naturelle. La mé¬ thode la eplüs commode -confiée à pouffer: la partie dé la matrice qui eft tombée. , figi 3- lett. C , d’abord: aveclles trois doigts du milieu y dans lè vagin:, ÔC-enfuîte avec toute la main' dans le bas-ventre. ...Gn: fermera enfuite ia' main , on la tiendra ^pendant quelque tems , dans cet - état en dedaris-:^i jùfqu’à. ce queda matrice ait repris la figure qu’elle'ia ordinair^enr'dans les accou¬ chées , après iquoioii la retirera.; Cette opération réuffit alors avec d’autant plus de; facilité que , dans lés premiers inftans 'qui fuivent l’accouche- (aj Je penfe qu’il faut mettre au nombre desças lçs plus rares., celui que rapporte. Sanien , d’un ;renverïe- nient de matrice caufé par- une' ekcroiflance formée dans fa cavité.' Fabrice d" Aquapèndéàte^ recommande^ -, pour la guèrifon de la chute de. matricè, pag. tSi , des médicamens.connaires à ce vifcpr^jî Çe -qui me paraît âbfurde. Il veut énfuite qu’on la. reduife au moyen d’une hougie , & qu’on l’affujetiifle enfin avec une bande pour l’empêcher-de retomber. r Tom. IV. " M '178 Inst, de Chir. P. U. Sect. V.Ch.CLVU, ment , l’orifice de la matrice & le vagin font fort dilatés. Après avoir réduit la matrice , de ij manière que je viens de l’expofer 8c lui avoir rendu fa forme naturelle, on tranfportera la ma- lade dans fôn lit , 6c on l’avertira férieüfetnent de garder un parfait repos , 8c de tenir les jatn- bés ferrées ; car ces deux points fuffifeut quel- queifçyis pour la guèrifon. Il ne fera cependant ^as' inutile deitenir pendant quelqué tems l’entrée du vagin fermée avec des compreffes 8c une -bandeeconvenable , de peur que les douleurs .qui fuivent l’accouchement j une toux , des éter- mueraens un -peu "forts , ou quelqu’autre caufe iemblable n’occafionnent une nouvelle chute de -i’uterus. Par ces moyens , l’orifice de la matrice, -Sc îa.matrice.elle-raême., fe reiferrent peira-peu, ;de manière que celle-ci. ne;fçauroit fe renVerfer ,6c retomberjde irouveau , ÔC que le mal effainfi ; parfaitement guèn Lorfque dans les chutes de •matrice ce vifcère xefte trop- long- tems hors du rcorps ç,; la malkde.i meurt pourd’ordinaire en très- ipeuTde cem£,?commede .prouvènt:def,ibbferva- • tions Ldg.fli/dgn .,-.dhji^âlp4rtij de - Euy/ch , , de- Saviaîdn. & de plufîeürs .autres: Aii- i leurs célébrés. que q’ài.:Gités ; card’utérus eftalors ^ tellement xiorapntrié par fon aûûcQLyj^ntàe^ii- -3cère s.’enflammeL bientôt , .8c que, faîreduâàen de¬ vient impofiîble : le fang qui s’y arrête êc s^ “corrompt y àttirèTa gàhgrérîé’,“^'îp la fai^ ^dé^pfès, 'Si cépqhdântydorfquè le .Ghîrurgiéii,# yappellé, le rrîal na point encore '^afféz ifait de ^ progrès pour, ipter. toute . efpér.ançp -,i dodoit ■ tacher à combattre l’inflammation de la maut - -éè; , 8c s’efforcer de la réduire dé'plutôt poffihl^^ , IP fera donc d’abprjd ü aihplé fai^êe, ^ 'fera rurine contenue dans la veflie , -qui J)E LA CHUTE DE MATRICE.- 179 iliftendue pbürrôit s’oppofer à la reduûion. Ayant eofuite fait limer la malade de la ma- ,jjière que je l’ai prefcrit ci-delTus , il fomentera . fans relâche la matrice avec du lait chaud , Sc la frottera avec du beurre ou de l’huile tiédes ; ou bien il y appliquera des cataplafmes émoi- liens & refolutifs , jufqu’à ce qu’elle foit deve¬ nue aflez molle & glilîante pour pouvoir être réduite de la manière dont on l’a dit (<2) : li on ne fe hâte de faire cefte reduftion , on ne peut guère le flatter de guérir la nïalade : tout au¬ tre moyen efl: inutile . fans en excepter la liga¬ ture 6c l’extirpation de la matrice , que quel¬ ques Auteurs ont propofées dans ce cas (è)^ Ruyfch laTppone , en 'elFetj l’exemple d’une ma¬ trice qu’un Chirurgien voulut lier ôC extirper ; mais l’opération eut un très-mauvais fuceès , la malade mourut peu de tems après (cp (fl) II m’eft quelquefois venu en penfée , fi dans ces cas défefpérés , où la matrice eft gonflée & enflamniée , on ne pourroit point par hazard employer les fcarifi- cations avec le même fuccès qu’on les emploie dans les autres inflammations menacées , de gangrene r dans la vue de les dégorger du fang qui.y eft arrêté 1 Je penfe qu’on ne feroit point mal d’efiayer ce moyen de guè- rifon; car , .dans les maux défefpérés , il vaut mieux employer un remède douteux , que -de n’en faire au¬ cun , fur- tout , Iprfque les fecours ordinaires n’ont pro- duit aucun effét- (i) Cependant en 1745 , Dieteric, Méd. de Ratisfaonne, a été témoin & a publié Phiftoire d’une chute de ma¬ trice , dans laquelle on fit l’extirpation de ce vifcère, après l’avoir. lié au moyen d’une éguille enfilée, Cette opération fauva la vie à la malade , qui recouvra une parfaite fanté. “ . (c) On peut encore voir dans les dernières obferva- tions de Mauriceau, obf. 138 , l’exemple d’une matrice tenverfée qui fut réduite avec fuccès. ' M ij 1 So Inst» de Chir» P. IL Sect. V. Ch» CLVU VI. Cequiarrl. Le danger n’eft point, à beaucoup près auir TatlicSea lorfque la chûte de matrice n’arri4 pas point renver- dans le tems de l’accouchement , mais dans d’au- très circonftances ; qu’elle eft produite feuleméiit par la foiBleffe de fes ligamens gf par celle du vagin ; Sc que l’orifice interne qui' paroît en de¬ hors , marque qu’il n’y a point de renverfement* ligne qui fert à diftinguer cette eüpècé de chûtéj - non-feulement de celle qui eft accompagnée de renverfement , mais encore des fungus ou ex- croiflances qui fe forment dans le vagin ( voy. ci-deflus §. IL). Dans cette efpèce, en effet, les parties ainfi relâchées rifquent beaucoup moins de s’enflammer & de fe gangrener que dans l’autre : cependant lorfqu’on néglige trop long-tems de la réduire , elle devient non-feule¬ ment très-incommode ; mais elle caufe encore bien fouvent une difficulté d’uriner , de vives douleurs aux hanches, l’exulcération de la matii- ce , 8c quelquefois même l’inflammation & la gangrené , mais plus fouvent le skirfe 8c le can¬ cer. Daiileurs , plus on diffère la reduéfion, plus elle devient difficile , parce que la matrice ac¬ quiert fouvent un très-grand volume, 8c qu’il eft alors fort difficile de la faire rentrer 8c de la retenir dans fa fituation naturelle ,; fans le fe- cours de certains inftruraens particuliers (a); car on ne peut guère empêcher qu’elle ne retombe lorfque la femme marche , fait quelque mouve¬ ment un peu fort , touffe ou éternue , fi on n a (d) Parmi beaucoup d’obfervations qui le démontrenfi on peut voir celles de Ruyfch St de Saviard , que j’ai tées ci-deflus. - De la chute de matrice. i8i 5a précaution de la contenir avec des compref- {es &L une bande , un lien , ou quelqu’autre mo¬ yen convenable. La réduction, au relie, n’eft d’au¬ cun Recours li la matrice eft déjà gangrenée ou afiêâée de cancer , comme on peur s’en convain¬ cre par l’obfervation IX.. de Ruyfch ; cet Auteur , affure même qu’elle ne fert alors qu’à augmenter les douleurs ÔC les autres accidens. VIL, Si donc le cancer ou la gangrené n’ont point Curadoa»- encore gagné la matrice , le Médecin doit fe propofer deux indications principales ; la pre¬ mière conlifte à réduire la matrice dans fa lî- tuation naturelle ,, & l’autre à empêcher avec foin qu’elle ne retombe. Quant à la première , il eft bon de remarquer que 11 la chûte n’eft pas fort ancienne , & que la matrice n’ait pas déjà acquis un trop grand volume, on la réduit or¬ dinairement fans beaucoup de peine ; il n’eft queftion que de lîtuer la malade comme je l’ai dit ci-deftlis ( voy. §. V. }, c’eft- à-dire de la faire coucher fur le dos , la tête baffe , les feffes re¬ levées, & les jambes écartées , ôc de pouffer alors la matrice dans le bas - ventre avec les doigts ou au moyen d’une bougie un peu forte : . on a même vû des femmes affligées de ce mal , fe faire elles - mêmes cette reduâion avec la dernière facilité ; mais lî le mal eft déjà trop in¬ vétéré , GU du moins li la matrice a déjà acquis trop de volume pour qu’on puiffe la réduire aî- fément , on aura foin , pour rendre cette reduc- -£ion moins difficile , d’y faire auparavant , pen¬ dant quelque tems , des fomentations réfoluti- *^Ês , & de vuider la veffie & les inteftins ; quant à M iij 1 8 2 Ikst, de Chir. F. JL Sect. V. Ch. CLVll, la fécondé indication , qui confîfte à retenir en place la matrice , il n’eft guères poffible de la remplir fans le fecours d’un bandage ou de queP qu’autre inftrument approprié , les tuniques du vagin .8c les ligamens trop foibles 6c trop l⬠ches de Futerus , n’étant pas capables de pro¬ duire cet eftet : il fera pourtant bon en atten¬ dant que la malade refte pendant quelques jours en repos dans fori lit , ÔC qu’elle tâche enfaite de redonner du relTort aux parties afFoiblies 8c relâchées , par des fuffumigations corroborantes que l’on dirige dans le vagin au moyen d’un tu¬ yau fpl. XXXÎV. fig. 14.)? P3r des injeâions appropriées qu’on fait dans Futerus avec une fe- ringue , 6c par des fomentations aromatiques 8c aftringentes , préparées avec le vin rouge : on aura foin enfin de contenir Futerus le plus par¬ faitement qu’il fera poffible , avec le bandage en T, que l’on paffera autour du corps, 8c que l’on appliquera fur la vulve , couverte auparavant d’une compreffe. Si par hazard U s’étoit formé quelque ulcère dans la matrice , il ne faudroit pas pour cela en différer la reduûion ; Saviard prelc|-it de la faire far le champ , faifarit remar¬ quer dans fes obfervations , que ces fortes d’ul¬ cères fe guèriffent beaucoup plus aifément lorf- que la matrice a été remife dans fa fîtuation na¬ turelle , que quand elle eft déplacée : cet Auteur n eu Gccalion d’obferver dans une jeune fille ? une grande chûte de matrice , compliquée de calcul dans la veffie : il commença par réduire la matrice , après quoi il tira la pierre , 8c déli¬ vra ainfi fa malade d’un double mal ; elle fut cependant obligé de porter un peffaire. Foy-foâ cbferv. XY. ^ De la chute de matrice^ ■ i% Vin. Si le mal eft ^éja fort invétéré 8c tellerrient Inftrament opiniâtre, que les procédés que je viens d’ex- pofer foient infuffifans , 8c que la matrice ne matrice, puiffe d’elie-même fe maintenir dans fâ fituâtion naturelle , il relie pour la contenir , un moyen très-utile , qui conlîfte à introduire dans le va¬ gin un inllrument connu fous le nom de pef- faire {a ). Les pelTaires les plus propres pour cet ufage font ceux que l’on fait avec du buis , du bois de frêne , ou quelqu’autre bois un peu dur , ou même avec un morceau de liège , que l’on enduit avec foin de cite (1»^ , & qui doivent être percés par le milieu ( voy. pl. XXXIV. fig. 6. j. 8. 9. } : on pourroit en faire aulîî pour les riches & les gens de qualité , avec de l’y voire , de l’ar¬ gent ou de l’or. Le peflaire doit être d’une gran¬ deur proportionnée à celle du vagin, dans le¬ quel on l’introduit avec les doigts le plus avant qu’il eft polîîMe ; & de peur qu’il ne vienne à (a) V. Maurkeau, obf. 40. I15. £ 1 7 ; l’obferv. 182. nous apprend qu'il ne put venir à bout de retirer avec un crochet un peffaire folide. Voy. auffi RouJJit , de Va- fage d'un peffaire nouvellement imaginé, pag. içg ; Bau^ ■hin , qui avertit que Vufage du peffaire n'empêche pas les femmes de dévenir greffes, pag. 126, 142. & fuiv. On trouvera dans le tpm. ILI. des elTais d’Edimbourg^ 313, la defcription d’un nouveau peffaire.., don¬ née par Monrro. (fi) Lorfqu’on n’a pas la précaution d’enduire ces peC- faires de cire , ils Ce gonflent quelquefois extrêmement, fe pourriffént & caufent diverfes incommodités , 8î l’on "eft même obligé de les tirer par morceaux avec des ^nettes , ce qui ne fe fait pas fans beaucoup de peine. On peut confulter fur cela , Maurkeau , obf. 182. & Saviard, jobE XHL Miv ’I S4 Ikst.de Cnm, P. IL Sect. V. Ch. CLVlî. tomber par terre en marchant , ce qui feroit fort défagréable, on aura foin d’y attacher im cordon que l’on fixera autour du corps , ôc qui fervira auffi à le tirer lorfqu’on voudra le net¬ toyer. La largeur du peflaire eft cenfée telle qu’elle doit être , lorfqu’on ne l’introduit d’a¬ bord dans le vagin qu’avec quelque peine , mais cependant fans trop de difficulté; parce moyen il tient alTez fortement Sc repouffe fuffifamment la matrice ; il y a des cas où l’on eft forcé d’en employer qui aient le double de la largeur ordi¬ naire {a) : au refte , les peffaires doivent être percés à leur milieu , pour qu’ils ne s’oppofent point à l’écoulement des régies , & des autres immondices qui fortent de la matrice. On doit donc regarder comme très-imparfaits Sc très-in¬ commodes 5 les peffaires qui , comme celui de la fig. 10 , ont à peu près la forme d’un -40^ 115. zij. De LA CHUTE DE MATRICE. iSj ^fte , lorfque ces peflaires font bien faits , loin qa’on en éprouve aucun accident fâcheux , on les porte au contraire prefque fans incommo¬ dité, quand on y eft une fois accoutumé. Il eft à renjarquer enfin qu’on a vu des femmes affligées de chûte de matrice, en être délivrées par la grofflelTe , voy. Pechlin obf. 20. & Sa- viard obf. 1 2 ; car le volume de la matrice l’em¬ pêche alors de defcendre. Cependant la grof- kSe ne produit pas toujours cet effet, comme l’atteftent Mauriceau , obf. <5. 67. 95 ; Schelam* mer , dans les mêl. des cur. de la nat. decad. IL an. IX. obf. 149 ; Hunerwolff ibid. decad. III. an. I. obf. 114 ; Saviard , obf. XV ; Nolet , obfervat. curieufes , obf. 7 ; 5c Widmann \ ephémer. des cur. de la nat. cent. VIII. obf 98 ; ces Auteurs ayant eu occafiôn de voir , dans des femmes greffes , l’orifice de la matrice hors de la vulve, & de toucher même la tête du fœtus. IX. Saviard parie dans quelques-unes de fes ob- fervations , d’un peffaire d’acier , élaftique , qu’il trouve fort fupérieur à tous les autres , qu’il regarde comme très-propre , à contenir la ma¬ trice dans fa fituation ; mais il ne dit pas un mot de fa figure , de fa ffruéfure, ni de fes dimen- fions , enforte qu’il eft impoftîble de les devi- (a). Goeliche , autrefois célébré Profeffeur de Médecine à Francfort- furTl’Oder , fit imprimer à fialle en 1710, une differtation fur une nouvelle méthode de réduire les chûtes de matrice , dans la- Voy. fes obfervar. XIII. U XV. Des peflat.; res de fer , élaftiques. ^elle ii propofe un peffaire fait avec un ' de fer élaftique , & contourné en forme de cône* il en donne même la figure , mais fort en rac¬ courci, 6c fans indiquer les dimenfions qu’ifdoit i avoir. Pour qu’on puiffe s’en former une idée plus claire , je l’ai fait graver ici pl. XXXIV. fig. | 1 1 , un peu plus grand tel peut être qu’il doit être. Il veut qu’on l’enveloppe de toile en-de¬ dans ÔC de cuir en-dehors , pour éviter qu’il ne blelTe les parties , & confeille d’attacher à cha¬ que côté de fa bafe, un cordon pour fervir à le retirer lorfqu’on le jugera à propos. Pour 1 îe mettre en place, il prefcrit de le ferrer un | peu J puis lorfqu’il eft placé , de le laiffer aller; , il fe dilate alors, en vertu de fon reflbrt , 6c il s’applique fi exaâiement contre les parois du , vagin, qu’on n’a plus à craindre fa chûte , ni même celle de la matrice. Il avoue , au refte , j qu’il n’en a jamais fait l’épreuve ; mais il ne j doute pas de fa bonté parce qu’il lui paroît réunir toutes les qualités que l’on peut délirer ' dans un peflaire. Je crains bien cependant que ce peflaire fait avec un métal fi fufceptibîe de rouille , n’en contraâe bientôt une forte dofe dans un lieu auflî humide , & qu’il n’en foit rongé ÔC détruit en peu de tems ; c’eft pour¬ quoi je n’ai employé jufqu’à préfènt que des peffaires de bois enduits de cire , tels que ceux des fig. 6. 7. oii 8. & je m’en fuis toujours très - bien trouvé. Ve LA CHUTE DU VAGIH. tSyc c H A P I T R E C L VI IL De la chute du vagin. La chute de matrice & celle du vagin ont Différentes quelquefois été confondues enfemble , : non-, chûtes du*^va- feuiemenr par :des fages-femmes Sc d’autres gin. femrrieîètteè ignorantes: mais encore par des Médecins SC des Chirurgiens, d’ailleurs expérh mentés & fçavans {a) , qui delignoient ces deux maladies par un nom commun. On parviendra cependant à les diftinguer , .fî oii s’inftruit avec foin de ce que l’anatomie nous apprend touchant la forme Sl la flruélure de l’uterus , & fî on fe donne là peine de lire attentivement l’expo- fition des fîgnes dé la chûte de matrice que j’ai faite au chapitre précédent. J’entens parchûte- du vagin , une rélaxation de cet organe non point de i’uterus , qui , alFoibli par une caufe; quelconque , defcend par dégrés 8c fort enfin en entier , comme dans la pl. XXXIV. fig. 4 , ou feulement en partie hors de la vulve. Il y en a deux efpèces principales ; car outre le cas dont je viens de parler , il arrive quelquefois (a) Fabrice de Hilden cent. IV. hbf. 60. 61. 62, ^2pporte trois obfervations deqhûtes de matrice; mais n ne voit bien clairement dans aucune des trois, fi c’é- oit réellement une chûte de matrice ou une fimple réla¬ xation du vagin. David Fan-der-Becke , dans fon ou^- ^3 chute de matrice , releve plufieurs autres jervations non moins équivoques ; St j’en ai moi-! eme foit remarquer quelques-unes dans le chapitre ?‘£C-edent. . . ÎUST, DE Chîr. P. H. Sect, V, Ch. CLVIII que tout le vagin eft tellement relâché , qy’gjj le voit d’abord eh-dehors , conirhe ufi ' morceau de chair crue & fanglante , ayant la forme d’un anneau épais 5c plus ou moins gonflé, fui. i vant les caufes qui donnent lieu à cette chûte ou les differentes circonftances qui l’accom- pagnenf, j’en ai quelquefois obfervé de fembla- blés. Lorfque la chûte du vagin eft jointe à un gonflement ÔC à une inflammation confîdérables ce qui arrive quelquefois dans les accouchemens laborieux, ainfi que je l’ai auffi obfervé, il y a fouvent lieu d’appréhender la gangrène (æ) ; mais i fi les parties ne font que peu ou point gon- i fiées , ou que le gonflement ne foit point in¬ flammatoire, il n’en réfulte aucune incommo¬ dité confidérable , 8c l’on voit des femmes ref- ter pendant un très - long-tems dans cet état I fans le moindre danger. Quelquefois il n’y a qu’une portion du vagin qui fe relâche & s’é¬ tende ou s’allonge, à l’occafion d’un effort con¬ fidérable qu’on aura fait en relevant ou abaif- fant quelque chofe , d’un accouchement labo¬ rieux , ou d’une congeftion d’humeurs viciées , de manière qu’elle déborde & fe montre an-de¬ hors de la vulve Ibus l’apparence d’un gros fungus ou même de la matrice , dont elle imite la chûte. On trouve dans divers Auteurs (h) des esem- (a) Solingen , obf. 26. & Nolet ohf. cur. obf. V. eo rapportent un exemple. (Jb) Tulp. lib. III. cap. 33. 8c 34.' iîoonftuyi obf. chit* part. IL p. 68. Kerhring. obf. 55. Bonet. medic. fepte“^ vol. II. obf. 33. Mêl. des cur. de la nat. en divers en* droits. On trouve la defcription d’une chute énorffl de tout le vagin, dans Brendel , obferv. anat. décad.^ obf. VIL la matrice fe préfentoit même aux yeu^ au taét. On trouve une femblable obfenation, ave De LA CHU‘TE ^BV VA igÿ pies frappariS' de ces fortes ' dê felaxatiôas pün ties plas ' "mémorables eft celui 'que rapporté Meehren , èt que Ton trouve- dâns le chap. LIV. de fes obfervadons âvoê'-des figures : mais ce que je viens de -dire ■ fait ' afle'z-éomprendre que ce ne font poînt-là- des ébut^ dé' matrice , mais plutôt des' tumeurs , dés füngus, des fies, des farcomeS 'ôU-éxcroiflances charnues des parties natorélles l ,• fdon ce que ‘ j’ai-4it ci - deffus -att chap. CEVÎLôffqué fai dit Jlu£‘^ qué' cés fortes dé maux fé forment peu, ce n’a pas été fans dèfe la forma¬ tion en éftaüffi'quélquefôis très-pîompte. J’àt -vâ en effet en '1726 , une Dame 'de diftinâi'oia éprouver-^ dans- le travail dmd accouchernéiit laborieux , une -rélâxadom fi d’unè pol- tion du vagin , dans le tems que le fœtus étoit encore renfermé dans la rnattiee 5. que dès vingt- quatre heïirés -après ,' êh yiti-ioftir hors de la;'" vulve uh fiingus deux fois"groS çBmmé le poirigV - qui étoit déjà ^ngrené ^^de fôrte que 5- -quoi- • que j’eufréfart avec fiiccës Fextfaéfion dii fœtus, la malade ne laiïfa pas de mourir au bout db huit joürsî Au refte , dé ce que je viens dé dire , il réfülte j fi je ne me trompe, qü’o'n né- doit pas être^ fürpris fi des- Médecins p'eu mii fait des fîgnës- qui fervent â diftinguer la éhUte de matrice d%vec célle-du -vagin -, ont avanéé^, non-feulement qu’on a vit des- femmes fouffric l’extirpation; dél’uterüsfans eii mourir {âj .mais figures dans fès Éphém. des cûr. de la nat. cent. Vit. 8t yiii , . communiquée par -JViâtnann , fur une reia- ^tion du vagin qui reffembloit à une vraie chute de ïuatrice. , (a) rapporté un pareil exemple , ainfî que Paré to. XXm. chap. 41. ■ fî9P Inst» de Cam»V.lh Sect. V. Ch. CLViij que- çes mêmes femmes , quoique privées matrice , n’ont; pas laiffé que de concevoir eo- cote & de faire des enfans (æ). On. ne peuj- Æn .eiFet raifonnablement nier la- pofîîbilité de ^es faits , en fuppofant que la ;partie; extirpée :^n’étoit autre chofe:qu’une ; tumeur du vagin .-comme on voit dans fa, figr :5';) ou que ce ,^Q’pn a pris pour-une chute de .matrice, n’étolt ^qu’une relaxation de toute la itùniquef interne jdu -vagin, cornme dans ro,bfe’rv§tïQff:de. IFïi jnann vqy.-pl, .XXXIV, ^.fig. ,4; uîais;qu’après:nne ÆXtiipation réelle ; de Futerus iar génération, ait | encore pu fe faire- j , ç’eft ce .qüh répugne à la j riature des chofes:,,i5t les .obfërYati^^^ j quelles qn prétend . établir ce par-ad,oxie-:,%doiyeivt .être régardées qpmine. de pures fables,' II, : - Traitement. Après avoir expoféfe caraâère-^ les lignes *, de la chute du- , vagin- j , pou s avons q parler du flammation, _traitemenr qui lui convient. Je nedirafrienid de celui des tumeurs |e cet orgapf ;,0ii!pnt quel .ques .rapports avec cette chute ; j’en ai déja par- Jé au chap. CL. Lorfque le vagin dansifa çhûte , £e préfente fous fa forme d’un anngautfanglant, Jdur Sc" enflammé y , iî on ne fe hâte lËen faire Ja redudion , fl eft à craindre que- fâ: gangrené ne s’y mette, comme je l’ai vU;, ou .qu’il oe L .:0î) Tels font Moliwetn dilTert. anat;j pathol. lib. VI. .Çap, iz , Moeniçh. ohrevf.^^ plufîeurs .a-Utnex»- M^ehren réunit les témoignages dgnsTon obÇ 54* 3’aî citée. Nolet rapporte , dbferv.^V. "PèXêinpI^ -accouchée à laquelle on fit rextifpanpé^f nph, ée -matrice, mais du vagin j Se qui fiféttfuitè énfçpre des enfans. Ce font là les derniers Auteurs qui aient don¬ né de pareille^ obfervations. ' ’ ■ VÈ la CHUTE DU VAGIN. Tpî devienne skirreux ; le danger ell: moindre fi cet anneau eft mollafle & fans inflammation. Si donc le vagin n’eft point encore enflammé , on le réduira en le pouflànt avec les doigts le plus avant qu’il fer^ poflible , ce qu’on fait fur le champ , ou après y avoir fait auparavant pendant quelque tems des fomentations réfolu- tives & fortifiantes : on recommandera enfuite à la malade de relier pendant plulîeurs jours de fuite en repos dans fon lit , 8c de tenir les jambes Jèrrées ou croifées ; ces moyens fufS- fent quelquefois. On fe trouvera très-bierî ce^ pendant de faire pendant ce tems-là fur les par¬ ties naturelles j^des fomentations avec des plan¬ tes toniques j réfolutives f aromatiques êc as¬ tringentes bouillies dans du. vio rouge, ou avec un mélangé id’eau de- chaux & d’eau de vie,oa enfin avec, dé l’eau- de vié Camphrée. Gn -ne négligera point en même : tems les fumigations aromatiques avec le mallich , i’ôliban , la myT- the, le fiiccin & autres drogues fembiables , qu’on dirige dans le vagin: aii moyen d’un ei tonnoir. 6c .d’un tuyau propre. à cet ufage pl. XXXiV.~-fig. 14 ; on finira par ferrer- exac¬ tement la.vulve avec le bandage en T. on- par¬ vient, quelquefois par ces-‘ moyens à rendre aux vagins relâchés? fleur réflbrt: na'türél , fur - tout fi le mai e^irâcent, ^ 1’(>h y joint^’ufage -des remédesoin'ternes apinoprtés ; lès- eau-x mi¬ nérales, •& fur ’-toütfles'ferrügineufes thermales ou acidulés , produifent;dés 'effets merveilleux dans certains cas. Mais lî le mal ell déjà li fort invéférég qu’il éludé l’aâiôn dé tous ce“s diïFé- rens remèdes , je ne connois rien de plus prO' pre à l’adoucir 6c à prévenir les accidens fà- oheux qu’il pourrait entraîner , que fl’ufagé Ha- Traitement Sans le cas d’inflamma¬ tion & de gangrène. bimçl du bandage dont je viens de parler • jDandage artifiement fait , mettra la malade en état de remplir à peu près toutes fes . fondions fans avoir à craindre la gangreno.bu le skirr^ I î I. Mais fi on s’apperçoit que rinflammation foit déjà de la partie , on s’attachera u la combattre avant de fonget; à réduire le vagin , non feule- ment par les médicamens , externes , tels que les fonien.tations êc les/jeataplafmes difcüïEfs mais rencore par un jufage méthodique des: re-^ médes internes appropriés Sc de la faignée , ea un mot 5 par, les mêmes fecou'rs, qu’on: emploie conimunémênt- contre les autres inflan^ations'; dès qu’on aura réulfii à- .la calmer ?^' on procé¬ dera à la reduftiptt; j-ôc on fuivra de. rèfte du traitement que j’ai: détaillé ci - deflusi. Si on fe compprtoit autrement., qu’on; voulût réduire le vagin, avant d’avoir fuffifammeflt.ahâttu ritt- flammation , on rifqueroit d’attirèrla gângrene fur la partie Sç de tuer la malade en très-peu ,de; rems. Lors, cependant qu’il refte .encore un peu d’inflammation , on peut ordinairement ten- rer la reduélion fans danger ; la chaleur natu¬ relle du corps achevanr de la- refoüdre , lorf- qu’une fois le vagin a été remis>en,plaçe. Enfin fi le vagin efl: déjà en proie à la gangrené , ce qu’on reconnoîtra à fa- noirceur fciàifa puao- tpur-j'On fe hatera d’y faire. de.slfcârifications Se des fomentations dpirituèüfes , 3l;3Ü’einployer (ayHornîus, Méd. Suédois, dans fon ouvrage fur les ac- couchemens , que j’ai cité plufîeurs fois , vanté beaucoup l’application fréquente & chaude d’une faumuie lUCOt^T. D'URim DANS LES FEMMES. I95 les difFérens remèdes que j’ai propofés pour la gangrené ( part. I. liv. III. chap. XIV. ). C H A P I T R E CLIX. De V incontinence d'urine dans les femmes, 1. LEs femmes dans lèfquelles le fphinèter de Nature ûs la veffie a été afFoibii par le fejour d’une maladie, pierre dans ce vifcère , Æir-tout Iqrfqu’on l’a ti¬ rée de force , ou parles eiForts d’un accouche¬ ment laborieux , font ordinairement fujettesà une incontinence d’urine. Quelquefois auffi ce fphinâer perd tellement, fon reflbrt, indépen¬ damment d’aucun tiraillement extérieur, mais feulement par un effet de fa propre foibleffe ou delà paralyiie de fes nerfs , qu’il devient incapa- bie d’exercer fes fondions. J’ai déjà fait voir au chap. CXXXVI , que les hommes font aüflî' fu- jets à une incommodité analogue à celle-là.» Telle eft quelquefois la nature de cette ma¬ ladie , qu’elle ’refîfte , fur- tout lorfqu’èlle eft in- vétéiée , ou qu’elle dépend d’une paralyfîe , à . tous les remèdes internes & à tous les fecours chimrgicaux connus jufqu’à préfent. . II. Lors cependant qu’elle n’eft qu’une fuite de Curation^ l’extraélion forcée de la pierre , elle fe guérit infenfîblement par les feules forces de la nature ou avec l’aide des remèdes toniques tant inter¬ nes qu’externes, dont j’ai parié au chap. 158. §• 2. fur-tout fl elle fe rencontre dans de jeunes filles ou femmes ; mais fi elle eft déjà invétérée Tom. ir, N 1 94 In5t. de Chir, P. IL Sect. F, Ch. CLX. fi la malade eft avancée en âge , ou que les re. médes dont je viens de parler ayent été em¬ ployés- fan& fuccès y les Médecins^ fe font jufqu’à préfent accordés à la regarder comme incurable. On fe trouve cependant très - bien i quelquefois de l’ufage des toniques internes l des injeâions & des fumigations' aftringentes^ dont j’ai parlé dans le chapitre précédent. Lorf- que tous ces fecours ont été inutiles , Hilfcher célébré Profeffeur de Médecine à lene , propofe comme un moyen très - efficace , dans une dit fertation qu’il a compofée fur cette matière fû), un anneau ou, peffaire d’une jufte largeur jfem- Jblabic à çeM dont on fe fert ordinairement dans je cas de chute de matrice ( voy. pl. XXXIV. £g. 6. J. 8.) ; çé peffaire , introduit dans le vagin ^us ruretbr.e, comprime Sc ferme fï bien ce | canal { voy. pl> XXXIV. fig. 2. B G X qu’on peut xetenh ou lâcher fon urine à volonté (&). CHAPITRE CLX. Vu déchiremmt du ■gêrîné. dam Ui femmes. BJcRirement T L fuffit d’avoir quelque teinture de chinir- Sni’kTfem. Agie, pour ne point ignorer, que le périnè,ou., cet intervalle qui fépare la vulve de Tanus , peut quelquefois fe déchirer dans les femmes. Cet accident arrive ordinairement dans un ac¬ couchement laborieux , lorfque le fœtus eft gros 5 qu’il eft: doublé ÔC qu’il, fe préfente par (û) De mince incontinentiâ 4, à lene. y (b) On trouve des obfervations fur cette inah*6 4aai Mnfuriceau , fous ce titre ; incontinçnce de Decbir. du fériué d^us les femmes. -i9g les fefles , ou qu’il eft monftrueux ; le négliger ce feroit s’expofer à plufieurs fuites fâcEeufes ; il faut don? y remédier au plutôt de la manière que je vais le dire. On eommencera par laver 6c nettoyer la plaie avec du vin chaud ou de Feau-fel ; on y appliquera enfuite du bau¬ me vulnéraire, ou, ce qui vaut mieux encore", de la poudre de farcocole , de maflic , ou telle autre poudre épulotique. Si la plaie n?ft pas bien conlMérable , on tâchera alors d’en réu¬ nir les bords au moyen d’un emplâtre aggluti- natif, qu’on y appliquera avec beaucoup de précaution ; niais ces fortes d’emplâtres ne font pas d’un grand fecours lorfque la plaie eft fort, grande ; on prendra le parti dans ce cas, d’y faire quelques points de future entrecoupée , avec une petite éguille courbe Sc un fil ciré double , comme on le pratique ordinairèmênt dans les autres, plaies profondes : le refte du traitement eft, le même que celui que j’ai pro- pofé ci-deiTus pour les plaies en général. Mais une attention néceflairé ici ,rc’eft de faire refter la malade couchée , dans un parfait repos les jambes ferrées obfervant de nettoyer fon lit deux Ou: trois fois par jour jufqu’à ce que Fon voie yque la plaie eft cieatriiee. On coupera alors les: fils avec des cifeaux , 6c on les tirera: c’eftainfî qu’on guérit cette maladie ; mais lorfe qu’on la néglige dans les commencemens elle devient fouvent incurable ^ comme il confie par Fobfervation 82. de Solingen.. (a) Solingeii a VU cette négligence donner lieu à un ulcère d’un très - mauvais caraftère , obferv. 81.' 1^6 ÏNïîr. DE Chié. F, U. Sect. V, Ch, CLXl, VJ VJ VJ VJ VJ '-•J VJ J VJ VJ VJ VJ VJ Vj w Des maladies de F anus & des opérations que Von fait aux environs de cette partie. CH A PI T R E C L X 1. Des Clyfieres, L CîySeres f | « Qut le monde fçait qu’on donne fpéciale- a^eTane vef- clyjîeres aüx inj'eôions 5e. que I on fait dans i’anus , pour remplir diverfes indications. Ce terme dérive du mot grec xxéo-Foj laver : lés Grées lés appelloient enamata , mot qui répond à celui d’injeâions , &. les Romains lotiones {a) au rapport de Celfe, d’où vient , fi;je ne me trompe , le nom de lavement que les François leur ont auffi donné. En Allemagne & en plufîeurs lieux de la Hollande , on fert pour cet effet d’une veffie de veau , de cochon ou même de bœuf , percée de deux ouvertures diamétralement oppofées ( voy. pl. XXXIV. fig. 12. A A. ), petite pour les^-enfans , mais plus grande pour les adultes, & capable de -contenir une -livre de liqueur. On adapte à l’une de fes ouvertures un tuyau ou canule B B qu’on y aflujettit exaârement , & on lie la veffie derrière ce tuyau avec un fil affez fort (a) J’ai été furpris de ne trouver dans aucun Lexicoa de médecine, ni dans aucun autre. Diftionnaire, cette fignification du mot lotiô. On ne le trouve non plus employé dans ce fens dans prefque aucun ouvrage de Médecine. Des Clfstere s. 197 C C J pour empêcher que la liqueur ne forte la velTie avant le tems : l’autre ouverture, fert à recevoir la liqueur propre à remplir l’in¬ dication qu’on fe propofe. Lorfqu’on a rempli la veffie , on lie auffi cette autre extrémité ou partie D , de peur que la liqueur ne fe repande avant qu’on l’ait injeâée dans l’anus. Tout étant ainli préparé , on graifle d’huile ou de beurre la canule , & on l’infinue avec précaution dans l’anus du malade , que l’on fait coucher fur le côté la tête panchée : le Chirurgien défait alors le nœud , qui ferroit la veffie auprès de la canule C , & il prefle fortement avec fes mains le corps delà veffie A., ce qui fait entrer la liqueur qu’elle contient dans les gros inteftins ; on retire en- fuite la canule, & on recommande au malade de fe tlnir pendant quelque tems encore couché dans la même.fituation, jufiju’à ce que les mou- vemens du remède l’obligent à s’en débarraffer ; car, comme dit Celfe, le malade ne doit point céder aux premières envies d’aller à la felle , mais attendre qu’il y fo.it forcé,. IL Au lieu de veffie -, les Hoilanddis , les -Fran* ciySeres ço!s & quelques autres peuples fe fervent d’une qu’o" donne feringue d’étain affez grande pour contenir une ringuJ^"* livre de liqueur ou un peu plus ; fôn tuyau an¬ térieur ne diffère pas beaucoup de celui qu’on adapte à la veffie ; mais on comprend aifensent^ -que cette féringue doit pouffer la liqueur bien plus preftemenr, bc avec plus de force que la veffie , 6c par conféquent bien plus avant dans Iss gros inteftins. La veffie cependant eft^plus commode en ce qu’elle eft plus portative , & qu’on peut plus .aifément la cacher en chenim , H'iij 1 Ï9? ÎNST. DE Chir, P. ÎL Sect, V. Ch. ClXî. que cette énorme feringue , & qu’elle caulé moins de douleur 6c d’embarras aux enfans 8c aux accouchées. Comme il y a des perfonnes qui, par pudeur, confentiroient plutôt à tout qu’à découvrir 8c à laifler voir leur derrière , on a 1 imaginé d’adapter à la feringue un tuyau de I cuir , de la longueur d’environ une demi aune de Paris , flexible 6c garni d’une canule. Par ce moyen le malade peut lui-même s’infinuer la canule dans l’anus , 8c fe donner le lavement, ou fe le faire donner par un autre fans fe dé¬ couvrir. On peut confulter fur ce fujet , Fabrice i de Hilden , cent. I. obferv. 78; Bartholin, hift. | anat. 66, cent. VI ; Cra^/, dans fon traité par- ' ticulier fur les clyjîeres 3 Junher , dans fa chimr- ! gie allemande 3 & Valentini ,. dans un ouvrage intitulé polychrefla exotica , pag. 89 , où l’on I trouve la figure des feringues ainfî garnies de ce tuyau de cuir, avec la manière de s’en fer- Tir. Au refte , il faut bien prendre garde que la liqueur des clyfteres ne foit ni trop froide, ni trop chaude ; l’un 8c l’autre excès {a) pourroit faire fur les inteftinsune impreflion funefte.On Juge que la liqueur a précifément la tiédeur con¬ venable ,, lorfqu’en appliquant la veflie ou la fe¬ ringue fur la joue , elle n’y caufe aucune fen- fation marquée de froid ni de chaud. I I L cidres! Pour ce qui eft de la qualité des liqueurs qu’on emploie dans les laveraens , de leur dofe 8c des cas où ils conviennent , c’eft aux Méde¬ cins aies déterminer. Cependant pour apprendre, O) Bartholin rapporte l’exemple d’une mort ciuirec par un çljfieie froid, hift. anat. y6. cent. j-. Des c l f s t e ê. e s. 1^9 ^iKioiiis aux ChirürgieHs , quëiles font lès It- ^euts lés plus propres à cet iifage , je vais f;ÿre l’énümération dé quelques-utiés ddnt parle Celfc^ * JtSi dont on poufrbit fe ifervir aüjoürd’Huî ^vèc {iiccès. Voici cë que cet Auteur dit à ce fujet ; Si oh n’a befôin que d’ün médieànient ( c’eiî- à dire d^Mn clyfière ) peu aûif , Vead commune pouf Ta ju0ire; s’il doit être plus fort , on ehiplo- yerai’hydrohiél ; s’il faut adoucir on uferd delà décàcBbh de fetiugrec, d’orge , de mauve f ou de ^elqu’autre plante émollièntë ) ; s'il fdgit de njfefrer,^ oh auira. recours aux verveines (&). L’eau de lâ nïèr ejl âcre ^ jiinjî que l'eau commune dans laquelle oh a fait dijfoüdre du fetj l’une & Vau¬ tre ejl meilleure , quand on l’a fait hoüillir ; oh la rend plus âcre encore ( c’eft-à'dire plus a-dive ) en y ajoutant de l’huile , du nitre , oû du miéî ( ou de -tous les trois enfemMe ). Plus le dyjlere ejl âcre J plus il purge ; mais il rejle alors moins dans le corps. Si on a en vue de Câimer ) Dans fa lettre de machinis fumiduchriis mtop f Hamb. i686. >(c) Exercitat. pracl. pag. 795. (d) Polyehrejla «writa, pag, yj. Des c l r s t e r e s, 205' jenfermé dans la boëte A , il en fouffle avec force la fumée E dans l’anus. Cette manœuvre doit être continuée jufqu’à ce que le malade reC- fente une forte envie d’aller à la feile ; & fi la première dofe de tabac ne fufïit pas pour cela, on la renouvellera jufqu’à ce qu’il ait produit l’effet qu’on fe propofe. Pareillement fi l’on voit que le tabac ordinaire foit trop foible , & qu’il n’agiffe point affez fortement , on lui en fubfti- tuera quelque autre efpèce plus âcre , telle que celle que nous nommons canafier ; l’obfervation m’a appris que ce dernier précepte eft de la plus grande importance ; car après avoir inutilement employé le tabac ordîtiaire dans le cas d’hernie avec étranglement , cette autre efpèce de tabac m’a quelquefois très-bien réuffi , & j’ai fauvé par ce moyen des malades qui paroifToient de- iefpérés. Ce moyen a enfuite produit de ü grands effets , tant entre mes mains que dans celles de plufieurs autres perfonnes de Part, que je n’aî jamais été obligé d’en venir à l’opération. Il pa- roît en effet que cette fumée irrite les inteftins par fbn âcreté , qu’elle les excite non-feule¬ ment à fe contraéfer , mais encore à tirer en- dedans par cette contraâion, la portion quifor^ me l’hernie. Au refte, outre Graaf, Lanioni a nncore compofé une 4iffertation ex profejfo fur ies clyjleres , imprimée à Ferrare eh i6qi. in.foL ’ , 1 204 Inst, î3e Cuir, P,ÎLSect, V,Ch. CLXU. CHAPITRE C L X 1 1. Des Suppojîtoires, entendons par fiappofîtoires , de petits ■ oires, cônes ou globules médicamenteux qu’on introduit dans l’anus dans la vue de purger. Gq les fait ordinairement chez nous avec un mor¬ ceau de favon , de fucre ou d’alun , ou avec un- bout de chandelle de fuif ; ils ont communé¬ ment un travers de pouce de longueur Sc. l’épaif- feur d’un doigt ; ils doivent cependant être plus petits pour les enfans & un peu plus gros pour les adultes. Les Apoticaires en font auflî quel¬ quefois , par l’ordonnance des Médecins , qui font appropriés à l’indifpofition Sc à l’état du malade , par exemple, avec du miel , du fel, de la poudre d’aloës , de la coloquinte 8Cc aux¬ quels on donne la forme d^un petit cône ou d’une petite iphere. Si le premier luppofîtoire tombe avant d’avoir excité aucune déjeâion , on en mettra un autre 5c même un peu plus fort ; ce que l’on continuera, fi rien ne s’y oppofe, jufqu’à ce qu’ils aient lâché le ventre. Avant de les in¬ troduire dans l’anus , il eft à propos de les graif- fer A’huiie ou de beurre ., afin qu’ils y entrent plus facilement : quelquefois au lieu de cette forme çônique ou longuette , on leur en donne une exaâement ronde ; Sc on emploie pour cet ufage des mufcardins , que l’on trouve tout pré¬ parés chez les Apoticaires , ou un morceau de beurre dur Sc falé qu’on enveloppe avec du ÜQ' ge fin , dont on fait une petite boule. Ces fortes de fuppofitoires purgent quelquefois ttss- tfES SU PP O SJ TOI RE S, 20^ i>ien ; s’il y a quelque ulcère au reftum , on emploie utilement ceux que l’on eompofe avec le miel rofat & la poudre de maftic , de myr¬ rhe ou de colophone. On fe fert enfin avec beaucoup de fiiccès , de fuppofitoires un peu forts , c’eft-à-dire imprégnés de drogues âcres 8c irritantes , pour favorifer un accouchement la¬ borieux, pourvu que le fœtus fe préfente bien, ou pour aider l’expulfion de l’arriere-faix , lorf- qu’il fejoume trop lohg-tems dans la matrice. Pour placer le fuppontoire, on fera mettre le malade dans la même fituation que pour rece¬ voir un lavement , 8c l’on enfoncera doucement le remède avec les doigts dans l’anus : quant aux enfans, on peut les faire coucher fur le dos , entre les bras d’une femme , dans un lit ou fur une table. . ^ > ri. : C H A P I T R E C LXItL De V imperforation de V anus, • TL n’eft pas abfolument extraordinaire de i des enfans 'venir au mèhde avec l’anus im-- & queliJs'^en perfore. Les Médecins leur ont donné le nom^°"^ datmœ (a). Si l’on n’apas d’abord pris garde à ce vice de conforrhâtibn , on s’apperçoit ordinai¬ rement de fon : éxiftence en ce que , plufieurs trouve des exemples'dans ïVietus , obf. med,; JJ Hilden , obf. 73. cem. I. ; Roonhuys , obf. V. ohf^' ^ vers là fin , obf. 1. 2. & 3.; Mauriceau , obferv.. de chi#:. III. & dans plufieurs autres Auteurs, 2o5 Inst, de Chir. P. II. Sect. V. ChXLXIH jours après la naiflance , l’enfant n’a encore pouffé aucune felie. On pourroit cependant en être inffruit plutôt. , fi les fages-femmes, en la- vant Sc en effuyant le nouveau né , avoient comme elles le devroient ^ l’attention de vifiter les parties honteufes , ÔC d’examiner fi elles font bien conformées ; car lorfqu’on a enfin reconnu le mal , il n’eft fouvent plus tems d’y remédier comme Roonhuys (a). 8c Petit (b) le remarquent très-bien. Le danger varie fuivant l’épaiiTeur de la membrane qui bouche i’anùs & le lieu ou eliefe trouve. Ordinairement t)n Yoit à l’endroit où devrpit être l’ouverture de l’anus , une émi¬ nence ou une petite foffètte mais quelquefois aufll l’on n’y en trouve point. L’anus n’eff quel¬ quefois bouché que par _une membrane fort mince ; mais il l’eft d’autres fois par une maffe de chair plus ou moins épaiffe. Cette cloifonfe trouve auflî , ôc les excrêmens font interceptés, tantôt à l’extfêmité du reârum tantôt à la profondeur de deux travers de doigt (c ). Dans tous ces cas , fi ori ne fe hâte d’ouvrir l’anus & de frayer un paffage- au méconium , cet ex¬ crément retenu cauferâ bientôt des coliques vio¬ lentes des; vbmiffemens j ia jaùniffe;, J des con- vulfions ^ la paffîoa; iliaque ,- ■& l’enfant périra miférablement. Lorfque le redum n!eft fermé que par une membrane ou une. péüicule charnue fort mince:, fon extrémité: efc' ordinairement marquée par une ei|)èce .deipetite cicatrice , ou (a) Obferv. V. part. I. (fc) Mèmoir. de i’Aéad; de 'Chir. ican. 1. pag. 377* ^ \c) Saviàrd rapporte des exempies.de l’un & de l a • tre cas , ob,f. 3. & en dernier lieu; le célébré » dans les Mémoir. de l’Acad. Royal, de Chirürg. w®* pag* 387. JSIPERFORATÎON DE l'anus. lOJ par les excrémens eux-mêmes qui pouffent la cloiibû en dehors. L’opération eft alors fort fée ; mais elle eft au contraire très-difficile Sc très-dangereufe , lorfque le paffage eft bouché par une chair épaiffe ou fituée trop profonde-, ment , Sc qu’on n’apperçoit en dehors aucune folTette ni faillie. Quelquefois enfin ^ comme je l’ai obfervé deux fois , tout le reâum eft en¬ tièrement bouché jufqu’au colon , ou même ce, boyau manque abfolument , ôc le canal intes¬ tinal fe termine à la partie inférieure des lom¬ bes & au-deffus de l’os fficrum ; dans ce cas , on fent bien qu’il n’y a point de guèrifon à ef-. pérer {a). Roonhuys rapporte un cas où le rec^ mm fe terminoit dans la veffie (&). On a auffi vu des filles dans lelqueiles il aboutiffoit dans le vagin j état qui eft affureraent très-digne de pitié. IL Lorfque le mal eft de nature à pouvoir être Manlk® guéri , il n’eft queftion que d’ouvrir méthodique- Couvrir P⬠ment l’anus ou l’extrémité du reâum. Pour bien faire cette opération, il faut le rendre attentif à braneoupei- ce qui fuit ; on placera d’abord l’enfant , ou on le donnera à tenir à un aide , les jambes, écar-- tées , afin qu’on puiffe voir diftinéfement l’anusi^^ & y porter les mains ; on plongera enfuite une lancette, ou un biflouri à deux tranehans , un peu plus grand qu’une lancette , dans la mem-, brane ou pellicule charnue mince qui bouche lanus , comme fi on vouloir ouvrir un abfcès (c). (<*) On voit une obfervation femhîafale dans les éphç- Gur. de la Nat. cent. IV. pas. 468. Ÿl Obferv. H, part. II. vO "oy, Seultet , pl. 45. fig. S. loS Inst, de Chir. P. II. Sect. V.Ch.CLXîU On jugera aifément que l’opération a reuffî* j: on voit auflltôt fortir le méconium , lequel ’f^ fait affez remarquer par fa couleur noire. Ou laiflera couler cet excrément jufqu’à ce qu’il s’ar- rête de lui-même ; on introduira enfuite un doigt graillé d’huile dans l’ouverture qu’on vient de faire , & on examinera avec foin li elle eft fuf: fifante. Si on voit qu’elle foit trop étroite , il èft néceffaire de dilater la plaie fuivant fa lon¬ gueur 5 en haut , en embas , ou dans ces deux fens à la fois , félon qu’on le jugera convenable- ou même de faire une autre incilion qui coupe tranfverfalem^ent la première ; par ce dernier moyen , on donne plus parfaitement à l’anus la forme annulaire qu’il doit avoir. On attendra alors de nouveau que l’enfant fe foit débarralTé du refte de fes excrémens ; après quoi on intro¬ duira dans la plaie , pour empêcher que fes bords ne fe reprennent , une alTez groffe tente , char¬ gée de quelque onguent vulnéraire , & liée avec un fil affez fort ou un cordon , qu’on laiffe pen¬ dre en dehors , pour pouvoir la retirer fi elle venoit à s’enfoncer dans le reélum. A chaque Telle que l’enfant pouffe , il eft à propos de chan¬ ger cette tente, 6c l’on en continuera Tufage jufqu’à ce que les bords de la plaie foienrcica- trifés , 6c qu’ils ne rifquent plus de fe coller en- Temble. Vers la fin cependant on fubftitueraun onguent defficatif , tel que celui de cérufe , à l’onguent r vulnéraire , dont onfefervoit aucom- 'mencerhent. Au lieu de tente , Fabrice de Bilàcri fe fervoit d’une canule de plomb frottée d’on¬ guent de cérufe (a). Pour empêcher que la tente ne tombe , on la contiendra au moyeri d’uoe comprs^® (a) Ofaferv, 73, cent. I. 1 MPERFORATION de L* a N us. 209 coropreffe & du bandage en T. Si par hâzard, le fécond ôC même le troifième jour, on s’ap- percevoit qu’on n’a pas fait l’ouverture - affez grande , il ne faudroit point héfiter de l’agran- Au rèfte, la précaution de préparer auparavant ii ne font l’annareil , dont j’ai ii- fouvent fait fentir la né- pf^pa- cefEté dans les autres operations , eft mutile ici; avant de faire elle pourroit même être préjudiciable y car l’en- i’inciüon. fant ayant, fouvent paffé plufieurs jours dans cet état, ôt,fe trouvant peut-être déjà très-foible, le moindrè délai feroit dangereux. Comme l’é¬ tat où il fe trouve réduit , exige que l’on fe hâte de le fécourir, on ne fgauroit en venir crop - : promptement à l’opération : pendant que lê me- , çonium s’écoule-^ on aura d’ailjeursr tout |e tems néceflaire pour la préparation de rappare-iL' ■ I V. - ^ ■ Lorfqiie , f’anus' eft fertqé, par une membrane Manière épaiffe,,toapar une. raafte dé chair, il eft beau- ciSS^orf- coup plus -difficile de lauver l’enfant (a) ; mais qu’eiie e& il vaut encaré, mieux alors faire^ tentative inutile , que de l’abandonner fansliecours à une mort certaine : /Voici de quelle manière on doit procéder dans ce cas. Ôn . tâchera d’abord de découvrir avec le doigt , quelque veftige du rec¬ tum, indiqué par une foffetre ou cavité ; on mar¬ quera enfuite. avec de l’encre le lieu où on l’aura fentie, St Pon y plongera l’inftrummnt à la pro- î rapporte un cas de cette nature , part. trouve auffi des exemples femblabJes dans , optra 'orjrüfa-, pag. 616. & dans Petit , Mémoir. « 1 Acad. Roy. de-Cfairurg. lom. I. pag. 378. •‘Ofn. ip, O ilo In St, DE Chir. P. IL Se et. V. Ch. CLXIU fondeur d’un tavers de doigt : fi le méconilim ne coule point encore après cette première in cifion, on portera de nouveau le doigt fur ig folTette , Sc après l’avoir reconnue , on conti¬ nuera l’incifion , d’un feul coup ou à plufieurs reprifes , jufqu’à la cavité de l’inteftin , en ob- fervant de ne pas tourner la pointe de l’infiru. ment vers le pubis ou la veffie , mais du côté de Tos facrum. Sans cette précaution onrifque. roit de percer la vefiie dans les garçons, 8c le vagin , ôc fouvent même le vagin 8c la veffie tout enfemble dans les filles. Quant au refte du traitement , on fuivra ce que j’ai .dit âu §. Ü, ■ Lorfqu'il n’y Lorfqü’on ne trouve aucune, trace du reâum, gsdrreaum” O® doit éonclufre que fon extrêmité'èft dépour- Vüe de cavité , ou même que cet mteftin man¬ que êntièrément , àinfi que -j’ai- eii dccàfion de l’obferver ; 8c dans ce cas la guèrifon efi im- poflîble , ou du moins trèsr difficile. Mais abrs même il ne -faut- point abandonner d’enfàlit à fdn malheureux -fort , mériter, ^par- là le re- - ; : prêche d’avoir mieux aimé fefterfpeéiàtèur oifif ■ d’une mort jugéë inévitable , que dé' tenter un -remede douteux. On prendra donc: le parti de plonger dans rëndroit qui parbîtra lé plus com¬ mode 8c le moins dangereux, un troifear ( vo/* pl. XXIV. fig. i. ou un ’biftouri étroit , qu’on enfoncera avec précaution dans l’anus , jufqu^ ce qu’on voie , par la fortie dés 'cxcrémens, qu’on s’eft héureufement fait jour dans la ca- , viré de l’inteftin (a). Cette ouverture étant faite. (a) On voit un cas femhlable dans Saviard, oU‘ V ce Chirurgien fut obligé de plonger le bifioun a JmPÈRFORATIÔîJ de l'aeue. zïf on la dilatera avec un biftouri, haut Sc bas, au¬ tant qu’on le jugera convenable ; on laiffera cou¬ ler le méconium ; & fi l’hémorragie eft confi- dérable , à caufe du grand nombre de vaiffeaux coupés , on travaillera à l’arrêter : on infinuera donc dans la plaie une affez grofie tenté , liée avec un cordon , Sc chargée de quelque médica¬ ment aftringent , l’on fuivra le refte-du trai¬ tement que j’ai propofé ci-deffus. Douze ou vingt-quatre heures après , on aura foin de tirer cette tente, à moins qu’elle ne foit déjà tom¬ bée d’elle-mêrae , après avoir efiuyé la plaie on y en mettra une autre chargée d’un digèftif , & quelques jours après d’un onguent defficatif , ou , au lieu de cette dernière , une canülé dè plomb jufqu’à parfaite* oicatrice. Si malgré cette incifion profonde on ne peut parvenir jufques à la cavité de l’inteftin , il ne-refte plus aucun ef- poir, 6c l’enfant ne peut manquer de mourir après avoir été long-tems tourmenté par un vo- miflèment de matières fécales & par des con- vulfions (æ). profondeur de trois travers de doigt , mais ü fauva l’enfant par ce moyen. PenV , lôc. dt. , en rapporte aufli plufieurs de cette nature, & propofe,à mon exemple, ( t'oy. les ephemer. des cur. dé la nat. cent, IIL & IV. ) un sroifcar qu’il décrit avec quelques correftions^, qui confiftent principalement en deux rainures particulièresî. mais quoique cet inftrument paroiffe efFeftivement très, propre^ à remplir l’objet qu’on fe propofe , H n*a- pas- mieux réuffi que le biftourî ordinaire ; & tous les ea- fans auxquels on a fait- l’opération par l’un ou l’autre de ces inftrumens , font également morts ; ce qui prouve l’extrême danger de cette efpëce de vice de confor¬ mation. (a) On en trouve quelques exemples dans Roonhuys^ 2. obf. 2. & 3. Obfefva- tlons particu îières. a 1 2 Inst* de Chir* P. IL Sect, V. Ch, ClXllL VI. Roonhuys rapporte dans la féconde partie de fes obfervations , ( appendix , obf. I. ) l’exemple d’une fille âgée de quatre mois , dont l’anus étoit percé à la vérité , mais par une ouverture fi petite ôcfi étroite, que fa mere étoit toujours obligée de lui tirer les excrémens avec fes doigts & qu’elle ne pouvoit les faire fortir qu’avec beaucoup d’efforts. L’anus s’étant enfin tellement tuméfié, par un effet peut-être de ces compref fions réitérées , que les excrémens furent abfo- lument retenus, le ventre fe gonfla, il furvint des douleurs atroces avec fièvre 6c anxiété, 8c la malade parut dans un très-grand danger. Cet Auteur fe hâta d’incifer l’anus avec une lancette, êc de dilater enfuite la plaie de chaque côté avec des cizéaux ; il fortit alors un^ quantité extraordinaire d’excrémens , le ventre fe defen- fla, les autres fymptômes s’appaiferent, Sc la plaie fut conduite à cicatrice par la méthode que j’ai expofée au § 2. 5cuZte£ rapporte auffi {a) l’e¬ xemple d’un anus . dont^l’ouverture étoit trop petite. Dans quelques filles qui naiffent avec l’anus bouché , les excrémens fe fraient une rou¬ te par le vagin ; ce vice n’eft pas ordinairement fufceptibie de guèrifon ,, la malade efi affli¬ gée toute fa vie de cette dégoûtante Sc fâchcu- fe incommodité. ’■ (û) Dans fon arfénal de chirurgie, obf. 71. De la chute du rectum. 215 CHAPITRE C L X I V. De la chute du rectum , ou du fondement, I. Le teélum fe relâche quelquefois tellement Nature -de dans les enfans , 5c même dans les adultes , qu’il tombe de la longueur de plufieurs travers de doigt, d’une palme, ou même davantage ; l’e¬ xemple que cite Murait ( a) eft remarquable. Cet Auteur a vu eet inteftin fortir de la lon¬ gueur d’une aune , dans une femme après un accouchement laborieux, & Saviard d’un pied dans un enfant. Cette maladie eft non-feulement très-incommode , mais fouvent même très-dan- gereufe , fur-tout dans les gens de travail &: les voyageurs ; car l’intehin s’enflamme quelquefois, • fe tuméfie 8c fe gangrené , ou il y furvient un cancer ; malheur dont on trouve un exemple dans les obfervations de chirurjie de Meekr&n .^ vers la fin. - IL Il -eft hors de doute' que ce mal dépende pri- Caufe.’ mitivement du relâchement excelîif ou de la foiblefle du reâum^ cette caufe efl: enfuite mife «0 jeu par les cris des enfans , le tenefme,, les fortes douleurs , des hémorroïdes, la diflênterie , les pierres êc les ulcères de la veffie , un ac¬ couchement laborieux , les efforts que l’on fait pour aller à la garderobe , par d’autres chofes femblables. €«}Msl. des cur.de la naî. decad. 2. .an. I. pag.air. O iij 214 lNST,DECmR,PAl,SECT,F,CHXLXlV. 1 1 1. Pfognofiic. Si le mal eft réce^nt on le guérit pour l’or, dinaire avec facilité ; mais plus il eft invétéré plus la guèrifon devient difficile , fur-tout dans les fujets foibles & mal conftitués : s’il dépend même d’une foiblefle ancienne & habituelle du leétum , il réfîfte communément à toutes fortes de remèdes; enfin fi i’inteftin eft déjà tuméfié, durci , gangrené ou affeété de cancer , l’unique moyen qui refte , c’eft d’y faire des fomentations adouciflântes calmantes , ou d’extirper toute la ipartie qui fort , fi on peut le faire fans dan¬ ger ; par exemple , fi la chûte n’eft formée que par une portion de l’inteftin , de la même ma. ' nière que je l’ai propofé pour les tumeurs 6c pour la chûte du vagin. ï V. Mjffiîèrefie Un Chirurgien appellé auprès d’un malade Saaion de^' de ce mai, ne doit pas perdre du tems finjgtin. à s’informer de la caufe de la maladie , ni à préparer l’appareil , mais procéder tout de fuite à la réduétion de l’inteftin ; car plus il refte en-dehors, plus il fe ’turhéfie 6c s’enflamme , 6c plus il efl: eriffiite difficile de le faire rentrer. Voici de quelle manière fe fait cette reduéfion: ayant fait coucher le malade à la renverfe fur un lit ou fur une table , on fomente i’inteftin , iùr-tout fl fa furface eft déjà féche , avec une •éponge ou une comprefife trempée dans du vin, de l’eau de vie , du lait ou de l’eau Ample qu’on a fak chauffer pn paflê enfuite dans fa cavité deux doigts enveloppés d’un linge fin , & on le pouffe doucement dans fa place naturelle, delà même façon que j’ai prpfcrk de rentre/ De la chute du vagin. ii$ xin inteftin qui fort par une plaie du bas-véntre. On en vient pour l’ordinaire aifément à bout , ^ le reâuriî n’eft point encore tuméfié ni en¬ flammé ; mais s’il y a déjà un gonflement 8c une inflammation confidérables , il faut faire pré¬ céder les faignées ôc les fomentations réfoluti- vesj jufqu’à ce qu’on ait calmé ces fyraptômes. La reduâiion eft quelquefois fi difficile , qu’un Cbirurgien n’en peut venir à bout feiil, & qu’il cft obligé d’en appeller un autre à fon fecours (û). Lors au contraire que le mal eft produit ;par une foiblefle habituelle du reélum , qui alors tombe fouvent toutes les fois que l’on fe pré¬ fente au baffîn , les malades peuvent fe faire eux-mêmes la réduâion de l’inteftin fans le fe¬ cours du Chirurgien , ou du moins celui - ci le fait rentrer alors fans aucune difficulté. Il n’eft ; donc queftion dans ce cas , que de fortifier le redum par des remèdes toniques , & de le con¬ tenir de manière à en prévenir la rechûte. ■y. L’art l’înduftrie du Chirurgien font bien c^tenTr^f* plus néceffaires pour donner du reflbrt à l’intef- boyau aprè* tin , le contenir & l’empêchej ainfi de retom- réduâioju. ber .5 que pour en faire la réduârion. Or voici de quelle manière on doit s’y prendre : on pré¬ parera avant toutes chofes , deux comprefles fort épaifles , l’une longitudinale qu’on applique au tnilieu des feffes fuivant fa longueur , l’autre quarrée que l’on pofe fur la première pour ap¬ puyer fur Tanus, & que l’on contient avec ie bandage en T , qui doit être de toile de fil ou de coton. On n’appliquera pas ces comprefles (05 Ÿoy. Saviard ^ obferv^ O iv Z I é Inst, de^hir, P. IL Sect. V. Cti. CLXlV, à fec , mais trempées dans quelque décodioa tonique chaude ; celle qu’on fait avec la racme de biftorte ÔC de tormentille , l’écorce de gre- nade & de chêne , les noix de galle , des feuille de chêne & autres drogues femblables bouillies dans le vin rouge , eft excellente ; on en fomen¬ tera l’intehin de tems en tems , c’eft-à-dire tou¬ tes les fois qu’il retombera , ce qui arrive, comme je l’ai déjà dit , à quelques perfonnes che2 qui la maladie eû fort ancienne , toutes les fois qu’el¬ les vont à la felle , qu’elles marchent ou qu’el- îes font quelque effort. Si le relâchement eft très-confidérable , on fe trouvera très-bien de faupoudrer l’inteftin avec le maftic , la colopho- ne 5 le cachou , le fang de dragon pulvérifés & autres drogues femblables , après qu’on y a fait les fomentations dont j’ai parlé , avant de faire la réduélion & d’appliquer le bandage (a). Les -clyfteres corroborant , que î’cn prépare avec la décoâion des. herbes toniques , aromatiques & aftringentes dans le vin rouge , & fur- tout celui qui eft connu fous le nom de pontac , h’ont pas moms de vertu ; les malades guèriffent très-fou- wnt par l’ufage de ces différens remèdes iong- -îems continué , & l’on peut y faire beaucoup des fonds, à moins que le mal ne fort déjà fort havétéré Sc abfolument incurable. VL Si le mal réftfte â ce traitement , on effayera a€’mairftj^!les fumigations d’encens, de maftic, de fuccin» de poivre noir & d’autres drogues qui poflèdent dCa) Samard înfinua pour le même effet dans après la r.édirâion , une tente .charjée de CêS fori^ d’aftriqgeœs J soj. Ipa. ut.. De za chute du rectum. 217 îa meme vertu dans un dégré plus éminent ; le en recevra la fumée par le trou d’une chaife percée ; il doit s’abftenir en même tems n procède à l’opération. 2 iz; Inst, de Chir. P. U. SeCt. F. Cm. CLXfl, grand. Le Chirurgien ne doit point céder â l'e'urs- inftanées , mais les avertir au contraire du dan- ger auquel les expoferoit une pareille pratique leur repréferiter que les maladies dont j’ai parlé ci-Üeffus 6t la mort même pourroient eu être les fuites funeftes , 8c les porter à confulter ua Médecin. Si malgré ces avis ils s’obftinent à dernander un traitement chirurgical , ou fi le fang coule avec trop d’abondance , on peut après avoir fait précéder les remèdes convena¬ bles , fe détèrminer enfin à fermer quelques-unes de cés veines 5 pourvu qu’on ait l’attention d’en laiffer une ou deux ouvertes > comme Hippocrate l’avoit déjà preferit (n). Mais avant d’en venirà l’opération , ori fera au malade des faignées co- pieurés , - on lui donnera ' quelques purgatifs lé¬ gers 8c témpérans , & les autres remèdes ap¬ propriés, dont un Médecin aura prefcrit l’ufageî enfin quatre ou fix heures avant l’opération , on lui fera prendre un clyftère. T:- ‘ I V. . Lorlqü’i! elî queftion d-’opérer , le- malade doit fe coucher à la rehvérfe & en travers fur une tablé-ou*fur un lit, de" rnanière que fes pieds touchent à terre , ou s’appuyer fur le bord du lit , comme pour, recevoir un lavement. Deux aides écarteront fes cuiffes j afin que le Chirur¬ gien puiffe appercevoir- lé fiége du rnab & y porter commodément le-s mains : s’il voit que les veines foient ouvertes par leur extrémité , il prendra uné éguille courbe enfilée , la paffera fous la veine , la liera avec le fil & y fera un nœud : fi l’extrémité des veines eft gonflée , il (a) Aphor. la. fea.VI, * Fll7X IMMODEE^ DES HÉMORROÏDES, 12^ feifira la veine gorgée avec des , pincettes , ôG liera la partie qui eft tuméfiée 8c qui donne du fang , ou la coupera l^avec des dzeaux ; ce qu’iî répétera autant de fois qu’il y a de veines dif¬ férentes , en ayant cependant l’attention , com¬ me je l’ai déjà dit , d’en laiffer une ouverte par un trou fort étroit. Si les veines coupées conti¬ nuent trop long-tems à verfer du fang , on ap¬ pliquera fur chacune des plumaceaux chargés de quelque aftringent 6c de la charpie , que l’on contiendra avec des compreffes ÔG le bandage en T , 8g les jours fuivans on panfera avec des médicamens propres à cicatrifer. Si f hémorra¬ gie a empêché d’achever l’opération , 8g qu’on ait laifle quelque veine, on l’extirpera au fécond ou au troifîèraepanfement, ou on laconfuraera avec quelque cathérétique , tel que la pierre in¬ fernale. La partie gonflée des veines .hémorroï¬ dales qui fournit le fang , eft quelquefois fi pro¬ fondément enfoncée dans le reâuni , que quei- ques Anciens dd^^pérant de pouvoir la fermer autrement , étoient en ufage d’y appliquer le •cautère aduel (aj ; mais -on voit aflêz quelle eft la difficulté 8g le danger d’une femblable prati¬ que. Je penfe donc qu’on doit donner la préfé¬ rence à la méthode fuivante ,, qui confifte, après avoir dilaté le reàum autant qu’on le peut , au moyen de l’infirument connu fous le nom de fpeculum ani ( voy. pl. XXXIV. fig. 15. ) , à lier avec un fil les veines hémorroïdales gonfl^^ qu’on voitrparfemées fur l’inteftin , ou à les bou^ cher , fi elles, font ouvertes , avec des pluma¬ ceaux chargés de- quelque aftringent ; par ce moyen , aidé des^ remèdes internes , on parvient (2) F ay, Scultet pl. 4$. fig. 2. Pefcjiptiofl. 124 Inst, de Chir. P. IL Skcr. V. Ch. CLXVlj, fouvent à modérer un flux hémorroïdal exceffif* & la maladie cédant pour l’ordinaire à l’adioa & non -feulement il diminue infiniment les dou^ leurs des hémorroïdes , mais 11 devient un pré- (fl) Voy. i’hiftoire des maladies de Breflau , pag, Pi; zzS Inst, de Chir, P. 11. Sect. V. Ch. CLX’Pir. fervatif contre diverfes maladies des reins ^ de la veffie , la goûte , la fciatique , Scc. Cet écoulement évacue la caufe matérielle de ces alFeâions 5c en délivre les malades , ou du moins les rend plus fupportables , fur-tout s’il eft rno. déré 5c qu’on obferve en même tems un régi¬ me de vie convenable ; c’eft ce qui a porté de nos jours plufîeurs Médecins à faire tant de cas du flux hémorroïdal , à le confeiller à prefque tous leurs malades, 6c à travailler à le leur pro¬ curer ; mais je ne fuis pas entièrement de leur avis , à caufe des differentes incommodités auxquelles ce flux lui -même donne lieu; ôc je penfe au contraire qu’il ne faut point y avoir recours fi on peut guérir autrement les mala¬ des ; or 5 on le peut très-fouvent. IV. Cofflinent ‘ Onpeut , au refîe, prévenir fans danger le gon- flement des hémorroïdes 5c le flux hémorroï- dal , dans les perfonnes qui y ont déjà une dif pofition , mais qui n’en ont point encore con- traéfé l’habitude : un régime de vie exaâ: , doux , modéré , fuffit fouvent pour cela ; mais les per¬ fonnes fanguines doivent de plus fe faire faigner une ou deux fois 5c même plus fouvent toutes les années , afin de diminuer par-là la trop grande abondance du fang , qui eft la principale caufe des hémorroïdes , 5c ufer de tems en tems de quelque poudré tempérante, ou d’une décoâion de millefeuille en guife de thé ; on évitera en même tems avec foin tout ce qui eft capable d’é¬ chauffer ôc de conftiper , tels que l’aloës, la myr¬ rhe , le fafran les autres médicamens & lés ali- mens ,ftant foiides que liquides , dans lefquels on reconnoît une vertu femblabie ; l’excès du viu/SÇ Trait, des hémorroïdes sorches. 'éü manger , la colere , les exercices du corps trop violens , les plaifirs de l’amour trop réité¬ rés , l’équitation , &c. Si malgré ces précautions les veines hémorroïdales viennent à fe gorger de fang & à fe tuméfier , alors , outre un régime de vie «xaâ: 5 on aura recours aux médicamens réfolvans & tempérans internes , 8c l’on appli¬ quera extérieurement des fomentations & des cataplafraes, ou l’onguent de linaria , le nutri- tum ôc d’autres chofes adouciffantes ; & fi les douleurs deviennent exceffives , on en viendra à l’application des langfues ou à l’incifion. Explication de la trente-quatrieme Hanche. Fig. I. repréfente une matrice avec une mole adhérente à fes parois intérieures , que Sigif- monâ , accoucheur autrefois célébré & très» expérimenté à Berlin , extirpa avec fîrccès à une Dame de condition , dont la vie était en grand danger, avec de grands cizeaux à poin¬ te mouife , de la manière que la figure le dé¬ montre. Voy. la préface de fon ouvrage fur l’art des accouchemens. Fig. 2. Une chûte de matrice fans renverfèment, A A les parties naturelles ; B ruterus qui tom¬ be hors de ces parties^ C l’orifice interne de l’uterus qu’on apperçoit dans ce cas en-dehors* La fig. 3. défigne une chûte de matrice avec renverfement ; A A les parties naturelles j B la matrice renverfée Sc pendante ; C fa partie inférieure. On n’y voit point l’orifice, qui dans la fig. précédente eft marqué par la lettre C t ces deux figures font tirées des objCervations de Ruyfch. La fig. 4. indique une defcentfe du vagin,, imitoit la chûte de matrice de manière à s’y P iij 13 ô îi^ST, DE Chir, P. IL Sect. V. Ch. CLXVIL îrômper ; ce n’étoit cependant qu’une limple relaxation de la tunique interne du vagin. Cette figure eft gravée d’après robfervation du célébré Widmann , dans les ephém. des cur. de la nat. cent. VIIÏ. obf. 98 , où Ton trouve une hiftoire très- détaillée de la mala¬ die , & les parties repréfentées fort en grand & au naturel. Je ne ferai qu’indiquer les prin¬ cipales ; A Aies lèvres de la vulve ; BB les - nymphes | C le clitoris caché au milieu d’elles. D D D le corps qui paroiffoit être la matrice , ^ qui n’étoit que la tunique interne du va¬ gin ; E la racine de cette tumeur dans le vagin ; F fa bafe .& fa partie la plus large avec une ouverture qui reilembloit â l’orifice 'interne de l’uterus , & qui étoit formé par la partie de la tunique interne du vagin qui ta- piffe les bords de cet orifice ; g h l’uterus, -qu’on trouva dans le baflîn dans fa fituafion naturelle. Je n’ai pas fait repréfenter ici, pour ■ ctre plus court , les trompes , les ovaires & :ies ligamens de la matrice, ces parties n’ayant aucun rapport effentiel avec ce dont il git ici ta fig- 5. qui eft tirée des obferv. chir. de Meehren , a été gravée ici pour doiiner une îdéé plus diftinâe des chûtes de matrice 6ç ' de vagin ; A Futerus", B fon col ; C fon orifice interne ; D la vulves E le vagin fendu par fon milieu 8c ouvert; F la racine d’une tu¬ meur du vagin qui reffembloit à une chûte de matrice ; G un cordon avec lequel on lia la tumeur pour en faire l’extirpation, tes fig. 6. 7. 8. 9 Sc 10. repréfentent divers pef faires. Le premier , fig. 6. eft rond 8c a la^ fi' gure d’un .anneau : on y voit un cordon qu’on T^'RAn. DES HÉMORROÏDES BORGNES, Z3I. y attache , 'qu’on lie autour -du corps , & dont on fe fert pour retirer le péflaire. Le fécond , fig. 7. eft elliptique ou ovalè. Le troifîème y fig; 8. eft à peu près quarré. Le quatrième , fig. 9. eft triangulaire. Us font tous percés au milieu ; on les fait aveu du liège ou du bois enduits, de cire ; pour les riches on peut en faire d y voire,-, d’argent ou d’or. Le dernier , fig. 10. eft folide ôc a la forme d’un œuf; , il eft moins, commode que .lès precédens. La fig. i,i.:eft un peflaire conique fait avec des fils de fer entortillés ÔC élaftiques , gravé d’a¬ près la defcription de Goelicke:; on y attache auflî un cordon , qui fert à le retirer Iprfqu’on . le juge à propos. ' ; • La fig. -12. repréfente une machine prppç^ q„dpn- ■ner des lavemens, dont fe fervent ordinaire¬ ment les Allemands ÔC- les ^Hollandais; 'elle •doit avoir- pour les adultes;,’ un volumu triple de celui: qu’on lui voit ici, & contenir jin /peu plus d’une liyre de liqueur.,BB eft; un tuyau on canule d’os qu’on infinue . dans .rauusiôc par laquelle ; OU ; inje^e . la . liqueur dans les inteftins ; G-C le lien fiipérieur , qu’on, tire lorfqu’ou: adnfinué la .canule dans l’anus ; D D le lieiif inféîieur ^ui ferme la veftie pour em¬ pêcher da-iique.ur de fe répundre-. La fig. 13. repréfente une machine pourrdonner des lavemens de fumée de tabac ; A eft la cap- fule où l’on met les feuilles de tabac hachées & allumées : elle e.;^ de leton , de fer ou de quelqu’autre matièré convenable ; B la canule <[u’on introduit dans l’anus ; C le tuyau qu’on met dans la bouché & par où on fouffle avec force l’air &. la fumée , après avoir allumé le tabac J de manière que cette fumée E entre Piv 2 3 « DE Chîr. P. IL Sect, V. Ch, CLXPn, dans les inteftins , eh paflant par le tuyau i cuiï Héxible DD. La fig. 14. repréfenté un tuyau qui fert à tranf. mettre les fumigations & les vapeurs dans le vagin ; la partie fupérieure A , qui eft percée de plufieurs trous , =entrè dans le vagin ; la partie inférieure B , qui feft ouverte , s’adapte au tuyau d’üh entonnoir ôt reçoit la fumée. La iSg. 1 5i eft iefpccülum ani , ou un inftrument propre à dilater l’anus Sc même lé vagin ; on s’en fer-t pour pouvoir découvrir , recbnnoître guérir les vices cachés profondément dans leur cavité. Les let. AA BB défignent le bec - qui ^ formé par deux ailes ou gouttières, iefquelies fermées forment une efpèce deca- -- nal- conique ; on l’introd^^^^^ doucement dans ■ l’anus bü dans le vagin , après l’avoir fait - -bhaulFer légèrement Sc frotté d’huile. En rap- prbèhant avec les mains , les manches bu an- - ' Ces-'C D l’un de i’aUtre , on fait écarter les - branchés du feec bu canai , & on dilate par ' là mêmè l’anus-bu lè vagin, de manière qu’on • -peut voir 'diftmâèrïîént leur intérieur , 8c exa¬ miner les vicé^qu^^ y font eac-hés. Les deux iâmes de cet inftrument font -jointés à la let. E par un clou en forme de charnière , de manière qu’bn peut- ouvrir & former le hec à - volontés . ^ - : De la fistule a lUuus, 23^ Bt' ' — ^ CHAPITRE CLXVIII. De la jiflule à Vomis. I. LEs ulcères qui fe forment à Fanus , ou dans quec’eft le voifînage de Finteftin reftum,, îî“® une confîdération paniculière , & doivent être ^j ^ffétea- traités féparement des autres y ceux qui font en- tes efpèces. core récens Sc qui fournilTent un pus louable,, s’appellent abfcès de Vonus ; mais ceux qui font plus ou moins invétérés , ou calleux , & qui jettent coatinuellement une fanie tenue & fœti- de, en plus ou mc^ns grande quantité , ont re¬ çu, dès les tems les plus reculés , le nom par¬ ticulier de fijlules_ à fanus (a) ; Bc" çès Mules ont été encore diftinguées en plüfîeufs efpèces , fuivant les différens états du mal : emeiFet , il y en a de fort petites & qui ne dattent pas de bien loin ; d’autres, quoiqu’étroites , pénétrent plus profondément ; 8C certaines font invétérées , & tellement grandes St profondes , quelles met¬ tent Finteftin â découvert , en le dépouillant em -tièrement de là peau St de la graiffè. Je, me fou- viens d’avoir vu quelques cas extrêmement f⬠cheux de cette elpëce ; quelquefois la fiftule en¬ core récente, n’a point de callôfîté cpnfidéra-^ ble , mais la plupart font plus ou moins câlleu- fcs, fur-tout à leur ôfîfice ; par foisla fiftule pé¬ nétre en droite ligne dans là partie , St ri’a qu’une feule branche , 5c d’autres fois les finus en font (a) Voy. Hipp. lib. de fifiulis, & Celfe liv. VIL chap. 4- n® . 4. H41nst.1)e^Chïr,PJL Sect. V. Ch, CLXVîîI. «ès-mulripliés & fort tortueux. Pour mettre plus d’ordre Se de clarté dans ce que nous avons a dire déjà fiftule à l’anus, & en faciliter l’in, telligence & le traitement , nous allorfs, à l’exem. pie des meilleurs Auteurs de chirurgie, en éta¬ blir trois efpèces générales. La première com¬ prend les fiftulesq^ui , fans intéreffer ni l’inteftin fedum j ni le fphinâer de l’anus , s’ouvrent dans le voifînage du fondément, par un ou deux ori¬ fices , d’où décoüle , comme nous Pavons déjà dit , une matière tenue & puante ; cette fiftule , qui, eft prefquè toujours “accompagnée de quel- qué dureré j fe nomme _/!/îu/e externe. Pour en découvrir Ta'profondeùr & le trajet , on intro¬ duira une fonclé dans la fiftule , ôc le doigt in¬ dice de l’autre main , qu’on aura auparavant frotté, d’huile, dans l’anus ; fi rihtéftin n’eft pas percé, on lie fendra rextrêmité de la fonde avec fe doigt , qu’â'ïravers les parois de cet inteftin 'ScTpn pourra juger ’d ou moins grande , epâiffeur' des parties' mfèrmédiaîres Ç)). Les diÎFéféns fînüs de la Jiftule font, qùélquefpis fi Yortueux,' qü’ii_ n’eft paV’ peMblë de 's’aflurer par la fonde,, 'aV^c quelque dextérité qu on la manié , de Pexât de chacun' d’eux , bien que la . quanthe de là fanié 6ü jü pus ^qui en déepu- lèht chaque' jour, ne pérmetrerif pas de douter què “ces finus hè^ en grând” nombre pu qüJts paient ' beaucoup d’étendué T pour fup- . (fl) Pauî ækgmj ên avoir déjaYak ;ia remarque , lib. VL , capf 78.’ ’ ' V ’ ' ' ib) Tomes lés fois qü’on fe Jfert de la fonde pour examiner ces fiftules , il faut introduire auparavant un doigt dansTànüsTpârce qü’îrïeroît à craindre fans cela qü’on ne’ vînt -g percer i’inteftin avec l’extrémité de la fonde , & peut-être dans un endroit peu convenable. De la fistule a l'anus. 235 pléer à la fonde en pareil cas , ÔC pour fe met¬ tre mieux au fait de l’état de la fiftule, on y injeâera avec une feringue, du lait chaud , ôc l’on fe rendra attentif à la quantité qu’elle en reçoit , 6c s’il n’en palTeroit pas par hazard une partie dans l’inteftin reâum , qui fortiroit en-, fuite par l’anus. Si cela n’arrive point , on eft aifuré de l’intégrité de l’inteftin , qui fera au contraire infailliblement percé fi une portion du lait injeélé fort par le fondément , ou h l’on fent la fonde à découvert avec le bout du doigt introduit dans l’anus. Du relie , quoiqu’il n’y ait pojnt d’ouverture à l’intelÜn , l’expériénce fait voir que fes tuniques extérieures peuvent être corrodées ou fort émincées , 6C' quelquefois comme féparées lès unes des autres par des lî- nus qui fe trouvent dans leurs interftices: on ne peut prefque jamais parvenir alors à une cure radicale fans inciféf le boyau/ La fécondé eA pèce de fiftule eft celle qui a deux , <3u un plus grand nombre d’orifices , dont l’un s’ouvre dans l’intérieur de l’inteftin , & l’autre extérieurement près de l’anus , comme on le voit pl. XXXV. fig. I. C‘C 6c qui fourniflent tous des deux de là matière ; on fera encore plus afliiré de l’exif- tence de cette fiftule, fi on touche à nud avec le doigt paffe dans le fondément , le bout de la fonde introduit dans le finus fiftuleux, 6c li la matière des lavemens , comme le lait ou tel autre liquide injeâé dans l’anus , fort par 1 orifice extérieur , de même que les excrémens, des vents , ou des vers , ainfi qu’on l’a vu ar¬ river plus d’une foisX<2)* Enfin la troifi'ème ef- Roui d'Ægine l’ayoit déjà remarqué , Idc. cin 1 *3^ de Chir. P. IL Sect. V, Ch. CIXVUJ pèce de fiftule eft celle qui a fon orifice dans rintefiin reâum , fans que les parties extérieu. res contiguës à l’anus foient aucunement per- cées ( voy. la première fig. F G. ) ; on appelle ces dernières fiftules cachées , borgnes 8c impar¬ faites , 8c les premières , apparentes 8c parfaites. La fiftule borgne ou cachée , eft indiquée par la matière corrompue qui fort chaque jour de l’anus , fans qu’il y ait d’ulcère ouvert en-de¬ hors , mais feulement une dureté ou une tu¬ meur douloureufe autour du fondement. L’ori¬ fice interne de la fiftule eft quelquefois fitué fort haut dans l’inteftin , mais le plus commu¬ nément près du Iphinéter de l’anus , ou dans l’anus même ( voy. la première fig. ). Quoiqu’il en foit j on peut 8c l’on doit toujours s’eiraf- furer très-exaâeraent avec le doigt, introduit dans l’anus , après l’avoir graillé avec du beurre ou avec de l’huilp; 8c fi ce moyen ne fuffitpas ôn aura recours au fpeculum ani , reprélènté pi. XXXIV. fig. 1 5 , ou à tel autre femblabie ; mais cette recherche incommode 8c douloureufe dans l’intérieur de rinteftin n’eft quelquefois pas fort néceffaire , lorfque le foyer ou le liège de la fiftule eft fuffifamment indiqué par une tumeur ou une dureté qui fe manifeftent à l’extérieur. IL fé«nces*^es appelle parfaites ou complettes , les fiftu- fiftuies à l’a- qui Ont deux orifices , dont l’un s’ouvre dans rinteftin , l’autre au-dehors ; & imparfaites ou incomplettes , celles qui n’ont qu’un feul ori¬ fice : ces dernières fiftules fe fbudivifent encore en deux autres efpèces , rélativement à l’endroit où elles vont s’ouvrir ; ainfî les fiftules faites ou incomplettes , font tantôt externes cC De la fistule a l’anus. 237 tantôt internes ; toutes ces différentes fiftules re¬ çoivent encore les noms de fimples ÔC de corn- pliquèes ou compofées. La première dénomination convient à celles qui n’ouvrent que les parties molles , comme la peau , la graiffe , & même l’inteftin , lefquelles ont différentes direâions, fe portant tantôt du côté du fondement , tantôt antérieurement vers le périné, l’urethre Sc la vefîie (a) ou le ferotum , & tantôt enfin en ar¬ rière contre le facrum & le coccyx ; on appelle compliquées les fiftules dans lefquelles l’os facrum, le coccyx , l’ifchion , la veflîe ou l’urethre , SC dans les femmes le vagin , font fi fortement ron¬ gés (b) , que les voies de l’urine Sc de la ma¬ tière fécale fe confondent, ou dans lefquelles ,, ce qui eft encore pis que tout cela , il y a des finus qui pénétrent jufques dans la cavité du ven¬ tre. Il y a des fiftules petites & peu douloureufes , qu’on porte jufques dans la plus grande vieilleffe fans beaucoup d’incommodité ; j’en connois quel¬ ques exemples ; mais il en eft auffi , 6c j’en ai quelques-unes de cette efpèce , qui caufent des douleurs horribles , qui épuifent les forces , jet¬ tent le malade dans le marafme , dans la fièvre lente , 6c dans une infinité d’autres maux fâcheux. J’ai connu cependant un homme qui fe portoic bien tant que fa fiftule demeuroit ouverte , 6c qui étoit pris de la goûte dès qu’elle venoit à fe fermer; fa fanté revenoit à mefure que la fiftule fe rouvroit, 6c il éprouva plufîeurs fois (a) Albucafis ( part. IL cap. 80. ) obferve qu’il y a «es fiftules à l’anus qui pénétrent dans l’urethre 8t dans *a veffie, 8c j’en ai vu moi-même de telles. 0>) Mufitanus a VU des fiftules de l’anus s’ouvrir dans le vagin , tr. chir. tom. I.de tumor. cap. 63. 1 3 ^ CmR. P. IL Sect. V. Ch. CLXVîIL ces alternatives fingulières. Quelques fiftules ont un orifice fi étroit qu’on peut à peine le voir trouver avec la fonde ; il ne fe manifefte en-de¬ hors qu’un petit tubercule > où l’on découvre enfin par un examen très-attentif, un très-petit trou qui conduit à la fiftule ; d’autres fois l’ori- iice fiftuleux eft confîdérable : il efl des fiftules qui n’ont qu’une feule branche ; dans d’autres il y a plufîeurs finus , qui font comme autant de ruifieaux qui fe réunifient tous à la même fource. En outre, ces finus pénétrent plus ou moins pro¬ fondément , on s’étendent plus ou moins loin ; certaines fiftules fe portent direâement du côté du reâum; d’autres rampent obliquement ou tranfverfalement fous la peau , Sc forment un grand nombre de finus extrêmement tortueux, ce qui en rend l’examen, & par cohféquent la cure très - difficiles. III. Comment Voici de quelle manière on procède aujour- on procède à d’hui à l’examen des joules à l’anus ; on fait leur examen, coucher le malade à la renverfe fur un lit ou fur une tablp (a), les pieds appuyant contre terre , 5c les cuiflês convenablement écartées , comme nous l’avons déjà dit plus haut ( chap. ï66. § 3. ) en donnant la cure des hémorroïdes borgnes ; enfuite un ou deux aides éloignent fortement avec les mains les fefiês l’une de l’au¬ tre , afin que le Chirurgien ait plus de facilité à introduire dans l’anus fon doigt gràifie d’huile (û) On voit dans Paul d^Egine ('liv. VI. cap. 78. ) les Anciens, faifoient mettre le malade fur le dos , ayant les cuiflès fléchies Sc écartées j fituation qui peut être avamageufe dans certains cask \ ’ De LA FISTULE A L^ANUS. 23^ OU de beurre , car cette iniroduâion du doigt dans l’anus eft, comme nous en avons déjà averti, une précaution indilpenfable dans l’examen de toutes les fiftules qui avoifinent le fondement, pour peu qu’elles aient de profondeur ; ü feroit à craindre , fi on y manquoit, qu’en pouffant la fonde dans la fiftule , on n’eût le malheur de percer l’inteftin , qui peut n’être pas encore ou¬ vert, dans tout autre endroit que celui où il feroit à propos de le faire , ÔC qu’on ne rendît par-là la maladie plus fâcheufe ôc la cure plus difficile. Lorfqu’on a fait pénétrer la fonde auffi avant qu’il eft poffîble , en la dirigeant avec - le doigt introduit dans l’anus , on ordonne à l’aide d’abandonner les feffes à elles-mêmes 5 afin qü’elr les reprennent leur fituation naturelle , car leur écartement peut occafionner dans le trajet de la fiftule des angles ou des coudes capables d’ar¬ rêter la fonde. Lors donc que les feffes fe font rapprochées naturellement, on. continuer pouf¬ fer la fonde avec beaucoup de douceur , Sc en lui donnant de petits rnouvemens de côté Sc d’autre , & l’endroit où elle s’arrête fans pou¬ voir avancer davantage , eft ordinairement l’a- boutiffant de la fiftule. . ■ > - ; ‘ : ’ IV. Les caufes les plus ordinaires de cette maîar Quelles es die , font rexulcératiôn des hémorroïdes , & les abfcès de toute efpèce qui furviennent au voi- dinage du fondément , & fur-tout dans le tiffu cellulaire , naturellement fort chargé de graiffe , qui environne le reâum ; ces fortes d’abfeès pro¬ viennent très-fouvent d’une violente ■ çpntufion de l’anus , d’un coup , d’une chûte , d’une plaie, de riaflammation.du reélum , d’une diffeatede "240 Imi. DE Chir. P. IL Sect, K Ch. CLXVlJj (a) 5 d’un accouchement difficile (&) , de la vé¬ role , d’une trop grande équitation , Sc de cent autres caufes pareilles , qui peuvent porter leur irapreffion fur le fondement & l’inteftin reéhim • les Chirurgiens qui fuivent les armées ont re¬ marqué que les cavaliers , fur-tout après de grau, des courfes à cheval ôc fous un foleil ardent étoient plus fouvent attaqués que les autres foldats de la fiftule à l’anus , Sc j’en ai vu moi- même un très-grand nombre qui fe trouvoient atteints de cette maladie. On ne doit pas être furpris que les abfcès dont nous parlons puif- fent dégénérer en fiftule , fi par une mauvaife honte , ou par telle autre raifon que ce foit , on néglige de . les faire ouvrir affez tôt , ou d’en procurer promptement la déterfion ; car le pus , en croupifîant dans le foyer de l’abfcès , ne peut guère manquer de ronger la graifle qui avoifine le reéfum , cet inteftin même , ainfi que les par¬ ties circonvoifines , & de produire , à force de creufer dans tous ces endroits ; là , des ulcères accompagnés de callofités Sc de clapiers , pour lefquels on n’aura de reflburce que dans l’opé¬ ration , tous les autres remèdes n’étant d’aucune utilité *, on ne peut prouver cela par un exem¬ ple plus frappant, que par celui du Roi de France Louis XIV, qui, après avoir fait inutile¬ ment pendant long-tems l’eflai de tous les re¬ mèdes qui lui furent corifeillés par les plus ha¬ biles Médecins & Chirurgiens de Ion Royaume , fe vit enfin forcé de fe foumettre à l’opéra^ {a) Marchettîs ( lib. de fiftulis ) a VU une fiftule de l’a¬ nus à la fuite de la diflenterie. (fc) Voyez Tulpius, fib. IV. cap. 40. don Ve LA FISTULE A l'anus, 241 don {a). 11 efl: donc de la prudence du Chirur¬ gien de recourir très-vîre à rinftrument tran¬ chant , lorfqu’à la fuite d’une inflammation ou d’un abfcès à l’anus , il fënt extérieurement , ou en paflant le doigt dans le reâum , . qu’il y a un amas de pus dans le vôifinage de cet in- teftin. V. Le prognoftic de la fiftule à l’anus efl: d’aur tant plus fâcheux, que cette fiftule eft pluspro^ fonde 6c plus invétérée , qu’elle a rongé une plus grande quantité de la graifle , de l’inteftin , 6C fur-tout du fphinâer de l’anus , que les finus en font plus multipliés 8c plus calleux , que le malade eft plus foible {b) , plus âgé , 6c d’un mauvais tempérament ; tout cela rend non-feu¬ lement la cure très-difficile , mais quelquefois même entièrement défefpérée. La fiftule eft fur- tout d’autant plus dangereufe , que fon orifice interne s’ouvre plus haut dans l’inteftin reftum, attendu le danger qu’on court alors de couper des vailTeaux confidérables , 6c d’exciter des hé¬ morragies mortelles (c) , par l’impoffibilité où l’on fe trouve d’y remédier par la ligature , ou par une compreffion folide , ôc par les ftipti- (ôn aLiâî.de faire 'Uri- Jier le malâ^ iEHînédiatemæsnt avaaat de l’opérer., -crainî^rMéda li^jenfion déda vedie ne.rêxpofe â .être bleffêacQaani à la fittiation- du :rîialadé î^ndantd’opération., elle fera Mnasêmé que'relte que nous javons recommandée xb-'deftes i- ^ pour d’examen ridé i la ‘fiftutegac’sftfià-dire .qu’au le fera mettre ctej ventre, en bgs'.Æir -levbord d’un lit ou d’une mble^éspredkappsyâiir^à "terre.' Anciens:,^ xmmmë ante vçkipar Inst. dè ChTr» F. JJ. Se'ct. ■plaçoient le malade - fur lé cJo'sV Sc lui faifoi^ fléchir les cuifles'; mais les'- Chirurgiens ^Ff'ak- çois les plus modernes , au rappok dé Garaii. geqr .(i2) , trouvent que la fitüaflon lâ plus com¬ mode eft celle de faire avanGérQé -fiialade- fur -le bord dé iontlit -, les fefles CftMéhérs ôc les ciiiffes un peu pliées,; comnié'-li on Vouloit Iiii -donner muiavement ; mais quoique cè'tte fitua- iionrfoit quelquefois alFez avantagéufê pour 1%. -pérateur , la pratique m^’aipréfenté quelques- cas -èm-l’état pariacuiiende la-Mülei, rendoit la pre- ariierejfîtiaatiompréféraMe pounte facilité del^ -pération,,:.èi£i"Bt5";~'"'; 3o; s-iciii €ine de it. rîîl^^nr. le inaladedèBla' manière ' ^U'On^juge' lafpte oommode 9 'om fait- -choix de Bllnftmménr ilé plus ^ convenablei pour exécutér ;ropératioii;r9qlesl ÊMâiîürgieîm âî^oni? imaginé !un ?jtEèSrg.ra3nlriiamHre; pôuri ‘céla f des les-pfe- uniefé îeiük:9 ônl siefcleréinpoui ies-'fiftules - à i’anus':d^uhé3efpèce:j particulière ‘deib^ftouricour- ±>ë ^'jàppellé~;^ing*ôrome du^mot 'sgrëc fyrmx^y ?qmcfignifiÊ Jîîxfîéf >0n': voit ' quéiques- uns de ces -hiftoiiris danéila X3fX¥.. pl. if^:ï4q'.5. 6.i.8C-7^ -A ; Bl délîgnennle ; tranchant 9-&1 B-Cfela partie •obtufe. ôc déliée' où dé ftilet, jÿiT- dbm être flexr- D-D dé dos. arrondi êL qçbnvèxé de Tinf- -rrument. JSieEL .dès Chirurgiens irega'rdent ces fp- ■Mngdtpmes. icOmmé .inutiïex-; v mon .expérience m’a îeepèndanr convaincu : qu^on.rpeuc'très'^four ivem ' .en; 'faîreijüfagé avec beaudoup d’avantage^ fuètoiîfcqumd; la filhrlé jn’eft -pairMemprofiondé. ^oicirqûiêileùeft Ja-fâçonldej.sleai-iferviri après Op. de chir- mm. IL pag. 340. De. ZA FISTULE A L'ANUS. 247 avoir pafl£ dans l’anus le doigL indice de la maia gauche frotté d’huile , on introduit par l’orifice externe, de la fiftule i’extrêmité C d’un fyringotome^ iplus ou mqinsigrand, félon que la fiihile même a ',pius ou moins de profondeur, & onda pôuire.jufques dans le reélum par l’o- fifice interne de la fiftule , à la faveur du doigt qui eft dans cet inteftin , 6c on la fait fortirpar l’anus , après quoi on faifit les deux extrémités du fyrîngotome ^ & l’on coupe tout ce qui eft: compris entre les deux orifices (a) ; le fphinc- ter de l’anus le trouve néceftairement incifé auflî par ce moyen , mais cette incifîon eft toujours làns conféquence , pourvu , que le fujet fe porte bien d’ailleurs. . Lorfque. Ja fiftule eft un peu trop profonde pour que l’extrémité du fyringo- tome puifle fortir facilement d’elle-même hors de l’aniis, après avoir parcouru- tout le trajet du canal fiftuleux , on ira la rchereher avec le doigt introduit dans l’inteftin reâura , jSCien la recourbant , on l’amènera hors, da fondement , enfuite de quoi on fera l’incifion kle l’inteftip de la manière dont nous venons de le dire. Mais comme la partie fupérieure de - l’orifice interne (a) Plufieurs prétendent , avec Albuedjis ( part. IL chap. 80 ) , & autres Anciens que la feftion du fphinc- ter de l’anus eft néçeffairement fuivie de l’impoffibilité de retenir enfuite les excrémens;,8t ils ordonnent en conféquence dé l’évîter ; mais l’expérience a fait con- noîtrequon peut incifer le fphinfter de l’anus non-feu¬ lement une fois^, mais plufieurs fans inconvénient , It ^ befqin l’exige , & lî la perfonne jouit d’une bonne fanté , à fa fiftule près ; & lî rincojnmDdité qu’on craint de la fedion du fphinfter , a réellement lieu quelque¬ fois après l’opération de la fiftule , il faut plutôt s’ea prendre à la maladie même qui a rongé Sc détruit une ^partie de ce mufcie. Qiv Z4S Inst, de €hir, P, IL Sect, V, Ch. CLXVUl de la fiftule eft ordinairement calleufe , ^ qu’elle n’eft pas cpmprife dans l’incifion , paj la méthode qui vient d’étre décrite , non-feule- mént elle ne pourra pas fe réprendre avec les autres parties , mais donnera encore facilement oecafion à une nouvelle fiftule , . il faut nécef, fairement percer l’inteftin avec la pointe du fy, ringotome , deux ou trois lignes aufdeftlis dit trou fiftuleux, au moyen de quoi ce trou fe trou¬ vera fendu dans fa totalité ; fi on a négligé cette précaution immédiatement après l’opération ^- ou fi l’hémorragie s’y oppofe , on incifera fépa* rement quelques jours après , avec des cizeaux , la callofité , ou. on emportera en entier comme dan^ ropération du bec-de-lièvre. y I II. îiriîmmefls : Quelques Chirurgiens penfent que le biftouri eourbe & moufle, qui eft gravé pl. V. fig. p «outume de OU tel autre femblable , eft d’un ufage beaucoup le fervir dans pjjjg commode pour i’incifion des fiftules à i’a- sfiête£ftuîe. nus , que celui de .tous les iyringotomes dont nous venons de parler, à caufe de iôn. manche , qui eft d’un très-grand avantage pour l’opéra¬ teur ; & il s’en faut bien que je rejette ce fem îlment; mes propres expériences , ^ celles d’au- î-res Praticiens , m’engagent au contraire à don¬ ner la préférence à ce biftouri j dans toutes les fiftules qui n’ont que peu de profondeur ; car ou* rre que je m’en fiiis fervi môï;- mêmè fpr-t heu- jreufement dans quelqu’unes de ces fiftules , les Chirurgiens François qui opérèrent autrefois î--oiiis XIV. avec un foccès fi brillant de celle ■dont il étoit attaqué , fe fervirent auftt d’un biftouri tout pareil , fi ce n’eft qu’il étoit muni d’un bouton âia poinrp, ce qui tfeft p^inî né- LA FÏSTUI.B A l\AKU S, - 24$ ceSaire; iis ^oanereiit âce biftouri le noai de ijfiourî Toÿal%à raifon de' la færfoime fur la¬ quelle ils remployèrent î : mais je ne voudrais point qu’oa. £e fervît iôdiftffiûement de ce-bif- îouri non; plus que du nôtre , dans toutes les fiftuîes^ipaa'CB qu’ils né Gcmviennent ni l’un ni l’autre' à celles dont l’oriite fe trouve fort haut. Gar-doit donc fçavoir gré à' M. Eaffius^ eéififare r Profeffeür de chirurgie- i Halle-^^ de nous 'avoir donné dans fâ diflertation de' lâ tule àl l’anus: (a) , la defcription d’un nouveau biftouii m’a dit être de l’invention d’un habile Cbirargkn - de Strasboüfg nommé ‘lë Maire , biftouiâ dont lâ pointe eft terminée par un ftiler ou fonde d’argent longue 8C flexible ( voy. pL XXX'¥. fig, t,). On introduit le bout ou la tête de cette fonde G dans la fiftule , de la manière dont nous l’avons expliqué au pa¬ ragraphe- précédent f Si; après lui avoir fôîtpar’ courir toute détendue du fînus, on le retire par l’anus ; & l’on trouve beaucoup plus de fâeiWtâ quelquefois à incifer par fon moyen les partiès comprifes ôaïre les • deux- orifices de la fiftule ^ que par aucun des inftrumens dont nous ayoiW déjà parlai -Ôu peut fe 'fervîr Jeneore utilement dans la même- vue, du biftouri jfyringotome ré- préfenté pl.' XXXV.- fig. 3 .- que èamngeot a dé¬ crit , mais dont il n’a fait graver qu’une partie à la page -3 37. du premier tome de fon trakê des inftrumens de Chirurigie. £.a manière dent on s’en fert efi exaâemenf fe même que celle des fyrîngotQmes précédens du refte, l’ef- pèce de manche recourbé E E qu’on y a joint , fait qu’on peut le fâifîr avec plus de force , Sc Publiée à Halle en 1718. 'Antres mé- tliodes cura¬ tives. a5.o Inst. de Chir. P. JL Sect. K Cm CLXVîiL qu’on a moins, de peiné à incifertiesr parties*- mais fon bec. C D= m’a paru tirqp ^ long , ôc îqI commode ^ e’eft pourquoi j’en ai. fait fabriquer un autre dont le bec ne s’étende pas 'pius loia que la lettre F j-^aavec lequel; :j’ai;jeiii plus de facilité^ opérer. . Au furplus , quel que -Foit l’inf. trument dont .Qû a feit ufage^ dès queilfopérâ--i tioH eft achevée ,- on.-panfe laiplàienîave'c de; la charpie féche ÔC des comprelTes’ j qu;’’èn main^; tient' en place jpatrle bandage .-en^T v :dans ries panfemens fuivans -on Confume ' iafenliblément les caliofités , . au moyen d’un.: digéflifj où. d’on mêle,: quelque médicanâent -rongeant;,d§C cnom- mémént le précipité jouge -,' après:, qùbi, on në penfe plus qu’à confolider la plaie avec le bau¬ me de; copahu, ou tel autre hiaumë vulnéraire. X. ; ■ • -dl :y : a des Chirurgiens qui , au ^^ie^> du fyrin- ■ gotome ou des . biftouris dont jqoUs -î venons: de parier , palTent parjii’orifice- extérieur .de; la fif- tu.le jufques dans i’inteftin , à ; travers le trou fifluleux dont il eft percé , une fonde rbu ïlilet d’a/gent fléxible , qu’ils, font fortir enfuite par l’anus , en le recourbant avec .derdoîgtL^^^ introduit dans le .fondement j lorfquMflr^a amené une partie du fil ou du ftilet hpM die. ce dernier {voy. pl. XXXV. ,fig*:i * D D ) , c>n-Ien faifit les deux extrémités HH ; on tire doucenii^ à foi toutes les chairs^ Comprifes entre C G.,; :B E , & on les enaporte avec un biftouri courbe, pu des'cizeaux propres à cet ufage. .Quoique cette méthode foit de la plus grande ancienneté , ayant été décrite par Paul Eginette (n) , Garangeot en ia) LOC. ciL t>E LA FISTULE A l'ANUS. Z$F Televé'ü fort les avantages 8C la facilité , qu’il ia préféré- à i:outes les autres , 6c qu’il la croit ^capable de- prévenir â 'Côup fûr le retour de la -fiftuie ; niais;quelque cas que -fe faffe de cette ancienne méthode ^ je ne vois pas bien, claire¬ ment encore fur queb fondement Garangeot lui attribue cette dernièreiprérpgptive , préférable¬ ment à toutes les autres, ^Quelques. - uns , après avoir-fait .paffçf ■ le ftiiét d’argent par les deux orificès;deia Mule, .êc en avoir formé-une an- fe , en amenant une dp- fes extrémités hors du fdndement,:néfe contentent pas , comme dans les méthodes décrites jufq.u’içi , de fendre les parties comprifes' dans cette anfe, ils coupent avec le bif^ rouri toüte.ia circonférence çalleufe de la fiftple , •& emportent aihfî toute la callofîté, conjointe¬ ment avec la portion du fphinâer qui y réponde, ce qui rend , difent-ils , . la cure plus fûre ^ moins dujette .à récidive ; mais cette rnanière d’opérer eft plus longue ôc plus dôuloureufe d’autres ântrodùifent dans riûteftin par les deux orifices: de-la Mule , une fonde d’argent flexible & crenelée epL Lletn M,' ou pl. XXXV-. fig. i*:) , après l’avoir _fait:ft)rtir par ranus , v ils incifent avec un biflouri ou des cizeaux conve¬ nables ;Tbut ce qui fé trouve fur la raîntli^ de la fon^v -Quelques Modernes préfèrent; cotte dernière façon d’opérer aux deux autres , lorf- ^ftdleux de fe trOüVe fort baut ; |nais;]j’ignpre la raiioh de cette préférence; -Au furpius;, quelle quevfbït la méthode dont pn s eft fervi',v.on a toujours b efo in d’ufer de. beau- <^oup de prudence & de ménagement pour ne pas ouvrir ie^ . grandes ramifications des vaîfleaux ■fangüins qui rampent en çet endroit du reâum, scommc il arrive quelquefois dans les fiftuies qui Inst. de Chik. P. U.Sect. V. Ch. CLXVlît cnt beaucoup de profondeur, & afin d’évitêt les hémorragies dangereufes 6c peut-être mor¬ telles 5 qui feroientla fuite de cette ouxrerture après l’opération 5 la première chofe qu’on ait à faire , eft de bien nettoyer la plaie de tout le fang qui s’y trouve , & de chercher ênfuite s’il îi’y refteroit pas par hâizard quelque clapier ôc des chairs calleufés ou corrompues ; dans le premier cas , après avoir introduit dans le fînus le doigt ou la fonde , on coupera av^' les ci- zeaux ou le biftouri toutes les parties qui le recouvrent (^) , afin d’en mettre bien le -fond à découvert , & de pouvoir en procurer parfaite¬ ment la déterfion ; on emporte enfiitte avec le même inftrument & autant qu’on pëuf le 'faire , tout ce qu’il y a de calleux ou de vicléypu l’on y fait du moins de très-nombreufes fçarifica- tions ; on procure par ce moyen une fuppiiration prompte & copieufe , St l’on a après beaucoup plus de facilité à détruire peu-à-peu , à l’aide des cathérétiques St des déterfîfs, toutêda cal- lofitê ou la pourriture qui peuvent être- reftées : mais, pour dire nettement ce que je'penfe fur cette matière , du accéléré St on fevorifë extrê- • fol Gèmrâe l’attefient Saviard PMfin oper. de chir. chap.XXi . . . . ^ r:- (b) La mauvaife hummr ou la timidke du* malade » ne permettent pas tôuiours qu’on falfe •d’àhbrd apres l’opération l’ouverture des clapiers ; la plüpgu» com¬ me je Fai vû dans ma pratique , fe refulenfiâ toute nouvelle perquîGïion& iscifion , enforte qu’omeft obli¬ gé de les remettre à une autre fois , & de procéder tout de fuite à Papplication de Fâpparcü J’éiat de foibîefle où le malade' peut fe trouver:' réduit , & 1^ grande quantité de fang qu’il a perdu peuvent- encore nous forcer à prendre ce parti* - ^ Ve LA FISTULE A L’AUVS. 1$$ inefflentla déterfion Sc la réunion de la plaie, fi on emporte incontinent avec les cizeaux ou le biftouri , toute la graiffe endurcie ou corrompue qui fe trouve dans le trajet de la fifiule ; quant à ce qui regarde les panfemens le refte de la cure, nous en parlerons ci-après plus en détail. X. M. Runge , célébré Chirurgien de Brême , Méthode de dans le féjour que je fis dans Cette ville pour y opérer quelques calculeux , me parla d’une autre méthode pour faire l’opération de la fiftule à l’a¬ nus , qu’il exécute avec des inftrumens particu¬ liers qu’il a imaginés , dont je n’ai vû encore nulle part la defcription : ces inftrumens font au nombre de trois ; le premier eft une fonde de fer ou d’argent crénelée , dont on voit le profil pl. XXXV. fig.'9. ; elle a un manche C D qui eft recourbé en E , de façon à faire un angle obtus avec la fonde ; la rainure de celle-ci eft vue de front dans la figure lo. Le fécond inf trument eft un tuyau , auffi de fer ou d’argent ( fig. 1 1. A B ) , pourvu d’un manche femblable à celui de la fonde , ÔC formant pareillement un angle obtus , mais dans un fens contraire , com¬ me on le voit dans la planche figure ii. La fig. 12. montre la cavité du tuyau en face ou direc¬ tement. Le troiftème inftrument enfin , eft un petit biftouri droit, étroit, long fort âcre , repréfenté par la fig. 13. Voici maintenant de quelle manière on procède à l’opération dans la méthode dont nous parlons. Suppofons que la fiftule foit au côté gauche de l’anus , comme dans la fig. i. lett. C C , on introduit tout dom cernent dans l’inteftin reâum le tuyau A B fig; I !• après l’avoir plongé, d’abord dans de l’eau. '2 54 m CaiR. P,IL Sect, V. Ch. CLXVUI. chaude & graiffé enfuite avec de l’huile', 8c pJjj en fait tenir le manche à un aide prudent 8c en¬ tendu : pendant cela le Chirurgien pouflè dans la fiftule , comme nous l’avons dit , la fonde cré¬ nelée fig. 9 , échauffée auffi avec de l’eau chaude & ointe d’huile , St la fait paffer obliquement par tout le trajet du finus , & enfin par l’orifice interne de la fiftule C C , de façon que fa pointe ou fon extrémité A entre dans la cavité du tu¬ yau fig. Il, & s’y fixe folidement , ce dont oir peut s’affurer par le taéf , par fouie , 8t par l’in- troduâion du doigt dans l’anus. Tout cela étant convenablement exécuté , le Chirurgien prend avec la main gauche le manche de la fonde , 8c avec la droite il pouffe le biftouri fig. 13. par fa crénelure à travers l’orifice interne de la fiftule C C , jufques dans la cavité du tuyau fig. II. & fend ainfi tout le canal fiftuleux , depuis la partie interne de l’inteftin jufqu’à l’extérieure ou à l’anus; cela fait, on bande, ondéterge, St on conduit la plaie à cicatrice , comme nous Texpoferons ci- après. Cette méthode* paroît de¬ voir être employée de préférence aux autres , pour les fiftules qui ont une certaine profondeur, parce qu’il -eft très-difficile , & quelquefois mê¬ me abfolument impoffible dans ces fortes de fiftules , de pouvoir recourber fextrêmiié du fyringotome ou du ftilet , de façon à les faire fortir par fanus fans déchirer l’inteftin , St qu’on ne fçauroit même quelquefois en venir a. bout , de quelque manière qu’on s’y prenne. Mais on doit éviter avec grand foin que le bif¬ touri n’abandonne la gouttière du tuyau , ce qui expoferoit f inteftin & les parties circon* voifines à des bleffures très-graves ; c’efr pour prévenir cette dangereufe déviation, qu’on a fair JJe la fistule 'a l" an tr Si zçf faire ce tuyau fi large. SI la Æftuie pccupoit le côté droit de l’anus , il eft fehfible qu’on de- vroit conduire les inftrumens' d’une manière toute, opp.ofée à celle que nous venons de dé¬ crire. D’autres Chirurgiens fe font fervis d’un tuyau droit', à peu près femblable à celui de M.Rmg^y qu’ils introduifoient dans l’anus j 6c fur lequel iis; ouvroient enfuite la fiftule avec un biftouri droit ou courbe {a) ; je me fouviens que feu M. Raw nous recommandoit cette ma¬ nière d’opérer dans fes démonftrations. Mais l’angle que font les inftrumens de M. Runge avec leur manche , 6c la courbure qui en réfui¬ te , donnent plus de facilité au Chirurgien de diriger fon biftouri , & d’éviter par conféquent la lézion de toutes les parties qui doivent être ménagées ; je crois donc que ces inftrumens mé¬ ritent la préférence fur tous ceux qu’on a connu jufqu’ici , pour faire l’opération de la fiftule à l’anus. ' ' XL Si la fiftule eft fimplement extérieure, ré- Cnredei^ cente & bornée à la peau êc à la graifle, que l’inteftin ni fon fphinéier foient endomma- déraWe!** gés, voici quelle eft la Conduite qu’il faut tenir, en pareil cas. Premièrement, fi l’orifice de la fiftule , comme il arrive fouvent , n’eft pas affez ouvert, on travaillera à l’agrandir peu- à -peu autant qu’il le faut , avec de l’éponge préparée , la racine de gentiane , ou tel autre dilatant de cette nature , après quoi on détruira la callofité (à) Voy. à la page i88 des oper. de chir. de MaJJîer «figure d’un tuyau de cette efpèce , mais qui eft ce¬ pendant bien différente de celle de M. Runge. ^ S6 Inst, de CmmP.II. Sect, V. Ch. ClJiVîli, par le moyen dès -cauftiques , & l’on amènera la plaie à guèrifon / comme nous ravons enfei- gné: en donnant la cure générale des fiftules dans la première partie de cet ouvrage : il vaut quelquefois mieux ,:fuivant le confeil de Paid Êgihettc (a) , dilater d’abord Torifice de la fif. tule avec le biftouri; 6c c’eft le feul parti qu’il y ait à prendre , lorfque ré,ponge préparée ne peut pas le dilater àffez pour laiÜTer voir le fond de la fiftule ; après qu’on l’a bien mis à décou- vert au moyen du biftouri, ôc qu’on aura enle¬ vé la callofîté , on remplira la plaie , en premier appareil , avec de la charpie feche , afin de la tenir toujours fufiîfamment dilatée ; à la levée de ce premier appareil , on ouvrira les finus ou les clapiers , fi on en découvre de nouveaux , ôc dans les panfemens fuivans , on emportera tou¬ tes les chairs calleufes ou autrement viciées , qui peuvent refter encore, en fe fervant pour cela des cizeaux ou du biftouri, ou bien des efcar- rotiques , parmi lefquels le précipité rouge tient le premier rang. Monnier , prétend (b) qu’il n’y en a pas de plus efficace ôc de plus püiflant que i’ongüent des âpôtres ; je préféré cependant en¬ core Je précipité rouge à cet ongüênt. Après avoir ainlî bien enlevé tout ce qui êft gâté, on panfe enfuite la plaie avec ronguent digeftif, auquel on mêlé de l’huile d’œuf, ou avec le baume decopahu , 6c l’on continue à la bander d’une manière convenable. Enfin , s’il ne fe pré¬ fente plus aucun clapier caché j fi la fanie prend L,oc. en. , ih) Dans un traité particulier fur la fiftule a I anu® (pag. 131.), où il fait de grands éloges des cathere- tiques. jnfenfiblemgnt Ve la eîstüle a l'anus. 257 infenfiblement la confiftence & Todeur d’un pus épais 6C louable ; s’il Ce forme de bonnes chaire fermes & grenues , il paroît qu’on n’a plus rien à faire pour terminer parfaitement la cure , que de panfer chaque jour la plaie qu’on veut con¬ duire à cicatrice , avec un baume vulnéraire , l’eau de chaux ou l’efprit de vin , & finalement avec la charpie feche. Il arrive quelquefois , comme je l’ai déjà dit , 5c comme j’ai eu ocça- fion de l’obferver , qu’à la place de l’orifice ex¬ térieur de la fiftule , on n’apperçoit qu’un léger tubercule , dans lequel on découvre avec plus ou moins de difficulté , en y regardant très-at¬ tentivement , un très-petit trou , qui eft comme l’entrée ou Tiflue de la fiftule ; en pareil cas je commence par couper le tubercule avec des cizeaux , 6c ayant par ce moyen mis plus à dé¬ couvert le finus fiftuleux , je l’agrandis enfuite, je l’incife & le guéris de la manière dont on vient de l’expliquer. XII. Si la fiftule extérieure a pénétré fi profondér ment , qu’elle attaque le fphinâer de l’anus , ou l’inteftin même , ou bien encore qu’elle ait beau¬ coup creufé dans les parties circonvoifines , au point que l’inteftin fe trouve extrêmement amin¬ ci , on ne peut prefque jamais fe flatter , com¬ me j’en ai déjà fait la remarque , d’obtenir une cure radicale , qu’on ne fe détermine à percer Sc à fendre l’inteftin reélum en même te ms que fon^ fphinâer , & c’eft à quoi on n’a pas de peine à réuffir en s’y prenant de la manière que voici : sprès avoir fitué convenablement le malade 5c introdit doucement le doigt dans le reélum , on pouffera par l’orifice extérieur de la fiftule juf- Tom. IV, R ’ Cure de lai fiftule exter¬ ne plus gra¬ ve. 25 ? Inst, DE Chir. P. II. Sect, V. Ch. CL'KVlli, ques dans fon fonds & vers Tinteftin , l’un dés fyringotomes repréfentés pl. XXXV , & fur-tout lin fyringprome qui air une tête , comme celui de la fig. 5. , 1 eguille fig. 2. , ou bien enfin un ftilet ou une fonde d’argent fléxible 8c point trop obtufe , avec laquelle on percera la parois de l’inteftin , dans l’endroit où la tête de la fonde -rencontrera le doigt indice introduit dans l’a, -nus {a) , prenant garde bien foigneufement de ne pas bleflêr l’inteftin dans aucun autre endroit, 2>C moins encore la vefiîe. Lorfque la fonde , ou tel autre inftrument dont on a pu fe fervir , a percé le rectum , il faut avec un^Hoigt introduit qu’on paffe dans cet inteftin , en recourber ôc en diriger l’extrémité de façon qu’elle puiffe for- tir par l’anus , après quoi pn achèvera l’opéra¬ tion comme nous l’avons expofé aux § § VII. VIII. ^ IX , ce qui changera cette fiftule imparfaite en une fiftule parfaite ou complette. Enfin , fi la fiftule, quoique voifîne de l’anus , ne fe porte pas vers l’inteftin , mais rampe fous la peau du côté du pérîné, ou vers l’un des côtés du fon¬ dement , ce qu’il y a de mieux 8c de plus fim- ple à faire , eft de l’ouvrir dans toute îbn éten¬ due , avec un biftouri , les cizeaux , ou le fyrin- gotome , afin d’en bien, découvrir le fond , 8c de déterger 8c confolider enfuite la plaie , comme nous l’avons dit ci-deflus. On peut encore fe fer¬ vir utilement pour opérer ces fiftules , fur-tout fî les autres inftrumens dont nous avons parlé jufi qu’ici ne s’y trouvent pas propres , êc plus en¬ core fi la fiftule eft un peu profonde , du tuyau repréfenté pl. XXXV. fig. ii., ou de tel autre (a) Paul d’Egine connoiffoit & a décrit cette ma¬ nœuvre dans l’endroit cité. De la fistule a l'anus. 259 feniblable , qu’on introduira dans l’anus de la manière dont nous l’avons expofé ci - deflus , 5c fur lequel on fendra le finus d’un bout à l’autre avec le biftouri fig. 13, , en ufant de beaucoup de circonfpeâion , afin de ne couper que les parties qui doivent l’être. XIII. La fiftule borgne &: interne , conftitue une Cure des fif- troifième efpèce dê fiftulès à i’anus ; comme elle uuiitv r _ ^ 7 oumteines. n’a point d ouverture a 1 extérieur , on ne peut guère parverflT"à la guérir qu’en y en pratiquant une avec le biftouri , afin de pouvoir enfuite ou¬ vrir tous les finus , qui ne pourroient être apper- çus fans cette incifîon préliminaire : l’endroit où il convient de la placer nous eft indiqué cora- ' munément par quelque -petite tumeur extérieu¬ re , une dureté , de la douleur , ou une rougeur qui fe manifeftent dans le voifînage du fondement, fur-tout fi on fent avec le doigt un certain vuide fous la peau , & l’amas d’une matière corrom¬ pue 5 commp dans les abfcès : dès qu’on s’eft afi furé du lieu précis où il faut incifer extérieure¬ ment, après avoir placé St fait afiujettir le ma¬ lade , comme on l’a dit plus haut , on incifera avec le biftouri la tumeur placée au côté de l’a¬ nus, jufqu’à la cavité de la fiftule ; ou fi l’on veut procéder encore avec plus de circonfpec- tion , on foulevera avec un doigt introduit dans l’anus la partie malade St la tumeur qu’elle ren¬ ferme , St on l’ouvrira enfuite autant qu’on le jugera néceflâire , avec un biftouri ou une grande lancette , au moyen dequoila fiftule, de borgne ou imparfaite qu’elle étoit , deviendra une fift îule complette ou parfaite , ce qui en facilitera beaucoup la guèrifon j cela fait , on agrandira Autres pro- «édés pour guérir ces fif- tules. i Ikst, de Chir. P. IL Sect. V, Ch. CLXVlIl, encore la plaie avec un biJftouri ou des cizeaux auxquels le doigt ou une , fonde crénelée fervi- ront de condufteur , Sc lorfqu’eile fera fufEfam- ment dilatée , on la remplira de charpie feche , fur laquelle on appliquera des compreffes & un bandage convenable ; à/ la levée de ce premier appareil , on dilatera de nouveau la plaie , s’il en eft befoin , & après avoir cherché avec foin s’il ne refteroit pas encore intérieurement quel¬ que finus caché , ou de mauvaifes chairs, on fendra l’inteftin, & l’on fe conduira dans le refte de la cure , fuivantla méthode - prêfcrke ci-def fus pour les fiftules compiettes (u), XI V. Si les indices dont nous venons de parler man¬ quent entièrement: , ou ne fuffifent pas pour di¬ riger l’incifîon extérieure , ôc qu’en introduifant le doigt dans l’anus , on s’apperçoive cependant , à l’aide du fpeculum ani ( pl. XXXIV. fig. 15.), ou fans lui , que l’inteftin eft percé intérieure¬ ment d’un trou fiftuleux , on s’y prendra de la manière fuivante pour faire l’opération : on com¬ mencera par introduire jufques dans l’orifice in¬ terne de la fiftule G fig. i. à la faveur du doigt indice de la main gauche,. paffé dans lé fonde¬ ment , Sc du fpeculum ani , s’il a été néceflaire de s’en fervir pour découvrir cet orifice , la partie recourbée ôt longue d’un à deux pouces A ( pl. XXXV. fig. 14. ) d’un gros fil ou ftilet d’argent fléxible ( voy. pl. XXXV. fig. 14. ) ; cela (a) On peut voir dans la 82. obf. de M. le Draiij le cas d’une fîftuîe de l’efpèce de celles dont nous par¬ lons , & qui fut guérie à peu près de la même ma- cière. De la fistule a l'anus. i6i on prend avec la main droite le ftilet,près fon autre extrémité B , . & on s’en fert de manière à faire prononcer par l’extrémité re¬ courbée A aux environs de l’anus , une efpèce" de faillie qui fe rende fenlible au taâ ou à la. vue, ;dans l’endroit défigne pàr la lettre F; le Chirurgien iâifît enfuite Je ftilet d’argent près de fon extrémité B avec la main gauche , 6c avec la droite il incife, au r moyen d’un bif- touri, la partie voifine de l’anus , légèrement foulevée par la portion recourbée du ftilet, juf qu’à ce que cette portion paroifle à découvert dans la plaie , après quoi on l’en fait fortir , ÔC «n la recourbant encore davantage ^ on embro¬ che, pour ainfî dire , la fiftule , 8c on coupe en la tirant un peu à foi j toutes les parties com- prifes dans î’anfe formée par le ftilet. Au fur- plus , il ne feroit peut-être pas hors de propos dans ces fiftules borgnes peu profondes , mais voifînes de l’anus , de fe fervir, au lieu du ftilet flexible dont nous venons de parler , de quel¬ qu’un des fyringotomes repréfentés pl. XXXV. flg. 3. 4. 5. 6. éc 7. dont la courbure eft très- propre à faire découvrir la fiftule ÔL à diriger l’inciflon. .. . XV. De quelque méthode dont on fafle choix pour Ce qu’on opérer la fiftule , 6c pour enlever tout ce qu’il y 3. de -calleux ou de. vicie, voici ce qui refte a tion. faire pour completter heureufement lacure. Pre¬ mièrement, on remplira la .plaie auffi exacte¬ ment qu’il eft poffible ,-avec de la charpie & des lambeaux de linge roulés entre les doigts , afin de tenir bien ouverte la cavité de la fiftule , ôC de pouvoir enfuite en procurer plus facilement R iij %6^ lusT, DE CffîR. P. II. Sect. F. Ch. CLXFlli, la déterfîon ; fi la plaie donne d’abord un peu trop de fang , on répandra fur la première char¬ pie qtfon y pouffera , quelque poudre propre à arrêter les hémorragies , ou on l’imbibera d’une liqueur de même qualité ; pareillement , fi la fiftule eft profonde , on aura l’attention d’atta¬ cher avec un gros fil ou avec quelqu’autre lien , tous les bourdonnets qu’on introduira dans le fond du finus , de peur qu’il n’en reliât malheu- reufement quelqu’un dans la partie , faute de pouvoir le retirer ; lorfqu’on a bien garni la plaie , de la manière dont nous venons de le dire, on la couvre fucceffivement de trois com- preffes, dont la première eft étroite , mais lon¬ gue Sc épaiffe ; la. fécondé un peu plus l^rge, 6c la. troifîème enfin 5c la dernière , à pèu près quar- rée , comme dans la chûte de l’anus ; on main¬ tient tout Cet appareil en place par le moyen d’un bandage en T. Mais fi l’hémorragie étoit fort abondante , on aurbitbefoin d.hin: bandage ' particulier Si. plus fort , dont nous donnerons la defcription dans la HI®. partie de cet ouvrage { cbap. V. § VU. ) ; on porte enfuite le malade dans fon lit , Bc .s’il a beaucoup de fiing , ou s’il n’en a guère perdu dans l’opération , on lui fera une faignée du bras , afin d’aller au-devant de l’inflammation ; on ne touchera à l’appareil que le fécond ou le txoifîème jour , à moins que le îjefoin de décharger le ventre nbblige à le faire plutôt : fi le malade comme il arrive très-fou- ^ent , ne reffeni plus qu’un fimple tenefme , ü ne faut point y toucher ; mais fi l’.envie d’aller eft réelle , on ne peut fe. difpenfer alors de dé¬ faire l’appareir toutes les fois qu’elle fe preffante , afin de pouvoir y fatisfaire plus com¬ modément Si de ne pas falirle bandage.: fi peB" De la fistule a l'anus. 4ant que le malade va à la felle , il s’étoit glifle quelques excrémens dans la plaie , on la netto-, yeroit foignenfement avec une éponge trempée dans le vin chaud , & enfuite avec du linge fec , après quoi on la rempliroit encore très-exaéte- mentavec de la charpie , pour empêcher qu’elle EC fe ferme trop promptement ; fi on s’apperçoit. dans les panfemens fuivans , qu’il refte encore des chahs calleufes ou corrompues , on portera, jufques dans le fond de la fiftule de la charpie- chargée d’onguent digeftif, auquel on aura mêlé un peu de précipité rouge ou d’onguent ægip- tiac , & l’on continuera à panfer tous les jours de cette façon , jufqu’à ce que la plaie fbit par¬ faitement détergée , & qu’elle pouffe une chair ferme , rouge ÔC faine ; on la conduit enfuite à cicatrice delà manière dont nous l’avons expofé ci-deffus § XIV. Du refte , pendant les quatorze premiers jours qui fuivent l’opération , il faut être très-attentif à chercher s’il n’y aurott pas encore quelque- finus ou clapier qui auroit échappé à nos premières recherches , ou que le caprice ou la foibleffe du malade ne no>us auroit pas permis d’ouvrir dans la première opération , & l’on en fera l’ouverture fans autre délai ; s’il refte encore quelque finus caché , qu’on n’a pû ni ouvrir., ni mettre en évidence, nous en ferons inftruits par la vue , par la fonde , & fur-tout par la quantité & la qualité de la matière qui coule de la fiftule , laquelle n’a pas pris encore la cou¬ leur , l’odeur & la confiftence qui caraéférifent le bon pus ; car dès que la plaie eft fuffifamment détergée Sc qu’elle tend à la guérifon , la matière commence à diminuer Infenfibleraent Sc à deve¬ nir blanchâtre & médiocrement épaiffe , avec psu .ou point d’odeur défagréable i on favoiilk E iy z64 Inst^de Chir. P. IL Sect. V, Ch. CLXVIit, i’accroiffement des chairs , qui pouffent de tous les points de la plaie , par le moyen des balfami- ques 5 8c on l’amene enfin à cicatrice en ne la panfant qu’avec de la charpie feche. Pendant toute la cure , on ne donnera au malade qu’une nourriture douce , légère 8c tempérée , 8c au commencement fur- tout on ne lui permettra que de Amples bouillons , interdifant avec foin tout aliment foiide , fans quoi les fréquentes envies d’aller à la felle obligeroient peut-être à défaire trop fouvent l’appareil , ce qui feroit très-incom- mode pour le Chirurgien , 8c retarderoit d’ail¬ leurs confidérablement la cure. XVI. Cîire des fif- Les fiftules compliquées de carie , ou avec un ulcère de la veffie ou de l’urethre , guèriffent très- difficilement 8c font prefque abfolument incura¬ bles 5 comme nous l’avons, déjà remarqué plus haut : cependant lorfque Fifchium ou le coccyx fe trouvent cariés , on dilatera fuffifarament l’ul¬ cère pour pouvoir fe faire jour jufqu’à l’os ma¬ lade ou vicié , 8c l’on y appliquera des remèdes propres à combattre la carie , dont le plus puif- îant m’a paru être la teinture ou l’effence d’arif- toloche ronde , fans négliger les mercuriels con¬ venables Sc la décodfion des bois,, pour délivrer le fang de l’infedlion fcorbutique ou vénérienne , qui eft fouvent de la partie ; on continuera ce trai¬ tement jufqu’à ce que la carie foit détruite , 8c que le fond de. la plaie fe recouvre de bonnes chairs, après quoi on la conduira àcicarrice com¬ me mus les autres ulcères Amples. Les Aftules ac¬ compagnées .d’ulcère à la veffie ou à l’urethre font encore plus fâcheufes que celles dontnous venons de parier , ne ibntprefque jamais fufceptibles Dr LA FISTULE A L^ANUS. 265 3e guérifon ; néanmoins , fi outre les remèdes in¬ ternes ci-deflus , on s’attache à bien déterger ex¬ térieurement l’ulcère, & à y faire naître de bonnes chairs à laide des médicamens balfa- niiques , il n’eft pas impoffible qu’on parvienne enfin à guérir ces fortes de fiftules , quoiqu’elles ayentréüfté à tous les autres remèdes , du moins fl le mal n’eft pas entièrement defefpéré , SC fi Je malade eft d’ailleurs fain 8c robufte. X V I 1. Je n’ignore pas que les Auteurs , fur-tout par- Reœarqnes miles Anciens, tels qu’Hippocrate(a) Paul (PEginc (c) , Albucajîs ( d) , Scultet (e) , ècc ont propofé beaucoup d’autres méthodes cura¬ tives de la fiftule à l’anus , par la ligature , le fer, 8c les cauftiques , mais je les ai omifes à deliein , parce qu’elles m’ont paru très-inférieures à celles que je viens de décrire ; du refte, jene dois pas paffer fous filence , que la fortie invo¬ lontaire des excrémens eft quelquefois la fuite de l’opération , lorfque le fphinâer de l’anus a été trop corrodé , détruit , ou exceflîvement af- foibli par la fiftule , quoiqu’on puifle l’incifer im¬ punément , comme je l’ai déjà dit deux ou trois fois , 8c même davantage s’il eft néceflaire , fans beaucoup d’inconvénient ÔC fans avoir à craindre cette dégoûtante incommodité , lorfqu’il ii’a pas été trop maltraité , 8c que le malade («i) Lib. de fiftulls. p) Liv. -VIL chap, ÎV. S IV. fi) Ubi fiîpra. (d) Paru IL cap, 80. Albucajîs n’a point connu d’au- méthode curative de la fiftule à l’anus , que le cau¬ sera aauel. fi) Oper. de chir. chap. de la fift. à l’anus. iS6 Inst, de Chir. P. 11. Sect. V. Ch. CLXVîU jouit d’ailleurs d’une aflez bonne fanté. Qugj. quefois fon âge, fa foiblefîe,& l’état même de la fiftule, fur -tout lorfqu’elle eft trop haute ou trop profonde , ne permettent pas de l’opérer • on ne peut employer alors qu’une cure pallia- tive , éc calmer le mal les douleurs en in- jeâant de tems en . tems dans la fiftule des li¬ queurs déterfives , & en la panfant avec des fubf. tances douces & balfamiques. Enfin plus le fort de ceux qui font obligés de fe foumettre à l’o¬ pération de la fiftule eft digne de pitié , & plus on doit trouver ridicule la folie de quelques François', qui , fiers d’avoir la même ma¬ ladie & d’être traités de la même manière que Tavoit été le Roi Louis XiV , follicitoient les Chirurgiens de leur faire cette opération , bien qu’ils n’eulTent rien moins qu’une fiftule à l’a¬ nus. On auroit peine à croire que les hommes puffent être aflez infenfés pour tirer vanité d’un pareil malheur , fi üionis , un des plus célébrés Chirurgiens de fon tems, de qui nous tenons ce fait, & qui blâme fortement: cette extrava¬ gance de fes compatriotes , n’en étoit garant j c’eft bien ici le cas de dire avec Horace : Specîatum admijjî rifum teneatis amici ! XVIII. Régies de Comme l’opération de la fiftule à l’anus eft plus l’une des plus importantes &. des plus diffici- impoKance! les de la chirurgie , nous croyons devoir indi¬ quer encore quelques précautions extrêmement utiles pour la perfedion & le fuccès de cette opération, i®. Une régie invariable en incifaot les fiftules dont il s’agit , comme dans toutes les autres , eft de faire enforte d’en rendre tpu- Ve LA FISTULE A l’anus. i6y purs l’ouverture un peu plus grande que le fonds, ce qui en facilitera beaucoup la déterfion ôc la ^èrifon. Pour mieux en venir à bout , il eft quelquefois néceflaire'd’iacifer la fiftule cruciale- ment ; on coupe & on emporte enfuite avec les cizeaux ou le biftouri , auiîi exaâiement qu’il cft poflible , tout ce qui fe trouve calleux ou corrompu , fur-tout dans les fonds. ; on enleve quelquefois plus fûrement êC plus aifémênt les callofités , en les faififfant auparavant avec des. pincettes ou une érigne. Crainte qu’en di¬ latant la fiftule , on n’endommage grièvement l’inteftin ou la veftîe , il faut toujours , autant que faire fe peut, diriger l’inftrument , non du côté du reâum , mais extérieurement vers l’os ifchion. 3°. Si l’orifice externe de la fiftule ne fe rencontre pas au voifinage de l’anus , mais dans l’intervale des feflês , le finus fe trouvant près de la peau , 6c fe portant infenfiblement vers le reèkum , on introduira jufques dans fon fonds une fonde crenelée fur laquelle on cou¬ pera les tégumens avec des cizeaux ou un bif¬ touri approprié; on remplit, on dilate enfuite la plaie avec de la charpie féche & roulée, & les jours fuivans on examine avec atten¬ tion le caraâère de la fiftule , ôc lorfqu’on l’a bien connu , on fe conduit après cela comme nous l’avons prefcrit. 4®. Si l’inteftin eft ulcéré bc percé, comme il l’eft toujours dans les fif- tules complettes , on fera paffer l’extrémité du ftilet , de la fonde, ou du fyringotome , non pas direâement par l’orifice interne de la fiftule , ®ais deux ou trois lignes au-deftus , à travers Iss membranes entières de l’inteftin , afin de pouvoir enfuite emporter avec plus d’exaâi- tout ce qu’il y U de calleux dans cet ori- •468 Iw5r. DE Chir, P, IL Sect. V. Ch. CLXVlij ïice ; lorfqu’on y a fait entrer la fonde ou 4 ftilet , il faut , après avoir incifé le reôunj Se Ibn iphinéler , couper environ deux lignes de i’inteftin immédiatement au - deflus de l’endroit où fe trouvoit l’orifice interne de la fiftuîe. 5» Si on a ouvert pendant l’opération quelque vaif- foau confidérable , qui donne beaucoup defang, on le liera avec une éguille courbe , enfilée d’un gros fil , qu’on fera paffer fous le vaiffeau. Si la ligature eft impraticable, on appliquera fur l’embouchure de l’artère ou de la veine qui fournit le fang , une petite compreffe trempée dans quelque liqueur ftiptique Sc bien exprimée, fur laquelle on fera appuyer le doigt d’un aide pendant une demi heure , Sc jufqu’à ce que l’ef- carre foit formée ; on remplit après la plaie avec des bourdonnets folides & bien preffés , fur lefquels on place quelques comprefles épaif- fes , & un bandage plus ferré qu’à l’ordinaire ; & par furcroi de précaution , on ordonne à un aide de le comprimer encore pendant quelque tems avec la main (a). 6°. Si quelques ‘ heures après l’application de l’appareil, le malade fent une certaine difficulté à rendre fes urines , on l’exhortera à fupporter patiemment cette petite incommodité, qui ordinairement fe diffipe bien¬ tôt d’elle-même. 7°. La fiftule à l’anus compli* quée avec la vérole , a de la peine à guérir tant que la dernière maladie fubfifte ; mais lorf- (a) Lorfqu’on n’a pas fait une compreffion exaôe fur l’embouchure du vaiffeau , il eft quelquefois ar¬ rivé (voy. Palfin, oper. de chir. chap. zo. ) fang , au lieu de s’échapper par l’anus & à travers le bandage , s’eft répandu dans les inteftins , & a caule la mort du malade ; il faut donc fe rendre très- atten¬ tif à cet accident afin de le prévenir. Ve la fistule a l'anus. jm’on a détruit le virus vénérien , la fiftule guè- ^ fouventifans même qu’il foit néceflaire d’en venir à l’opération. 8°. Feu M. Arnaud avoit imaginé pour la fiftule à l’anus un bandage par¬ ticulier , que Garangeot préféré de beaucoup au bandage ordinaire , dont il a donné la defcrip- tion, & dont on peut efFeétivement fe fervir de préférence à l’autre fi on le juge à propos ; on le trouvera décrit dans la troifîème partie de ces Injlitutions {a). Enfin 9°. lorfque la plaie commence infenfiblement à fe réunir , Garant geot veut qu’on introduife dans l’anus une tente de charpie de la longueur du doigt , Sc cou¬ verte de pompholix , afin d’accélerer l’exfîca- tion & la guèrifon ; mais fouvent on n’a pas befoiü du pompholix ; la charpie féche fuffit pour deffécher la plaie , quand elle eft une fois bien détergée ôc remplie de bonnes chairs. On peut lire chez M. le Dran plufieurs obfervatiôns utiles fur la fiftule à l’anus (b). XIX. Remarquons , en terminant ce chapitre, qu’il eft étonnant que Garangeot, après avoir divifé comme nous les fiftuies à l’anus en parfaites Sc im¬ parfaites , Sc avoir affigné les fignes des unes 8c des autres, fe contente enfuite dans la cure (a) Bajjîus a fait graver auffi dans fa diflertation ci- devant citée fur la fiftule à l’anus’, un bandage parti¬ culier , & un peu différent de celui dont on a ^ cou¬ tume de fe fervir. On peut l’employer commodément après l’opération , fur-tout fi on fend davantage le de bande qui eft pendant , & fi on lui donne affez de largeur. Le même Baffius en a fait repréfenter un autre dans fon traité des bandages. (t) V oyei fes obf. & 83 , jufqu’à la 86*. 270 Inst, de Chir. P. IL Sect. V. Ch. CLXlX, de parler des premières , &. ne dife mot "des fiftules borgnes ou incomplettes , quoique ces dernières exigent des procédés particuliers , encore plus délicats que les fiftules complettes comme on le voit affez évidemment, û je ne me , trompe , par tout ce que iiou? avons dit à ce fujet dans- ce chapitre. Garangeot paffe encore entièrement fous filence la cure des fiftules com¬ pliquées , bien que ces fiftules ne foient pas extraordinairement rares , & quelles fe préfen- tent affez fouvenfi C H P I T R E C L X I X. De Vabfcès du fondement. I. L’abfcèsdu I^T Ous avons déjà parlé fommairement de cet fondement abfcès , quoique fous un autre titre , dans «ideà chapitre précédent ; cependant comme il eft prefque toujours la caüfe primitive de la fiftule à l’anus , & qu’une connoiffance exafte de fa nature du traitement qui y convient, peut jetter beaucoup de jour fur le caraâère Sc la cure , tant préfervative que curative de la fif¬ tule , nous avons cru devoir en faire l’objet d’un chapitre particulier. II Sa nature L’abfcès du fondement fe forme de deux &fesdiffé- manières, ou tout à coup: & fubitement, ou lenw, petit - à - petit 5c comme par dégrés. La pre¬ mière efpèce fe préfente d’abord fous la figure d’un furoncle ; il prend bientôt enfuite des ac- croiffemens rapides j Sc produit en très-peu de J)e l'abscés du fondement. 271 teffls des fymptômes très-violens , & fur-touî une douleur extrêmement vive : au commeur ceineht ce n’eft qu’un tubercule pointu , dont le volume eft à peine égal à celui d’une fève ou d’une noifette , Sc qui eft toujours accompagné d’une certaine dureté : cette dureté eft ordinairement profondément cachée aux environs de l’anus , gc plus ou moins rouge dans fa circonférence. Quelquefois il y a feulement à la peau une rougeur comme éréfipélateufe fans aucun tu¬ bercule, mais l’inflammation eft fi vive , qu’à ^ - moins qu’on ne la réfolve très - promptement , l’abfcès fe trouve formé en moins de vingt- quatre heures. Cette forte d’éréfipele occafionne fouvent des douleurs très - fortes , la fièvre , la foif , des infomnies, des naufées , une grande foibiefle , & plufieurs autres accidens de cette nature. La fécondé efpèce d’abfcès , qui ne fe forme que peu-à-peu , eft appellé d’abord par quelques-uns du nom de fiftule ; il s’annonce.^ or¬ dinairement , comme les autres abfcès , par la tumeur 8î. par la douleur , ôc n’en diffère que par la lenteur avec laquelle il mûrit. - III. ^ De quelque manière que l’abfcès ait paru , dès que la matière eft faite , elle fe fraie peu-: a-peu des voies pour s’échapper v, & perce en-r fin la peau près de l’anus , ou l’inteftin même ; mais avant que cela arrive la même matière , \ devenue toujours plus âcre & plus corrofive , creufe plus ou moins dans la graiife qui envi- tonne le reâum , & la réduit en fanie ; elle for¬ me différens finus, quelquefois fimples , petits ^ droits , mais d’autrefois très-grands, tortueux ^ profonds , qui ouvrent enfin la peau ou l’inr, 1 de Chir. P.JLSect. V. Ch. CLXlX. teftin reâum, ou même tous les deux enfein, ble ; ces finus fe forment plus ou moins lente- ment,, fuivant que la matière qui les produit a plus ou moins d’acrimonie , enforte qu’il n ’efl; pas étonnant que les fiftules à l’anus qui vien¬ nent à la fuite des abfcès , foient plus ou moins fâcheufes les unes que les autres. IV. Sa cure, Quant, à la cure de ces abfcès , on faignera d’abord le malade , 8c l’on appliquera fur la tu¬ meur des fomentations réfolutives , ou des ca- taplàfmes de la même qualité ; mais comme ces moyens font prefque toujours infuffifans , 8c qu’il y a plus de fond à faire ici fur le fer que fur les remèdes , on aura promptement recours à Finftrument tranchant , 8c l’on fe conduira com¬ me il fuit: premièrement, on fituera le malade comme nous l’avons indiqué plus haut, dans la cure delafiftule à l’anus ( chap. préced. § VL )j enfuite avec le doigt appliqué près de l’anus , ou introduit dans l’anus même , on examine foi- gneufement la tumeur, 8c à quelle profondeur fe trouve la matière , quoiqu’il n’y ait encore aucun ligne de fa fuppuration extérieure : fi on < nefent dans la tumeur que delà dureté , il faut, avant que d’en venir au fer , procurer du moins un commencement de maturité. V.- ■ ton^nrnduit ^naturité peut être accélérée ici , à maturftér comme dans les autres abfcès ,.par des camplaf- mes émolliens , tel que celui de mica partis avec le lait 8c le fafran , ou avec l’emplâtre de dia* chylum cu/71 gummis\ une précaution des plus imponantes dans l’occafiou dom il s’agit , eft J)e l’abscès du fondement, de ne pas laifler trop long'tems fur la partie les cataplafmes & les emplâtres , de peur que la matière de la fuppuration gagnant en dedans , ne ronge toutes les parties qui environnent le reâum, & ne rende par là le mal incurable, ou du moins beaucoup plus dangereux qu’il ne Fauroit été. On fe gardera donc bien d’attendre que la fuppuration s’annonce à l’extérieur ; on lèvera au contraire le cataplafme toutes les deux ou trois heures , & après avoir bien ef- fuyélapeau , on cherchera avec les deux doigts, dont l’un fera introduit dans le redum, & l’au¬ tre appuyera extérieurement fur la marge de l’a¬ nus , fi on ne fentiroit pas l’amas de quelque li¬ quide étranger dans l’épaiffeur des parties com- prifes entre ces doigts , fuppofé qu’on l’y fen¬ te, on fe hâtera de lui donner iiTue ; carie con- feil de ceux qui veulent qu’on attende la par¬ faite maturité des abfcès du fondement pour les ouvrir , n’éft point du tout à fuivre ; il feroit à craindre que ce retardement q’occafîonnât une trop grande deftruâion des parties qui avoifînent l’inteftin. V I. i)ès qhe la fluéfuation de la matière fe rend Manière de un peu fenfible , avec le doigt qu’on a paffé dans l’anus , Sc qu’on y laifle , on pouffe en - dehors la tumeur vers la peaü à côté de l’anus , 6c on la fend par le milieu avec le biftouri ou la lan¬ cette , en pénétrant jufqu’au foyer de Fabfcès ; on éleve enfuite un peu l’inllrument , ôc l’on reçoit dans un vaiffeau convenable la matière purulente ou fanieufe , qui fe trouve ordinaire- ®tent mêlée avec du fang, 6c pour la faire for- ï’om. IF. S Ce qu’on doit faire après l’ou¬ verture. De quelle façon on pan /e enfuité lî plaie. 274 Inst, de Chir, P. IL Sect. V. Cu. CLXIX tir tout-à-fait , on prefle doucement la tumeia- de tous côtés avec les doigts. V I I. Lorfqu’il eft Ibrti aflêz de pus pour qu’on foit afluré qu’on eft parvenu au foyer de la madère on achevé de couper en droite ligne toutes les parties qui le recouvrent avec le biftouri , qu’on n’a point retiré de la plaie , & on dilate cette dernière autant qu’il eft néceflaire. Après cela , pour aggrandir encore davantage l’ouverture qu’on vient de faire , on introduit jufques dans le fond de l’abfcès un doigt , à l’aide duquel on dilate de nouveau la plaie avec des cizeaux ou un biftouri , parallèlement à la longueur de l’inteftin reâum ; enfin , pour mettre plus à dé¬ couvert encore le fond de l’abfcès , on ouvrira , ce dernier fi le volume eft confidérable , & fi on le juge néceftaire , par une incifion cruciale , après quoi on emportera avec l’inftrument tran¬ chant tout ce qui fe trouvera vicié ou calleux, de la. même manière qu’on l’a prefcrit ci-deffus à propos de la fiftule. V ï I I. Suivant Garangeot il faut enfuite panfer la ■ plaie de la manière fuivante pour le faire ré¬ gulièrement : on y introduira dit- il (a) , trois ou quatre tampons de linge , dont chacun fera attaché à un fil; on met le premier tampon dans le fond de l’ablbès , 6c l’on range le fil à l’un des angles ; on en fait de même pour les au¬ tres , & l’on difpofe leurs fils dans un tel ordre au - dehors de la plaie , qu’on puifle dire le len- (û) Dans fes oper. de chir. chap. de Vabfcès à Vmau De l'aescés du fondement. 275 demain, c’eft le premier , le fécond , &c. Mais comme ces fils peuvent fe déranger , il eft bon de les diâerencier par des nœuds plus ou moins multipliés ; on prend toutes ces précautions afin qu’en levant le premier appareil , on n’ôte pas d’abord le premier tampon commé le dernier placé , ce qui pourroit caufer une hémorragie t paf-deffus ces tampons on place des lambeaux de toile &. des bourdonnets de charpie , les éle¬ vant affezpour que la comprefiion foit plus gran¬ de ; Sc avant d’appliquer le refie de l’appareil , on aura foin de retirer un peu le fil du premier tampon -, ce qui comprimera davantage tous les ' autres : il faut enfuite mettre fur-tout cet appareil, pourfuit toujours Garangeot^ des com- preffes -étroites & graduées, & on foutiendra le tout par le bandage que nous avons décrit (a). Mais , pour dire nettement ce que je penfe , je ne vois pas pourquoi il feroit néceflaire pour des abfcès auffi fimples que ceux dont il s’agit ici , d’employer tant de tampons attachés à des fils , £c un appareil fi compliqué ôc fi incom- -3 mode. Quant à moi , je me contente de les rem¬ plir exaélement, ainfi que les autres abfcès ,avec de la charpie roulée entre mes doigts , d’appli¬ quer delTus des comprefiês, ÔC de maintenir fim- plement le tout par le bandage ordinaire. Dans les panfemens fuivans , je ne tire pas de force la charpie , mais j’attens quelle tombe par la fup- puration ; je panfe l’ulcère , en attendant , avec le digeftif ôc l’emplâtre de diachilum, au mo¬ yen de quoi je n’ai pas à craindre l’hémorragie ; dès que la fuppuration eft bien établie , je dé- (a) Nous donnerons la defcription de ce bandage dans lalir. partie. ij %76 ÎSST. DE Chir. P. IL Sect, V, Ch CLXIX. terge la plaie ou l’ulcère comme les autres ab£ cès, Sc comme on le pratique dans la fîftulê à l’anus , & je la confolide enfin avec les bal- famiques. Explication de la trente - cinquième Planche Fig. I. On voit dans cette figure les deux efpè- ces de fiftules à l’anus ; A A efl: une panie de l’inteftin reâum ^ B le fphinéler ; C C la fiftule parfaite , vulgairement dite complette, ayant une de fes ouvertures hors de l’anus , & l’autre dans le fphinéler ou dans l’intef¬ tin même. D D Stilet d’argent flexible qu’on / introduit par l’orifice extérieur de la fiftule dans l’orifice interne Sc dans l’inteftin, Scdont on fait fortir enfuite l’extrémité par l’anus E , pour en former une efpèce d’anfe qui com¬ prend les chairs 6c la portion du fphinâer qu’on veut emporter ; pour en venir plus ai- fément à bout , on tire doucement à foi les parties qu’il s’agit de couper. F Fiftule im¬ parfaite ou incomplette , qui n’a qu’un feul orifice G ouvert en-dedans de l’inteftin ; HH les deux extrémités de la fonde ou du ftilet. Fig. 2. Infiniment d’argent flexible , ÔC fembla- ble à une grofle éguille , dont on voit la fi¬ gure Sc la defcription dans Garangeot ; il eft flexible & pourvu en A d’une grande ouver¬ ture , à travers laquelle on peut faire paffer des fils ou un cordonnet , lorfqu’on veut opé¬ rer la fiftule à la manière des Anciens , en coupant les chairs avec la ligature , ou paffer un féton à travers une plaie ou un ulcère ; B la pointe de réguille avec laquelle on per¬ ce l’inteftin dans la fiftule incomplette ex¬ terne J St qu’on amené enfuite hors de l’anus De l^abscés dp fondement. 277 en la recourbant, afin d’incifer la fiftule dans toute fa longueur ; cette éguille ou fonde eft crénelée d’un bout à l’autre , êi. peut en con- féquence faire l’office de conduéteur. MaJJler , , mon Fils en extirpa un pareil en mapréfence, gros comme une noix mufcate , qui s’étoit for¬ mé à la partie externe du carpe d’une fille adulte. Cyprianus prétend que le ganglion provient d’une lymphe femblable au blanc d’œuf , qui fe filtre naturellement dans la gaine des tendons ; & c’eft eflfeâivement ce que j’ai eu occafîon de voir. I IL Les ganglions différent beaucoup entr’euxpar Différences; le volume , comme je l’ai déjà dit ; ils varient (a) Les Anciens avoient déjà rangé les ganglions par- les tubercules de la tête ; voyez Celfe , liv. VIL cbap. • 6. 0>) Sennert , prax. med. îib. V. p. I. cap. 34. v) Vid. coIIeÊt. med. phyf. Belg. p. IL pag. 213. Inst, de Chir. P. II. Sect. VL Ch. CLXXl auffi par le nombre : communément il n’y en* qu’un ; mais quelquefois il s’en forme davan¬ tage , 8c les deux mains s’en trouvent attaquées- on en voit un exemple mémorable dans les Ephé- merides d’Allemagne {a). Quant à la figure ü- y en a de ronds , ôc d’autres ont la forme d’im gland ou d’un œuf ; les uns ont une furface éga¬ le, d’autres l’ont inégale ôC raboteufe; certains s’élèvent beaucoup au-deffus du niveau de la peau, 8c d’autres ne font que peu ou point de faillie ;• quelques-uns , fur-tout lorfqu’ils font récens , fe réfolvent avec beaucoup de facilité , mais il en eft auflî, particulièrement parmi ceux qui fout fort anciens, , qui ne peuvent être guéris que très - difficilement par les remèdes. 1 V. Taitement.- Quand le ganglion eft récent , on refout or¬ dinairement la matière épaiffie , en frottant de tems en tems la tumeur avec les doigts ; en l’humeâant chaque jour , pendant ces friétions , avec de la falive d’une perfonne à jeun ; 8c en y tenant pendant quelques ferhaines fans in¬ terruption , une lame de plomb. Il y a des Pra- ^ ticiens qui croyent rendre cette lame plus dif- cuffive en la frottant avec du mercure ; d’autres attribuent je ne fçais quelle efficacité de plus aux balles qui ont fervi à tuer des bêtes fauvages , 8c fur-tout le cerf ; quelques-uns avec Foref- tus fb) , recommandent avec beaucoup de raifon, de frotter très-fouvent le ganglion avec l’em¬ plâtre de gomme ammoniac , avec celui de gre¬ nouilles avec le mercure ; 8c d’autres encore de (a) Decur. I. an. III. obf. 326. (i) Obf. chir. lib. III. cap. IX. Du Ganglion. 299 ^ frotter très-fouvent avec l’huile des Philofo- pfaes , l’huile pétrole , ou celle du favon. Quel- miefois on fait difparoître tout -à coup le gan^ glion en le preffant fortement avec le pouce , fur-tout lorfqu’il eft encore récent , ou qu’on la déjà traité pendant quelque tems avec les difcuf- fifs ci-deflus nommés (a). V. Meeir^n {b) dit qu’on peut guérir le ganglion Autres mé- avec autant de fuccès &L aufli promptement, en curaô-! faifant mettre la main du malade fur une table , & en frappant enfuite fortement la tumeur , à plufieurs réprifes , avec le poing ( voy. la pl. XXXVI. fig.'i.) 5 & c’eft-là probablement ce qui a porté Muys à ordonner qu’on frappe avec un maillet de bois garni de plomb , les ganglions invétérés , qui n’ont pû être réfous par la preffion du doigt , Sc qu’on y applique enfuite l’emplâtre de ranis cum mercurio , afin d’en prévenir le re¬ tour (c). Helvetius fe fervoit , dit-on , aufli d’un maillet de bois pour la même fin ; d’autres re^ commandent de frapper le ganglion avec le dos d’un livre fort dur. Le fuccès qu’on obtient par cesdilFérens moyens, dépend, je crois, principa¬ lement, de ce qu’on rompt par la force de la percuflion la membrane ou le kifte de la tumeur , & qu’on en chafle la matière épaiflie qui la for- rooit , laquelle eft enfuite infenfiblement diftipée par les friéiions & par les remèdes difcuflifs dont on fait ufage. Du refte , en frappant fur le gan- (û) Vid. Aetius tetrab. IV.ferm. IIÎ. cap. IX. add. Muyjîi Prax. chir. dec. IL obf. 8. (fc) Obf. chir. cap. 44. fr) Loc. cit. ^300 Inst, de Chir. F. U. Sect. VL Ch, CLXXI, glion , de quelque manière que ce puiffe être il faut bien prendre garde de ne pas offenfer les autres parties de la main , ou de contondre les os , ce qui pourroit avoir des fuites très-fâcheu- fes. Lorfqu’aucun de ces moyens ne réuffit , 8c qu’on ne veut pas çourir le rifque de ceux qui viennent d’êtro propofés en , dernier lieu , il faut néceffairement alors en venir à l’extirpation par i’inftrument tranchant j ou par les corrofifs , comme on en ufe pour les tomeurs enkiftées ( voyei ci-deffiis le chap XXVIIÏ. ). Solingen dit s’être quelquefois fervi heureufement du fer pour cette extirpation (C des autres doigts , tant fur les doigfis * mêmes [a) que fur le pôignet ; les tendons flé^ chifleurs des doigts fur ces dernier-s (-&/; en¬ fin les tendons fléchifleurs de la main tout près du carpe & à l’extrémité inférieure ; le tendon des mufcles extenlêurs de la jambe , un peu aif- deffous du genou ; ceux qui forment les deux côtés du jarret (c); le tendon d’achille au ta- {a) V oyej Part de faire les rapports en chirurgie , pag. 194 & 195 ; & Ferduc, oper. de chir., ch, 31. - {b) V oye\ Meebren obf. cap. 62. in edit. Belg. & cap. 6s- in edit. latina. (c) Paré dit , liy. IX. chap. 36. que quelques Chirur¬ giens ont couiu ces tendons , & autres tendons des ex- nêmités , qui avoieni été entièrement coupés ; mais qu’ü jamais ofé faire lui-même cette -future , en ayant toujours été détourné par la crainte des douleurs & des coavulfions. 302 Inst, de Chir. P. IL Sect. VL C, CLXXll Ion (fl) , & autres femblables {b ) ; mais les teV dons qui occupent la, paume de la main font fi difficiles à coudre , à caufe de leur profondeur qu’il n’exifte encore , que je fçache , aucun exemple de future faite à ces tendons. Les Mé¬ decins de l’antiquité , fondés fur l’aphorifine û' Hippocrate , qui dit('c) que les nerfs coupés le nom de nerfs il veut parler des tendons ) ne peuvent ni croître ni fe réunir , & fur les ac- cidens terribles qu’entraîne fouvent la plus lé¬ gère piquure du tendon (d) , en rejettoient pref- que tous la future ; il y a lieu de croire cepen¬ dant qu’elle étoit pratiquée par quelques Chi- îurgiens dès le tems de Galien , puifque ce der¬ nier la déconfeille (e) , en quoi il a été imité par la plupart de ceux qui l’ont fuivi , Sc par¬ ticulièrement encore par le célébré Paré (/) : elle étoit néanmoins fuffifamment connue d’d- yicene , Médecin Arabe (g) , de Gui de Chau- lîac (h) , de Guillaume de Salicet (i) >de Roger (k), (a) Vejli/igius dit avoir été témoin oculaire de la fu¬ ture de ces deux tendons , laquelle eut tout le fuccès qu’on en attendoit ; c’eft le premier Auteur qui en par- le; poyef Tes obf. & fa XV®. épître. (è) Wepfer ( lib. de cicut. aquatica , pag. 92 & 93' ) eite des exemples du fuccès de la future des tendons flé- chilîeurs du carpe 5 Sc Van-der-Wiel de celle 'du long Tupinàteur & dü fublime , cent. II. obf. 45. (c) Aph. 19. feft. VI. & aph. 28. feft. VII. Id) F oyei fur lé danger de la lézion des tendons, Kunman , in rarior. naturæ & artis, feft. 111. obf. 29. Ce) Lib. de compOf. medicam. (/) Liv. IX. chap. 36. (g ) Lib. IV. fen. 4. traft. 4. cap. ï. (/z) Traft. 3. cap. 4. ( i ) Lib* 2. cap. 9. doft. 3. cap. 3. Sc in chirurgia parva , cap. 4. (i) Lib. I. cap. 5; Suture des te'Sdotïs de la maik. 305 éeLanfranc (a) de Bmnus (b), de Chalmete (c), é' André de la Croix {d) , ôc de plufîeurs autres anciens Chirurgiens. Mais je ne fçais comment il eft arrivé que la plupart des Médecins ôc des Chirurgiens qui font venus après ces der¬ niers , ou n’en ont point eu connoiflance , ou l’ont jugée trop dangereufe & pernicieufe , juf- qu’à ce qu’enfin dans le fiécle précédent VeJLin- gias , Scverinus (e), Félix Wurti (/) ÔC en- fuite divers autres Médecins ÔC Chirurgiens cé¬ lébrés , particulièrement Maynart (g) , Bienaife (h) , tous deux Chirurgiens de Paris , Pur- jnan (i) & plufîeurs autres l’ont fait revivre & l’ont pratiquée avec faccès (k) ; le temsou (a) In chirurg. lib. 2. cap. II. (è) Lib. de vulneribüs , tr. 2. lib. 2. cap. 8. (c) Cet Auteur dit avoir vu faire la future du tendon non-feulemènt en Allemagne fur un valet de fon pere , mais encore en Arabie par les Médecins du pays , & cela fort heureufenrent, quoiqu’il regardât cette entrê- prife comme téméraire. (d) Lib. de vulneribus , tr. z, lib. 2. cap. ,8. (e) De effic. medic. lib. IL cap. 123. (/) De. vulneribus , cap. 14. _ _ ^ . ,, iS) Vid. Meekren obf. 62. in édit. Belg. 8c obf. 65. in edin latina. .. . r ih) Verduc^ la Vauguîon^ Dionis , Sc autres , attri¬ buent à Bienaife la gloire d^avoir inventé , ou du tndîns renouvellé la future du tendon ; mais il eft affez évi¬ dent par ce que nous venons de dire ^ qu’il n’à fait ni l’un ni l’autre ; je fuis furpris qu’aucun ^teur Francis n’ait parlé de Maynart , qui pratiquoit cette future à ^ris dès le milieu du dernier fiécle, au rapport de Meetren dans fes obf. impr. en 1668- - ( i ) Cet Auteur affure , tant dans fa chirurgie cu~ rteufe ( pag. 540. ) que dans fon Chirurgien d’armée ( pref. & pag. icx). ) qu’il a vu faire heureufement juf- qu’à douze fois la future du tendon avec une éguiüe tourbe. {h) i/lurah dans fes obf. de chir. (obf. YI. ) dit P». 3 04 Chir, P. IL SecT, FI. Ch, CLXX]] elle réuflît le mieux , eft lorfqu’on y a reeom d’abord après la bleflure ; l’expérience Sc rens Ecrivains nous ont cependant fait connoî' tre , qu’on peut l’exécuter encore avantageufg! ment pour le malade après deux^ trois, 8c quai tre jours , & quelquefois même après la confo. lidation de la plaie {a) , quoiqu’elle préfente ‘ alors beaucoup plus de difficultés, ’ II- •5" “ Maïs avant d’en venir à la future dont il s’a- ilfautlafàre. ‘ -i r . , . ^ gît , il faut examiner tres-attentivement fi elle peut être utile ou néceffaire , & même fi elle eft praticable ; car il s’offre quelquefois des cas où il y auroit-une impoffibilité abfolue à la met¬ tre en pratique ; il en eft d’autres où on pour- roit bien la faire à la vérité , mais où elle feroit dangereufe ; il en eft enfin où elle n’eft point né¬ ceffaire , quoiqu’on n’y trouvât point de difficul¬ té, puifqu’on peut procurer le plus fouvent la réunion du tendon par le moyen d’une fituation & d’un bandage convenables (b). En outre , fi voir vu faire à Bknaife à Paris; 8c Etmuller àsnsdî chirurg. medic. chap. da plaies des nerfs , dit avoir af- lifté auffi à .cette future à Paris vers l’année 1665 ou 1666; mais il ne nous apprend pas par qui elle avoir été faite ; voye^ encore fur ce fujet Stalp. Van-àer- Wiel obf. 45. cent. II. pag. 438 , où il rapporte non- feulement des exemples de la future dont nous parlons, mais où il ajoute en outre , bien des chofes remarqua¬ bles , tant fur cette future que.fur la lézion des tendons. (a) Verduc L. C. 8c Leclerc dans fa chir. chap. de k fut. du tendon , font de cet avis ; mais Dionis n’en eft pas : fuivant ce dernier, la future eft impraticable apres que la plaie eft confolidée. , , (2>) Vid. 5o/fngen , opérât, chir. lib. IV. chap. 13 delà première- édit., & le 118 delà fécondé. 1« Sutura DES tendons de la main. 305. Je tendon avoit fouffert une déperdition de fùbf- tance confidérable, & que fes deux extrémités fèfulTent fi 'fort retirées & cachées fous les mufcles, 'qu’il n y eût pas moyen de les amener ^ (e toucher , ce feroit très-inutilement qu’on auroit recours à la future qu’on tenteroit la réunion: de plus j fi ces mêmes extrémités du tendon avoient été violemment contufes , la fu¬ ture feroit encore en pareil cas toujours nuifi- ble; car qqand même on parviendroit à les met¬ tre en contaâ: au moyen de la future , il y au¬ roit lieu de craindre que la contufion n’occa- fionnâtune violente inflammation , des douleürs très-vives , Sc d’autres accidens non moins f⬠cheux , qui 5 en s’oppofant à la réunion , ren- droient la future inutile 8c même préjudicia¬ ble ; il faudra donc , en pareil cas , fi l’on ne croit pas pouvoir fe paflêr de la future , com¬ mencer , comme le confeilie fagement Garan-^ geot (a), par exciter une douce flippuration', attendre que l’inflammation foit calmée pôhr en venir à la future , fi on la juge alors indif- penfable. Le même Auteur dit encore , après S’o- lingen , que fi les tendons extenfeurs dés doigts ; viennent à être coupés tranfverfalement j, la feulé - fituation renverfée de la main efl: fuffifantepfoür les faire reprendre ; 6c c’eft elFeéfivement ce que j’ai eu occafîon de voir quelquefois , 6c en par¬ ticulier fur un jeune étudiant, à qui touffes .tendons èxtenfeurs des doigts avoient été ‘couc pfâ fur le métacarpe. Je crois donc la future peu néceffaire dans cette circonifance , non plus que pour remédier à la feéfion des tendons fléchi^ (fl) Opérât, de chir. tom. III. chap. des plaies des tendons. Tom. IV. V 3 o6 îm, m Chir, P. II. Sect. FL Ch. CL^jj leurs des doigts & de la main , des extenfe ' des orteils , & dans un grand nombre d’autï^ cas , pourvu qu’on tînt les deux bouts du ten don conftamment rapprochés à l’aide du ban* dage , de quelques écîifles, ou d’autres machi¬ nes propres à remplir cette indication. Garan- geot, 6C autres Auteurs, veulent qu’on fe conduife différemment lorfque les tendons ayant été pi¬ qués par un inftrument pointu 5 imparfaitement coupés , ou violemment contus , il furvient des accidens graves , comme des diftenfions ou des tiraillemens de neirfs ; fi ces accidens ne cèdent pas bientôt aux médicamens convenables , tels fur- tout que l’huile de thérebentine , feul ou mêlé avec quelques gouttes d’huile diftillée de fuccin , ou de lavende (a) , on ne pourra fe dif- penfer de couper totalement le tendon bleffé , & ce ne fera qu’après que les accidens auront calmé , qu’on travaillera à en procurer la réu¬ nion par la future , ou de la manière dont nous venons de le dire. III. Et comment détermine à faire la future , voici de on doit y pro- quelle manière on y procédera : Après avoir «édsr. jjjjg la partie dans la flexion ou dans l’extenfionj t;(a) L’huile de thérebentine uni à feau de la Reine d^Hôngrie , eft ici un excellent remède. Qarangeot dit dans fes opérât, chap. des plaies des tenions , que Puver- ney recommandoit fortement un mélange de baume de Fioraventi , de baume de copahu , & d’huile d’œut. {b) Garangeoî , dan^fon chapitre de la future des ten¬ dons, défend de faire cette future aux tendons extenfeurs de la main , & ne laiffe pas cependant de décrire U façon dont il faut l’exécuter , tandis qu’il ne dit motinr la manière de procéder à la future des autres tendeiis » quoiqu’il n’en profcrive pas i’ufage. Suture des tendons de la main. 307 fiiivant que le cas l’exigera , on cherchera avec foin les deux extrémités du tendon; & fila fu- périeure , comme il arrive communément , obéif^ fant à la contraâion du mufcle , fe trouve reti¬ rée & cachée fous la peau , de façon qu’on ne puiffe ni la ramener en bas , ni la percer avec réguille , il faudra néceflairement faire unerin- cUion fuffifante à la peau & aux autres parties dont le tendon eft recouvert , après quoion fai- fira doucenient ce dernier , afiiî -de ne pas -le meurtrir, avec une pince, & le tirant peu-à-peu en bas , on l’unira au bout inférieur avec une éguille armée d’un fil ciré ; fi le tendon eft fuffi- famment découvert , on ne fe-feryira pas, de pin¬ ces, dont certains Auteurs (û) redoutent , non fens quelque raifon ., les; mauvais effets.; Mais; avant d’aller plus loin , nous^ remarquerons; qu’il y a deux manières de pratiquer la future dtï tejâ-^ don, fçavoir, avec une feule éguille , ou aveé deux ; fi on n’en emploie qu’un;e y ropération fe fait de la manière fuivante. Ou paffe un double fil ciré & afiez fort , de foie; ou de lin (pl. XXXVI. fig. J à travers une petite éguille droite ordinaire,, arrondie dans -:fon corps , 6c applatie vers fa pointe (fig, t.; lett. A À); -ori fait à rextrêmité du double & un aflez gros nœud, tel qu’on le voit; en G , ^ l’on, traverfe avec ce même fil Sc i’éguifte j un petitmorceau (a) Du nombre de ces Auteurs eù Garangeot i iî eft certain néanmoins qu’on peut tirer tout doucement avec des pincettes l’extrémité du" tendon", fans qu’il en ré- fulte rien, de fâcheux, comme il eft prouvé par un grand nombre d’exemples heureux ^rapportés par les Auteurs ; voyez Wurpus loc. cit. St Dionh 8®. démonftr. att. de la future ' des tendçns. ■ Vij 3o8 Inst, de Chir. P, II. Sec. VI. Ch. ClXXlI, de cuir D que la fig. 3. lett. AB repréfente fé- parément , de façon que le nœud ( fig. 2,. ) doit être affez gros pour ne pas fortir par le trou du morceau dê cuir, fe trouvera arrête au cen¬ tre de ce dernier ( vôy. fig. 4. lett. A , ou fig^ 7* D E ) ; après cela , on étendra convenable¬ ment la main malade 5 dont la fig. 4. repréfente én quelque forte le dos , 8c on la fera appuyer à plat fur une tàblè , une écliïfe , une planche de bois mince , ou enfin fur une pièce de car¬ ton très-fort , où ion la fixera eh l’ÿ attachant, afin que lés deux extrémités du tendon ayent plus de facilité -à fe; toucher; enfuite- on affujettit avec le bout d’unê canule ( pi. VIIL fig. 6. lem C ) , ou fimplement/avéc le doigt indicé, la partiè fupérieure du té'ndohy on la travèrfe avec ie- guille de dehors en dedans , comme on le voit pl^XXXVL figi 4. A , environ à deux lignés de diftance de là rdiviiiôri après quoi on en fait autant à là portion inférieure du œndon -B -, avec cette feule 'différence qu’-on^ la përee de dedans eh déliorS ; ôh âp^iquèra ériluitè -fur/ les deux bouts du tendon rapprochés lihe'p'ëtite com- preflé j Ou un -morceau -de linge roulé entre les doigts { pl. II.- figi 12} j , Ciré oii hbn ciré , un morceau de taffetas ‘ Ciré roulé ■ dé la mêine mânîèrê, où enfin une petite piècède cuir qu’on afiûjettira folid^ent-fur la plaie par lemoyen ff un nœud fîmple d’un autre nœud coulant ^ comme dans la future entrecoupée , & comme il eft repréfentéën B (a) ;■ on nettoye après exac- (a) Quelques Auteurs- Miflituent au nrorcéau deruir Se petites lames de pîôihfi , 'fiirquoî voyez Meehren L. C. & d’autres une petite compreïîe dé linge', comihs Veréluc^ oper. de chir. ch. 32. p. 257'» Sl/TÜRE DES TENDONS DE LA MAIIS. 309 teinent la plaie y & l’on y fait couler chaude- Bient de l’huile de thérébentine , du baume de copahu , ou tel autre baume vulnéraire ; on met par-deflus dé la charpie des compreflès ; on place fous la main une éclifle ou une pièce de carton épais d’une figure qui réponde à celle de cerre partie fig. 5. avec plufîeurs autres comprefi fes pour tenir les doigts en extenfion , &. l’on maintient enfin tout cet appareil par un bandge convenable : au lieu de réguille droite on peut fe fervir commodément d’une petite éguilie cour¬ be {a) 8c plate vers fa pointe A , telle que celle de la fig. 6. Si on a de la peine à percer le ten¬ don en pouffant l’éguille avec les doigts feuls , on la montera fur le porte-éguille ( pl. VL fig. 3. Si la plaie eft faite depuis quelques jours , & qu’on s’apperçoive que les deux bouts du ten¬ don fe foient endurcis , commue ils ne pourroient que très-difficilement fe reprendre dans cet état, il fera néceflaire de les rafraîchir un peu avec les cizeaux ou le biftouri , avant d’en venir à la future ; fi la plaie étoit déjà totalement fermée, ou prête à l’être , 8c que la partie que le tendon coupé eft deftiné à mouvoir eût perdu fa mobi¬ lité, on rouvriroit la plaie , on dégageroit le ten¬ don des parties auxquelles il fe feroit rendu adhérent , & on y feroit enfuite la future comme nous venons de le dire. IV. ^ ^ {jarangeot fe flatte d’avoir corrigé & perfec- Méthode îionné la méthode que nous venons de décrire , (a) Meekren nous apprend , L. C. que Maynart s’é* toit déjà fervi d’une pareille éguilie , & Dionis a fai^ graver auffi des iguilles courbes pour k même uùig^ ^ïo InsT, DE Chir. P. II. Sect. VL Ch. CLXXîl & qui efï: celle de la plupart des Chirurgiens ' en y fubftituant celle qui fuit : d’abord , U dgf! approuve très-fort qu’on mette le tendon à dé¬ couvert , qu’on fe ferve de pinces pour en xapprocher les bouts , prétendant que cet inftru- ment eft capable de les meurtrir, St que fi on les expofoit à l’air , il pourroit en réfulter de très-grands inconvéniens ; il vaut beaucoup mieux, félon lui , percer tout-à-la-fois la peau & le tendon qui en eft recouvert (a) , achever enfuite la future de la façon dont on vient de le dire ( § IIL ) , Sc tenir enfin la main conve¬ nablement étendue , à l’aide d’un bandage bien entendu. Pour avoir plus de facilité à percer la peau ôt le tendon, Garangeot eft d’avis qu’on ne s’en tienne pas aux mains feules , comme la plu¬ part des autres Chirurgiens, mais qu’on fe ferve du porte éguille ( § III. ) , comme on l’a dit ( § III.). w'Lorfqu’on a traverfé , dit- il (b), le boutfupé- » rieur du tendon avec l’égUille Sc le fil , le Chi- » rurgien tenant le porte-éguiiîe monté de fon » éguille (c) dans la main droite , percera la peau 5> & le tendon en même teins (d) de dehors en (a) CAû/meie , encWr. chir. lib. z.cap. ii.Verâuc h. C. p. 258 , & la Chariere^ op. de chir. chap. de la fu¬ ture des tendons, avoient'déja donné le même pré¬ cepte. (fi) Oper. de chir. chap. de la future des tendons. (c) On préféré ici auK éguilles droites des éguilles courbes &. plates qui ont leur tranchant dans leur concavité , & non fur les côtés , comme les éguilles courbes ordinaires repréfentées pî. I.|S T. V. , parce que ces dernières couperoient une trop grande quan¬ tité des fibres du tendon. (d) Chalmete ajoute prudemment, fi on le peut , cas Il arrive quelquefois que le tendon lè retire fi fort » qu’il n’eû pas poffible de le percer en même tems que Suture des teudoiis de la MAm. 311 J, dedans , & environ deux lignes loin de l’ex- ,> trenriré de ce dernier , qu’il fera aflujettir avec » le pouce 6c le doigt indice de la main gau- » che : il relâchera enfuite le petit anneau du ï) porte-éguille , pour laiffer l’éguille libre , afin a de la retirer par fa pointe , tenant le pouce ÔC î) le doigt indice fur la peau des deux côtés du î) tendon : il ne faut pas paffer tout le fil au tra- î) vers de la plaie qüe l’éguille vient de faire ; T) mais mettre dans l’anfe que nous avons laiflee » aufii une petite cheville fabriquée d’unmorceau » de taffetas ciré ÔC roulé ( pl. XXXVI. fig. 4. » C ) ; après avoir approché la petite cheville de V la peau , en tirant le fil , on monte l’éguille 5 » gC on la pafle au travers de l’autre bout du » tendon dé dedans en dehors , prenant la peau î) avec le tendon , & fè reflbuvenant des mêmes 5) précautions ; on ajufte enfuite les deux bouts }) du tendon de telle manière , que l’un des bouts 3) paffe par-delfus l’autre , puis on écarte les V deux fils pour mettre dans leur entre-deux une 33 fécondé cheville de taffetas ciré 5 on fait un ï) nœud fîmple par-deffus une rofette (a). » Il y a lieu d’être furpris que Garangeot , à l’exem¬ ple de la V auguion (h) , de Vérduc (c) , de Char- riere (d) & de Dionis (e) , ordonne de faire che- la peau, & qu’il faut néceffairement le mettre à dé¬ couvert par une incifion aux tégumens. Nous rappor¬ terons bientôt , d’après Cowper , un cas où l’extrémité fiî- périeure dutendon d’Achile divifé, etoit remontée d'ea- îiron deux pouces. ia) Voyei ^ Pl- XXXVI. fig. 4. C. (b) Oper. de chir. p. 34. (c) Oper. de chir. chap. 32. (d) Oper. de chir. chap. 4. C-e) Oper. de chir. VIII. de monfir. Viw 3 I I Inst, de Chir. P, IL Sect. VL Ch. CLKXlî, vaucher lun fur l’autre les deux bouts du ten¬ don, fans alléguer aucune raifon de cette prati¬ que., qui eft évidemment très-contraire à la réu¬ nion ; il y a déjà long-tems qu’elle a été con¬ damnée par Coîi/per, célébré Anatomifte 8c Chi¬ rurgien Anglois , qui parvint à réunir parfaite¬ ment le tendon d’Achille coupé, en'mettant fim- plement fes deux extrémités boupà-bout , fans les faire déborder {a). Si à raifon de l’ancienneté de la plaie , les deux extrémités du tendon s’é- toient rendues calleufes , ÔC avoient contraéfé avec les parties circonvoifines des adhérences fi fortes qu’il fût impôflible de les féparer , quel¬ ques-uns des Auteurs ci - deffus nommés préten¬ dent , non fans fondement , qu’il faut détruire ces adhérences avec l’inftrument , ralFraîchir les deux bouts du tendon durcis , 8c en faire enfuite la future de la manière dont on vient de l’expli¬ quer ; certains vont jufqu’à prétendre , comme je l’ai déjà remarqué, que cette future peut être pratiquée , lors même que la plaie eft entière¬ ment fermée , en la rouvrant tout de nouveau ; on pourroit l’exécuter encore avantageufement, en pofant un petit morceau de cuir quarré , fig. 3. lett. AB, non-feulement fur la portion infé¬ rieure du tendon , mais encore fur d’extrémité fupérieure , comme on le voit fig. 7, qu’on fi- xeroit au moyen d’un nœud , fous lequel on pla- ceroit une petite comprefle. Dionis indique en¬ core une méthode plus fimple 8c plus courte que routes les autres , fbmblable à celle que nous avons décrite pour procurer la réunion de (a) Voy. les tranû pMl. n"**. 252; l’abrégé des tran^ par LowîhorTp , tom. UL p. zÿo 5 & les Aâ. de Leiplie A. ïjiQ. p. 28, Suture des tendor^s de la main. 315 la plupart des plaies : Prenez , dit cet Auteur , une éguille convenable enfilée d’un fimple fil cir jé ; paiiez-ïa de dehors en dedans à travers l’un des bouts du tendon; percez enfuite l’autre bout de dedans en dehors , ôC ne faifant qu’un feul point , liez les deux extrémités du fil fur une pe¬ tite compreiTe ronde, de façon que les, deux bouts du tendon fe trouvent bien rapprochés ; quelque facile & quelque courte que foit cette . méthode , la plupart des Chirurgiens donnent la préférence aux précédentes. V. Nuchéû. , autant que je peux le fçavoir , le premier qui ait décrit (u) la manière de faire la îumre du tendon avec deux éguilles ; 8c voici de quelle façon. Après avoir palTé dans deux éguil¬ les minces ordinaires un fil de foie ciré , afiez fort médiocrement épais , on perce avec les deux éguilles le bout fupérieur du tendon de de¬ hors en dedans fur les côtés fig. 4. E ; on tra- verfe enfuite avec les deux éguilles de dedans en dehors , & précifément de la même manière , l’autre extrémité du tendon F ; cela fait , on ôte les éguilles & on achevé l’opération comme nous venons de le dire ( § III, ÔC IV. ) ; on prend les deux bouts du fil , ÔC on les ferre de tçlle forte que les deux bouts du tendon foient dans un contaâ: parfait ayant foin de placer auparavant fous le nœud un petit morceau de cuir, ou une petite comprefle cylindrique ; en s’y prenant de cette façon , on ne rifque pas tant, félon ATucb, (a) lièro de opérât. & experiment. chirurg. exp. 47. Dionis dit avoir vû pratiquer cette méthode par Bienaijè ^ ^ ne parle pas de Nuck ; mais les autres Chirurgiens font pas honneur à Bienaife. ^3 14 . DE Chir, P. 11. Sect. VL Ch. CLXXll que les extrémités du tendon fe déchirent que quand on ne les a percés chacun qu’une feule fois , 6c on les maintient plus exaâement ratK prochés. La future achevée , il répand fur la plaie de la poudre de thérébentine cuite , Sc jg panfe enfuite avec le baume d’arcæus ou le di- geftif ordinaire , 6c difpofe les écliffes 8c les comprelTes de fa^on que le tendon bleffé ne puifle faire aucun mouvement ; au moyen dequoi Nuch aflure qu’il fe réunit très-parfaitement. Il y à néanmoins des Chirurgiens qui donnent la préférence , fur tout pour les tendons de la main , à la première méthode comme étant plus courte & moins douloiireufe ; celle 'de Nuck ne nous paroît pas cependant devoir être entière- ment rejettée. Du refte , s’il y a deux, ou même un plus grand nombre de tendons coupés , on ré- pétéra fur chacun les mêmes procédés que nous venons de décrire. VI. Ceqnirefte Dès qu’on a fait la future, par quelque mé- I» thode que ce foit , on doit appliquer fur la par¬ tie un appareil convenable ; on mettra d’abord fur la plaie de la charpie enduite d’huile de thé¬ rébentine , de baume du pérou , ou de celui de copahu ; par-deffus une compreffe trempée dans l’elprit de vin chaud 6ç bien exprimée ; 6c fur toute la paume de la main 6c la longueur des doigts , une lame de carton fort 6c épais ( fig* 5.) 6c des compreffes , qu’on fôutiendra par quel¬ ques tours de bande , afin d’empêcher également la main 6c les doigts de fe fléchir ; 6c l’on enve¬ loppera enfin le bras avec des linges imbus d’o- xîcrat chaud. Certains aiment mieux faire fur cette partie des embrocations avec l’huile de vers de terre , pratique qui n’eft pas non plus à SüTVnE DES TEEDOnS DE LA MAIS!. 315' siéprifer. Gn continue ce tr*tement jufqu’à ce >on s’apperçoive que la réunion du tendon eft achevée, ce qu’on reconnoît à ce que les fils ne riennent plus que lâchement ; on coupe alors ces derniers, ôc on les retire avec circonfpeélion ; fi les morceaux de cuir , les petites compreflês de linge 5 ou les cylindres de taffetas ciré , ne tombent pas d’ëux-mêmes , on les ôte tout dou¬ cement; on continue à panfer enfuite la plaie avec du baume vulnéraire ; on la couvre de char¬ pie , & Ton tient toujours dans la main la pla¬ que de carton, fblidement maintenue en place par le bandage, afin que les doigts foient cons¬ tamment dans l’extenfion , & que les extrémités du tendon puifient achever de fe réunir. Garan- geot a décrit (a) une machine au moyen de la- - quelle on peut , après avoir fait la future , tenir la main dans une extenfion continuelle 6c les doigts renverfés en arrière , de façon que les deux extrémités du tendon ne ceflent jamais de fe toucher. Quoique je ne defapprouve pas l’u- fage de cette machine , je crois qu’on peut éga¬ lement bien réuflir de la manière qu’on vient de le dire. Si après la réunion on fent de la dureté ou de la roideur dans le tendon , on frottera fou- vent chaque jour la partie malade avec l’onguent d’althea , l’huile de vers ou d’hypericum , ou celle d’amandes douces , jufqu’à ce qu’elle ait recouvré la liberté de fes moüvemens. V I I I. Au Surplus , il eft étonnant que non-feule- J“geraent uient la plupart des Anciens , mais encore quel- porter.*'^* (fl) D’abord dans fes oper. de chir. ch. de la future des ^nioas , Si enûiite dans fon traité des injlr. tom. z. p. 290. 31 6 Inst, de Chir. P. IL Sect. VL gués modernes , tels qu’^rceus ( (.b) , Getiga (c) , & Peccet (d) , habiles Médecins & Chirurgiens xtauens, ayem- entièrement condamné la future des tendons ^ que quelques-uns n’ayent pas même fait dif! ficulté de la traiter de fabuleufe , malgré les nombreux & beaux exemples qu’on en trouve dans les Auteurs ci-delTus cités ; furquoi on peut çonfuker encore , outre les Ecrivains les plus récens , la diflertation de Kifner de tendinum lœfionîbus , inferée dans la chirurgie de Vakn- tin (e) , Sc la diflertation de Goeklihe de tendi¬ num affectibm. Quant à moi , voici ce que je penfe en peu de mots fur la future des tendons ; je crois qu’on a eu tort de la régarder comme fabuleufe , & qu’elle peut 6c a été efFeâivement pratiquée fans inconvénient , comme il réfulte des exemples qui ont été rapportés dans le chapi¬ tre précédent , & de ceux que nous rapporterons encore dans le chapitre qui fuit \ mais qu’elle eft cependant inutile toutes les fois qu’à l’aide de la Etuation de la partie 6c du bandage onpeutmain* tenir les extrémités du tendon dans le contaâ: , ce gui arrive très-fouvent \ ÔC qu’enfin cette future m’efl: indilpenfable qu’autant que la fîtuation 8C le bandage ne peuvent remplir cette indication. (a) Lib. 2. cap. 5. (t; Obf. 63. (c) va. comment, ad aph. chirurg. îiippocrat. (d) ln chirurg. lib. 2. cap. 47. (efPag. 763. Manget dans fa bibliothèque de médecine pratique , tom. IV. p. 1 102. rejette la future des tendons, & il l’approuve au contraire dans fes notes fur Barbette ; mais dans fa bibliothèque chirurgicale , il ne l’admet , ni ne la rejette , enforte qu’il paroîi n’avoir pas trop fçu 3 jquoi s’en tenir fur ce fujet. Cii,CLKmi 3 Marcheùs d ailleurs très- ^jjTUnE pu TENDON D' ACHIL LE. J)es maladies des jambes & des pieds 5* des moyens de les guérir. c H A T I T R E C L X X 1 1 L De la future de quelques tendons de la jambe & du pied, & particulièrement de celle du tendon d’achilîe '^Ù des extenfeurs du tibia, • ' I. ■ . , 'V. ': IL y a dans la jambe ÔC dans le pied,, ainfi que dansla;rhain , quelques tendons auxquels c^üe. en peut fanré la future iorfqu’ils ont été coupés j ce font principalement le tendon d’achille & '4es extenfeursidu tibia un peu au-deflus ou au-deÊ fous de la rotule .'pu du genou. Ee tendon d’achii- le, ainfî àppeifé jdu nom dè ce Héros de la Gre"cê> qui périr , ‘dit-on, :d’une bleiïure qu’il y reçut-', eft ce gros & puiflant tendon qui fert à fêX- tenfion du pied ^ & qui ; s’étend , le long de 4â partie poftérieure du tibia ? depuis le gras deife jambe jufqu’au calcanéum^ S’il vient malheureü- fement à être coupé , on perd auflîtôt la faculté de mouvoir la jambe , ÔC à moins qu’on ne par¬ vienne à le réunir , on demeure boiteux pendatu toute fa vie. Je fçais que Garangeat (a) dit qu'un Chirurgien de Paris coupa le' tendon d’achilWâ un homme qui avoit eu le calcanéum fraâüré, ^ que fans y faire_ de future cet homme guérit (fl) Voye^ fes oper. de chir. tom. II. p. «i. de lapre- ttiere édit. & tom. III. p. 267. dè la féconde. fans boiter , après qu’on lui eut tiré une por^' du calcanéum qui ne tenoit plus à cet os. je fuis fort éloigné de propoîer cette cure trè^ extraordinaire comme uri exemple à fuivre dans des occafions pareilles ; je craindrois au contraire quelle ne fût infruftueufe , & qu’ellë n’eût mé- me des fuites fâcheufes pour le malade ; 8c W ne vois pas d’ailleurs pourquoi 4e Chirurgien fe détermina à couper le tendon d’achilFe , puifque tout le mal confiftoit dans la fraâure du calca¬ néum , au moins fuivant le rapport de Gdrangeot. On ne voit pas clairement non plu^ par ce récit, li Garangeot a eu deifein d’improuver ou de re- jetter totalement la future du tendon d’achüle,- îl feroit à foühaitèr que cet Aiiteur ', qui s’ap- pefantit fi fouvent fur des chofesnbéaucoup moins eflentielles , eût détaillé dc , développé ce cas ,( fuppofé vrai ) de manière à ne nous point laiffer des doutes, & à le rèndrebintelligible. Borrdli rapporte pareillement (a) -, l 'qu’un Chi¬ rurgien ayant extirpé le gros tendon àe la mal¬ léole (b), gangrené par un ulcéré fordide, le malacie ne laiflâ pas enfuité , après 4a guèrifon de la plaie , de pouvoir marcher fans reffentir aucune incommodité , le tendon s’étant régé¬ néré , ou une.fuhflance analogue, en ayant pris la placé. Au furplus y les bleffures du tendon d’achille font plus ou moins dangereufes , fuivant l’elpèce ou la. nature de la lézion ; ■ lôrlqu’il eft piqué par un inftrument pointu a percé d’outre en outre, ou coupé feulement en partie , 4 furvient des accidens tèrriblès , comme dans la a) Obf. cent. IIL. obf. 2. (b) Il y a apparence que veut parler ici tendon d’achille. TE N'D.Ô'îT D’^ CHlLLti iézion des autres tendons , : & peut-être même de plus grands encore , le tendon d’achilie étant le plus gros de tous les tendons ; ÔC ç’eft là probablement ce qui a fait, regarder affez .gé¬ néralement : fes blelTures. comme mortelles , oU du moins comme trèsTpériîleufes par les Mé¬ decins de l’antiquité , ces Médecins ayant d’ailr leurs lû pu entendu, dire qa’ Achille èn étoitmorti Si le ; tendon : eft entiéremént: coupé , les acci- dens , eemme je; i’ài; remarqué ailleuîs à l’oc- cafion desr plaies, des autres tendons , font; ordi¬ nairement aifezjfupportables iyiou çeffent: même tout-à-fnit ; mais .s’il eâ fimplement piqué',: où coupé inmwluiïement ji^ôc qu’il, lurvienne des ac- cidens: très-graves ', qui ne cèdent pas aux re¬ mèdes, on preiidra le' parti ;de:;le couper tota¬ lement , comme on l’a déjà dit dans le chapitre précédent, ce qui fera difparoître incontinent la douleur , lés cohvulfîons , ;&: les autres àcci- dens , & l’on pourra enfuite , ' comme d’expé;:; rience : en fait foi , en procurer la xéuriîon par. le bandage ou par la future , fans qu’il en ar¬ rive rien du fâcheux. Du , relie , fi on ' mè de- mandoit pourquoi la piquure accidentelieeddh tendon Qcçâfîonnant des fymptômes lî ..fOrmidâ- blés, celles des éguilles n’en excite ordinàiré.- ment aucuni lorfqu’on fait.la future des rendons , j’avoüerois ingénument quoiqu’en difent' quel¬ ques Auteurs qui ont prétendu réfoudrê. cette difficulté , que je ne vois pas clairement la îrair fon d’un teüè différence , quoique l’expériénce ne nous- pernîette pas de douter de fa réalité; c’eft ce danger qui accompagne des piqüures accidêntelles; des tendons qui a porté Paré, Ghi- rurgiend’nlUeurs. très- intrépide , & d’autres Pra¬ ticiens célébrés, à ne pas ofer en entreprendre ^10 IitsT. DE Cm, P, IL Sect. PL Ch. CLXXîJj la future ; VeJLingius ayant eu occafion de voir faire cette future au tendon d’achillej ainfi qu’aux tendons extenfeurs de la jambe fous la rotule & la dernière en particulier , en Afrique par Chirurgien du pays ,- dit que la hardieflè de ces gens-là le faifoit frémir , quoique rbeureux fuc- cès de l’opération , comme il en convient lui- même, fit voir combien fes craintes éfoiérit peu fondées (a). Du refté , -les cas rapportés par BôrrelU , par Gàrangeot , &. les' exéraplés quêo fournilTênt les astres tendons: , mêipéffuadeat qu’on ipourroit également obtenir^fà^ ré'ssion de celui du tendon d’achille-, fi, au môyeïi d’uné fi- tùation Sc d’un bandage-convènabiès^ on faifoit enforte que les deuX'èxtrêmités -4| cê^ tendon ne celfairent jamais de fé tOuchêr.i no . ■ Comment Si on veut cependant en fairedi -.furafe ,;ou isn y procède, que certaines raifons la ' rendent indïfpeiifable , la manière d’y- procéder ne diffère que strès-peu ou même point du- tout de celle quecnoUs avons décrite ( chap^ 172 §. 3; 4 & 5. )- pour -coudre les tendons de la main ( voy. pL XXWt^'fig. 7. fi ce n’efi: peut- être que l’éguilley foit ^oite ( fig. 8. -iett. A ) ou courbe plate, comme dans la fig. 6 Sc 9 , doit être un peuplas groffe & plus forte , afin que la futifte nk plus de fblidité ; le refte de la cure eft-à-peu près le- même que pour ;lâ future des tendons de la main. Le premier exemple 4e la future du ten¬ don d’achille ôc des extenfeurs de la jambe- a été publié, comme nous l’avons déjà dit f $• !• ) par Vejlingius ; enfuite Cowper fit heüreufement ) Il me paroît réfuUer de-Ià que les extrémités - SüTURE DU TESDON D' ACHILLE* ^1$. |jien en état, au moyen de l’arc de carton (n). Oq étoit fouvent obligé , pour détruire ou pour réprimer la chair fongueufeou furabondante, de la toucher avec des cathéretiques {b) ; au bout de trente jours le malade commença à pouvoir marcher , mais en boitant un peu ; petit-à-petit il marcha avec plus d’aifance & fans incommo¬ dité , Sc vers la fin du fécond mois , il recou¬ vra entièrement l’ufage de fon pied. Paré rap¬ porte (c) , au contraire , un cas où le tendon d’achiîle ayant été coupé par un coup d’épée , & n’ayant pas été réuni par la future , non- feulement la plaie fut long-tems à fe fermer , mais fe rouvrit encore dès que le malade , après des fils C C & D D furent arrêtées comme je l’al dit plus haut , c’eû-à-dire C avec C & D avec D , au moyen dequoi on a pu couper 8c retirer enfuite celui des fils qui s’eû relâché le premier , foit le fil C ou D , fans que l’autre fil ait manqué ; au lieu que fi on les avoit arrêtés différemment , il eut été impôt fible d’en couper un, fans que l’autre fe relâchât. On ne voit pas , au furplus , par la relation de Cowper, qu’il ait fait ufage du morceau de cuir , dq liège , ou des petits cylindres de linge ou de taffetas ciré , que les autres Auteurs recommandent de placer fous les nœuds des fils, enforte que fa méthode diffère de celle de tous ces Auteurs ; on peut encore apprendre chez lui , de quelle manière on doit retirer les fils ; circonftance fur laquelle la plupart de ceux qui ont parlé de la fu¬ ture des tendons ont gardé le fîlence. (a) Les Auteurs ne difent rien non plus ée Cet arc de carton, qui eft 8c fut effeétivement très-utile pour main¬ tenir le pied dans une extenfîon confiante , ce qu’on n’eut pû obtenir auffi facilement de tout autre moyen. f^lhornius décrit cependant une autre eQîèce d’appareil qu’il croit propre à remplir le même objet. ^ ib) On ne trouve rien encore dans les Auteurs fur i’ufage des cathéretiques dans les cas dont il s’agit, if) Liv. IX. chap. 36. '^26 Inst, de ChirvP. IL Sect. VI. Cii. CLXtlli avoir quitté le lit , vpulut effaÿer de marcher! IV. ^ ^^eyZîngiur {a) , n’explique pas de quelle ma¬ nière on a procédé aux futures du tendon d’a- chille & des extenfeurs du tibia , dont il a eu connoilTance ; il fe contente de dire vaguement : » J’ai vu dans Vamanuenjîs de mon pere , que le » tendon formé par les rnufcles gaftrocnemiens 3) & folaire ( c’eft le tendon auquel on donne com- 3)munément le nom d’achille ) ayant été coupé 3>un peu au-deffus du calcanéum, avoit été réuni 5)par quelques ppints de future ; j’ai vu auffi un 3) Chirurgien de Tunis réunir de la même ma- »nière le tendon des rnufcles extenfeurs de la 33 jambe à un Arabe en qui ce tendon avoft été 33 coupé tranfverfakment par un coup de cime- 33 terre 3). Or , tout ce qu’on peutconclure de ces paroles de VéfLingius , c’eft que dans lesxas dont Il parle ^ on fit plus d’un point de future ; mais comme il ne dit rien, en outre , de la façon dont on banda la partie , éc dont on conduifit la plaie à cicatrice , on doit regarder fon récit comme tronqué êc très-imparfait. Feu M. Kifncr^ Mé¬ decin de Francfort fur le Meia , avec qupj’étois lié d’un étroite amitié , dans fa differtation de tendimim læjîonihus , déjà citée plus haut , a fait repréfenter une autre méthode pour coudre îe tendon d’achille,, telle qu'’on la voit dans notre XXXVL pl. fig. 7 , où elle cft gravée d’une ma- ' îiière fi claire , qu’on n’aura pas befoin d’aucune explication ultérieure , après avoir lû le chapi¬ tre précédent. Nous remarquerons feulement ici que fCi/îier commence par percer îe bout infé»- id) OhC Sc epift. anau Suture du tendon d' achille. 327 rieur du tendon coupé DE, & enfuitele fupé- rieur; au lieu que la plupart des Auteurs pref- crivent de commencer la future par le der¬ nier, comme le pratiqua Cowper; il veut de plus, qu’on faffe le nœud à l’extrémité fupé- . fkure'du tendon, au lieu que les autres l’arrê¬ tent à l’inférieure, après avoir fait glifler deflbus un petit morceau de cuir , ou une petite com- preffe. Quoique cette méthode de Kifner puiffe fort bien réuffir , je donne cependant la pré¬ férence à celle de Cowper 6c des autres Chi¬ rurgiens. V. Quant à la future du tendon des mufcles ex- ^ S^utare da tenfeurs de la jambe, ni Vejlingius , qui en a fourni peut-être le premier exemple , ni aucun tenfeurs de î$ autre Auteur que je fçache , n’en ont donné une defcription ; nous croyons néanmoins qu’on peut procéder à cette future comme à celle des ten¬ dons de la main ôt du tendon d’achilie ; mais comme le tendon formé par les extenfeurs de la jambe eft plus confîdérable encore que celui d’achille, particulièrement au - deffus delà rotule, il paroît qu’un feul point de future feroit infuf- fifant pour en procurer une réunion exaéfe , 6c nous penfons , en conféquence , qu’après avoir mis la jambe dans une extenfion convenable , il convient de faire la future avec deux éguilles, conformément à la méthode de Nuck ( fig. 4 lett.E -Sc F ) ou de Cowpcr ( fig. 10. ) 5 on traite enfuite la plaie comme nous l’avons dit tout à l’heure en parlant de la future des tendons de ' la main Sc du tendon d’achille ; mais on appli¬ quera fous le jarret une éclüTe de bois ou d’un carton fort ôc épais , qu’on maintiendra en place X iy ^1% lNST,DECHiR,P.ILSECT.VLCiiXLXXîli au moyen du bandage de la fraéture de la roi tule , afin que le genou ne puifle aucunement fe fléchir, mais demeure conftamment en repos Sc dans l’extenfion {a). Je ne doute pas que cette fituation 6c cet appareil ne puflent fuffire , fans recourir à la future , lorfque le tendon des muf- cles extenfeurs eft coupé au-delTous de la ro¬ tule ; la connexion de cette dernière avec le tibia, ne permettant pas à l’extrémité fupérieure du tendon divifé de fe retirer autant en haut que le fait le tendon d’achille jqui n’ayant d’at¬ tache qu’au calcanéum , eft facilement entraîné fupérieurement par les mufcles du gras de la jambe. On n’aura donc pas beaucoup de peine à rapprocher les deux bouts du tendon des ex¬ tenfeurs 5 6c à les maintenir dans le contaâ , à l’aide d’un bandage convenable , fur-tout fi on fait répofer en même tcms la jambe 6c le pied fur un petit lit de paille ( pl. XXXVIII. fig. zo. ). V L Sature des J’ajouteraî ici, en forme de corollaire , queî- chofe fur la future des ligamens ; la difficulté d’en obtenir la réunion lorfqu’ils ont fouffert une folution de continuité:, & leur fubftance, qui «ft à peu près la même que celle des tendons , ont fait croire à quelques-uns {b), qu’on pou- î^oit y pratiquer la future comme à ces derniers , ^ je la con^illerois moi-même, fi le cas le reque- toit, quoique je n’en trouve d’exemple nulle part. Pour faire cette future , on pourroit fe fervir fa) C’eft auflî le fentiment de Vlhomms L. C. {b) Tels que Kifner ( in differt. laudata § 30 ) » ( in çhirurg. p. 321.) qui s’appuyenî i'un » i’iuius de l’iimoriié de Fab. Â'Aÿua^endente. Des Varices. 329 deux éguilles courbes enfilées du même fil ( pl. XXXVT. fig. 6. )j avec lefquelles on perce- îoit les deux extrémités du ligament coupé de dedans en - dehors , après quoi on ferreroit les bouts du fil en les nouant, autant qu’on le ju- geroit nécefiaire pour remplir la fin qu’on fe propofe. Cette méthode , dont on fait ufage dans ia gaftroraphie , eft auflî préférable à toutes les autres , fiiivant Garangeot {a), pour la future des tendons ; le refte de la cüre feroit enfuite le même que nous l’avons dit jufqu’à préfent. CHAPITRE CLXXIV. Des Varices. I. ON entend fous le nom de varices , des ef- Defctiptîot*^ pèces de nœuds ' ou de tubercules inégaux & noirâtres qui fe forment aux veines {b) , 2t qui peuvent avoir leur fiége dans toutes les par¬ ties du corps , quoiqu’ils fe montrent le plus fouvent aux pieds près des malléoles, & quel¬ quefois plus haut à la jambe , aux cuiffes , 8c dans d’autres endroits , comme au fcrotum , 8c même à la tête & à l’abdomen , comme Celfe l’a remarqué (c). Les femmes pendant la grof feffe font les plus fujettes aux varices ; mais elles affligent afiez fouvent auflî les autres perfonnes , particulièrement celles en qui le fang efl: épais ûu furabondant , qui reffentent des douleurs dans (a) Oper. de chir. tom. III. 2®. édit. p. 278. . U>) Celfe dit vers le commencement du 26®. chap. de fon V®. liv. £um vena intumefcit in varicem convertitur, fç) Liy* VIL chap. 3 1. 3 JO Inst, de Chir. P. IL Sect. VL Ch. CLXXlV ks hypocondres , ou dont le foie fe trouve obf trué ou skirreux. Plus les varices s’accroiffent* plus elles deviennent incommodes Sc doulou* reufes , à caufe dé la viqlente dilatation qué foufFrent leurs tuniques ; elles fe crèvent même quelquefois & répandent une grande quantité de 1 fang , ou fe changent en ulcères d’une très-mau- ' vaile efpèce , ainfî que je l’ai vû arriver plug d’une fois. Celles qui n’ont que peu de volume ne caufent prefque jamais aucune incommodité confidérable ; auffi les malades ne s’en plaignent ils point pour l’ordinaire , 2>C cette négligence ne tire pas beaucoup à conféquence, IL iCarcpatie Cependant comme les varices , quoique peti- & tes d’abord, peuvent s’accroître enfuite infenfible- ment au point de devenir dangereufes, on ne fera point mai de faigner promptement le malade , de lui prefcrire un régime de vivre convenable, êc de lui appliquer fur la partie un bandage expulfif ( voy. pi. III. fig. i. F. ), qu’on aura foin de tenir toujours bien ferré , ÔC dont on ne difcontinuera l’ufage qu’après qu’on n’aura plus rien de fâcheux à craindre de la part des va¬ rices. Nous voyons par Celfe que les Anciens fe déterminoient d’abord à les brûler ou à les extirper. Nous les traitons aujourd’hui avec plus ^ de douceur ; lorfqu’elles prenent trop d’accroif- fement, pour reflerrer 6c fortifier les veines af- foiblies par l’excès de leur dilatation , nous trem¬ pons les bandes qui doivent fervir à faire le bandage expulfif qu’on vient de recommander, dans du vin rouge chaud , feul ou bouilli avec des médicamens aftringens , dans du fort elprit de vin, ou enfin dans une décodion d’alun SC Des Varices. 331 ie vinaigre , & l’on a coutume d’appliquer , de plus , immédiatement fur la partie malade, une grande plaque de plomb. Suivant Dionis , il n’y a rien de mieux , pour reprimer les varices, que de faire porter nuit & jour des bottines de peau de chien ou de gros linge, qui aillent depuis les malléoles jufqu’au genou , propor¬ tionnées à la groffeur de la jambe , & ayant des œillets pour les lacer en dehors avec un petit cordon. On voit dans notre XXXVI. pl, fig. II. la forme de ces bottines recomman-; dées par Dionis ; on peut très-bien en faire fur ce modèle , ainfi que je l’ai vu , avec de la groffe toile grife & forte. Harris (a) regar¬ de comme le plus puiflant de tous les remèdes contre les varices , de les frotter fouvent avec de la teinture de myrrhe , Sc de les couvrir en- fuite avec l’emplâtre de favon de Ruland ; mais ces remèdes feront encore plus efficaces , fi on en fécondé l’effet par l’ufage du bandage ex-, pulfif ou des bottines ci-deflus. I I L Lorfque les varices augmentent fi fort qu’elles menacent de rupture & font craindre une hé¬ morragie dangereufe , ou caufent au malade des douleurs vives ôc infupportables , il faut né- ceffairement recourir au fer. On ouvrira donc longitudinalement avec la lancette ou le biftouri les varices les plus élevées , ou lés plus doulou- mufes , ôt après avoir laiffé écouler huit , dix ou dou2e onces de fang épais , plus ou moins fnivant l’âge & les forces du fujet , on couvrira la plaie avec de la charpie chargée de bol d’ar- Cure parlé- fer. ta) Voys^ ùi 8«. -diflerî. chirurgicale. 3 3 i Inst» de Chir, P. IL Sect. VL Ch. CLXXïV menie ôc de vinaigre , 6c i’on appliquera en- fuite par - deflus une lame de plomb Sc un ban¬ dage convenable. Lorfque tout cela a été fait à propos , les veines qu’on a ouvertes fe réu- niffent enfuite comme après la faignée , 8c les fortes cicatrices qui y reftent , empêchent en- fuite qu’elles fe iaifent dilater auffi facilement qu’auparavant , ce qui prévient le retour des varices , du moins dans le même endroit. Les anciens. Chirurgiens, comme je l’ai déjà remar¬ qué , caùtérifoient ou emportoient tout d’abord les varices {a) ; lorfqu’ils vouloient les extirper, ils incifoient premièrement la peau fur l’endroit de la veine le plus faillant ; ils faifîflbient- après la varice avec des pincettes ou un crochet , 8c l’ayant dégagée de toute part avec le biftouri , ils la coupoient & l’enlevoient , après quoi , ils guèriflbient la plaie avec un emplâtre. Mais fé¬ lon Gouey (b) , il n’y a pas de moyen plus fûr & plus prompt pour guérir les varices , que de les percer à leur bafe avec une éguille courbe enfilée d’un double fil ciré , & d’y faire une forte ligature ; on ouvre enfuite d’abord après îa veine tuméfiée avec une lancette, Bc lorf- qu’on en a tiré une fuffifante quantité du fang vifqueux qu’elle renferme , on panfela plaie avec un onguent digeftif, & faifant mettre le malade au lit , on lui ordonne d’y refter jufqu’à ce que îa réunion foit prefque entièrement achevée. Quand les Anciens jugeoient à propos de cauté- rifer les varices , après qu’ils avoient incifé la peau dont elles étoient recouvertes , & mis la veine à découvert, ils appuyoient légérément fur ia)Yoy.Celfeliv. VIL chap; 31. Ib) Chirurgie véritable , p. ï36« Des Varices, 335 ^tte dernière un fer ardent grêle & obtus , prenant bien garde de ne point brûler les bords tie i’incilion , qu’ils avoient foin de tenir écartés avec de petits crochets , après quoi ils panfoient la plaie avec des remèdes propres pour les brû¬ lures {a)* Harris regarde comme téméraires 6c cruelles ces différentes méthodes d’ouvrir, d’eX' tirper , ÔC de brûler les varices ; mais elles ne méritent pas toujours ces qualifications ; car les varices font quelquefois fouffrir cruellement le malade , & l’expofent même à périr d’hémor¬ ragie, en fe rompant pendant la nuit , ce dont je connois un exemple remarquable ; or , en pa¬ reils cas , il faut néceflairement recourir aux re¬ mèdes les plus forts , c’jeft-à-dire au biflouri ou à la ligature. IV. ■ De quelque manière dont on ait guéri les va- Care pri; rices , on doit ufer enfuite de certaines précau- tions pour en empêcher le retour ; on mangera modérément , évitant avec foin les alimens viP queux Sc grofîîers ; on délayera beaucoup le fang, en ufant abondamment d’une boiflbn lé¬ gère & tenue , comme l’eau pure , la ptifane , le thé, le caffé , ôte. on fera beaucoup d’exer¬ cice ; on frottera chaque jour fortement les jam¬ bes , ôt Ton fe fera faigner au moins deux fois toutes les années , fçavoir dans le printems 5c dans l’automne. Ceux qui au commencement du mal , ou lorfqu’il n’a fait encore que peu de progrès , veulent en prévenir les fuites fâçheu- fes , ôt fe fouftraire au fer ôt au feu , doivent fe conduire auffi de la même façon. Muyf ayant (<*) Celfe L. C. ‘3 34 de Chir, P. IL Sect. VL Ch. CLKXV à traiter une varice accorripagnée d’ulcères r ’ vroit toutes les années , & en droit une^iy^' de fang, ce qui l’empêcha enfin de s’ulcererd^ nouveau (a). ® CHAPITRE CLXXV. De Vongle entré dans la chair. L ue M T ^ très-£buvent que l’ongle du gros or- & comment’ A teil Venant à s’enfoncer plus profondément qu’à l’ordinaire par l’un ou par l’autre de fes porteïia pw* côtés , s’engage dans la chair qui eft au-dellous , tie de l’ongle Ce qui produit dans cette partie des douleurs très^ k^chair.*"* vive S , de l’inflammation , rend l’aétioH' du marcher très-difficile. Comme cette incommo- ' . dité dépend prefque toujours primitivement de l’ufage des fouliers trop étroits , il fera aifé de " s’en garantir en ne portant que des fouliers qui foient fuffifamment larges. Mais fi l’ongle eft déjà enfoncé dans la chair, on ne péut fe dif- penfer d’avoir recours à la chirurgie : cependant g- avant d’en venir au fer , on eflâyera une méthode -plus douce , qui m’a fouvent réuffi. On fera d’a¬ bord tenir le pied dans de l’eau modérément chaude pendant une demi heure, & jufqu’à ce -que l’ongle foit ramolli ; enfuite on le ratiffera -doucement avec le tranchant du biftoüri ou avec an morceau de verre, afin qu’il s’amollifle tou¬ jours davantage ; après cela on le foulevera lé¬ gèrement avec le doigt ou avec une fonde con¬ venable,. & l’on pouffera avec cette même fonde (a) Foyei la chir. rationelle de Muyf, decade X. obf. <5. De l'ongle entré dans la chair. 355 ou avec un curedent , de la charpie entre l’on¬ gle & la chair où l’on fenr de la douleur ; on panfera en premier appareil avec de l’efprit de yin chaud , ce qu’on répétera encore le lende¬ main , fi la douleur eft toujours la même ; mais il eft rare qu’elle ne calme ou même qu’elle ne . difparoifle pas bientôt entièrement en fe con- duifant comme nous venons de le dire. IL Si cependant ces moyens étoient infiiffifans j on eh viendroit à l’opération , qu’on erécute- roit de la manière fuivante. Premièrement:, on feroit tenir pendant quelque tems le pied dans l’eau chaude , comme nous venons de le dire'* on le retire enfuite 8c on le place fur une châîfe , où on le fait contenir fortement par un aide , après quoi on fait gliffer avec circonfpeâion une branche de cizeaux propres à cet ufage.:» î®. Pas ropétatioffi* tels que ceux qu’ôn a repréfentés pl. XXXVL fig. iz ôc 13, fous la portion, de l’ongle qui eft engagée dans la chair; on la coupe , Sc on la tire après doucement avec des pincettes, à moins qu’eUe ne fe détache d’elle-même. Pen¬ dant cette opération , le malade fouffre ordi¬ nairement de violentes douleurs , mais il fe trou¬ ve fort foulagé dès qu’elle eft achevée : inap¬ pliqué enfuite fur la partie de la charpie ou des comprefles trempées dans l’oxicrat ou dans l’efprit de vin chaud, ou l’eau de chaux , qu’ôn aura foin d’humeéter deux ou trois fois dans la journée, jufqu’à ce que la douleur Sc l’inflam¬ mation aient dilparu. Pour en prévenir le re¬ tour, ou ïes empêcher d’augmenter, on fera gar¬ der pendant quelques jours au malade le plus grand repos, 6c fi malgré cela la douleur “Sc *3 3 <5 Inst, de Cuir, P.IL Sect, VI. Ch. CLKXVî l’inflammation reviennent , on les combattrl encore de la même manière ; dans le cours d traitement , il s’élève quelquefois de la chaf fongueufe , qu’on détruira avec de l’alun brûlé*^ I I I. Mais, pour empêcher que l’ongle, en prenant prévenir le de l’accroilTement , ne rentre de nouveau dam retour umal. ^ ordinaire lorfqu’on ne s’y oppofe pas ) , & que le malade n’elTuye encore les mêmes douleurs , foit de la part du mal , foit par l’opération à laquelle il feroit en¬ core obligé de fe foumettre , il n’y a rien de mieux , fuivant Dionis , 6c l’expérience m’en a convaincu , que de faire porter au malade des fouliers aifés, ôc de lui ratiflêr l’ongle chaque mois avec un morceau de -verre , ou avec un biftouri bien éguifé , jufqu’à ce qu’on l’ait affez eminci pour qu’il ne puilTe plus rentrer dans la chair. C H A P I T R E CLXXVI. Des durillons ou des cors aux pieds. I. Cequec’eft TL fürvient très-fouvent aux pieds , particu- &*ce quUes ilièrement au-deffus ou entre les orteils, de produit; certains tubercules durs ôc femblables à des ver¬ rues plates , que les Auteurs Latins appellent clavi pedum , foit à caufe de leur, figure , fui<^ à raifon de la douleur qu’ils occafîonnent , la¬ quelle peut être comparée à celle que produi- roit un clou enfoncé dans une partie (u). Ce font (fl) Voyez Celfe , liv. V. chap. 28. n“. 14. Des cors aï/icpied^. 337 font encore les fouliers trop étroits qui font^a caufe la plus ordinaire de ce mal , ainfî que du précédent ; & ceux qui fe font attirés des cors en portant de pareils fouliers , ne fouffrent jamais que pendant l’été , & lorfqu’ils font obli¬ gés de refter long-tems debout , ou de faire quelque grande marche. On a propofé pour ex¬ tirper les cors , différens remèdes , pris tant dans îa clafle des émolliens , que dans celle des cauf- riques; mais les meilleurs font ceu5? qui com¬ mencent d’abord par les amollir Ça), IL Or, il n’y a rien de mieux pour cela que le pédiluve fréquent long-tems continué ; on en- leve enfuite avec le tranchant d’un biftouri pru¬ demment conduit , la couche fupérieure 5c la plus dure des cors , ce qui fufEt fouvent pour les faire difparoître tout-à-fdit ; mais fi ce hio- yen ne réuffit pas,, 8c que les cors reviennent , on y appliquera, après en avoir emporté comme ci-devant, la couche la plus extérieure, l’em¬ plâtre de cire verte , de gomme ammoniac , d@ mucilage , ou de celui de favon ., ou enfin celui qu’on prépare avec les feuilles de la grande confonde , qu’on aura foin de renouveller cha^ que jour. Lorfqu’on a continué affidument ces remèdes pendant quelque tems , oh n’a pas de peine enfuite à détacher les cors avec l’ongle ou avec le biftouri. (b) ; mais fi . on fe fert du (a) Quelques-uns , au rapport à'Hildanus ( cent. VL obf, 100. ) , appliquent fur les cors des corrofifs , tels que l’huile de vitriol, l’eau forte , ou l’arfenic; mais expofent par - là quelquefois les malades à périr. 0> Suivant le précepte à’Hildanus. Tom. IV. Y Traitement? 338 JîJST, DE Chir, P. 11. Sect. VL Ch CLXXVl dernier , il faut le faire agir avec beaucoup dé prudence &: de ménagement , de peur qu’on ne vint à bleffer les tendons des mufcles extenfeurs des orteils , dont la lézion caufe fouvent des dou- leurs atroces , l’inflammation , la gangrené ou des convulfions , Sc peut même jetter le malade dans un danger très-prelTant de mort , ainfî qu’on l’a vu arriver plus d’une fois {a). Du refte , quoi, qu’en emportant les cors couche par couche comme nous venons de le prefcrire , on ne par¬ vienne pas . ordinairement à les extirper jufques dans leurs racines, & qu’ils aient coutume de repoufler après un certain tems, onne laiffepas quelquefois de s’en délivrer entièrement par ce moyen , ou du moins on fe trouve fort foulagé , fur - tout fl on ufe d’une chaufliire plus large , ôc li on a foin de renouveller le traitement qui vient d’être indiqué à-peu-près tous les mois, ou tou¬ tes les fois que le befoin s’en fait fentir. Enfin , fi de vingt -quatre heures en vingt -quatre heu¬ res on applique flir les cors , après avoir em¬ porté les lames fupérieures en les ratilfant, quel¬ qu’un des emplâtres ci - deflus , ils périront infen- liblement , ou tout au moins' ils reviendront plus tard 6c pbs rarement, ce qui les rendra plus fupportabies ou moins incommod:es. (a) Hildanus , & d’autres Auteurs , ont rapporté plu* fleqrs exemples funeftes de cette efpèce. Des pieds bots ou coî^trefaits, ’ 331^ CHAPITRE e L X X V i I. Des pieds bots ou contrefaits,, -j: ■ - ' ■ I- LEs enfans viennent- quelquefois au monde Defcrlptioaâ avec, les -pieds . coii tournés ou ils contrac¬ tent enfùite peu-à-peu cette defagréabl#; diffor¬ mité par la faute de ceux qui en ont foin, lors qu’on les fait tenir trop tôt fur leurs pieds , qu’on les force à: mareiïer;i avant le rems , - ou qu’on leur fait quelqu’autr e;; violence 'r.pareille^ Dans quelques enfans l'cCfoiit les jattibes-mêr mes qui font contournées:, St, dans d’autres les genoux j quelquefois le vice eft dans l’artiCula- tion de la, jambe aYee-le tarfe', St dans- ce cas les pieds .font tournés- eû. en dedans , ce qui: a fait appeller en latin ces -fortes de fujets .v^ri , ou ils le font en .dehors yiCe! qui leur a fait don- ner le nom dé (a), : ; i IL La curff,^rïq2fulv^t le fiege. ; & la âiverfîté Cur^ du niai. Le^cÿen; le pIwXfûr St le plus doux pour garântirlés enfalns de làiacheufeînconimodi- î.é dont .ncxus.|3arlons , eÛ Se lés enipècKér,.de;fe tenir irppf long:- tems.mû trop-fouVent debouT, de n^rcher , :mr- tout ceux ^gne la -délicateffe; de leur tempérament ou.une dilpofition maladi¬ ve, telle., quelle racHitisqula noueufe , y ren- iaj Oa peut voir dans Hildanus ( cent. VI. obf. % Sc 90 ) des defcriptions St des figures de ces fortes de difFormités , & l’Auteur expofe très- bien les 'moyens de es corriger. Yij ^ 540" DE Cuir* P. IL Sec. PL C. CLXXVîl dent plus fujets que |es,^utres. On tiendra donc ces enfans coucKés'ou ‘-aïîîs, 8C "lorfqù’dn vou¬ dra léuî faire prendre .quélqüè èxerdcë^ 6a les fera porter entre les bras de quelqu’un fur qui on puiffe compter'," traîner fouvênt dans un de ces petits chariots qui font à l’ufage des en- fans , afin de donner aux os le tems de fe forti¬ fier peu- a-peü de devenir plus folides' par le progrès- de l’âge-. Mais fi la difformité exifte déjà y o& fi l’enfant l’a'apportée du' ventre de la mere /'après avoir fait précéder- J’ém'ploi des emollïeris -, fur lefquels Fab Hildanus meri e trèsrfor-t d’être- Gonfuk-ë , on aura recours a des efpèGê-Side bottines/dsnt- 'on trouve la figure dans [vo-y pl Xi&XM fig 14&15 j,8c donroîi- proportionne 4a grofleur a celleide la partie, "ces bottüies forti- fanes avec du gros •GUir^^duiboiS' ^ ou des lames de fer mmces , Je h s ni fmit ni jour 'dfin' que la partie ^jîqul s-y troW-e exaétement âdaptee, ve îfô 3|pt:foîtr-e |ufoit^forëée--de--fepïià(h'feffa fi-^ gure naturelle. 3 Mai^ -Côgîffÿe 4fofâge" de ces mêmes bottines eft aiïe^- fouvent incommode, fur- tout lorfqu’elles.n’onf pas - été faites conpne > Il pies Chim^iens rçm: imagii^^ppfdjCr^ef- feT'd’atrtreV fnftniraeqi f*donf''On'^ p.éut ’VoTr la figuré'pi, XXXVlfdgrfd.'r les debx^jpieê^ A A fartés'dfon i gros "''fcDfrr du d'un* 'gros "(rarton » où blen de deuX'piaqurés 'de fef on^âe cui^e fort mracés-vfe joignent avec la' piede- B^B , de fa¬ çon 'qn’on peut en âppirquer une.TntdneuTement ie- long de la jantbe & du^ed c& bautre exre- rieuremeirr; comme ~on le voit^flg;"T7";"pn*î'es ferré - férteménf parflè ;SiOÿen des Côrdpns" ou (a) Oper. de chir. iiv. XX. chap. XI. Des pieds bots ou contrefaits. ' 5 4-1 des courroies C C ; 6c en les faifant porter pen- ' dant iong-tems la nuit & le jour, la partie con¬ trefaite ie redrefle peu-à-peu , & reprend la for¬ me qu’elle doit avoir natùrellementi Si la' cHgbr- mité eft au pied , & non; à la jambe , on fe.rtrou- vera encore très-bien de- l’ufage. du/même. inf- trument ( fig. 16. Sc 17. ):j; dont l’invention ap¬ partient J à Fabricius Hildanus. .'Mais fi la rpideur de la partie s’oppofoitiorten^nt à ce qu’on.pût la ramener à fa reâitude nat,ur.eJie , avant de l’en¬ fermer dans cette machiné :0n ; travailletoir pen¬ dant quelques jours à: ramollir, les. ligamens par le moyen des. fomentations ^ -des bains ;^i|dés^ ii- nimens émolliens^ afin de rendre l’articulation fouple' & obéifTante. . . . . ■ lll; ^ ~ ‘:,r Mais fl on veut fçavoir ce .que je penfe fur le Jugement de fujet dont if s’agit, je’dirai ^ànchement queije me fuis fouyent. mieux trou.'V'é^ lorfque 4a: djffor- donjon fe mité de la jambe ou du pied n’étoit pas^rbien confidérable', d’abandonner; les.:enfans.a^ux foins de la natiire , que de. me.rfervir: des inftrumens ou des. machines qu’on a. im.aginéès pour y ; re¬ médier, ces machines, pouvant faire^desimpréf- fîons fâcheufes fur la partie j Sc rempêcher: mê¬ me de . prendre don aç.cjroifTement .lorqu’elles la tiennent trop ferrée. Je confeillerois donq, aux Médecins & aux Chirurgiens de n’en faire.ufagé pour les erifans, que dans-Ja -plus; indifpeafable néoftflîtéj & cela avec d’autant plus do-saifon, qu’il n’eft pas bien rare de. voir des enfans dont les jambes font médiocrement courbées , & quelquefois même beaucoup , guérir de. , cette difformité à mefure qu’ils avancent en âge , fans qu’on en ait pris d’autre foin que de les empê- 34^ Inst, de Cmn. P. IL Sec. h. C. CLXXVll. cher de marcher trop à bonne heure , ou d’être trop long-tems fur leurs pieds ^ j’ai fouvent été témoin moi-même des, ces guèrifons ^ on fera très- bien cependant de voir dans Hildanus les excel¬ lentes obfervations qu’il a données fur cette ma¬ tière , où l’on trouvera la figure de plufieurs au¬ tres machines adaptées aux diiférens cas qui peuvent fe préfenter. aufli fur le même fujet Solingen & le Clerc . ; ce: dernier re¬ commande beaucoup une machine que feu M. Arnaud avoir imaginée pour redreflèr les pieds contrefaits; mais il ne l’a pointfaite repréfen- ter 5 ce qui doit nous laifièr des regrets. ' Explication de la trente -Jîxième Planche. Fig. I. Manière dont on peut , fuivant Meehen, guérir le ganglion A , en y frappant deflus avec le poing ferme; ^ Fig. 2. A A petite éguille grêle 6c droite à pointe platte , dont oA le fert pour faire la ' future des tendons de la main ; B B fil dou- ■ Me & fin, qüoiqu’airez fort-, à l’extrémité duquèl il y â un gros nœud Ç qui arrête par le milieu un liiorceau de cuir quarré D. Fig. 3=.; A ÔC B deux morceaux de cuir, vûs fé- parément , & percés par le milieu pour faire^ la futüre du tendon d’achiile , comme l’indi¬ que la fig. 7. Ë F. Fig. 4. repréfente trois autres méthodes , qu’on peut mettre en ufage pour faire la future des tendons divifés ; a a an défigne l’endroit où les tendons extenfeurs des doigts font coupés fur le dos de la main ; A la façon dont on arrête le nœud du double fil fur le morceau de cuir à la partie fupérieure du tendon; B la manière de fixer le fil par un nœud cou- Des pieds bots ou contrefaits. 345 îant fur une petite compreffe ronde , appli¬ quée à la partie inférieure du tendon , à la place du morceau de cuir. C le nœud du fil arrêté à l’extrémité fupé- rieure du tendon coupé , fur une compreffe ronde , qui tient lieu du morceau de cuir. D le même fil arrêté par un nœud coulant fur une petite compreffe ronde , comme dans le cas précédent. E la méthode dont Nuch fe fervoit pour faire la future des tendons de la main ; on perce en deux endroits différens b b la partie fu- périeure du tendon avec deux petites éguil- les enfilées d’un double fil , dans^’anfe du¬ quel on place une petite compreffe cilindri- que E ou un petit morceau de cuir ; on perce enfuite aufli en deux différens en¬ droits a a , mais de dedans en dehors , avec les mêmes éguilles, l’extrémité inférieure du tendon , & l’on arrête les deux bouts du fil par un nœud coulant fur un morceau de cuir ou fur une compreffe. Fig. 5. Ecliffede bois mince ou de fort carton, qu’on applique le long du carpe 8c de la pau¬ me de la main pour tenir les doigts étendus , afin de procurer la réunion des tendons exten- feurs , après en avoir fait la future. Fig. 6. Petite éguille courbe de Garangeot fa) pour faire la future des tendons. Quelques Chirurgiens modernes la croient préférable à l’éguille droite , parce qu’on a plus de facilité à la tenir & à la faire paffer à travers le ten¬ don ; fa pointe ne doit pas être tranchante fur les côtés comme dans les autres éguilles cour- (â) Foyei fon traité des inftrumens tam. I. p. 206. Yiv 544 de Chir. P. IL Sec. VL C. CLXXVll, bes ordinaires de la première planche, mais être arrondie 6c moufle par fes bords, afin de ne pas couper les fibres tranfverfales du tendon. Garangeot veut (a) que le tranchant de l’éguille fe trouve à fa partie concave A : j’aimerois mieux qu’il en occupât la convexité B ; car dans le premier cas , on a plus à craindre que les extrémités du tendon nefoient coupés par le tranchant ou par le fil. En ou¬ tre , l’œil ou le chas de l’éguille C ne doit pas être fur les côtés , mais correfpondre à la concavité 8c à fa convexité , pour que le fil ait moins de peine à traverfer le tendon ; cette petite éguille eft affez propre à faire la future des tendons extenfeurs de la main ; mais s’il s’agiflbit d’un gros tendon , comme le tendon d’achille , on fe ferviroit d’une éguille plus ' grande êt plus forte , telle qu’on la voit fig.9. Fig. 7. montre la manière de faire la future du tendon d’achille fuivant la méthode de Kifner, de qui cette figure eft empruntée (b). A le bas du gras de la jambe ; B le talon ou le tendon va s’attacher ; C l’endroit de la bleflure ou de la divifion du tendon; D le nœud du dou¬ ble fil arrêté fur le morceau de cuir E; F le même fil fixé à l’autre extrémité du tendon par un nœud coulant GG fur un autre mor¬ ceau de cuir à l’extrémité fupérieure du ten¬ don : la plupart veulent qu’on commence par percer cette extrémité du tendon , ôc qu’on, fafle lé nœud coulant à l’inférieure. Fig. 8. A grande & forte éguille droite à pointe - platte 5 dont quelques Auteurs confeillent de (a) Ibid, p. 198. (b) V oye[ ia dilîlertatioa de tendinum læjîone. Des pieds bots ou cortrefaits. 345 fe fervir pour faire la future des gros tendons , tels que le tendon d’achille Sc lextenfeur du tibia ; B B fil double , fort & ciré , dont les deux font joints par un nœud C. pig. 9. Groffe ÔC forte éguille courbe , fembla- ble à celle de Ip fig. 6. pour faire la future du tendon d’achille. pig. 10. indique la manière dont Cowper , célé¬ bré Anatomifte & Chirurgien Anglois , s’y prit autrefois pour procurer la réunion du tendon d’achille , en fe fervant de deux éguilles ; A B les deux extrémités du tendon coupé ; C D les deux éguilles droites avec leurs fils ; a b la peau qui recouvre les deux portions du tendon incifée haut 6c bas , afin d’avoir plus de facilité à les percer. Fig. II. Efpèce de guêtres ou de bottines faites avec de la peau de chien ou de la forte toile , qu’on ferre très-exaâement fur la jambe nue parle moyen du lacet B & des ceillets A , 5c qu’on fait porter fans interruption aux perlbn- nes attaquées de varices ou d’œdemes aux jambes, encore récentes ou point trop invé¬ térées. Fig. I i. Paire de cizeaux très-forts dont on fe fert fouvent fort utilement pour couper une . portion de l’ongle du gros orteil , lorfque cet ongle s’enfonce douloureufement dans la chair par le côté : une de fes pointes A eft mouife, afin de ne pas trop cauîer de douleur à une chair qui eft déjà trop fenfible ; B B les bran¬ ches : en les ferrant avec la main , on fait tran¬ cher les cizeaux, Sc quand on ceffe la com- preftion , elles s’ouvrent d’elles-mêraes au mo- ■ yen du.reflbrt C. Fig. 13. Autre elpèce de cizeaux , que Ga.ran.geot décrit Si. recommande pour le même ufage ÎN^r. DE Chir, P. JL Sec. VI. C. CLXXVlJ {a) ; A Aies lames qui font concaves , pointues êl tranchantes en dedans ; B B les branches ■ elles font agir les lames lorfqu’on les ferme ' & fe remettent enfuite dans le même état quand la compreffîon cefle , comme dans les cizeaux de la fig. 12. à la faveur du reffôrt en C. ^ Fig. 14. Bottines de Paré pour redreffer les jam¬ bes tortues des enfans , fur-tout lorfqu’ils ont le pied tourné en dehors ou en dedans : on voit, ici ces bottines ouvertes ; on peut les fermer avec les crochets abc qui font reçus dans des anfes, Fig. 15. Les mêmes bottines fermées. Fig. 16. Autres bottines deftinées aux mêmes ufages par Bildanus ( cent. VI. obf. 89 & 90)", AA les côtés de la bottine faits avec du cuir fort, du bois léger, ou avec de plaques de fer ou de cuivre , fuivant la force ou la déli* cateffe des enfans. Ces plaques doivent s’a¬ dapter très-exaélement à la jambe ; B B pièce de cuir doux 6c flexible qui joint les deux plaques par derrière , afin qu’elles ne puiffent pas s’écarter l’une de l’autre ; C C deux cor¬ dons au moyen defquels on ferre les bottines autour de la jambe. Fig. 17. Les mêmes bottines appliquées fur une jambe vues en place" ; on en a défigné les dif¬ férentes parties par les mêmes lettres que dans la figure précédentë , 6c il n’y a de dif¬ férence entre ces deux figures , finon que la 1 6. ne montre que l’intérieur de la bottine , au lieu que celle-ci la repréfente par le de¬ hors 6c appliquée fur la jambe. (a) Traité des inftrum. tom. II. p. 242. Fin ds la fécondé Partie. IN STITUTIO N s DE CHIRURGIE. TROISIÈME PARTIE. , Des Bandages & des Appareils. CHAPITRE PREMIER. Des Bandages & Appareils en général, I. A connoiflance des bandages 8c Néceffité des appareils , n’eft pas moins néceffaire à un Chirurgien , que celle des opérations même. Cette aflèrtion eft fondée non - feule¬ ment fur l’autorité d'Hippocra- ïe (û) , de Galien (b) 6c d’autres grands Mé¬ decins , mais encore fur ce qu’il n’y a prefque aucune maladie chirurgicale , où on ne foit dans le cas d’appliquer un appareil 6c un bandage. Eû effet , avec quelque précifîon que le Chirur- (a) Lib. de officinâ medici. {i) Lib, de fafciis. -34^ ÎNJT. DE Chir. P. ni. Ch.I. ’ rp~gien exécutât tous- les autres points du trajfe ; -'/ment, s’il n’étoit point en état d’appliquer thodiquement le bandage convenable , tous^* 1 foins feroient fouvent à-peu-près inutiles , fij ^ r ; ; tout dans les fraâures & les luxations des os dans les fortes hémofragies, les grandes opérj 1 lions , ou l’amputation d’un membre confidé- ' '^"^rabie. Il y a- même dès cas , tels que les frac- ^ tures 6c les luxations, dans lefquels les médi- camens ne font prefque d’aucun fecours , ou le principal moyen de guèrifon confifte dans Fap- plication jufte & méthodique d’un bandage pro- , pre à contenir les parties, pourvu qu’on en ait fait auparavant la réduélion. L’expérience a auffi ; appris aux perfonnes verfées dan^ le traitement des maladies chirurgicales , que de tous les mo¬ yens connus, -pour arrêter une hémorragie con* îidérable , il n’en eft pas de plus prompt , de plus . fûr, & de plus commode que celui qu’offre le bandage. D’ailleurs , l’art d’appliquer les banda- | ges avec aifance & propreté , eft dans un Chi¬ rurgien une qualité qui lui attire l’eftime des afliftans , 8C' lui concilie la confiance du malade, ' ce (|ui eft un point très-important pour la guèri¬ fon. Son habileté dans cette partie fait juger fa¬ vorablement de fa capacité , les ignorans étant pour l’ordinaire fort mal-adroits dans l’applica¬ tion de l’appareil (û), D’après ces confidérations, j’ai cru devoir ici donner plus d’étendue à ce j’ai dit dans rintroduéfion fur les bandages, oC décrire les principaux d’entr’eux avec la maniéré de les appliquer. (û) C’eft ce que dit Galien dans le liv. des bandages » où il preferit de l’appliquer avec grâce , prompteme ■ & proprement. . . J)ES BASDAGtS EN <^ÉNÉRAL. 349 I 1. ^ Perfonne n’ignore que la bandé eft une pièce Ce qnec’e^ ^ ^ ^ ' • iî Æ <ïQ6 la bandô ie linge dont on entoure une partie : elle eît &iebandage, gavent peu différente d’un mouchoir ou d une ' fervietre -, mais elle eft ordinairement étroite 8^ ^ longue , & l’on s’en fert dans lés fraélures , tés luxations , les plaies & la plupart: des maladies externes , pour contenir les eompreflès , les em¬ plâtres, la charpie , 8c autres chofés femblables* Il eft bon d’obferver, au refte , que le nom de bande ne convient à ces liens qu’avant leur ap¬ plication , & qu’ils prenent celui de bandage, Idrfqu’ils font appliqués ou qü’on les applique ac¬ tuellement. . - I I I. On divife les bandes , 1°. en communes 8c en Dîverfes ef- propres , c’eft-à-dire affeélées à une feule partie ; i°. en fimples 8c en compofées. On les appelle fimples , lorfqu-’elles ne font faites que d’ùne . feule pièce de toile j & qû’ellés né font point ' fendues en plufijeurs parties , ni coufües avec d’âtii^ très pièces oü'liens. il faut obferver qu’elles Tdoib vent être faites avec de la toile déchirée ou GOti- pée félon la direâion défes fils , & que leufilâr-' geur doit être ordinairement de deux de trots ou de quatre travers de doigt , fuivant là natüré de la maladie‘& la partie :Ôù ^-è/é:trovive'. Ofi roule ces bandes fimples ?d’üiî fèuL'Goté’ oü'ude tous les deux-f felon que le Chirurgien le lugé aéi ceflairé ou le trouve plus commode'. Dans le pre¬ mier cas ^m’éftiune bande à un feul chef ( t'oy, {d. II. fig. b. i) v dans le fécond-,' une bande à deux chefs ; voy.^ fig. c. §50 Inst, de Chir. P, III, Ch.1, , / IV. banda^nmple ou,cequi revient,, ion fait avec nieiiie , 1 application de la bande limple, îa bande fîm- principalemenr de quatre manières. On lenonuQç ^ circulaire ou annulaire , lorfque les tours fupé. rieurs de la bande s’appliquent exaârement fur les inférieurs ; obtus ou doloire , lorfque la bande monte ou defcend par des tours faits en ligue fpirale ; ramplant lorfque les tours de la bande font en moindre noml3re & plus éloignés l’un de f autre que dans le précèdent ; & renverfé , lorf- que la partie étant d’un volume inégal , comme dans la jambe , l’avant-bras , ou quelqu’autre membre , il eft nécelTaire de renverfer ou de re¬ plier le jet de la bande, ce qu’il eft plus aiféde montrer aux yeux que d’expliquer par écrit ou verbalement. , r , , ï V. ' Bandages Le bandage eft: compofé -, lorfqu’on eft obligé compû s. ijande plus artiflement & d’une manière plus recherchée q'uei dans ceux dont je viens de parler, cornme pp.ur la faignée, les fjaâures de la mâchoire inférieure , de la cla¬ vicule , de la rotule, ôt dans plufieursrâutres cas ; ou lorfque la bande a plus , de deux chefs , foit qu’elle foit faite , de plufîeurs pièces jointes en- femble , foit qu’on ait fendu une feule pièce en plufîeurs parties ; telles font parmi ces dernières , les bandes à quatre chefs , connues fous le nom de frondes ; celles qui font indiquées' dans la pf IL par les lettres d, e, f, g, h; la bande à dix- huit chefs, que quelques-uns nomment afcia , dont on fe fert ordinairement dans les. iraèlufe^ avec plaie ( voy. pl^ IX. fig. 4- lett. B B ) ? ^ Des bandages en général. 351 plufieurs autres. Parmi ces bandages , il y en a qui ^ fervent pour la tête , pour la poitrine , le bas- ventre, les bras Sc les cuiflês, 6C chacun prend un nom différent , fuivant la diverfité de ces par¬ ties. Il y en a auffi qui tirent leur nom des chofes avec lefquelles ils paroiffent avoir de la reffem- blance ; tels font le fcapha, l’étoilé, l’étrier j le fpica &C. On leur donne auffi différons noms , on les appelle contentifs , uniffans , divififs , ex- pulfifs 5 fuivant l’ufage qu’on en fait ; mais nous traiterons tout cela plus au long ci-après. V I. Le linge eft la matière dont on fe fert commu- Matière & nément aujourd’hui pour les bandes (a). Or , voici les obfervations qu’il faut faire par rapport à celui dont on fe fert chez nous. 1°. Il doit fur-tout être bien net & blanc de leffive (è) ; Sc cela pour ne point expofer la partie ou la plaie aux fâcheufes impreffions qu’y feroient les ordures qui pour¬ voient s’y trouver, & même pour la propreté de l’appareil ; car, comme dit Galien , un'Médecin doit s’attacher non-feulemnt à ce qui eft utile , mais encore à l’élegance ôc à la propreté. 2°. Le linge ne doit pas être tout-à-fait neuf, mais un peu ufé , pour qu’il foit plus liffe ôC plus doux ; il pourvoit fans cela irriter Scbleffer la peau par fa rudeffe 5c y caufer une excoriation avec inflam¬ mation 6c démangeaifon : il ne faut cependant (a) Les Anciens fe fervoient auffi pour cela de la laine & des peaux d’animaux f voÿ. Galien Je fafciis. ). On le fert encore quelquefois aujourd’hui , de la toile de coton & du cuir. (J) Galien fait obferver au commencement de fon li- fur les bandages , qiïHippocrate avoir déjà recom- ttandé cette propreté. - 35i lu ST, DE Chir, P. III. Ch.I. * pas non plus qu’il foit trop ufé , de^peur'qug h ‘ bande ne fe relâche trop jaifément , où même ne * fe déchire tout-à-fait lorfqu’on vient à l’appliqygy * 3®. Ses fils ne doivent être ni trop fins ni non ' gros ; dans le premier cas , ' .la bande auroittr^ peu de confiftance, & dans Iq fécond elle cauc on les y attachera , ou, fi leur lon¬ gueur le permet , on les croifera en forme de X , 6c on les conduira fur le front en pafiant fur les oreilles , ou fous le menton , 6c on les y at¬ tachera. (a) Voy. Bajfius , de fafcîis, pl. VI. fig. 5* (i) Comme les nœuds que l’on fait aux bandes fur la nuque ou l’occiput , incommodent le malade lorfqu’il fe couche , il vaut mieux , lorfque les bouts font trop courts pour être ramenés jufqu’au front , les fixer à i’endroit où ils finiffent , par des épingles ou par quel¬ ques points d’éguiile. Z iv 1 Fronde à chefs. L’unlflant front. 3(?0 ÎNST» DE Chir, P. III. Ch, II. I V. Fronde à fix chefs. Quelques-uns fe fervent pour le même uf^g d’uné fronde à fix chefs , longue de trois pttds & large d’environ un pied ou quatorze pouces afin qu’elle puifTe embraflêr toute la tête : oa peut s’en former quelque idée par l’infpeftion de la fig. 19. pl. XXXVII , abftraâion faite des trous. Lorfqu’on veut l’appliquer , on la place par le milieu fur le fommet de la tête , Sc on la fait contenir par un aide ; on conduit enfuite les chefs du milieu fous le menton ( voy. fig. z. pl. 37 aaa ) , les antérieurs fous l’occiput b , 65: les poftérieurs furie front ccc, & on les atta¬ che avec un nœud , ou on les fixe avec des épin¬ gles, qu’on place par côté à l’endroit où ils fmif- fent. Quelques-uns font ce bandage plus large , Sc prefcrivent de commencer par les chefs pof¬ térieurs ; mais cela revient âu même. Lorfque ce bandage eft bien fait, il contient très-exaélement l’appareil, Sc ne fe dérange pas aifément : fou ufage n’efi: donc point à méprifer. Au refte, j’a¬ vertis que toutes les fois que je parlerai d’aunes dans ce traité, il faut entendre l’aune de Paris qui a environ quatre pieds , mefure connue des marchands jde tous les pays ; cette remarque me paroît néceflaire poùr éviter la confufion Sc les erreurs qui pourroient naître de la diverfité des aunes qui font en ufage en Allemagne Sc ailleurs. V. Uunijfant du front. Le quatrième bandage de la tête , eft celui que les Médecins nomment unifiant ou incarna- tif à caufe de fon ufage : fa longueur eft de deux ou trois aunes , 6c fa largeur de deux pou¬ ces. Il eft fendu à fon milieu , de la longueur Bandages four la tete. ^6î de trois ou quatre travers de doigt ( voy. pl, II, fig. f. ) 5 on Te roule à deux chefs. Son prin¬ cipal ufage eft de réunir les plaies du front ou du fommet de la tête( voy. pl. 37. fig. 3 Sc 4. a a ) , 6c même les plaies oblongues & direc¬ tes des autres parties , & fur-tout des fourcils ; dans ce dernier cas la bande doit-être plus étroi¬ te. Voici la manière de l’appliquer : Après avoir panfé la plaie avec quelque baume & un em¬ plâtre agglutinatif , & avoir appliqué à chaque côté une petite comprefTe , on pofe la fente b de la bande près de la plaie ; on conduit un des chefs c autour de la tête ; on vient le paffer dans la fente , & on ferre fortement les deux jets de la bande d d , pour rapprocher les bords de la plaie lé plus exactement qu’il eft pofiible. On prend enfuite un globe de chaque main , & on les conduit tous les deux autour de la tête , en les changeant &: les croifant toujours fur le front & l’occiput 5 comme dans la fig. 3, fous le men¬ ton & fur le fommet de la tête comme on le voit fig. 4 • ce que l’on continue autant de fois que la longueur de la bande le permet. On re¬ plie enfin l’extrémité de chaque jet , Sc on la fixe avec une épingle ou quelques points d’éguille , pratique que j’avertis , en paflant , être d’ufage dans tous les bandages de cette efpèce. Si la plaie étoit trop longue pour pouvoir être réunie par ce moyen , il faudroit faire une autre fente à la bande dans un endroit convenable 5 & y faite aufll pafTer l’un des deux chefs , pour pouvoir ferrer d’autant mieux le bandage & rapprocher plus exactement les bords de la plaie ; ce mo¬ yen facilite extrêmement la réunion & procure üne'belle cicatrice. Il eft néceffaire , au refte, de iaiffer , fi on peut , ce bandage en place pendant T 362 Inst, de Chir. P. 111. Ch. II. jlix ou huit jours & même davantage , ôc dene 1 Oter que lorfque les circonftances l’exigeront • la réunion s’en fera mieux Sc plus prompte¬ ment. V I. Bandage pour la faignée du front. " poSff* Le bandage dont les Chirurgiens fe fervent gnéedu pour la faignée du front , fe fait avec une bande de trois aunes de long, fur environ deux ou trois travers de doigt de large. II n’eft qu’àunchef; il y a deux façons de l’appliquer ; l’une s’ap¬ pelle difcrimen & l’autre fcapha. Voici comme fe fait le difcrimen : On applique la bande fur une compreffe qui couvre la plaie ( voy. fig. 5.); on la retient avec le pouce , 8c on en laiffe pen- ' dre environ un pied hir la face. On conduit en- fuite l’autre jet roulé de la bande autour des tem¬ pes & de l’occiput, en formant un circulaire b b, ê^ revenant au même point. On releve enfuite le bout qu’on â laiffé pendre , & on le renverfe fur le front , le fommet de la tête & la future fagit- tale c jufqu’à l’occiput, où on l’arrête par le cir¬ culaire fuivant. Tout le refte de la bande s’em¬ ploie à faire des circulaires autour des tempes , du front & de l’occiput b b , en croifant toujours les jets , 5c on les fixe enfin avec des épingles ou quelques points d’éguille , comme je l’ai dit plus haut, ce qu’on fait aufll fur le milieu du ■ front , pour contenir d’autant mieux le bandage. he fcapha düFére du difcrimen, en ce qu’on ne, commence pas, comme dans celui-ci , par des circulaires autour des tempes , mais par des tours obliques , en partant du front , palTant entre le fommet de la tête 5c l’oreille ,( fig. 6. ab. ) juf qu’à l’occiput, 6c de-là revenant au commence¬ ment par le côté oppofé, fous l’oreille b. Onren- F BAÎ^ DAGES FOUR LA TETE. ^6^ ^rfe enfuite obliquement la partie qu’on avoir laiffé pendre fur le côté gauche c , entre le fom- met de la tête & l’oreille , pour former une ef- pèce d’angle fur la partie antérieure & pofté- rieure de la tête, ôc que les parties a , b , c en¬ veloppant la tête forment une efpèce de bâteau ; ce qui a fait donner à ce bandage le nom de fcapha. On fait quelques tours encore en fuivant la direâion de ce bâteau ; on finit par des cir¬ culaires autour des tempes & de l’occiput , Sc on fixe la bande avec des épingles ou quelques points d’éguille. VII. Bandage noué pour les tempes. Le feptième bandage efl: appellé noué , à caufe ou Vfolafre,’ du grand nombre de nœuds formés par fes croi- femens fréquens ; on lui donne encore les noms d’étoi/e & de folaire , parce que fa figure a quel¬ que rapport avec celle d’une étoile ou du foleil. C’eft un bandage très-utile {a) lorfque les artè¬ res temporales font ouvertes-, dans l’artérioto¬ mie ou par une plaie accidentelle ; il arrête or¬ dinairement très-bien l’hémorragie dans ce cas. La bande doit avoir fix aunes de long fur deux travers de doigt de large ; on la roule à deux globes. Voici la manière de l’appliquer : On met d’abord fur la plaie trois comprelTes graduées affez épaifles j on pofe enfuite le milieu de la bande fur la tempe oppofée , 8c l’on conduit fes deux chefs, l’un par devant {voy. pl. 37. fig. ^ 7* a. ) 6c l’autre par derrière , de manière qu’ils viennent fe rencontrer fur la plaie c. On les croife siors en formant une elpèce de nœud , &. Ipn (^) C’eft pourquoi je m’étonne que quelques Moder¬ nes n’en aient point parlé. T 364 Inst. DE Chir. P. 111. Ch. Il porte un des chefs fous le menton d, ôc l’aatj îûr le fommet de la tête e ; on va les faire croi* fer de nouveau de la même manière, furlatem pe oppofée au mal , ce qu’on ne peut voir dans cette figure. On conduit enfuite derechef un des globes fur le front a , & l’autre derrière la tête b & on les ramene l’un Sc l’autre fur les compref- fes qui couvrent la plaie c. On les y croife en¬ core , puis on porte un jet de la bande en haut & l’autre en embas d e ; on réitéré la même manœuvre dans les deux tempes , autant de fois que la longueur de la bande le permet , Sc on finit par l’arrêter avec des épingles ou par quel¬ ques points d’éguille. VIII. Bandage propre après V extirpation d'une parotide shirreufe. Bandage qui On peut fe fervir d’un bandage à-pêu-près prèsï'exthpa- précédent dans les plaies des tion des paro- parties voifincs des tempes , ôC on l’em- feu ploie avec fuccès , en y faifant quelques légers changemens , pour arrêter l’hémorragie après l’extirpation des glandes falivaires , tant maxil¬ laires que parotides skirreufes ; je l’ai employé moi-même plufîeurs fois avec fuccès , & on n’au¬ ra pas/ de peine , je penfe , à le concevoir (n)- ■ Après avoir panfé la plaie avec des médicamens aftringens , une grande quantité de charpie de fortes comprefles, j’applique la milieu de la ban¬ de fur le côté oppofé au m3l, comme dans^ l’ar¬ tériotomie ( voy. fig. 8. a , b , c , d , e. ) : (û) Au lieu de fix aunes , on en donnera huit a ce bandage , pour pouvoir faire un plus grand nombre oe circonvolutions , fur - tout dans les perfonnes ^d'une taille avamageufe 5 fans cela il ne feroit point alTezierm®* Bandages poues^la tete. 3ÔS le premier tour de bande, je continue les circon¬ volutions, comme dans le bandage précédent , avec cette différence , que je réitéré plus fouveat celles que l’on fait fur le foramet de la tête Sc fous le menton d e , 8c plus rarement celles qui efflbrafîent le front & l’occiput. En faifant mon¬ ter & defcendre les jets de la bande , je les fais croifer , non fur les tempes , mais fous l’oreille , c’eft-à-dire fur le lieu de la plaie f , laquelle eft couverte de compreffes , & j’y multiplie cescroi- fémensou nœuds, afin que la charpie & les com- prefles plus preffées , compriment à leur tour plus fortement les vaiffeaux ouverts , 6c arrêtent plus fûrement l’hémorragie. On peut auffi appli¬ quer d’abord la bande fous le menton , conduire les premiers jets de la bande au fommet de la tête,& continuer enfuite comme ci-defTus. J’ai foin de fixer la bande avec quelques points d’é- guille , non-feulement à la fin , mais encore à chaque croifement , pour empêcher qu’elle ne tombe ou ne fe relâche. J’imaginai ce bandage la première fois que j’extirpai les glandes dont j’ai parlé, devenues skirreufes , Sc je m’en trou¬ vai très-bien. C’eft avec raifon que ces fortes de bandages font appellés noues, à caufe du grand nombre de nœuds qu’on y fait. On peut auffi très- bien fe fervir de ce dernier dans les plaies des parties en queftion , pour arrêter le fang , lorf- que des vaiffeaux confidérables ont été ouverts. I X. La capeline de la tête pour Vhydrocephale, Le bandage que les François appellent cape- “ne de la tête , ôc dont on fe fert Spécialement pom dans l’hydrocephale , a fix aunes de long fiir deux doigts de large, & fe roule à deux chefs : '’oici la manière de l’appliquer. Après avoir pofé. ipaliae a tête ■ 1 ’hydra* aie. 366 Inst* de Chie* P. III. Ch. U, le milieu de la bande fur l’occiput , on fait, ou deux circulaires autour de la tête, encroib^ les jets par-devant Sc par-derrière ; on reîive^ enfuite un des globes fur le fommet de la tête & la future fagittale jufqu’au front f vqy. fig „ a. ) ; on continue le circulaire b e avec l’autre globe , ôc on le croife avec l’autre fur le front- après ce premier croifement , on réfléchit k premier globe obliquement vers l’occiput c d à côté du premier a , & l’on continue le circulaire b c avec celui-ci. On conduit de nouveau le premier d’e en f, & enfuite depuis g jiifqu’en h, tandis que l’autre, continue fon tour circulaire. On pourfuit de la même façon jufqu’à ce que la tête foit entièrement couverte ; la bande étant prefque toute employée alors , pour contenir ces jets obliques c d , e f , g h ,, on porte de nouveau un des bouts de la bande fur la future fagittale a, ?<. on fait par - deffus un circulaire b c avec l’autre chef. Quelques - uns recommandent ce bandage pour les douleurs de tête. Quant à l’hy- drocephale , lorfque cette maladie a fait certains progrès , Nuch a obfervé ( expérkn./chiruï^- XVll. ) qu’on ne doit pas en attendre beaucoup d’elFet. : 7 . X. Uœil fîmple. ' LViIfimpîe. Je vais traiter à prélent des bandages de la tête qui fervent Spécialement pour .les yeux. Il y en a deux elpèces , l’une s’appelle Vœil & mono culus , ou plutôt monophtalmus , Scl’au- tre l’œil double. L’œil fîmple doit avoir deux au¬ nes demi ou trois aunes de long fur deux ou trois travers de doigt de large, félon la taille du fujet ; il fert à contenir l’appareil dans les maladies qui alFeclent un des deux yeux ou la Bandages four la tete. i6f gypiere. On applique d’abord l’extrémité de ^ bande, qui n’a qu’un feul chef , fur l’occiput ; oa la conduit enfuite obliquement autour de la tête & de l’oreille du côté affeâé fur les mé- dicamens ÔC les compreffes qui couvrent l’œil , ^ fig- lo. let. a a. ) & on la ramene obli¬ quement fur .le front jufqu’à l’endroit où on a commencé. Ôn fait environ trois tours obliques de la même façon , autour des tempes , de l’oc¬ ciput ÔC du front c cc ; on achevé par des cir¬ culaires , & on fixe de bout de la bande avec une épingle : un mouchoir blanc peut fervir au même ufage , comme on le voit dans la. fig-.' 1 1. • ' ■ ' XL U œil double. On emploié l’œil double , lorfqu’il eft quef- tion de bander les deux yeux 5 fa longueur efi de trois aui'e’s, '& fa ilargeur de deux ou trois travers, de- ^oigt : il\ y a . deux façons de l’appli¬ quer , felqu^qu’on le roule à un ou à deux chefs., - 1°. S’il n’a qu’un feul chef, on place l’extrémité, de la bande l’occiput, comme dans le ban- dage précédent.,; 6c on conduit enfuite le globe obliquement aa côté droit du, front c, en payant fur d’oreille. l’ PoU affeâé ( voy. fig. 1 1. ) , ÔC pn le ramene du/ront à rpcçiput ; on le fait re¬ monter ,,de d’occiput vers la. partie; du front d ÔC on le pprçe dli^ l’autre œil e, de manière que ce jetcroife le précédent en X fur le nez , Sc on le ram'erié7dëm5Ûveâu al’oc'ciput f. Après , avoir fait trois t4u%^|ëmblâbfe oh achevé la bande par des çif^ulairés autour du front Sc des tern¬ ie®® S 5 g 4 g ? Sc on la fixe à l’endroit où elle 2°. Lorfque la bande eft roulée à deux à deux chefs , on pofe/. fon milieu fous l’occiput ; on ^ conduit en même tems l’un ôc l’autre globe fijr 1 La fronde pour nez. 368 Inst, de Chie. P. III. Ch. IJ, l’oreille & l’œil correfpondans ( vqy. fig. ^ b , f, e , ) & on vient les faire croifer au bas du front par-deffus le nez. On les change alors on les ramene à l’occiput , en paffant fur les tem- pes a G ; on les croife de nouveau pour les con¬ duire de la même manière fur les oreilles , les yeux & le front ; on fait trois tours de cette fa- çon , ôc l’on achevé la bande par des circulai¬ res autour delà tête g 5 g j g Il faut obferver, au refte , qu’un fimple mouchoir peut ttès-bien fuppléer à ce bandage , dans plufieurs maladies des yeux , lors même qu’ils font affectés tous les deux. On en attache les bouts à l’occiput, où après les y avoir croifés , on les amene en devant , & on les fixe avec des épingles auprès des oreilles ou des tempes. XII. Fronde pour le nei. " On fe fert ordinairement pour bander le nez d’une fronde à quatre chefs , longue d’une aune & large de deux travers de doigt. Chaque ex¬ trémité eft fendue jufqu’au milieu , à deux ou trois travers de doigt près. On fait entre les deux fentes un petit trou pour y faire paffer Fextrêmit-é du nez , ce qui contribue a la fer- fiieté du bandage ( voy. fig. 3. a. ). Il feft à con¬ tenir l’appareil dans les fraâures des os du nez (6) , rinfiammation Où les plaies dés” narines, (fl) On trouvedanS le liÿijé déjà bandages , & dans d’autres "Auteurs ; pd? ùianïère.tôd^ différente d’appliquer ce bandage ; mais fa en eÆ extrêmement obfcure & embrouiilée- ' r (f>) Les Anciens avoient imaginé, pour les fràéfures du nez deux autres bandages, qu’ils appeîjoient , l’un l’ép^''* l’autre fojja àmyr.tæ -, mais ces bandages , éont ils nous ont laide la defeription, font plus propres ^ apres Bandages pour la tete, après l’extirpation du polype ou la perforation des narines - collées contre-nature. Pour l’appli¬ quer , on pofe le milieu de la bande fur le nez , on abbat les chefs fupérieurs b b de chaque côté , on les conduit à la nuque , on les y croife , on les ramene autour du front c c , & on les attache avec un nœud d , ou on les fixe avec des épingles contre le bonnet ; on releve les chefs inférieurs fur les narines , les joues dc les tempes f , 5c on les conduit autour de la tête & du front g g de la même manière que les fupérieurs. Il faut, au refte , obferver en gé¬ néral, dans tous les bandages à quatre chefs , de porter toujours les chefs fupérieurs en em¬ base & les inférieurs en haut, de manière qu’ils fe croifent fur la partie affeéfée , 5c qu’ils puif- fent la couvrir ÔC la contenir plus exaélement. XIII. Cheveftre Jimple. Les Chirurgiens donnent le nom de chevef- Lecîieveftïd tre fimple à un bandage qu’ils emploient pour la fraâure ÔC la luxation d’un côté de la m⬠choire inférieure : fa longueur eft d’environ qua¬ tre aunes fur deux ou trois travers de doigt de large , ÔC il fe roule à un chef. Voici la manière de l’appliquer : Après avoir fait la réduélion Sc avoir couvert la partie d’un emplâtre ag- glutinatif , ÔC même fi l’on veut , d’une attelle faite avec du gros carton ( voy. pl. VIII. fig. 9- ) > qu’on enveloppe d’une compreffe pliée en ééplacer ees os , qu’a les retenir dans leur fittiation na¬ turelle. C’eft apparemment à came de cela qu'Elppocrats les avoit déjà déconfeillés , dans fon livre fur les fraftu- tes ; car les emplâtres aggluiinatifs fuffifent fouvent pour luuintenir ces os en place , après qu’on en a fait la ré- duftiom . Tom. IV. A a 370 Inst, de Chir. P. III. Ch. II, huit doubles trempée dans l’eau-de-vie ; attelle dont on peut cependant fe paffer : on y l’appareil que j’ai propofé ci - deffus part. I. liv. II. chap. IV. pour la fraéture des m⬠choires ; on commence enfuite par appliquer le commencement de la bande à l’occiput, 8^ on l’airujettit par deux circulaires ( vqy. fig, 14. a 5 b. ) ; on arrête la partie qui fuit avec une épingle , fur la tempe du côté oppofé, que je fuppofe être le gauche b ; on replie la bande on la mene le long de la joue gauche c fous le menton d , & de-là fur la joue 6c la tempe faines ; puis on la ramene au côté ma¬ lade b c d , en paflant par le fommet de la tête. Après avoir fait trois tours de cette manière , on conduit la bande de la gorge vers la nu¬ que , & de-là fous l’oreille , fur la mâchoire af- feéiée 5c la partie antérieure du menton f g, êc après avoir de nouveau paifépar le menton, on la conduit derechef à l’occiput en paffant fur le côté de la mâchoire 6c fous roreille du côté fain , & l’on réitéré ce tour une féconde fois ; enfin , s’il refte encore une partie de la bande , on la renverfe de l’occiput fiir le front Sc on l’acheve par des circulaires a b. Pour empêcher le bandage de fe relâcher , il eft bon de l’arrêter aux endroits où les jets de la bande fe croifent de part 8c d’autre , avec des épin¬ gles ou quelques points d’éguille. Ce bandage, que je propofe ici pour les fraéfures de la m⬠choire , convient aufîi très-bien dans les luxa¬ tions de cet os , après qu’en en a fait la réduc¬ tion. XIV. Cheveftre double. Lorfque la mâchoire eft fraâiurée des deux Bandages pour la tete, iji côtés , on fe fert du cheveftre double , qui fe fait avec une bande longue de fix aunes , large de deux ou trois doigts , Sc roulée à deux chefs ; on l’applique de la manière qui fuit : Avant tou¬ tes chofes , on réduit les parties fraâurées ou luxées , on y applique un emplâtre agglutinatif, gC fuivant quelques -uns , ce qui n’eft pourtant- pas néceflaire , une écliffe de gros carton de la même figure que celle de la mâchoire , qu’on enveloppe d’une compreffe pliée en plufîeurs doubles , & qu’on perce au milieu pour rece¬ voir le menton ( vojy. pl. VIII. fig. lo. ) ; on fait tenir cette édifie par un aide , après quoi l’on applique le milieu de la bande Air le menton; on porte en même tems fes deux chefs fur les joues & les tempes {voy. pl. XXXVL fig. 15. ab), jufqu’au fommet de la tête c ; on les change ôc on les croife ; puis on les ramene , chacun par le côté oppofé , à l’endroit où l’on a commencé ; on répété deux fois la même ma¬ nœuvre ; changeant alors de nouveau les chefs, on les porte du fommet de la tête à la nuque où on les croife , & de - là vers la mâchoire ÔC la partie antérieure du menton d e ; on les y croife de nouveau & on les mene à la nu¬ que. On les porte enfin de la nuque au front , & l’on fait plufîeurs circulaires autour du front , des tempes & de l’occiput , autant que la lon¬ gueur de la bande le permet ; on la fixe exac¬ tement avec des épingles ou quelques points d’éguille , non-feulement à fes extrémités , mais encore fur le vertex & fur les tempes. Le che¬ veftre fîmple , dont j’ai tantôt donné la defcrip- tion , peut très-bien fuppléer à celui-ci. Fronde à quatre chefs pour les m⬠choires. Bandage pour les lè¬ vres. 372 Inst. DE Chir. P. III Ch. IL XV. Fronde pour la mâchoire. Il y a des Chirurgiens qui fe fervent , au lieu , des deux chèveftres d’une fronde à quatre chefs, longue d’un peu plus d’une aune fur qua¬ tre à fix doigts de large , & percée d’un petit trou a:u milieu , comme beaucoup plus firnple & cependant affez commode ( voy. pi. 33. fig. ii6.)y Après avoir réduit la mâchoire & l’avoir couverte de l’aippareil convenable , on fait en¬ trer le menton dans le trou dont j’ai parié (voy, fig. 1 7. a ) ; on prend les chefs fupérieurs , com¬ me je l’ai dit en parlant de la -fronde du nez ( §; XII. ) , on les conduit à la nuque , on les change en les .croifant , on les mene de chaque côté fur le front & on les y attache ; on 4it monter enfuite les chefs inférieurs fur le fom- met de la tête en paffant par les joues , & on les attache avec un nœud , ou on les arrête au bonnet avec - des épingles : on peut auffi , fi la bande eft affez longue , la ramener fous le men¬ ton & l’y fixer. X V I. "Bandage pour' les livres. Les Chirurgiens fe fervent avec fuccès, après l’opération du bec-de-liévre & dans les autres plaies des lèvres ^ d’une efpèce de fronde ou bande à quatre ‘chefs , telle à^peu-près que celle qui fert pour le. nez & que j’ài décrit §. XII., mais large feulement d’un travers de pouce , pour contenir les médicamens j les emplâtres & les compreffes que l’on met fur la partie. Ainfîjdans. le bée -de -lièvre , après avoir fait l’incilion ûiivant les réglés , & avoir rapproché les bords de la plaie au moyen des éguilles SC des emplâtres agglutinatifs , on y applique cette ^A^DAGES POUR LA TETE. 373 fronde , dont le milieu doit être entier ( voy. gg. !?• )î conduit d’abord les chefs fupérieurs bb à la nuque 8c enfuite au front , & on les y attache par un nœud c , ou on les arrête au bonnet avec des épingles ; on amene enfuite les chefs inférieurs d d à l’occi¬ put en paffant par les joues , & ôn les raraene antérieurement fur le front , où on les fixe par un nœud ou avec des épingles. Je fçais qu’il y a des Chirurgiens qui fe fervent pour le bec- de-liévre , d’une efpèce de bandage unilTant { pl. II. fig. f ) fait avec une bande longue d’une aune, large d’un^ travers de doigt, fendue à fon milieu de la longueur d’environ deux doigts, de la même façon à-peu-près que dans le ban¬ dage unifiant du front {voy. pl. 37. fig. 3* ) > mais comme il exerce une trop forte prefiion fur les éguilles , il eft , dans ce cas , non-feule¬ ment incommode , mais encore dangereux ; & la raifon, de concert avec l’expérience, nous porte à le rejetter ; on peut cependant s’enfervir pour les plaies des lèvres. XVII. Le mafque. On fe fert, dans les brûlures confidérables Le mafque. de toute la face , d’une efpèce de mafque de toile, percé de différens trous ^aux endroits qui répondent aux yeux , au nez 8c à la bouche (voj. pl. XXXVII. fig. 19. ) -, on le trempe dans quelque liqueur appropriée , & on l’applique for la face , après y avoir fait des fomentations ou l’avoir frottée avec quelque onguent conve¬ nable , ainfi que je l’ai expliqué ci-deflus en parlant du traitement de la brûlure de la face (voy. part. I. liv. IV. chap. XV.). Pour que ce mafque tienne mieux , on y attache pour A a iij 374 de Chik. P. 111. Ch. IIJ, l’ordinaire fix liens ou chefs , dont on entoure la tête 6c qu’on noue à l’occiput. Ce bandage eft encore très-propre à contenir l’appareil dans le phlegmon ÔC l’éréfipéle du vifage. CHAPITRE ni. Des Bandages pour le col. I. Bandage divijif pour le col. Le divififdu "O bandages du col , le divifîf , qui «oü. J7 fert à tenir la tête droite {a} , mérite le pre¬ mier rang. Il doit avoir fix aunes de long fur deux ou trois doigts de large , 6c être roulé à deux chefs : on l’emploie principalement dans les brûlures du col , ôc fur - tout de fa partie antérieure , pour empêcher que la tête ne foit tirée en avant 6c courbée avec difformité fur la poitrine , par l’effet de la contraéfion de la peau caufée par la brûlure ; voici ce qu’il faut obferver en l’appliquant : Après avoir panfé la plaie 6c l’avoir entourée de bandes circulaires , on applique le milieu du bandage divifif fur le front ou fur l’occiput j 6c après avoir fait deux circulaires autour de la tête ( voy. pl. 37* 20. a a ) on conduit un de fes chefs fous l’aif- felle droite b , 6c l’autre fous la gauche c (&)> (fl) Le nom de divifif lui vient de ce qu’en empê¬ chant la tête de fe coller contre la poitrine , il diviie en effet ces parties. (i) Il faut obferver ici que toutes les fois qu’on fait paffer une bande fous les aiffelles , il faut y appliquer d'abord une forte compreffe ; la bande pourroit fans cela écorcher la peau & caufer des douleurs. Bandages pour le cou. 375 & on fait deux autres circulaires autour de la poimne , afin de tenir la tête bien droite. On aura foin d’arrêter tous les tours de bande de la tête , à l’endroit où fes jets fe croifent, avec des épingles contre le bonnet ( voy. fig. 21. lett. a ) ; après cela on mene derechef les deux glo¬ bes à la nuque , on les y croife en X , on les ramene au front , on les y croife encore , on ks porte fous les aiflêlles , & de-là on les fait retourner au front 6c à la nuque , en obfervant de bien placer , pendant ce tems , la tête dans fa fituation naturelle : on achevé ce qui peut être refté de la bande , par des circulaires au¬ tour du front & de l’occiput , afin de mieux af¬ fûter les autres tours. On iaiffera ce bandage en place , ou s’il fe relâche , on le renouvellera juf- qu’à ce qu’il n’y ait plus à craindre de diftorfîon pour la tête. Quelques-uns le recommandent en¬ core pour les enfans qui ne peuvent tenir la tête droite , à caufe de la foibleffe de fes mufcles , & veulent qu’on en continue l’ufage jufqu’à ce que ces mufcles foient fuffifamment fortifiés. II. Bandage contentif du. col. Il y a une autre elpèce de bandage pour le Le contentif col , qui fert à contenir les médicamens 6c l’ap- pareil que l’on applique fur cette partie après une brûlure , une faignée , ou queiqu’autre opé¬ ration qu’on y a fait ; c’eft ce qui lui a fait don¬ ner par les Chirurgiens le nom de contentif du col. On le fait ordinairement avec deux bandes , dont l’une a une aune & l’autre une aune ÔC demie de longueur : la première doit avoir un pouce ou deux travers de, doigt, 8c la fécondé trois doigts de arge ; on l’applique de cette ma¬ nière : Après avoir mis l’appareil , on pofe la bande A a iv 37<> Inst, de Chir. P. 111. Ch. Hi la plus courte en travers fur le fomrnet de la tête , de manière que fes deux extrémités pea. dent fur les épaules de chaque côté ( vqy. fig, ^ aa ) ; on fait enfuite avec l’autre bande , qui'eft plus longue , des circulaires autour du col en palTant fur l’appareil 6c les côtés de la première bande, 6c après l’avoir toute employée, on l’ar¬ rête avec une épingle. On doit éviter de trop fer¬ rer, de peur de gêner la refpiration : onrenverfe enfin les deux chefs de la première bande fur les circonvolutions de l’autre , comme on voit lett. c , 6c on les fixe à leur fin avec des épingles , pour empêcher les circulaires de defcendre ; mais, à dire le vrai , la petite bande a c n’eft pas d’une grande utilité , l’élévation des épaules foutenant fuffifamment la bande circulaire 6c l’empêchant de tomber 6c de gliflêr, comme l’expérience me l’a appris. III. Bandage pour la bronchotomie. Outre les deux bandages précédens , il y en a un troifième pour le col , dont les Chirurgiens fe fervent après l’opération de la bronchotomie; voici à peu près la manière de l’appliquer : Apres avoir fait l’opération fuivant les réglés , 6c place une canule dans l’incifion qu’on a pratiquée à la trachée artère , on met par-deffus un emplâtre 6c des compreffes fenêtrés , 6c par - defliis tout on applique une bandé fimple , longue de deux pieds 6c large de deux travers de doigt , percee auffi au milieu , qu’on mene autour du col 5^ ^ dont on attache' doucement les extrémités à la nuque. On peut auffi fe fervir d’une bande rou¬ lée à un chef , de deux ou trois pieds de long 6c de deux doigts de large , qu’on appliquera de la manière qui fuit; On pofe fon extrémité fuî Bandage pour la- bron¬ chotomie. Basdages pour le cou. 377 la nuque ; on fait enfuite deux circulaires au-, tour du col, en obfervant de faire un trou à la partie qui répond à la canule , pour l’y faire palier , & conferver ainfi la liberté du paffage % l’air ; on finit par arrêter l’extrémité de la bande avec une épingle , à la nuque ou au côté du col. On n’ôte point ce bandage que le ma¬ lade ne foit en train de guèrifon : lorfqu’il a re¬ couvré lufage de la refpiration, on ôte la bande & la canule , & on travaille à réunir la plaie au moyen de quelque baume vulnéraire , d’un emplâtre agglutinatif , ÔC d’un bandage üniflant ( voy. pl. II. fig. f ) d’une aune de long- 8c d’environ deux doigts de large , tel que celui qu’on emploie dans les plaies longitudinales du front &; des autres parties ( voy. pl. XXXVII. fig. 3. a Capeline ^ foat la clavi cille. ^378 IN^T, DE Cuir, P. IIL Ch. IV. Sect.L CHAPITRE IV. Des Bandages de la Poitrine. SECTION I. "Des bandages pour la fracture & la luxation dt la clavicule. 1. De la capeline pour la clavicule, IL y a deux fortes de bandages pour la frac¬ ture de la clavicule , félon qu’elle eft caffée près, du fternum oude l’humerus. Si c’eft auprès du fternum , le bandage le plus convenable eft celui que les François appellent capeline. C’eft une bande à deux chefs , longue de fix aunes & large de trois ou quatre doigts : après avoir ré¬ duit la 'fr aâure , on applique ce bandage comme je l’ai expliqué au chapitre de cette fraéiure, part. I. liv. IL chap. V. §. IV. ou de la manière qui fuit : On rémplit d’abord avec de petites com- prefles les cavités qui font au-deflus & au-def- îbus de la clavicule, & l’on applique par def- fusles deux comprefles , félon la longueur de l’os, des écliffes de gros carton , larges feulement d’un pouce. Outre ces deux éclilTes , on en met une troifîème fort petite fur l’endroit de la fraéture , êc on l’affujettit cxaélement au moyen d’une comprefle quarrée & d’un attelle de carton fort épais {voy. pl. VIII. fig. 12,. j , pour empêcher la clavicule de fe déplacer. Cet appareil étant ainfî appliqué , on le fait tenir par un aide , ^ le Chirurgien pofe le milieu de la bande en tra¬ vers fur l’épaule malade , que je fuppofe ici être Bandaces four la clavicule. 379» îa gauche ( voy. fig. 23. a ) ; il conduit enfuite le chef antérieur obliquement fur la poitrine b , tandis que le poftérieur defcend aufli oblique¬ ment vers l’aiffelle du côté fain c , fous laquelle ille fait paffer en le conduifant tranfverfalement fur la poitrine : là il fait croifer le chef anté¬ rieur ; il le conduit fous l’aiffelle du côté malade jufqu’au dos ; il renverfe alors le chef antérieur fur le circulaire qu’il a fait avec l’autre & fur la partie malade f , 6c va l’engager fous la partie du chef poftérieur qui continue fa circonvolution & revient fur la poitrine ; puis il le renverfe de nouveau fur l’épaule & on le ramene fur la poi¬ trine. Il continue de la forte à. rouler le chef pof¬ térieur , à renverfer le chef antérieur fur l’épaule & fur la clavicule , & à les croifer toutes les fois qu’ils fe rencontrent jufqu’à la fin de la bande , en obfervant de bien couvrir les écliftes & les comprefles , Sc de les ferrer exaéfement. Il arrête enfin les extrémités aux tours de la bande , avec des épingles , Sc fufpend le bras du malade- dans une écharpe ( voy. pl. 38. fig. 17. cc). Mais comme il eft extrêmement dif¬ ficile de bien contenir par ce feul bandage cette efpèce de fraâure de la clavicule , & que le poids du bras tend à féparer les parties réduites, le Chirurgien doit , outre ce bandage , en appli¬ quer un autre qui puiffe écarter en arrière 8c fuf- pendre en quelque façon les épaules. C’eft ce qu’on obtient par le moyen du bandage étoilé , dont je vais à préfent donner la defcription. 1 1. Bandage étoilé. On prend une bande fimple roulée à un chef, LMtoîlé.: longue de quatre ou cinq aunes 8c large de trois ‘lolgts J on l’applique fous l’aiflelle du côté fain , 1 5^0 to. DE Cmn. P. IIL Ch. IV. Sect.i. en mettant par-deffous une comprelTe ( fig. 24. a ); on la fait monter obliquement furie dos , entre les deux épaules , par-deffus l’oino- plate du côté malade b ; on la fait paffer fous raiffelle du même côté c , 8c on la ramene obli¬ quement au travers du dos fur l’épaule, & de-là fous l’aiflelle du côté fain , par où on avoir com¬ mencé , en croifant les jets de la bande enX au milieu du dos. On ck^ntinue ces circonvolutions jufqu’à la fin de la bande ; SC pour lors le ban¬ dage reffemble à deux anneaux qui fe touchent par leurs angles verticaux ( 00 ) ; par ce moyen l’épaule du côté malade eft fortement contenue en arrière , & l’on empêche le déplacement des parties fraéburées. Si le bandage fe relâche quel¬ que tems après , ce qui arrive pour l’ordinaire , on le renouvellera deux ou trois jours après , en ayant l’attention de faire tenir le bras en arrière par un aide vigoureux ; on ordonnera meme au malade de porter toujours fon Jaras en écharpe (voy. pl. 38. fig, 17. ). Les François donnentà ce bandage le nom à' étoilé , parce qu’il forme à-peu^près fur le dos , la figure d’une étoile. On pourroit le commencer auffi fur l’épaule , à la partie d , pl. XXXVIL fig. 26 , le mener de-là par e Sc de c en b, SC le ramener par e 8c. d’a en d, en continuant de la forte jufqu’à la fin de la bande. Gn peut également s’en fervir pour la fraâ;ure de Tomoplate. Nous avons , au réfte ,■ rernarque ei- deffijs part. I. liv. II. chap. V. §. V. qu’on pou- voit fubftituer à ce bandage la machine repre- fentée pi. VIII. fig. 13. IL SpicaJîmjple pour la fraBure &'la. luxation de la clavicule Cf de Vhumerus. Spica fimple. Si la clavicule eft fraélurée près de l’humerus , on fe fert beaucoup plus commodément d uû Bandages pour la clavicule, 381 bandage appellé fpica fîmple , à caufe d’une eC- phce de reffembiance qu’il a avec un épi , & connu des Médecins dès le. tems d'Hippocrate (d) fous le nom de géranium. On le fait de là manière fuivante avec une bande fimple , de cinq aunes de long fur trois doigts de large , roulée à un chef : Après avoir réduit les parties fraâurées , gc les avoir aflujetties de la manière que je l’ai dit, onpofe l’extrémité delà bande fous l’aiffelle oppofée-, qufon.a auparavant couverte d’une com- preffe , ôt on la donne à tenir à un aide ( voy, pl.XXXVILfig. 2.5. a ) i on mene enfuite la ban¬ de obliquement fur la poitrine b & fur la cla¬ vicule fraâurée c, en la portanr far l’acromion de l’omapiate du côté malade ; on la renvérfe en arrière pour la faire palier fous l’aillelle du même côté ; on la fait remonter par-devant d , pour- la réfléchir en arrière, en paffant fur l’épaUle par- defliis le :premier tour c & le croifant en X y êCon la ramene obliquement fur ie dos fous l’aifo felle oppofée a , par où l’on a commencé. Après avoir; fait trois ou quatre tours femblables , on emploie le relie de la bande en continuant de la même manière, ou en la roulant autour de l’ar- ticulatiori de l’humerus du côté malade; on l’ar¬ rête avec des épingles ou quelques points' d’é- guille, 6c. :on met le bras en éoharpè , comme je l’ai dit §. IL , de peur ^ae fon poids ne donné lieu au déplacement des parties. Le Chirurgien- doit , au relie , obferver avec grand foin, en ap¬ pliquant ce bandage , qu’il porte très-exaâement fur la partie fraéturée , & la contienne dans (à' fituation naturelle. Le malade doit enfuite tenir’ fon bras dans un parfait repos , 6c. il y a des (a) Y oy. Galien fur les bandages.- 3^^ Chir. P. 111. Ch. IV, Sect. J Chirurgiens qui , à caufe de cela , l’alTujettiffent contre la poitrine avec le même bandage , ou avec une bande particulière , qu’ils roulent cir culairement ou en doloire. D’autres appliquent ce bandage de cette autre manière : ils commencent par pofer la bande fous railTelle du côté fain , fig. 15. a ; ils la con- duifent enfuite obliquement par le dos fur le- paule du côté malade 6c fur la clavicule frac¬ turée c , la paffent fous l’aiffelle , rernontent fur l’épaule / viennent repaffer fur la fracture c en croifant le premier tour , & defcendent oblique¬ ment fur la poitrine b vers l’aiflelle oppofée a, où ils avoient commencé. Après avoir ainfi affermi l’extrémité de la bande , on continue à faire des circonvolutions femblables jufqu’à la fin de la bande , que l’on arrête. L’utilité del’un & l’autre bandage dans la fraéture & la luxa¬ tion dont je parle, fe fait affez fentir :on peut aliffî s’en fervir avec fuccès dans les cas' de luxa¬ tion de l’humerus , de féparatioh de la clavicule d’avec l’acromiôn , ÔC même de fraéture au col de l’humerus. , I V. Spica Jîmple à deux chefs. Spicafimple On peut encore faire le bandage précédent à deux chefs, ^vec la même bande ou une autre un peu plus longue, roulée à deux chefs , de la manière qui fuit ; On pofe le milieu de la bande fous l’aiffelle du côté fain , fig. 25.3; on conduit enfuite le chef antérieur fur la poitrine b , 6c le poftérieur obliquement fur le dos , par-deffus l’épaule af- feéfée ç ; on les y change & on les mene fous l’aiffelle d , l’un par-devant & l’autre par-der¬ rière ; là on les change de nouveau , on les fait remonter fur l’épaule , on les croife dérechef» Bandages pour la clavicule, 385 gCo;i les ramene , Tun fur le dos , l’autre fur la poitrine , fous l’aiflelle du côté fain. Après les avoir encore changés , on recommence une autre circonvolution femblable à la première , 8c l’oa continue de la forte jufqu’à la fin de la bande , ayant foin qu’elle êmbraffe ÔC qu’elle aflujettifle bien la clavicule fraâurée ; on mettra enfin le bras en écharpe , êc on fuivra pour le refté ce que j’ai prefcrit §. III. Enfin, il y a encore une autre manière d’appli¬ quer ce fpica à deux chefs ; la voici : Appliquez d’abord le milieu de la bande fous l’aiffelle du côté affedé , fig. 25. d ; portez enfuite les deux chefs vers le haut de l’épaule e , où vous les changerez en les croifant & ferrant comme il faut; puisconduifez-les obliquement, l’un par derrière , l’autre fur le fternum vers raiflèlle du côté fain a , où vous les changerez de nouveau pour re¬ venir par la même route à l’épaule alfeâée c c ; croifez derechef en bien ferrant la bande & def cendez fous l’aifFelle du même côté d , où vous aviez commencé ; continuez les mêmes circon¬ volutions jufqu’à ce que la partie fraélurée foie bien aflujettie , ôc que la bande foit toute em¬ ployée. Quelques Modernes , à l’exemple des Anciens (a), font avec la bande , à la partie in¬ férieure du bras , une efpèce d’écharpe pour le foutenir ; mais il arrive alors que la clavicule fraârurée foutenant tout le poids du bras , celui- ci la tire en embas & tend à la déplacer. Il fera donc beaucoup mieux de fe fervir d’une écharpe, que l’on attachera au col ^ Sc à l’épaule du côté uppofé à la maladie, comme on voit fig. 17. pi. xxxvni. (û) Voy. Galien f fur les bandages. 384 Inst, dm Chir, P.III. Ch, IV, Sect. i V. Bandage de Gouey pour les léjîons de clavicule les /raclures de l^ omoplate. Bandage de_ Gouey (a) , Chirurgien François , que j’ai cité plufieurs fois avec éloge , a imaginé un bandage différent des précédens , & tout auffi commode ou même préférable , pour la fraélure de la cia- ' yicule , de quelque efpèce qu’elle foit. Ce ban- j dage à beaucoup de rapport avec la capeline : .on le fait avec une bande de lix aunes de long -fur trois doigts de large 8c roulée à deux chefs ; .voici la manière de l’appliquer : On pofe le milieu de la bande fous raiiTelle du côté affeélé ( vqy. pl. XXXVIL fig. 25. d ) ; on porte les deux chefs fur lé haut de l’épaule , on les croife , 8c on les ramene fous l’aiffelle . oppoféé , l’un par - derrière , l’autre par - devant , comme je l’ai expliqué ci-devant: là on change les chefs, on les conduit enfuite circulairement autour du corps 5 on va les changer de nouveau fous l’aif- felle du côté malade , on les porte fur l’épaule jdu -même côté, on les y croife 8c l’on revient fous l’aiffelle ou on avoir commencé , de la même manière qu’il à été dit. On rehverfe enfuite le chef poftérieur par- de ffus J’épaule f fur le de¬ vant de la poitrine ; on va l’engager fous les Girconvolutions que l’autre chef continue de faire autour de la poitrine & du dos voy; fig. ah); on le renverfe alors de nouvèau en ai:- rière f , 6c on va l’engager dans., les circonvolu¬ tions de la bande qui paffe fur le. dos , de la même manière que je l’ai expliqué au §. I* ce chapitre;, 8c l’o-n continue de'mêmè jufqua la fin de la bande. Pour faire concevoir les rai- fons O) Voy. fa chitnrgié: .véritable yvig, 108. Bandages four la clavicule, 3 §5 ibos qui ont porté M. Gouey à préférer ce ban¬ dage aux autres , je vais expliquer en peu de mots fon ufage d’après cet Auteur. Le commen¬ cement de la bande étant appliqué fous l’aiflelle du côté affeâé , Sc la comprimant fortement , elle repouflê & remet en place la clavicule frac¬ turée , qui étoit déplacée par la péfanteur du bras. Lors enfuite qu’après avoir croifé la bande fur l’épaule , on la mène obliquement fous l’au¬ tre aifleile en paflant fur -le lieu de la fraéture gc fur la poitrine , on force le fragment de la clavicule voifîn du fternum , que la fraélure fait toujours remonter , à reprendre fa fîtuation natu¬ relle. Gouey penfe encore que ce bandage eft préfé¬ rable aux autres pour les fraétures à l’omoplate, V l- Bandage pour la luxation de là clavicule. Le bandage pour la luxation de la clavicule diffère peu de celui qu’on emploie pour fa frac- tio^de la'Saî ture , ces accidens étant de la même nature. vicuU. Ainfi, après avoir fait la rédudion ( voy. part, I. liv. II. chap. V. §. IV. ) St appliqué fur la partie une compreiTée trempée dans l’eau-de-vie , on fe fertde la capeline, fuivant la defcription que j’en ai donnée ( §. I. ou V. j , fi la luxation eft du côté du fternum ; Sc fi elle étoit en même tems en dedans., on appliqueroit de plus le ban¬ dage étoilé y de la manière que je l’ai dit , pour écarter les épaules ÔC retenir la clavicule en-de¬ hors. Mais fi l’os a été luxé en-dehors , on la comprimera avec force au moyen de fortes com- preffes qu’on y appliquera ; fi c’eft du côté de l’épaule que fe trouve la luxation , on fe fert avec fuccès du fpica fimple ( §. 3 ou 4. ) ou du bandage de Gouey ( §.V.) : enfin fi les deux clavicules font tout à la fois luxées , on aura Tom. IV, B b 386 ÎNST, DE Chir. P. 111. Ch. IV. Sect. II. recours au fpica double , dont nous donnerons bientôt la defcription , en parlant de fon ulae dans la luxation de l’humerus 6î. de l’omo^e Au refte, une obfervation très-eflentielleà faire dans tous ces cas de fradure ou de luxation des os dont nous parlons , c’eft que le malade ne doit jamais manquer de porter le bras en écharpe , jufqu’à ce que les parties foient fufEfam- ment affermies ; il rifqueroit fans cela d’y caufer un nouveau déplacement. S E C T I O N I I. Des bandages pour Vhumerus & pour Vomoplatc. VIL Spica jlmple pour la luxation de l’humerus, spica fimpîe A Près avoir fait la réduâion de l’humerus luxé { voy. ci-delTus part. I. liv.-lll. chap. mères. ^ VIL ) , le fpica fimple eft le bandage ' qui con¬ vient le mieux pour'le contenir ( fed. i. §. 3) 4 J ou 5. ) 5 en ôbfervant de remplir auparavant le creux de raifTeile avec unè pelote ou une bande roulée, pour empêcher l’os de fe dépla¬ cer derechef : :voiçi la manière d’appliquet ce bandage. On prend d’abord une* cOmpreife lon¬ gue d’un pied & large d’une palme ; on la coupe de part êc d’aütre jufqu’au milieu , en quatre chefs ( voy. pl. II. fig. 1 8. ) 5 & après l’avoir trem¬ pée dans du vin , de l’eau-de-vie ou de l’oxycrat chauds , on la pofe fous raifTeile. , de maniéré que fon milieu porte fur la pelote , & Ton re¬ lève fes quatre chefs par-deffus l’humerus. On applique enfliite le fpica fimple , fuivant la dei- cription que j’en ai donnée ci-defTus §. 3 ? 4) 5 , en ôbfervant dé mettre fous raifTelie du cote Band. pour le bras et pour l'épaule, 387 une compreffe quarrée- Sc épaiffe, de peur jpje la bande n’écorche la peau. Si ros eft fraâuré à fon col , on peut fe fervir avec fuccès de ces fortes -de fpica ; la manière ordinaire de bander ces'ïraâures réufliffant communément très-mal - on finit, dans cé cas ,;en faifant plu- lieurs circulaires- autour de la partie fraâurée. ■ '^m. Spica double. ■ / : Lorfque'-les humérus font luxés tous les deux , le bandage qu’on appelle fpica double réufîît très-bien : voici nomment on l’applique. On gar¬ nit d’aboid le creux de Tune l’autre aiffellè avec une peiotëÿ.ou avec un pëloton dë char¬ pie , ainfi que Je l’ai' dit ci-delfus ; ' on applique enfuite le rnilieü d’une bandeq iongue d’environ huit aunes, large de trois ou quatre doigts ^ Sc roulée à deux chefs , fous l’une des d'eux'nifi- felles , par^exempie en d , pl. XXltVlî. fig. zq ; on embrâfîe rhumerus e avec les- deux nhèïs , &; après les avoir croifés ,, on les porte , en par^ tant en travers , de l’hunterus , Fun fur lé -'dos , l’autre furdâ pokrine , à i’aiffëlle qppô'fée'"â [ ^ on les change & on les porte fur; Fhumêtïis du même côté, comme â Fautré humérus , ^ après les avoir croifés enX , ondes ramène à FaiÎTelle où Fon avait commencé. On fait' encore deux tours de la. mêm'è” façon , Sc i’ôn emploie le refie de la bande" en circulaires pütour de la poitrine ou de Fhumérus;, 6c on finit par Farrêter avec des épingles' (a). On peut ernployér le fpica double , non-îeulement poufies îüxatiôns.de Fhu- merus, màiS^ncdre pour lés fra(9:üre;s deTômo- 1?I'ate , pour celle des deux claviculès.du côté de (fl) On voit toutes les circonvolutions de ce baa- dags pJ. XXXVIII. fig. 4- lett. a , b , c, d , e , f. ' B b i] . 388 Inst, De Chir, P. IIL Ch,W, Sec.U, ' l’humerus , 6c même dans tous les cas où il fayj appliquer un bandage fur les deux épaules enfem. ble , pour quelque raifon que ce puiffe être. IX. Bandages pour les fractures des omoplates. Bandages ^ l’omoplate , & qu’on fg pour la frac- affurée avec des coinpreflès Sc-des écliffesde ture de IV gj-Qs carton , comme je l’ai dit ci-deflus part, inop ate. chap. V. §. VII. , on peut y appliquer _ un des trois bandages fuivans ; fçavoir i°. le fpica double, la capeline ( chap. IV. §. I. ouV. ), 3°. l’étoilé §. II. ce dernier eft le plus ufité dans ce cas. Il faut obferver qu’il etnbraffe éxaélément les omoplates 6c l’aippareil : on com¬ prendra aifément que le même bandage , auffi-bien que le fpica double , convient auffi lorfque l’une 6c l’autre omoplate eft fraélurée , puifqu’ils les couvrent 6c les aflujettiflent également bien. . Explication de la Planche trente -feptième, La fig. I. repréfente le bandage connu chez les ■ François fous le nom de couvre-chef en triangle ; | a a a lapartîe moyenne qu’on applique au front, ' au fommet de la tête & à l’occiput; b les ] ■ / extrémités qu’on attache auprès de l’occiput. Xâ fig. repréfente la manière d’appliquer fur / la tête le bandage à fix chefs ; aaa font les : chefs du milieu qu’on attache fous le menton ; " b eft rüh /des chefs antérieurs qu’on roule avec fori pareil autour de l’occiput , 6C que l’on arrête par coté auprès çie l’oreille ; c c font les chefs poftérieufs qu’on mehe de l’occiput au "TrontjOÙ on les attache avec un nœud ; eéeftle milieu de la bande qui erabrafle la tête. -Fig. 3. Bandage uniffant du front; a partie d’une plaie obiongue- au front ; b fente qu’on fah à la bande , dans laquelle on fait pafler l’au- BANI>‘ pour le bras et pour l'épaule. 389 tre partie de la bande c ; d d les deux chefs de la bande , au moyen defquels on ferre les ievres de la plaie & on les tient unis par des circulaires autour de la tête. Fig* 4* Même bandage pour les plaies oblon- gues du fommet de la tête, pg. 5. Bandage appellé difcrimen ; a l’endroit par où on commence ; b b circulaires qu’on fait autour de la tête ; c partie de la bande que l’on renverfe fur le front 6c fur l’occiput : c’eft ce qui conftitue le difcrimen. La fig. 6. repréfente le bandage appellé fcapha 5 a le commencement de la bande , & le pre¬ mier tour oblique qu’on fait autour de la tête ; c commencement de la bande , qu’on renverfe à la gauche de l’occiput , qui con¬ court à former la figure d’une barque ; add circulaire par où on termine le bandage. Fig. 7. Bandage noué ou folaire , pour l’ouver¬ ture de l’artère temporale ; a b premier tour qu’on fait fur la tempe c du côté op-, pofé à la plaie , avec les deux chefs de la bande. La même lettre c indique auffi le lieu la forme des npeuds qu’on fait avec la. ban¬ de fur les comprelTes & la plaie ; d e autre tour qu’on fait fous le menton 5c fur le fom- lîiet de la tête , pour aller à la tempe oppo- fée , où l’on fait auffi un nœud c , femblable à celui du côté oppofé. fig* 8. Les lettres a , b, c, d, e indiquent les mê¬ mes chofes que dans la figure précédente; f mar¬ que l’endroit où on doit former le nœud de la bande, après l’extirpation d’une glande falivaire. fig* 9. La capeline de la tête pour l’hydroce- phale ; a la partie de la bande que l’on ren¬ verfe fur le milieu de la têtey bc le circü- Bb iij 1 390 Inst, DE Chir. P. III. Ch. W. Sect. U. ' laire autour de la tête ; d, e,f , g, h , autres tours renverfés qui e^nbraflent la tête. La fig. lo. repréfente le bandage appellé par quelques-uns monoculus , lequel fert pour un des deux yeux feulement ; a a eft le premier tour qui part de l’occiput, paffe fur l’oreille , la joue rcéil malade & retourne à l’occi¬ put ;ccc font les circulaires autour du front par où on finit. La fig, ri . marque la manière dont ori peut bander un œil avec un mouchoir ou une ferviette , pliés d’une façon particulière. La fig. 12. repréfente la manière d’appliquer un bandage fur les deux yeux ; on mene la bande de l’occiput à l’œil gauche fuivant la direâiôn a, b , c , & on la fait retourner à l’occiput ; - de-là on la porte enfuite fur l’œil droit par d , e 5 f ; gg g font les circulaires qu’on fait au- | tour de la tête fur -les deux yeux avéc le refte de la bande. ' La fig. 1-3. repréfente la manière d’appliquer fur le nez le bandage connu fous le nom de fron- , de ; b b frondes du chefs' fupérieurs qu’on me¬ né au front par rocciput & les tempes c c , Sc qu’on y attache au milieu avec un nœud ; e e , ff, g g marquent la diredicin des chefs infé¬ rieurs. -- ' Fig. 14. Gheveftre- fimple : a tours circulaires au¬ tour de la tête , par où on commence le ban¬ dage ; b l’endroit où on arrêté la bande avec une épingle, & d’où l’on part pour faire quel¬ ques autres tours par les joues , lé menton Scie fommet de la tête , fuivant la direftion c, d , e; f g tour que l’on fait autour de a nuque ôc de la mâchoire inférieure.' Fig. 15, Gheveftre- double. Ce bandage fe fah avec une bande à deux chefs , dont on apph'. TIxXXVK' BAND. tour le bras et pour l'épaule, 39 Î que le milieu fur le menton , 6ç que l’on con¬ duit des deux côtés fur le fommet de la tête par a b , ce que l’on répété plufîeurs fois ; on continue enfuite les tours par la nuque 8c la mâchoire de, où on croife les chefs en € ; de-là on revient à la nuque , puis à l’occi¬ put, 8c enfin aux ternpes ÔC au front ffb. Fig. id. Fronde à quatre chefs pour le menton; a le trou qu’on fait au milieu pour loger le menton ; b b b b fes quatre chefs. Lafig. 17. repréfente à-peu-près la manière dont ce bandage s’applique autour du menton 8c de la mâchoire , 8c comment on entoure la tête avec fes frondes. V qyc^ l’explication plus étendue que j’en ai donnée au chap. IL §. XV./' Lafig. 18. repréfente la manière d’appliquer la fronde fur la lèvre fupérieure , pour diffé¬ rentes maladies qui peuvent i’affeâer ; a fon milieu qui eft entier ; bb fes chefs fu- périeurs qu’on attache en c fur le front ; d d les chefs inférieurs qu’on mene en haut par les joues e e , jufqu’à l’occiput , 8c qu’on ra¬ mené fur le front , où on les arrête en f. Fig. 19. Bande de toile, qu’on appelle lemafque, propre pour les brûlures de la face ; a b efi: le mafque lui-même , qui couvre le vifage ; ecc, ddd font fes fîx chefs qu’on va atta¬ cher par derrière. La fig. 20. montre la manière dont le bandage divifîf fe préfente par - devant ; a a font les circulaires qui embraffent la tête , par où l’ôn commence ; b 8c c les jets que l’on porte , par derrière fous chaque aiflelle Hr fur le dos , où on les croife ; ddles circulaires autour de la poitrine , par ou l’on finit. La fig. 21. repréfente le même bandage divifîf B b iy 39i In^t. de Chir, P. III. Ch. IP. Sect. U, vu par derrière ; a l’endroit où les chefs fe croifent enX; b les jets qu’on mene fous l’aiflelle ; d d les circulaires autour de la poitrine , qui fe croifent fur le dos. Fig. 22. Bandage contentif du col , avec la bande qui le foutient, dont on peut voir l’ex¬ plication au chap. III. §. II. Fig. 23. La capeline pour les fraftures 8c les luxations de la clavicule. Ce bandage fe fait avec une bande à deux chefs ; a b repréfente le premier tour du chef antérieur; cde les circulaires que forme le chef poftérieur , le¬ quel affujettit par fes circonvolutions , tant par-devant que par-derrière , les renverfésf, g, h f voy. chap. IV. feâ:. I. §. I. ). Fig. 24. Bandage étoilé pour la clavicule 8c l’o¬ moplate. On peut le commencer fous l’aiffelle a ; a 6c b marquent fon premier jet ; on ra¬ mené enfuite la bande par-devant fous l’aif- felle c, 8c de-là à fon, commencement a par l’épaule d ; e marque fes entrecroife- mens, que quelques-uns croient pouvoir com¬ parer à des étoiles , ce qui a fait donner à ce bandage le nom d'étoilé. On peut auflî com¬ mencer le bandage indifféremment en b , en c ou èn d, pourvu qu’on fuivela même direélion dans les tours de bande, Voy. la defcription que j’en ai donnée au chap. IV. feél. I. §• H* Fig. 25. Spica fimple pour l’aiflelle gauche. Ses jets partent dé l’aifTelle du côté fain a ; ib montent par b ÔC par c ; on renverfe enfuite la bande fous l’aiffelle d ; on la porte de nou¬ veau en e J 8c de-là on la ràmene à l’endroit où on a commencé , en paffant par le dos. On répété plufîeurs fois ces toiirs. On trouvera au chap. IV. §. 3 '8c 4. la defcription des autres manières d’appliquer le fpica fimple* Basdages pour le thorax. 393 SECTION III. Des Bandages pour la poitrine G* les mammelles, X. Bandage après Vextirpation de la mammelle. POur faire ce bandage , on prend une bande . longue de fix , fept ou huit aunes , large de trois ou quatre doigts , Sc roulée à deux chefs, mammelle. Après avoir rempli la plaie avec des pluma- ceaux , Sc l’avoir couverte de fortes compreffes , on pofe le milieu de la bande fous l’aiffelle droite , fî , comme je le fuppofe ici , c’eft la mammelle gauche dont on a fait l’amputation , ou dont on a extirpé un skirre ( voy. pl. XXXVin. fig. I. a) 5 après avoir garni cette aif- felle d’une compreffe. On fait monter enfuite l’un & l’autre chef, & on va les faire croifer fur l’épaule B ; on mene pnfuite obliquement le chef antérieur c fur le fternum & la partie af- feâée , Sc le poftérieur, auflî obliquement, fur le dos à l’aiffelle gauche d , où l’on change les glo¬ bes enjerrant bien l’appareil de la plaie. On fait paffer le chef qui vient du dos de c en B , ÔC l’antérieur fous l’ailTelle d , fur le dos , jufqu’au haut de l’épaule B , où l’on change de nouveau ies globes : on répété ces circonvolutions de la même manière , fuivant la direétion B c d , en obfervant de faire croifer les jets de la bande , ^on pas précifément fous l’aiffelle du côté af- , mais plutôt fur la mammelle extirpée même; car par ce moyen l’appareiTeft mieux contenu & l’hémorragie plus fûrement arrêtée. ■Après avoir ainfi changé les chefs fur la mam- meile , on les porte autour de la poitrine , l’un par-devant, l’autre par-derrière, décrivant une 394 DE Chir. P. ni Ch, W. Sect. lll efpèce d’anneau ; on les fait rencontrer fous l’aif. felle A , où on les change encore. On fait ply. lieurs autres circulaires de la même façon en defcendant peu-à-peu versE, pour bien alTurer les compr^lTes D 5 E , F , 8c l’on arrête cha¬ que extrémité de la bande avec des épingles ou quelques points d’éguille. On peut encore emplo- yer pour le même ufage , le bandage connu fous le nom de quadriga ou cataphracla ; j’en donnerai la defcription à la feâiion IV. il eft re- préfenté pl. XXXVÏÏI. fig. 4. ■ X I. Le bandage d’Heliodore ou le T , pour ks autres maladies des mammelles. Bandage On fe fert ordinairement pour la plupart des t°es'^inaiadles des mammelles , d’un bandage vulgai- de raaîumel- rement appellé bandage d'Reliodore, Il eft com- pofé de deux pièces ou bandes (impies , difpo- îeés de manière que l’une eft attachée perpen¬ diculairement au milieu de l’autre, 8c qu’ainfi elles forment enfemble la figure d’un T , ce qui lui en a fait donner le- nom. La pièce perpendi¬ culaire eft cependant fendue en grande partie de bas en haut , comme on voit pl. XXXVIII. fig. II. 5 de forte que le bandage eft divifé en quatre chefs a a , bb. On peur auftî coudre deux bandes perpendiculaires à la bande tranfverfale, comme dans la fig. io. 8c par-là la figure du T fe trouve prefque changée en celle du n des Grecs. La pièce tranfverfale doit être alTez longue pour pouvoir faire deux fois le tour du corps , 8c être arrêtée par un nœud qu’on fait fous les mam¬ melles ou par côté ; elle doit avoir trois ou qua¬ tre pouces de large. La bande perpendiculaire doit êtreaffez large pour bien couvrir l’appareil j Sc aflez longue pour paffer par-delTus lu mam- BJKDAQES POUR LE THORAX. 355 melle affeâée 8c les épaules , & venir s’attacher par derrière â la bande tranfverfale , ou s’engager par fon extrémité dans fes circonvolutions , ôc y être arrêtée par des épingles. Si donc unChi- rurgien a à - traiter une inflammation , une tu¬ meur , un abfcès , un cancer , ou quelqu’autre maladie des ^mammelies , il appliquera un des deux bandages dont je viens de parler, de la manière fuivante. On pofe la bande tranfverfe au-deflbuf des mammelies , & on va nouer fes extrémités fur le dos , ou on les ramene fur les côtés ou par-devant pour les y attacher, voy. pl. XXXVIII. fig. Z. a a (a) ; on releve enfuite la bande perpendiculaire & fendue en deux chefs ; on la fait pafler fur la mammelle affeâée Sc fon appareil, & on la renverfe fur l’épaule du même côté , après avoir bien ferré ces par¬ ties , on la roule autour du col , ou , ce qui vaut mieux encore , on va l’arrêter avec des épingles fur le dos aux circulaires de la pièce tranfver¬ fale. Quelques-uns font croifer ces deux chefs b b- fur la mammelle afin de mieux contenir l’appareil, Sc vont enfuite, comme je viens de le dire , les rouler autour du col ou les arrêter fur le dos. Ils en ufent de même à l’égard du ban- dage fig. II. J dont la pièce perpendiculaire n’eft pas entièrement fendue : on peut cependant appliquer Amplement ces bandages de la manière ^u’il eft marqué dans cette figure, lett. c , fans faire croifer les chefs; ce qui fuffit pour con¬ tenir très-bien l’appareil. Onpeutauflî très-bien, ^ même il vaut mieux, félon moi , faire pafler ^es deux chefs b b , un fur chaque épaule , de C’eft aînfi que la chofe eft repréfentée dans Widemann. Fronde pour les ruammelles. 395 Inst, de Chir. P,IIL Ch. IV. Sect. m ' manière qu’ils embraffent le col d , comme *oa voit fig. 2. ; la bande rifque moins par ce moyen de gliffer fur l’épaule , ôc en les attachant à la nuque ou au - de vant du col , la malade eft dif- penfée de découvrir le dos, ce qui bleffe lapu- deur de quelques-unes , ou du moins eft très- incommode à celles qui font déjà foibles,8c peut même être pernicieux en hy ver , en expo- fant au froid cette partie nue. X 1 1. La fronde pour les mammelks. Ayant remarqué les inconvéniens dont je viens de parler , & d’autres encore dans le bandage précédent , pour les maladies des mammelles que j’ai eu très-fouvent occafion de traiter , 8c m’étant outre cela apperçu qu’il n’eft pas trop propre à bien recouvrir un cancer ulcéré qui s’é- tendoit jufqu’à l’aiffelle , j’imaginai qu’on pour- roit peut-être fe fervir plus utilement d’une et pèce de fronde , ou bande à quatre chefs ; & le fuccès a parfaitement répondu à mon idée. Je préparai donc une fronde longue de quatre pieds , large de fîx ou huit pouces & entière à fon milieu environ de la longueur d’un pied ; on applique cette partie entière ( voye^ pb XXXVIII. fig. 3 . a ) fur les compreffes dont eft couverte la mammelle, que je fuppofe encore ici être la gauche ; on conduit enfuite les deux chefs fupérieurs b b fiir l’épaule droite , & les inférieurs c c fous raiflelle gauche , & de là fur le dos jufqu’à l’omoplate droite , où on les attache les uns avec les autres en d par deux noeuds. J’ai trouvé plufieurs fois ce bandage beaucoup plus commode que le précédent, en ce qu’il aflujettit mieux l’appareil &. fatigue moins la malade ; celui d'Heliodore ayant de ■Batjdages pour le t borax, 3fj7 plus l’inconvénient d’écorcher la peau au-defîbus des mammelles , ce qui incommode fouvent beaucoup la malade : on finit par fixer la bande par fon milieu a avec des épingles contre la . ■ compreffe , afin de mieux l’aflurer. Si le mal eft à la rtiammelle droite , il eft vifible qu’il faut appliquer ce bandage dans un fens contraire : je me fuis auflî quelquefois fervi avec fuccès d’une ferviette , ou d’une pièce de linge aflez longue , pliée de la même manière que je l’ai propofé cb deffus pour les yeux , pl. XXXVII. fig. ii. XIII. Le fcapulaire avec la ferviettSi Le bandage que les François appellent tafervietfai viette avec le fcapulaire , eft d’un ufage fréquent & commode. On l’emploie en effet prefque tou- * , , jours dans les plaies , les ulcères , les fiftules Sc la paracentéfe de la poitrine , les fraébures du fternum, des côtes ou de l’épine du dos, la lu¬ xation des côtes , 8c autres maladies ferabables delà poitrino Sc du dos. Ce bandage eft com- pofé de deux pièces ; i®. d’un morceau de toile femblable à une ferviette , long d’une aune pour les adultes , 6c d’une aune 6c demie pour ceux qui font d’une taille avantageufe , ou qui font fort gras , 6c large de huit ou dix doigts , plié en quatre doubles, ou même en fix 6c en huit félon le cas. Après avoir placé l’appareil , on applique cette bande fur la partie antérieure de la poitrine , fi le mal eft par-devant, 6c fur le dos s’il eft par-derrière , 6c on l’arrête avec des épingles ou quelques points d’éguille ( voy, pl'HI. fig. i.B). Pour empêcher enfuite que ce bandage, qui eft la ferviette, ne vienne à tom- l^er,ou du moins ne gliffe avec l’appareil , on emploie le fcapulaire, bande longue de trois 3 pS Inst, de Chir, P. IJI. Ch. IV. Sec. IV. I pieds , large de quatre ou fix doigts , fendue en long vers le milieu , de manière qu’on pui^ j paffer la tête par cette fente ( voy-. pl. IL fig. \ ; Ses deux extrémités pendent , l’une fur la pôi! trine , l’autre fur le dos , 8c on les y arrête avec -des épingles ou quelques points d’éguiHej ay circulaire que forme la ferviette ( voy. pl. I fig. I..B c ) : le nom ;de fcapulaire _ lui vient de ce qu’il efi; principalement foutenu par les é- ÿzules { fcapulœ). Quelques-uns, au lieu de fendre le fcapulaire par le milieu , le fendent vers l’une des deux extrémités jufqu’au-del^. du milieu -jils appliquent la partie entière fur ie dosy'embraf- fent la tête 5c le col entre les deux ebefs , font çroifer ceux-ci lut le fternum , comme dans la fig. 4. de la pl. XXXVIII. f. Sc en arrêtent les extrémités à droite 6c à gauche .contre la fer- viette. _ ■ ■ . : S E C T I O N I V. Des Bandages pour te jlernum & des côtes. ^ XIV. Du quadriga, ou caîaphraBa. iequadriga. | Ans les fraâures du fternum .j; après avoir i l/ fait la réduéfïon des fragmens, St 1^® avoir afîurés avec un'emplâtre agglutinatif ? une compreflê trempée dans l’efprit de vin 5 St des. éclilFes de carton fort \ épais , . .on pent appliquer avec fruit la ferviette.avoc If fcapn- laire,;. ce que j’ai, déjà dit fur lei bandages ôe la poitrine , fait aflez fentir fon utilité dans ce cas ; mais les Chirurgiens lui préfèrent une au¬ tre efpèce de bandage très-fort qu’ils appellent quadriga , ou cataphracda , ÔC au moyen duquel ^A}JDAGes pour l' abdomen. 399 on peut ferrer plus étroitement , fi l’on veut, le, Iternum & les côtes. On le fait avec une bande de fix aunes de long fur trois ou quatre doigts de large , & roulée à deux chefs ; voici la ma¬ nière de l’appliquer : On pofe le milieu de cette bande fous l’une des deux aiflelles , par exem¬ ple, la gauche , pl. XXXVIIÎ. fig. 4. a ; on fait monter les deux chefs fur l’épaule , l’un par- devant, l’autre par-derrière ; on les y croife b, gC'on les conduit obliquement, l’un fur la poi¬ trine cc , l’autre fur le dos , à l’aifiblle oppofée d; on les porte de la même manière ori les croife fur l’épaule droite e , & on les fait re.- tourner à i’aiffelie droite a , fçavoir le chef an¬ térieur par e f, & le poftérieur par le dos. Après avoir fait deux .circonvolutions de la forte , on , , emploie le refte de la bande en circulaires g, ou plutôt en doloires très-près l’un de l’autre , en defcendant peu-à-peu vers le bas de la' poi¬ trine , ôc en les croifant toujours à droite Ec à gauche , & même par-devant êc par-derrière , comme on peut le voir pl. XXXyiI. fig. zi. d d, afin de mieux ferrer le fternum ; 8c l’on conti¬ nue de la forte jufqu’à ce.,.que le fiége .du mal foit entièrement recouvert. On peut encore em¬ ployer ce bandage après Famputation d’une mam- melle skirreufe; & dans ce cas , on doit obferver ‘ : fcrupuleufement de bien. ferrer la plaie &. l’ap- pareil , afin d’arrêter l’hémorragie ; ce qu’on ob¬ tiendra bien plus sûrement encore en croifant les circulaires ou les doloires fur la mammeile cou¬ pée 6c fur le dos. XV. Bandage pour les côtes & Vépine du dos. ^ ^ Iln’eft pas néceflâire de rien dire ici en par- Pf^tss «ôtes dculier de la luxation 6c de la fraélure des cô- 400 ÎÎJST. DE Chir, P.III.Ch.V, tes Sc de l’épine du dos ; les bandages qû’oa applique , après avoir réduit les os ôc les a? ^ aflurés avec des compreffes trempées danslV prit de vin 8c des éclifles de carton , font préci' fément les mêmes que ceux que j’ai propofés pour le fternum 8c les mammelles ? § Xll & XIIL & même XIV. ‘ ^ CHAPITRE V. ^ Des bandages pour le bas - ventre Oies partie: naturelles. Lefcapulaire avec la fer- ariette* Bandage cir¬ culaire du ventre. I. Du fcapulaîre avec la ferviette, La ferviette avec le fcapulaire, dont j’ai donné la defeription feâ:. III. §, XJl, ( voy, pl.III. fig. B c ) , eft le bandage dont on fe fert com¬ munément aujourd’hui pour les plaies, la gaf- troraphie , la paracentéfe , les ulcères Sc les fif- tules du bas-ventre , ôc pour toutes les opéra¬ tions qu’on y fait ; mais on voit que le fcapulaire doit alors être plus long que lorfqu’on applique ce bandage à la poitrine. 1 1. Bandage circulaire du ventre. Les Anciens 8c quelques Modernes emploient, pour diverfes alFeâions du bas- ventre j une bande fimple d’environ quatre , cinq , ou lix aunes de long fur quatre doigts de large, 6c roulée à un ou à deux chefs. Ils commencent par des cir¬ culaires à la partie fupérieure du bas- ventre, & continuent par des doloires en defeendant , jufqu’à ce que la partie l’appareil foient bien couverts ; ils arrêtent les extrémités avec des Épingles ou quelques points d’éguille ; ôc po'^ empêcbet Bandages four l’abdomen. 401 empêcher le bandage de glifler, ils le foutien- nent avec le fcapulaire. On peut auffi très-bien employer pour les afFedions du bas - ventre , la fervieite avec le fcapulairè , ou une efpèce de {juadriga , pl. XXXVIII. fig. 4. , avec cette dif¬ férence , qu’après avoir fait les tours a , b , c , djCjfj les tours g doivent être des circulai¬ res ou des doloires autour du bas - ventre , en paflant fur la partie affeâée & la couvrant exaâement ; le fcapulairè eft inutile dans ce cas , puifque les circonvolutions qu’on fait au¬ tour des épaules 8c de la poitrine , font le mê¬ me office. I l I. Bandage unijfant du ventre. On réunit aflez heureufement les plaies du Bandage bas-ventre , quand elles ne font pas trop corifi- p°V dérables , fans le fecours de la gaftroraphie, Ld\raieTda par le moyen du feul bandage uniffant , comme ventre, je l’ai dit ci-deffus en parlant des plaies du bas- ventre. Ce bandage fe fait avec une bande d’en¬ viron quatre ou cinq aunes de long & de quatre doigts de large : on fend le milieu en long , de quatre travers de doigt j on rouie la bande à deux chefs ( voy. pl. V. fig. 8. ). Quant à la manière de l’appliquer , on la concevra aifément , fi je De me trompe , par ce que j’ai dit ci deffus ( part. III. chap. II. §. ÏV. voy. pl. XXXVII. fig. 3*) fur le bandage unifiant du front. On pofe la fente fur la plaie ; on rouie un des chefs autour du ventre ; on vient le faire paflêr dans la fen¬ te ; on ferre les deux chefs pour bien rapprocher les lèvres de la plaie ; on les porte , l’un de cha¬ que côté , fur le dos ou les lombes ; on les y change ; on les ramene fur la plaie ; on les y change , 8c on les croife de nouveau pour fer- Tom. m Ce \oi Inst, de Chir. P. III. Ch.V. rer davantage la plaie , on finit par des circu¬ laires ou des doloires , ÔC l’on arrête les extrê- mités de la bande avec des épingles ou quel, ques points d’éguille. IV. Bandage pour Vexomphale. 'e prend une ceinture de cuir , ou de toile d^’ombS!* de coton , garnie d’un écufîbn, ou rond, com¬ me dans la pl. XXIV. fig. 6. A, ou quarré, com¬ me dans la pl. XXXVIII. fig. 5. A ; on applique cet écuflbn fur le nombril , après avoir réduit i’hernie; on entoure le ventre avec la ceinture B B pl. XXIV. fig. 6. , 6c on l’arrête avec la boude C , ou de telle autre manière que l’on voudra. Pour empêcher la ceinture B B , pl. XXXVIII. fig. 5., de tomber , fur -tout dans les perfonnes graffes , on la foutient par- devant 6«c par-der¬ rière par un fcapulaire, qu’on fait avec -une toile bien forte. On l’empêchera auflî de monter, en ■y attachant , fous l’écuffon , une bande de linge très- fort , ou de toile de coton fendue en deux chefs , que l’on fera palTer entre les cuilTesfur chaque fefle , pour venir s’attacher aux aines contre la ceinture en B B , avec des cordons ou autrement. V. Le bandage en T , pour l’anus , le fcrotum , le périné , le vagin , ùc. te T pour On fe fert utilement du bandage d'HehodorCt Tanus , le qu en T ( voy. pl. IL fig. h ÔC pl. XXX\'IU* peVmé™ieva- fig- lo- Sc II. ) poLir les fiftules ÔC les abfcès gin, &c. • jje l’anus , les fraftures de l’os facrum , les lu' ' xations du coccyx , le gonflement des hémor¬ roïdes , l’opération de la taille , les plaies , le^ ulcères ôc les autres afFeôions du périné ; voicr la manière de l’appliquer: Après avoir panfé BANDAÔE s POUR L' ABD0MEÎ7, 405 partie avec les médicamens ôc les emplâtres ap¬ propriés SC des compreffes , on entoure le ven¬ tre avec la pièce tranfverfe du bandage ( voy. fig. 14. a a ) de manière que la pièce perpen¬ diculaire & fendue tombe fur l’os facrum b, gc vienne pafler entre les cuiffes d/d , d’où on lenverfe fes chefs fur le ventre à droite 6C à gauche , & on va les attacher par un nœud fur les aînés avec la pièce tranfverfe. Le même ban¬ dage a lieu dans les tumeurs des aînés ôc du fcrotum , l’inflammation des tefticules, le trai¬ tement de l’hydrocele , du farcocele & de la plupart des autres affeârions femblables du fcro- tura , & même dans celles du vagin telles que la defcente , 6Cc. mais alors on applique la pièce tranfverfe autour du ventre (voy. fig. 7. 8. 12. aa ), de façon que la pièce perpendiculaire b b ( voy. fig. 6 ,.7 , 8 , 9 , 10,11, II. ) tombe par-devant , & après avoir embrafle l’appareil qu’on a mis fur les aînés ( voy. fig. 7. b , ou fur le fcrotum , voy. fig. 8. & iz. b b ) , pafle en¬ tre les cuiffes par-derrière , & remonte vers la pièce tranfverfe , où on l’attache fortement par un nœud für le dos , comme dans la fig. 7 j à côté de la cuiffe ( voy. fig. 8. c ) , ou fur le ven¬ tre, comme dans la fig. iz. cc ; on peutfefer- vir du fcapulaire dans la plupart de ces cas , tuais fans la ferviette , 6c on l’arrête au bandage avec des épingles ou quelques points d’éguille, afin que celui-ci foit mieux foutenu. Remarquez enfin que la figure du bandage en T doit va¬ rier fuivant les circonftances ; car celui qui eft défigné par la fig. 6. eft propre pour les aînés { voy, fig. 7. ) ; celui de la fig. 9. pour le fcrotum, comme on le voit fig. 8 ; enfin ceux des fig. 10- Sc !!_, pour les affections des mamraelles, dê Ce ij Bandage A' Arnaud pour l’anus. 404 Inst, de Chir, P. 111, Ch. V, l’anus , du fcrotum 6c du périné. La bande fi» ’ 13. fert principalement pour les tumeurs du ! fcrotum , telles que l’hydrocele 6c le farcocele. ! Les François l’appellent la bourfe, VI. Bandage d’Arnaud pour Vanus. Feu M. Arnaud, fameux Chirurgien de Paris a inventé , pour les fiftules 6c les abfcès de l’a- nus 5 une^fpèce de bandage que Garangeot vante beaucoup (a): en voici la defcription ; On ap¬ plique d’abord un fcapulaire femblable à celui de la pl. III. fig. I. c , mais un peu plus long, pour qu’il puiffe defcendre jufqu’à l’hypogaftre, & la ferviette B , de la manière que je l’ai ex¬ pliqué ci-deffus ( chap. IV. feâ. III. §. XII. ); ■ on coud enfuite à l’endroit où le fcapulaire fe joint à la feryiette fur le dos , par exemple , dans l’intervalle aa pk XXXVIIL fig. 14. trois ou quatre rubans de fil dont on verra bientôt l’ufage. On prend une autre bande large de cinq ou fix doigts 6c longue d’un peu plus d’une au¬ ne ; on la fend fuivant fa longueur , à deux pal¬ mes près , qui doivent relier entières , comme la partie b dans la même figure. On coud aufli à l’extrémité c c de cette bande , trois ou qua¬ tre rubans de fil , qui doivent être noués avec ceux qu’on a coufus à la ferviette aa; parce moyen, on peut, fuivant Garangeot , renouvel- 1er autant qu’on veut le bandage fans fatiguer fans incommoder le malade {b). Après avoir (а) Opérât, de chirurg. chap. deVabfcès de Vanus, edit. I. pag. 401. Dans la fécondé édition il ne parle pas de fpn inventeur. (б) Garangeot ne défigne point l’ufage .des chefs m- ’ierieurs de cette bande. Il n’eft pas douteux cependant Bâ2>!DAGE s POUR l'abdome}^, 405 appliqué fur la fiftule les médicamens appro¬ priés, avec les tentes , la charpie ôc les com- prelfes , on joint enfemble les deux rubans des deux bandes , fur le dos , en les nouant en a a & cc ; on paffe enfuite entre 4es cuiffes les deux chefs d d de la bande en paffant fur l’a¬ nus , & on les renverfe fur,^ le .ventre pour les arrêter fur les aînés à la ferviette , l’un à droi-.; îe , l’autre à gauche. Si après l’opération l’hé¬ morragie étoit conlidérable j comme il arrive, quelquefois , on placera à côté du malade. ., un aide qui comprime fortement la :partie avec la main pendant une ou deux, heures. Le princi¬ pal avantage de ce bandage , fuivant Garangffot , c’eft qu’il embraffe exajâement . ôc comprime fortement l’appareil, parce qubnîpeut le ferrer étroitement en l’attachant aü fcapulaire , qui a un point, fixe fur les épaules. Mais , fuivant la defcription qu’en donne cét Auteur , îf ne Xçaûf roit produire cet effet; je fuis même, perfuadé. que le T ordinaire eft a^uifi propré , S’il ne^l’eft: même davantage , à remplir les mêmes indicar tions , pourvu Iqu’on l’attache ‘au- feapulaire , comme -dans la: fig. .11 , & i^qu’ilifoir fait avec de la bonné toile , fur- tout fi l’on emploie pour tout le bandage , ou du moins pour la .fervieî- te , de groflé toile de coton ;I2c:iqu’on ferre bien les chefs. . « — - Vil. Bandage mué du pénné pour arrêter Vhé- morragie après V opération -de la jijlule à Va-^ nus , pu de ia taille, ? Peu de Chirurgiens fe font occupés du foin noué d^péti- — - - - hé. qu’on ne doive ies arrêter de part & d’autre fur ies aînés à la ferviette , comme dans i’ufage ordinaire du bandage en T. Sans cela on ne voit pas l’utilité des rubans. C c iij 4o6 Inst, de C h ir. P. III. Ch. V. d’arrêter l’hémorragie par le moyen du banda¬ ge , après l’opération de la fiftule à l’anus , on de la taille ; 8c l’on ne trouve prefque rien là- defllis dans les livres {a). Il' y a cependant des exemples de morts caufées par cette hémorra¬ gie. Je me fuis donc appliqué à imaginer un bandage plus propre que ceux qu’on a décrits jufqu’à préfent à remplir cette indication ; 8c je propofe le fuivant comme préférable à tous les autres. Prenez une bande longue de huit ou dix aunes, ou tout au moins de fix , large de trois doigts 8c roulée à deux chefs. Après avoir bien tamponé la plaie avec de la charpie brute trempée dans l’alchool , 8c l’avoir couverte de fortes comprefles , ainfî qu’on le' pratique ordi¬ nairement dans* les grandes hémorragies , appli¬ quez le milieu- de 'la bande fur le périné; con- duifez le chef àhtérièur fur l’ame gauche ( vpy; pi..XXXViIL‘ fig.. 15. ) d’a ôc b jufqu’à l’os des liés c 8c faites monter le chef poftérieur au même endroit , en palTant fur les feffes ; ferrez fortement. 8c croifez les deux chefs, 8C- menez 'l’antérieur tranfverfalement fur le ventre d', 8C le poftérieur fur. l’os des îles gauche- ë , en paf- faut fur le dos . ou les. lombes 5 croifez de nou¬ veau 8c faites defcendre le chef antérieur par l’aîne /droite 8c .le poftérieur par la feife gau- (a) Quelques-uns ont prefcrit , à là vérité , de lier pouriret. effet -l’artère coupée avec une éguille cour¬ be, comme je l’ai dit ci-deflus en traitant de la li¬ thotomie ; mais cette artère eft quelquefois G. profon¬ de , qu’on ne peut la découvrir , ou du moins y porter ies mains pour la lier. On peut alors, il eft vrai, com- primer l’artère au moyen d’une petite comprefle trem¬ pée dans une liqueur ftiptique ; mais fi cela ne fuffifoiî pas , U faudroit avoir recours au bandage. Bandages pour l'abdomen. 407 che au périné , où vous les croiferez encore en formant une elpèce de nœud femblable à ceux que l’on fait au bandage noué pour l’ouverture de l’artère, temporale ( voy. pl. XXXVIÏ. fig. 7. c ) , & ferrant étroitement ; montez enfuite par l’aine & la feffe gauche vers le tour a b c , 8c répétez les mêmes circonvolutions de la manière que je viens de le dire j, ;en formant toujours le même nœud, fur le périné après l’opération de la taillé, 8c fur l’anus après celle de la Mule, toutes les fois que les chefs fe rencontrent entre les felTeSj.êc continuez de lai forte jufqu’àlafin de la bande. Ge bandage exerce une forte com- preflion 8c affure très-bien l’appareil. On peut î’appeller à jufte titre, bandage- noué du périné. Si on a befoin d’une preffion encore plus forte , après qu’on a fait la première circonvoludqn au¬ tour des os des îles 8c des aînés ,: Cotïime je l’ai dit , 8c avoir: formé le premier nœud entre les cuifles , on porte obliquement le chef antérieur de la bande , de Faîne gauche a , à l’épaule droite h, en paffant par-devant , fuivant la direâion des points qu’on voit dans la figure , 8c le p_ofté- rieur à la même épaule en paffant par le dos ; on Ips y croife 8c on les ramene au périné par la même route , où on les croife derechef en formant: un nœud , 8c on les fairn-îonter de part bc d’autre à l’épaule gauche ''fuivant la direâion g d i , marquée auffi par des points ; là on les change 8c on les^ramene par la même route au périné , où l’on forme un autre nœud pour ar¬ rêter plus sûrement l’hémorragie : on emploie enfin le relie de la bande en circonvolutions au¬ tour des os des îles feulement , telles que je les ai décrites tantôt , 8c qni^rrête à fon extré¬ mité ; mais fuivant cette dernière façon , elle C c iv 4o8 Inst, de C hir. P. 111, Ch. V. doit avoir huit aunes de longueur , ôc même neuf ou dix fuivant la taille du fujet , parce que les tours font plus grands. VIII. Spica inguinal Jîmple, Spica de l’aî- Ori fe fèrt d’un bandage particulier , conou fce.fimpie. fous le nom de bandage inguinal, ou fpica de ^ l’aîne j après l’opération de l’hernie inguinale ou du bubonocele avec étranglement , pour la luxation du fémur , la fraéture de fon col 8c celle de l’os des îles. On peut le faire de plu- lieurs manières , ainfî que le fpica pour l’épaule, & premièrement avec une bande à un feiilchef ou à deux. Si on emploie une bandé â un chef, elle doit avoir quatre aunes de long fur trois «s. doigts de large ; on commence le bandage fur l’os des îles du côté fain ( voy. pl. XXXVÏÏL fig. i6. a) j ©n mene énfuite la bande en travers fur le ventre b b & la hanche c ; on paffe par- deffus la felTe entre les cuiffes d , & on vient de derrière en devant -Couvrir la comprelTe qu’on a mifé fur l’amé ; on la conduit ehfuit'e fur la -hanche c ; on la fait croifer avec le premier tour, &. on la ramehe par le dos au point où l’on a commencé ; on y ferre fortement lé pre- ■mier bout de la bande ^ 6c on répété- les mêmes circonvolutions autant que la longueur dé la bande le permet. Quelques-uns , après avoirfait trois tours, emploient le refte de la bande en un circulaire autour du ventre , pour les- mieux alTujettir ; on finit par bien arrêter le bandage avec des épingles , fur la partie affeclée 6c aux environs , pour empêcher qu’il ne gliffe. Si l’on avoir fait l’opération auTcrotum, aulîi pour une hernie étranglée, on commenceroit également par les trois tours -dont j’ai parlé j on arrêteroit B Al!} D AGES POUR L'ABDOMEIÎ. 409 ^eninïte la bande avec une épingle fur l’aîné gau- cbe ; on la conduiroît fous le fcrotum f à l’aine ^ droite g , & on la fixeroit encore avec une épin- j gle à la bande h ; puis revenant du point h , on repafferoit fous le fcrotum f , pour retourner à l’aîné gauche d e , Sc on l’y arrêteroit par une autre épingle. On rêpéteroit ainli plufieurs fois ces tours , en palTant toujours fous le reâum , pour bien embraffer les compreffes & le refte de l’appareil , & on fixera les bouts de la bande avec des épingles. TX. Spica inguinal Jîmplc à deux chefs. On peut auffi fe fervir commodément pour Seconde hi ! le même bandage , d’une bande à deux chefs. Elle doit avoir trois doigts de large , comme pour le bandage précédent, mais cinq aunes de longueur. On peut commencer comme dans l’autre , ôc appliquer le milieu de la bande fur la hanche du côté fain a fig. 16 ; on mene enfuite les deux chefs autour du ventre à l’autre hanche c , où on les change pour venir au périné d , où on les change encore pour remonter à la hanche c , ôc de-là à l’au¬ tre hanche a , ce que l’on continue jufqu’à la fin de la bande. Avant de finir cependant , il fera bon , fiir - tout dans la luxation du fémur ou la fraélure de fon col , de faire quelques circulaires autour de la partie fupérieure de cet os , afin de mieux l’affermir. On peut auffi côm- ^roifîème mencer par appliquer le ^ica à deux chefs fur le périné d , & porter enfuite obliquement les / chefs fur la hanche c , d’où on les mene , l’un par - devant , l’autre par - derrière , à l’au¬ tre hanche a , continuant ces circonvolutions jufqu’à la fin de la bande , qu’on arrête à 410 In ST. DE Ch ir, P. III. Ch. V. l’ordinaire avec des épingles , ou quelque, points d’éguille. ^ * X. Spica inguinal double. Lorfque les deux aînés font affeâées , on peut fe fervir du bandage que je viens de décrire IX. n°. III ; les Chirurgiens l’appellent alors inguinal double , & il doit aller d’une aîné à l’autre. On peut auffi le faire d’une autre façon, en employant une bande de fix aunes de long fur deux ou trois doigts de large & roulée à deux chefs ; on commence ordinairement par le dos ou les lombes, où l’on applique le milieu de la bande; on conduit enfuite les deux chefs autour du ventre , êc on les fait rencontrer par- devant. Là on les change ; on les porte autour des feffes , & on les fait revenir par-devant fur les aînés ; on embraffe & on ferre bien l’appa¬ reil ; puis montant de part ôc d’autre fur les hanches , on retourne au point où l’on a com¬ mencé. Là on les croife , on les fait defcendre par-devant fur les aînés, on les porte de nouveau îur le ventre par les hanches , & l’on continue plulieurs fois la même circonvolution j Si. on 1 foin d’arrêter la bande à l’endroit où elle finit, iâffitre façon. On peut encore faire les circonvolutions dans le même fens que pour le bandage que j’ai décrit §. VII. mais on ne fait point de nœuds entre les cuilTes. Alors on applique le milieu de la bande ( voy. pl. XXXVIII. fig. 15. a ) entre les cuifTes fur le périné ; on fait monter de part SC d’autre les chefs fur la^ hanche par b c ; on les y change , ôc on les mene à l’autre hanche e » ' l’un par le ventre , l’autre par le dos , puis ^ l’autre aîné f g , 6c de-là au périné. Là on les change de nouveau , ÔC on les porte encore fuc- Bandages pour l* ab domen. 411 ceflîvement , fuivant la même direêtion g f , à la hanche e , puis à la hanche c, à l’aîne gauche b , gj; enfin au périné où l’on a commencé : on ré¬ pété les mêmes tours jufqu’à la fin de la bande , gc on l’arrête exaâement. On fe''fert avec fuccès de ce' bandage dans la luxation de l’une ÔC l’au¬ tre cuiffe ou la fraâure de leur col , ÔC après l’opération du bubonocele des deux côtés. X I. Bandage pour les bubons. Le bandage le plus propre pour les bubons & pour les autres tumeurs de l’aîne , eft le T bons. { voy. ci-deflus §. V. ), ou celui qui eft repréfenté^ pl. XXXVIII. fig. (5 , 6c qu’on* applique à-peu- près de la même façon que le T ; mais comme l’un de fes chefs tranfverfes a a eft fort court , on les rouie autour du ventre de manière qu’ils viennent fe rencontrer fur le côté où on noue les deux bouts , voy. fig. 7. c. afin que le ma¬ lade puiffe lui-même nouer & dénouer le ban¬ dage à fon gré. La pièce la plus longue b def- cend par l’aîne entre les cuifles , d’où on la ren- verfe fur la feffe pour aller l’attacher par un nœud à la pièce tranfverfe. J’ài repréfenté dans la pl. XXXVIII ce bandage- tel qu’on l’appli¬ que fur Paine gauche feulement ; lorfqu’il eft , queftion de l’appliquer fur la droite, il n’y a qu’à le retourner : les circonvolutions font d’ail¬ leurs les mêmes fur le côté droit que fur le gau¬ che. S’il y a un bubon à chaque aine , on atta¬ che à la partie tranfverfe , deux pièces perpen¬ diculaires. X 1 1. Bandages pour le fcrotum. On fe fert aufti très-fouvent des bandages pour Bandages 1® fcrotum. Ils ont lieu non- feulement dans i’in- 412 Inst, de Cuir. P.UI.Ch.V. 1 flammation Sc les tumeurs des tefticules , po^j | contenir les cataplafmes qu’on y applique encore dans la plupart des hernies ; i’ufagebien entendu du bandage étant même dans, ce cas là le principal moyen de guèrifon. Les Chirur¬ giens emplpyent pour le fcrotum trois fortes de bandages ; i®. le plus commode eft le ban. dage en T ( vgy. çi-deffus §. V. ) ; mais alors la partie fupérieure de la pièce perpendiculaire doit avoir deux palmes de large , & une ouver¬ ture pour donner paffage à la verge ( voy. pl. .XXXVIII. c ) , & fon extrémité , à la dif- tance d’environ.deux palme? de la piece tranfver- fe 5 doit être fendue en deux chefs b b. Après avoir entouré léVentre avec la piece tranfverfe , ^ avoir fait paffer la verge dans l’ouverture c, oh croife les.deux chefs b b, en appliquant la par¬ tie entière de la bande fur l’appareil qui couvre le fcrotum ; on renverfe les chefs b b fur les feffes , en paffant. entre les cniiTes , iSc on va les nouer avec la piece tranfverfe-, voy. fig- 8. c.2®. On fe fert auffi quelquefois d’une efpèce de fronde à quatre chefs , longue d’une aune , large j de fix doigts. , .ôc fendue à. chaque extrémité juf- qu’au milieu , à. deux travers de rhain près. On applique la partie entière de la bande fur l’ap¬ pareil qui couvre le fcrotum, de manière que deux chefs regardent en haut 6c deux en bas; on fait pafler la verge entre les deux chefs fu- périeurs , puis on les conduit autour du ventre 6c on va les nouer fur les lombes. On croife les deux chefs inférieurs fur le périné ; on les rec- verfe fur les fefles , puis on les mene par-devant 6c on fixé le droit fur Faîne gauche , 6c le gau¬ che fur Faîne droite. 3°. Enfin , quelques Chi¬ rurgiens fe fervent encore d’un bandage fait ea P017R L* ABDOMEN, 415. forme de bourfe , 8c qui en porte en effet le nom chez les Françtais , dont j’ai parlé §. V. On le fait avec de la toile aflèz forte ; on y attache les bandes convenables , 5c on y fait plufîeurs tious dans lefquels on fait paffer Sc on attache des cordons pour le foutenir ( voy, pl. XXXVIII. fig. 13. ) j bourfe dans laquelle on fait entrer le fcrotum ; B B eft une bande qu’on at¬ tache autour du corps , 6c dont on noue l’exr trêfflité a avec les cordons b 5 la verge paffe dans le trou c ; on conduit enfuite les chefs in¬ férieurs d d de la bande , entre les cuifTes ; on les renverfe fur les feffes pour les porter au haut des hanches ou aux aînés , où on les attache à la partie fupérieure B B de la bande , par le moyen des cordons EE qu’on fait entrer dans les petits trous d d. On donne à ce bandage le nom de fufpenfoire. XIII. Bandages & brayers pour les hernies. Voyez ce que j’en ai dit fécondé partie , 6C l’explication des pi. XXV. & XXVI. XIV. Petit bandage pour le pénis. Le petit bandage qu’on applique fur le pénis, dans les plaies , les abfcès, la faignée , le phi- mofîs , Sc ies autres maladies de cette partie , fe fait avec une bande d’une demie aune de long fur un travers de pouce de large ; on fait à Une de fes extrémités une ouverture dun pouce , ^ on fend l’autre de la longueur d’environ deux palmes ( voy. pl. IL fig. e ). Pour l’appliquer , on pafle les deux chefs de la partie qui eft fen¬ due dans l’ouverture oblongue de l’autre , ce Çui forme une efpèce de fronde , dans laquelle on fait entrer le pénis Sc l’appareil qu’on y a Petit batûîa- ge pour le : pénis. 414 Injt. 'de Chîr. P.ÎIL Ch.V. I mis ; ori fait enfuite plufieurs tours de baii^0 1 autour du pénis en ferrant un peu ; 6c après « qu’on a couvert exaéfement l’appareil , on ren- verfe un des chefs ÔC on le noue avec l’autre S’il y a un abfcès , un ulcère ou une plaie au gland ou aü prépuce , il faut , avant d’appliqaej ce bandage , couvrir ces parties avec un empla. tre ÔC une comprefle en croix de malthe,affez grands pour les embrafler , ôc percés d’un trou pour donner paflage à l’urine. Enfin , dans le cas de tenfîon ou d’inflammation confidérable à la verge, qui accompagnent fouvent le pria- pifme , le paraphimofis 6c la gonorrhée , on peut fe fervir d’une efpèce de fac de linge oblong, dans lequel on fait entrer le pénis , 6c qu’on attache enfuite fur le ventre ou fur les aines avec j des cordons. | CHAPITRE VI. Des bandages pour les bras. I. Bandage pour la fracture de Vhumerus, Jar*ia*lac T décrit jufqu’ici les bandages de la tête, de SS- col ôC du tronc ; if me reffe à traiter de aierus. ceux des extrémités , tant fupérieure qu’infé¬ rieure : je commencerai par celui qif on emploie pour la fraâure de l’humerus. Après qu’on a fait la rédüéfion de la manière que je l’ai en- feigné dans le livre des fraéfures , on appliqua d’abord fur la partie , une pièce de linge fendue à quatre chefs , avec laquelle on entoure la frac¬ ture, enforteque les chefs montent les uns fur les autres & embraffent bien la partie ( vqy. pi* JL fig. 16. ) ; on prend enfuite une bande de B AUDACES FOUR LES BRAS. 415 fix aunes de long fur trois travers de doigt de large roulée à un chef, & on commence le ban¬ dage par trois circulaires bien ferrés fur la frac¬ ture. On continue les circonvolutions en mon¬ tant par des doloires fur l’épaule ; on fait une autre circonvolution autour de la poitrine , en paffant fous l’aiffelle du côté fain , ÔC l’on re¬ vient fur l’épaule du côté de la fraâure , pour defcendre par de nouveaux doloires fur la partie fraâurée , autour de laquelle on fait encore trois circulaires. Il eft bon d’humeéfer la bande avec du vin, de l’eau-de-vie ou de l’oxycrat chauds, pour qu’elle affure mieux l’appareil : on conti¬ nue les doloires jufqu’à la partie inférieure de riiumerus, ôCmême jufqu’au-deflbus du coude, obferyant de le tenir fléchi , & de ne point paffer fur l’olecrâne , afin de lui confèrver la liberté de fes mouvemens & de rendre le bandage plus ferme. On applique! enfuite fur la fraélure j le long du bras , quatre compreffes longues de fîx ou huit doigts St larges de deux pour les enfans, & de trois pour les adultes , à égale diftance l’une de l’autre ,' après les avoir, auflî trempées dans le vin , l’eau-de-vie ou l’oxycrat chauds ; St on les contient en faifant monter la bande par-deflus , St décrivant de nouveaux doloires depuis le coude jufqu’à l’épaule , de la manière que je l’ai déjà dit , St trois circulaires fur la fraéturè , chemin faifant. Si les compreffes étant bien recouvertes , la bande n’eft pas finie , on emploie ce qui refte en defcendant fur le bras par des doloires plus éloignés , pour affurer d’au¬ tant mieux les premières circonvolutions , St l’on fixe l’extrémité de la bande avec une épin¬ gle. Enfin on applique fur la partie fraélurée , dans le même fens que les compreffes précéden- 4i<î Inst, de Cuir. P.III.Ch.Vî, 1 ies(voj.pl. XXOTIU. fig. i7-aaa;,ttoisoj quatre attelles faites d un bois mince , de fej blanc , de leton, & plus communément aujour¬ d’hui 5 d’un carton fort , épais & compaft; elles doivent avoir une palme de long fur deux, trois ou quatre doigts de large, 6c on les attache avec trois rubans d’environ deux pieds de long, dont un au milieu 6c les autres à chaque extrémité (æ), en obfervant de faire les nœuds fur le côté ex¬ terne du bras , afin de pouvoir les ferrer ou les relâcher plus commodément s’il en eft hefoin • voy. pl. XXXVIII. fig. 17. b b b. ’ 1 Le bandage étant ainfî appliqué , on met le Sa en écharpe {b) , en le fléchiflant de manière bandage. que la main réponde au creux de l’eftomac; . Si la fraéfure eft oblique , on fera l’écharpe un peu plus longue , afin que le poids même du bras empêche le fragment fupérieur de monter trop fur l’inférieur ; mais fi elle eft tranfterfe , l’écharpe doit être plus courte. On la fait avec une fêrviette fine , ou , pour les riches , avec: un quarré de taffetas noir , pliés d’une manière par¬ ticulière ; on la pofe par le milieu fur le coude , & tenant le bras fléchi c c c c , on l’embraffe av^c le corps de l’écharpe ; on porte fes: deux extrémités autour du col , 6c on va les nouer (a) II y a des Chirurgiens qui , à l’exemple de M. Petit , mal. des os , tom. II. pag. 34 , rejettent les at¬ telles dans les fraftures , 8t croient pouvoir obtenir le même effet avec les feules compréffes : je penfe aum que celles - ci peuvent fuffire dans Men des cas ; ce¬ pendant la plupart des Chirurgiens emploient les at¬ telles , pour plus grande fûreté. ^ (b) Celfe l’avoit déjà prefcrit , liv. III. chap. X* ^ fe fert pour cela d’une ferviette pliée en manière 0 fronde ; on y place le bras , & on arrête les extrémité autour du col, comme on voit fig. 17. - Bandages pour les bras. 417 fur l’épaule faine en d. Au lieu^ d’une feule bande, quelques Chirurgiens en emploient trois , cha¬ cune de deux aunes de long , ou qui ont , la première , une aune 6c demie , la fécondé deux , ta la troifîème deux & demie. Ils font les dô- loires afcendans avec la première , les defcendans avec la fécondé , & ils emploient la troifîème en circonvolutions autour des comprefîes §C de toute la partie fra^urée : cette méthode me pa- roît également bonne. D’autres appliquent les attelles immédiatement fur les compreifes & les - arrêtent avec de reliant de la bandé dans la première méthode , avec la troifîème dans l’autre ; mais cela eft aflêz indifférent. Je dois avertir enfin qu’il ne faut jamais lever le preniier appareil , à moins qu’on n’y foit forcé par quèl- qüe fymptôme extraordinaire , avant le qua¬ trième ou cinquième jour ; on né Jeté le fécond que huit jours après , & on laiire le troifîème & le quatrième , chacun pendant douze ou qua¬ torze jours , afin de donner au cal le tems^e fe bien affermir , l’expérience prouvant qu’il . _ faut environ quarante jours pour cela dans, ces fortes de fraâiures. Au troifîème panfement, il efl: à propos dè Comment fléchir à plufîeurs reprifes l’articulation du cou- de , pour empêcher qu’elle ne fe foidiffe 6c ne s’ankylofe.- Si l’ankylofe exiftoit déjà , on y remédieroit par des fomentations , des linimens des bains émoHiens , par des extenfîons St des flexions dp bras alternatives St répétées, St fi le nal étoit déjà afîèz ferme, en faifant porter cha¬ que jour au malade quelque chofe de pefant dans la main du même côté. Il fe trouvera très- flien auffi de mettre le bras dans le ventre d’un animal nouvellement égorgé; la vapeur chaude , Tom. IV. Dd 4i8 Inst, de Chir, P, 111. Ch. FI, douce , émolliente ,8c réfolutive qu’exhaleat fes entrailles , eft très-propre à donner de la fou, plefle aux ligamens endurcis. Les liqueurs fpi. ritueufes toniques , que quelques Médecins confeillent , font inutiles ÔC même nuifibles par le refferrement qu’elles caufent. , Quel eft le , Si la ftaâure étoit précifement au col de l’hu- Sequir* 5 ou du moins près de l’épaule , le danger lorfque la feroit bien plus grand & le bandage décrit ne rhumerus'^tft fe fervira dans ce cas dufpica voifinedefon iîmple , que j’ai propofé ci - deffus pour la frac- «ou. tuj-e de la clavicule ( chap. IV. feâ. I. §. II. ) , avec cette différence , qu’on fera encore à la partie fupérieure du bras quelques circulaires bien fermes 6c bien ferrés. M. Petit penfe qu’on peut fe fervir dans le même cas du bandage à dix-huit chefs (voy.pl. IX.-.fig. 4. ) ; maisce bandage ne fçauroit contenir fuffiiamment les parties fraâurées. II. Bandage pour la fracture de V avant-bras. f Lorfque l’avant-bras eft fraéluré , après avoir ture'^dei’a- fait la réduéfion , comme je l’ai enfeigné ci- vant-bras, deffus , première partie liv. IL chap. VIL, onap- : pliquera -le bandage fuivant. Prenez une pièce de linge longue d’une palme & large d’un tra¬ vers de main, fendue à chaque extrémité , comme pour la fraéfure de l’humerus , voy. pl. IL H' 1 8 ; trempez-la dans l’eau-de-vie bul’oxycrat, . êc appliquez-la autour de la fraâure, en faifant monter les chefs les uns fur les autres. Placez fur cette pièce de linge , deux fortes compreffes à-peu-près de la même longueur que l’os frac¬ turé , l’une au côté interne , l’autre au côté ex¬ terne , & par- deffus deux attelles de bois ou Bandages pour les êras. 41^^ de gros carton de même longueur (a). Prenez enfuite une bande longue d’une aune & demie , large de trois travers de doigt & roulée à un chef , avec laquelle vous arrêterez les compreffes 8c les attelles , ou les compreffes feules fi vous croyez pouvoir vous paffer des attelles , en com¬ mençant par deux bu trois circulaires autour de lafraâufe, comme poun celle de l’huraerusj 8c montant par des doloires au - deflus du coude , vous ferez encore quelques circulaires avant d’ar¬ rêter l’extrémité de la bande. Prenez alors une autre bande; faites deux ou trois circulaires autour de la fraéfure fur ceux de la première ; defcendez par des doloires jufqu’à la main ; en¬ gagez le pouce dans la bande comme dans une anfe ; remontez fur le carpe , & arrêtez - y la bande, après y avoir fait un autre circulaire. Appliquez enfin deux pièces de gros carton de la longueur de l’avant-bras , & affez larges pour bien embrafler la partie , l’une fur le côté in¬ terne , l’autre fur le côté externe de l’avant-bras, après les avoir trempées dans l’eau-de-vie ou l’oxycrat , afin qu’elles fe moulent plus exaâe- ment fur fa furface , St aflurez-ies avec une troifîème bande de deux aunes de long & de trois doigts de large , en commençant au milieu- par deux ou trois circulaires , montant par des doloires jufqu’au coude, 6c defcendant de même jufqu’au poignet, où vous arrêterez l’extrémité de la bande avec une épingle ou quelques points d’éguille. On peut , au lieu de cette troifième bande, aflujettir les cartons avec trois ou quatre petits rubans , tels que ceux avec lefquels on (a) Plufieurs Chirurgiens, à l’esemple de M. Petit, tejetteut ces attelles comme peu néceffaires. D d ij '410 In ST, DE Chir, P. 111. Ch.VL attache les attelles dans la fraâure de l’im. merus, voy. pl. XXXVIII. fig. 17. b b b. Que}, ques Chirurgiens ajoutent encore à cet appareil une grofle pièce de carton en forme de gout¬ tière , dans laquelle ils placent le bras pour le tenir dans un repos plus parfait , & hâter la for- , mation du cal ( voy. la fig. de cette gouttière, pl. VIII. fig. 14. ÔC la manière dont on la place pl. XXXVIII. e e ) : tout étant ainfi préparé , on met le bras en écharpe ainfi que je l’ai déjà dit voy. cccc , 6c on l’y laifle jufqu’a parfaite guè- rifon. On fuivra pour le refte du traitement tout ce que j’ai dit § 2 & fuiv. au fujet de la frac¬ ture de l’humerus ; par ce moyen la réunion fe fait dans l’elpace d’environ un mois. On peut encore faire le bandage avec une feule bande roulée à un chef, longue de cinq aunes & large de trois doigts : on ne lèvera le premier appa¬ reil, fi rien n’y oblige, qu’après le huitième jour, êc on iaiflera le même intervaiie d’un panfement à l’autre. III. Bandage pour la /raclure du carpe. Bandage Lorfqu’il y a fraâure au carpe , après avoir frafturV*^^^ réduit les fragmens ,voye^ première part. iiv. II* chap. VII. , on prend une bande de cinq ou fix aunes de long & de trois doigts de large , roulée à un chef; on commence par trois circulaires autour de la fraélure ; on defeend enfuite fur le métacarpe , on fait pafler la bande entre le pouce & l’index , & l’on fait autour de la main & du carpe trois autres circonvolutions, qui doi¬ vent fe croifer fur le dos de la main. On monte enfuite par des doloires du carpe au coude SC âu-deflus de fon articulation , & de-là on t&~ vient par des doloires defeendans vers la main j Banda GES four les bras. 421 pour recouvrir deux compreffes qu’il faut aupa¬ ravant pofer, l’une fur la furface interne du carpe , gc l’autre fur l’externe. On applique fur ces com- prelTes deux attelles de carton, que l’on aflujettit avec le refte de la bande ; on place enfin le bras dans une gouttière & on le met en écharpe , voy, fig. 17. On peut encore appliquer les attelles im¬ médiatement fur les comprelfes , ou même s’en pafler fi l’on veut. IV. Bandage pour lafraciure du métacarpe. Dans les fraârures du métacarpe , on fe ^ert du bandage fuivant : Après avoir fait la réduc- ture duméta- tion de la manière que je l’ai enfeigné part. I. liv. IL chap. VII , prenez une bande femblable ^ à la précédente , Sc après avoir fait trois cir¬ culaires autour du métacarpe , conduifez la bande fur le carpe , en paflant entre le pouce & l’index , 8c après l’avoir embraffé revenez aü métacarpe par la même route en croifant les jets ; ce que vous repérerez pendant trois fois. Après avoir fait quelques tours de bande fur le métacarpe , montez par des doloires jufqu’au- defllis du coude , comme je l’ai dit § III. , Sc re¬ venez au carpe par des doloires defcendans. On applique enfin deux compreffes , l’une fur ta paume ôc l’autre fur le dos de la main , & par- deflus , deux attelles de carton auxquelles on a donné la forme de la main ( voy. pl. XXXVI. %• 5* ) & on les affure exaârement avec le relie de la bande. V. Bandage pour la luxation de Vavant-hras. Le bandage fuivant ell fort ufité^dans le cas de luxation de l’avant-bras , & on s’en fert avec tion de l’a- fuccès pour redonner aux parties leur relFort Ddüj ÎJJST. DE Cuir. P.IIL Cu.Vl, primitif. Après avoir fait la réduction ( vove? première part. liv. III. chap. VIII. § IV. ) , prenez une pièce de linge fendue à chaque extrémité Sc après l’avoir trempée dans le vin , l’eau-de-vie ou l’oxycrat ( vqy. pl. IL fig. i8 ) roulez- la au. tour du pli du coude. Prenez enfuite une baade de cinq aunes de long fur deux doigts de large roulée à un chef; faites deux circulaires par- defliis le pli du coude , & defcendez oblique¬ ment comme pour la faignée ; faites deux , au¬ tres circulaires à la partie inférieure de l’avant- bras j & faites remonter la bande vers la join¬ ture interne en faifant croifer ce jet avec le précédent , & allez faire encore deux circulaires autour de la partie inférieure de l’humerus ; le bandage imite alors la figure d’un 8 de chiffre : enveloppez enfuite tout le bras avec un linge trempé dans l’eau-de-vie ou l’oxycrat chauds , & l’affurez avec le refte de la bande par des doloires ou des rampans. Quelques Chirurgiens prétendent cependant que ce linge n’eft pas fort néceflaire , 6c qu’il fuffit d’appliquer une 'bande trempée dans ces liqueurs , qui forme des do- îoires autour du bras ; je penfe cependant que le linge peut être employé avec fuccès pour pré¬ venir l’inflammation & l’enflure qui fuivent quel¬ quefois la luxation. On met enfin le bras en écharpe & on l’y laiffe pendant quelques jours ; il faut cependant avoir l’attention d’étendre ôC de fléchir de tems en tems le coude , le plûs doucement qu’il eft poflible , pour empêcher que l’articulation ne fe roidifle. V I. Bandage pour la luxation de la main ou du poignet. ' Bandage Lorfque le carpe ell luxé , on commence Bandages pour les bras. 425 faire la réduaion ( voye^ première part. liv. III. pour la luxa^ chap. VIII. ) ; on prend enfuite une bande de cinq P»i’ aunes de long & de deux doigts de large ; on fait trois circulaires autour de la partie luxée ; puis paflant entre le pouce & l’index , on re¬ vient par-derrière au carpe & l’on porte la bande' autour de la main;, de manière qu’après avoir formé un: croifé derrière lé pouce , elle revienné embralTer le.poignet. Après avoir fait plufiéurs circonvolutions. femblables , on remplit exac¬ tement le creux de la main r;avec une pelote , pour tenir les doigts étendus , & on l’arrête par des doloires avêc.le'refte de la bande, en mon¬ tant jüfqu’au-deffus du coude ,.:pbur mieux pré- - venir l’endure &, l’inflammation on l’y arrête^ avec une épingle*; ; I VI I. Baniage [pâlir ïàjaignh Jù hras.' . - En traitant des bandages du . bras ,- je ne doîs'^p^®^ fff- pas oublier celui qui fe pratique après la fai- gnéedubras.’ gnée. On fe^ fert d’une bande longue d’une faune; pour les' péffdhnes maigres , &. d’une aune Sc demie pour les grades , fur deux ou trois doigts de large. Il pu plufieurs manières dè l’appliquer ; celle-ci me paroît la meiileurë i après avoir cou¬ vert la plaie d’une -compreffe quaîme , on pofe la bande par-deflus , en la dailfant pendre en-‘ dehors d’envirori une palme au-deffus" du plPdu- coude ; on la conduit ferifuite obliquement en-’ dedans fur la comprefTe ; on y fait un éircülaire ; on remonte -obliquement enproifant, au point - d’où l’on eft parti , de manièro que la circon¬ volution entière de la bande forme autour du coude, un 8 de chiffre , & que fes jets fe croî- fent en X ■ fur le pli du bras. On continue les circonvolutions fuivant la même direâion, en D d iv 4^4 Inst, DE Chir. P. IIL Ch.VI. tenarjt le bras un peu fléchi , tant que le permet la longueur de la bande , & l’on finit par nouer fes deux extrémités fur le coude en-dehors voy. pl Ul. fig. i. d. Quelques Chirurgiens Al-^ lemands, attachent à chaque bout de la bande un;rubah diune palme de long: cet ufage eft très-bon; car par ce moyen les nœuds font plus petits ÔC une bande d’une aune fuffit ; la ma¬ nière de l’appliquer eft d’ailleurs la même. 2“. Quelques-uns pofent le premier bout de la bande;fur. le: coude ôc l’afllirenr par quelques circulaires ; ils defcendent enfuite obliquement fur ;le pli du braS , font les, .circonvolutions à l’-oridinaire .v'S^ dinhrent par arrêter la bande avec une. .épingle; du,, quelques points d’éguille. 3®. ' D’autres enfin pofent le commencement de la / bande fur les çomprefles , font quatre ou cinq fois lés mêmes" circoHvolütiohs autour du coiide, " ' , .arrêtent de: la- même manière l’extrémité de . . la ■ bander- ■: - " V’1 1 1. Bâridâge ^ur la piquûfé d*une artère du ; ' , ; ' bras, ’ ' ' Bandage Lorfqu’un IShirurgien a eu la maladrefle ou ^uure^^de ^. w^àlheur -d’ouvrir au lieu d’une l’artère du Veine , : U 3^11® de la manière qui fuit. Après avoir iaifféî couler fe fâng jufqu’à ce que le ma¬ lade; jfbif, prêt de tomber en fyncbp.e ( vqye? part. I-h, eha.p. Xn. §. II. ) , 'à rappliquera fur la plaie trok fortes compreffès , dans.l’une defquel- les ii mettra, une; pièce de monûôie , pour que la compreffion fort plus forte. Il prendra enfuite une band_e de cinq ou fix aunes de long & de d.eijx doigts de large roulée à un chef ; il trois circulaires au-defliiS: du coude , SC ü conduira enfuite de la. même manière que dans Bandages pour les bras. 425 la faignée ordinaire , mais en ferrant un peu plus. Après avoir fait cinq ou fix circonvolu- rions en forme de 8, il appliquera une com- preffe longue étroite fur le côté interne de l’hu- merus , depuis le pli du bras jufqu’a l’ailTelle , de maniéré qu’elle fuive exaélement le trajet de l’artère brachiale , & l’aflujettira par des do^ ioires afcendans & aflêz ferrés qu’il fera avec la même bandée jufqu’à la partie fupérieure de l’hu^ merus ; par ce moyen le fang fe porte avec moins de rapidité dans cette artère. Il conduira enfuite obliquement la bande de Fépaule fous l’aiflelle du bras oppofé autour dè la poitrine ; il re¬ viendra à l’épaule du côté aSèéîé 5 Sc defcen- dra nir le bras par des doloires faits dans ua fens contraire- aux premiers Sc arrêtera avec foin l’extrémité dé la bande. Si on n’avôit pas fous la main une bande'àflêz ' longue , il faudroit toujours appliquer la bande ordinaire , 8c faire comprirner par un aide l’artère brachiale & la plaie 5 de peur de s’expôfer par le délai qu’exige- roit la préparation d’une autre bande , à voir périr le malade par l’hémorragie : rien n’empê¬ che enfuite qu’on n’applique une plus longue bande fue la première avec les compreffes , de la manière que je viens de le dire. Le bandage étant fait ^ ih ne refte plus' qu’à mettre le bras en écharpe, comme ôri' voit pl. XXXVIir. fîg. !?• à la gouttière près qui n’eft pas liéceffaire ; * ' on prefcrirà au malade un repos abfolu & l’abf tinencè^des alimens échauffans : on fuivra pour tout le 'relie ce qué j’ai dk IL part. chàp. XIL I X. Bandage pour Vanévrifme. Le bandage précédent convient non-feulement pour rlnét dans^ l’ouverture de l’artère, qui eft uni elFet 1 '4^6 Inst, de Chtr» P. lîl. Ch.VI. l’imprudence du Chirurgien , mais dans tous les cas où elle eft ouverte au jpli du bras ; on l’em¬ ploie même dans les grands anévrifmes après l’opération , &. dans- les- petits qu’on peut efpé- Ter de guérir par la compreffion ; il ne s’agit que de l’appliquer méthodiquement. Pour ces der¬ niers anévrifmes, il y a les obfervations fui- vantes à faire : on comprime d’abord la tumeur ' avec le doigt pour faire rentrer dans l’artère le fang qui la forme ; on y applique enfuite un em¬ plâtre aftringent , & par-deffus plufieurs com- prefles graduées , infinuant dans là première 6c la plus petite, qui doit être proportionnée à la grandeur de ranévrifme , une pièce de monrioie ou quelqu’autre corps dur ; fur ces compreffes enfin on applique la bande , 6c on fait les mêmes circonvolutions que dans les bandages préce- dens: celui-ci doitrêtre porté pendant, long-tems 6c fans interruption. Qn voit dms Fabrice de Hilden , cent. III. obf. 43. 44. des exemples d’a- névrifmes guéris par ce moyen ; s’il étpit infuf- fifant, on pourroit effayer l’elFet des machines décrites part. II. chap. XIII. Sc rêpréfentées pl. XI. Bg.rS 5c p. - X. Bandage pour la fdignée de la main. pourri!; Après avoir ouvert la veine de la main, on gnéJ de la" pcut appliquer divers baridages : celui qu’on eni- main. ploie poür la faignée du bras ( voy. §.VII. ) peut feryir p mais il y en a un autre qui eft propre à la faignée de la main , fur- tout fi c’eft la: fah'atelle qu’on a, ouvert, & qui -eft plus élégant & plus commode. Après avoir mis fur la. plaie, une ou deux petites comprefles , on prend une bande d un peu plus d’une aune , , mais fans rubaiiS' à fes ex¬ trémités ; on fait deux circulaires autour du Bandages pour les bras. 417 poignet , ôc la conduifant fur le dos de la main , .on la fait paffer entre les doigts auriculaire 8c annulaire , puis revenant fur le dos de la main entre ce dernier doigt & celui du milieu , on ia porte au carpe fur la comprefle pour croifer l’autre jet. On répété trois fois cette circonv.o- lution autour du doigt annulaire ÔC du carpe , on finit par autant de circulaires autour de celui- ci que le permet la longueur de la bande 5 SC on l’arrête à l’endroit où elle finit. X I. Bandage pour les brûlures de la main. Après avoir appliqué l’appareil convenable on prend une bande de cinq aunes de long iurw de la fur un pouce de large ; on commence par deux circulaires autour du carpe , on la conduit par la paume de la main au doigt auriculaire qu’qn; couvre par des doloires afeendans , depuis fa bafe jufqu’à fon extrémité , ÔC par des doloires defeendans depuis fon extrémité jufqu’à fa bafe ; on va enfuite au doigt annulaire, que l’on couvre, de la même manière , puis à celui du milieu ÔC à l’index ( voy. fig. 18. a , b , c , d. ). On con¬ tinue par des circonvolutions e e e autour du métacarpe , entre le pouce 6c l’index; 6c le mé¬ tacarpe étant ainfî couvert , on va couvrir le pouce f, comme les autres doigts ; on fait en- fuite quelques doloires g g g autour de la partie inférieure du métacarpe , 6c l’on achevé par des circulaires au même endroit h , où l’on avoit commencé. Les François ont donné à ce ban¬ dage le nom de gantelet , parce qu’il enveloppe toute la main comme un gant ; il empêche que les doigts ne fe collent entr’eux où avec la main, ce que j’ai vu arriver quelquefois par la négli¬ gence du Chirurgien. On peut encore faire ce Bandage pour la frac¬ ture du pou¬ ce. Bandage pour la frac ture d’an au tre dÿîgt. bandage avec une bande plus longue , que l’ou roule autour de la main ôc des doigts , en met. tant dans les interftices de ceux-ci des bande¬ lettes chargées de quelque huile ou onguent appropries. XII. Bandage pour la fracture du pouce. La fradure du pouce demande lé bantfege fuivant : Après avoir fait la réduârion comme je l’ai dit ailleurs , part. I. liv. IL chap. VU. % XL on prend une bande longue d’une ou de deux aunes ÔC large d’un pouce , roulée a un chef; on fait deux circulaires autour du carpe , puis on la conduit fur la fraéfure , où l’on fait trois autres circulaires. On y applique enfuite deux attelles de gros carton de la largeur d’un doigt, l’une en dehors , l’autre en dedans du pouce , après y avoir auparavant placé deux petites com- preffes , dont on peut cependant fe paffer. On aiTure ces attelles par deux ou trois circulaires; on ramene enfin la bande au carpe , ôc onl’y ar¬ rête après quelques tours. S’il y avoir fraâure aux deux phalanges ^ le bandage feroit le même , avec cette différence qu’on le répété fur chaque fraéture féparément, & que les attelles doivent couvrir toute la lon¬ gueur du doigt. XI 1 1. Bandage pour la fracturé d'un autre doiÿ- Lorfqu’un autre doigt eft fracturé , le bandage ■précédent a encore lieu, avec cette différence » qu’on embrafle avec la bande le doigt voifin , pour lui fervir de foutien Sc de point d’appui , êc accélérer la réunion. ^audaces pour le bras. 429 jlV. Bandage pour la fracture de plujieurs doigts. ^ Lorfqu’il y a plufîeurs doigts fraâurés , après en avoir fait la réduâion , on fait d’abord deux Je pîj circulaires autour du carpe avec une bande de fieurs doigts, trois aunes de long fur deux ■ doigts de large 5 on la porte fur les doigts ^ fraâiurés par le dos de la main, ÔC on les enveloppe tous de ma¬ nière qu’il' n’y ait aucune inégalité 8c que tout foit bien couvert. On applique enfuite fur la paume de la main une plaque de gros carton , repréfentée pl. XXXVI. fig. 5. femblable à celle que j’ai propofé pour le métacarpe ( §. IV. ) Sc on l’alfujettit exaéfement avec quelques tours de bande. D’autres penfent qu’il vaut mieux te¬ nir les doigts un peu fléchis , 8c remplir la main avec une pelotte , que l’on aflujettit auflî avec la bande. De quelque manière qu’on ait pro¬ cédé , on ramènera la bande au carpe 8c on l’y arrêtera. On mettra enfin la main en écharpe , jufqu’à ce que le cal foit bien formé. X V. Le demi - gantelet pour la luxation des doigts. L’expérience journalière apprend que les lu- xations des doigts fe guèriflent ordinairement ^0“*^ des**^*' é’elles-mêmes , 8c qu’il fuffit de faire une légère doigts, extenfîon. Cependant fi l’ancienneté du mal , la fbiblefle extrême de l’articulation , ou d’autres circonflances exigent un bandage , on ufera du fuivant. On fait deux circulaires autour du carpe 3vec une bande d’une aune 8c demie de lon¬ gueur 8c d’un doigt de large , comme dans la l^acture des doigts 5 on la porte enfuite fur le de la main vers le doigt luxé ; on la mene autour de la jointure où s’ell faite la luxation ^ 430 Inst, de Chik, P. lïl. Ch. Vl & après y avoir fait un croifé , on revient carpe: on répété trois fois la même circonvoiu tion , & on finit par arrêter la bande au carpe Si plufieurs doigts font luxés , on fera fur chai cun d’eux les mêmes tours de bande que j’aî 1 prefcrit pour un feul ; mais alors la bande doit avoir le double ou le triple de longueur. Ce bandage couvre la main & laifle les doigts nuds , ce qui le fait reflembler à la nioitié d’un gant ; de - là lui vient lé nom de demi-gankkt que les François lui ont donné. XVI. Bandage pour V amputation des doigts. Bandage Le bandage dont on fe fert lorfqu’uné partie ta°tion d’un doigt a été emportée par quelque accident, doigts, ou qu’on en a • fait l’amputation pour caufe de gangrené , de carie , ou autre femblable , eft le même que celui que j’ai propofé ci-deffus pour le pénis. Après avoir panfé la plaie avec les médicamens appropriés , & l’avoir couverte de charpie , d’un emplâtre 8c d’une compreffe en croix de malte ( voy. pl. IL fig. e ) on prend une bande d’un pied de long fur un doigt ou un pouce de large , qui efl; repréfentée pl. ü. lett. e , ôc on la rouie autour de la partie , pour contenir l’appareil. XVII. Bandage pour V amputation de la main ou de Vavant-hras, Bandage Lorfqu’on a fait l’amputation de la main ou de pour l’ampu- pavant-bras , après avéir appliqué l’appareil con- inain ou* de^ venable ( voy. part. II. chap. XXXVI. §. VIH* ) l’avant-bras, prend une bande de cinq ou fix aunes de long fur deux ou trois doigts de large & roulée à deu> chefs. On pofe fon milieu au travers de la main au-deflus du moignon , à l’endroit marqué Bandages four les bras. 431 |g lett. c, pl. XXXVIII. fig. 19. 6c l’on y fait trois circulaires , pour affujettir exaâement l’ap¬ pareil qui couvre la plaie a ; on mene enfuite rundes deux chefs de c en d pour revenir par l’autre côté du moignon, où on l’engage fous l’autre chef avec lequel on fait le tour du mem¬ bre. On renverfe enfuite obliquement le premier chef, 6c on le ramene à l’extrémité du moi¬ gnon c, au même point d’où il étoit parti , ainfî qu’on le pratique dans la capeline pour la tête k pour la clavicule. On répété les mêmes cir¬ convolutions jufqu’à ce que le moignon 6c l’ap¬ pareil foient bien recouverts ^ 6c qu’on juge que celui-ci eft fufiSfamment affuré ; on arrête alors l’extrémité du chef le plus court par des do- loires qu’on fait en montant êc en defcendant avec le plus long , 6c l’on fixe la fin de celui-ci avec des épingles ou quelques points d’éguille. Il faut obferver toujours dé bien ferrer la bande pour aflurer d’autant mieux l’appareil , 6c pour arrêter le fang dans les vaifleaux coupés. L’ap¬ plication du bandage étant achevée , on fait coucher le malade ; on place le moignon fur un oreiller, 6c on fait tenir à côté du lit -un aide qui le comprime fortement avec fes mains jufqu’à ce qu’il n’y ait plus d’hémorragie à craindre. On ne doit point lever l’appareil avant le troifîème jour , às moins qu’on n’y foit forcé ; 6c lorfqu’on y vient , il faut procéder avec beaucoup de niénagemens , 6c n’ôter que ce qui fe détache aifément. Enfin , lorfque le malade eft en état de fe lever , on met le moignon en écharpe ( vqy. fig. 17. ce) jufqu’à parfaite guèrifon. XVl II. Bandage pour l'amputation du bras. Lorfqu’on a fait l’amputation du bras au- Bandage, '43^ Jn^t. de Gain, P. IIL Ch.Vi pour l’ampu- deflus du coude , après avoir lié les artères or, tariondu applique un bandage parfaitement fembl^ aux précédens 5 fi ce n’efi que la bande doit être plus longue Sc avoir environ fix aunes 8c qu’on applique au côté interne du bras , fur le trajet de l’artère brachiale , une comprelFe étroite mais épaifle , fur laquelle on fait paffer la bande. Mais fi , comme on y eft quelquefois obligé * l’on a fait l’amputation 'près de l’épaule, 5î,qu’i{ ne refte que deux , trois ou quatre travers de doigts de moignon , après avoir fait la ligature des artères , on prend une bande de huit aunes de long fur trois ou quatre doigts de large , & on l’applique de façon que le chef , qui dans les bandages précédens , devroit être rènverfé furie moignon , fait le tour de la poitrine , en paflant fous l’aiflêlle faine , & revient au moignon pour l’embraflêr exadement ;fans cette précaution le bandage ne feroit point aflez ferme & glifferoit aifément. Si enfin la portion du bras reftante étoit trop courte , il feroit plus à propos d’em¬ ployer le bandage que je vais décrire pour l’am¬ putation du bras dans l’article. XIX. Bandage pour Vamputation du hras dans Varticle. Bandage Lorfqu’on a fait l’amputation du bras dans fon articulation avec l’omoplate , après avoir dans l’article! panfé la plaie ainfi que je l’ai dit part. II. chap. XXXVn. §. VIII. on appliquera le bandage fui- vant : Prenez une bande de dix ou douze aunes de long fur quatre doigts de large & roulée a un chef ; pofez fon commencement .fous l’aiffeU® faine , & faites-l’y contenir ^ar un aide ; tez-là en travers fur la poitrine vers l’épaule ma¬ lade 5 ôc paiTant par- deflus , ramenez - la par Bandages pour les bras 435 dos à l’aiffelle faine ; ce que vous répéterez une autre fois. Etant arrivé fous l’aiflêlle faine , ren- verfez îa bande fur l’épaule du même côté pour venir par le dos à l’épaule malade^ & de celle-ci retourner par la poitrine fous l’ailTelie faine ; ve¬ nez enfuite faire une circonvolution autour de la partie affeâée , 6c paffant fur la poitrine re¬ tournez à l’épaule malade , en faifant croifer les jets de la bande. Après avoir fait quelques au¬ tres circonvolutions femblables , employez le refte de la bande en circulaires autour de la poitrine 6c de la partie mutilée , afin de mieux afliirer l’appareil , 6c finilFez par l’arrêter exac¬ tement en dilFérens endroits avec des épingles ou quelques points d’éguille. Garangeot, dansfon traité d’opérat. tom. IL pag. 380 , appelle ce bandage fpica defcendant. ======== CHAPITRE VII. Bcs Bandages pour les extrémités inférieures, I. Bandage pour la fracture de la cuijfe. En parlant des bandages des extrémités in¬ férieures , je commencerai par ceux de la cuiffe, 8c je traiterai enfuite fucceflivement de ceux de la jambe 6c du pied. Ceux qu’on em¬ ploie pour la fraélure du fémur varient fuivant le lieu 6c l’efpèce de cette fraéfure. Cet os peut être fraâuré dans fon col , ou au-deflbus , 6c dans fa partie fupérieure , moyenne , inférieure , en travers ou obliquement : chacune de ces dif¬ férences exige un bandage particulier. Lorfque la fraâiure eft au-deflbus du col du fémur , 6c à fa partie moyenne ou inférieure voifme du ge- Tom. 2F-. Ee Bandage pour la frac4 ture de la cuiâe. 434 IN^T. DE Chie» P. III. Ch. VII. nou , après avoir fait la réduârion de la manière que je l’ai prefcrit part. I. liv. II. chap. VllI, on aura trois bandes , dont une fera de trois aunes de long, Sc les deux autres de quatre, fur trois ou quatre doigts de large ,, toutes les trois rou¬ lées à un chef. On entourera la partie fradurée d’une pièce de linge fimple , fendue en quatre chefs , vqy. pl. II. fig. i8. , Sc trempée dans le vin chaud , l’eau-de-vie ou l’oxicrat faifant en- forte que les chefs montent les uns fur les autres èc fe croifent. On appliquera enfake fur la par¬ tie poftérieure de la cukfe, une forte compreffe de même longueur que le fémur , aux extrémités près , pour remplir le vuide que forme en arrière la courbure de cet os : fans cette précaution le bandage pourroit le rendre plus droit ôc plus long qu’il ne l’eft naturellement. Ces préliminai¬ res remplis , on fait élever la cuiffe par deux ai¬ des , dont l’un tient la partie fupérieure & l’au¬ tre l’inférieure , 6c l’on procède à l’application du bandage de la manière fuivante. On fait d’a¬ bord autour de la partiè fraéïurée , trois circu¬ laires bien ferrés, avec la bande de trois aunes , comme on l’a vu pour la fraûure du bras ( voy. chap. VI. §.!.); on monte enfuite vers l’aine par des doloires , ÔC après y avoir fait quelques au¬ tres circulaires , on y arrête la bande ; on prend alors la fécondé , qui a quatre aunes de long > on fait comme avec la première , mais dans un fens contraire, trois circulaires autour de la frac¬ ture, 6c après avoir appliqué une compreffe gra¬ duée (a) fur la partie inférieure de la cuiffe, pour l’égalifer avec la fupérieure , on vient au genou par des doloires defcendans , 6c après quelques (a) P’oy. pl. IX. fig. I. Baî^d. pour les Extrémités inferieures. 43 5 circulaires on y arrête la bande. Il faut obfer- ver, pour la perfeâion du.bairdage que fi la fizàute éft oblique, les .toürs- de bande doivent être beaucoup plus ferris ^jue . fi elle étoit tout- à'fait tranfverfe : on prend enfuke quatre com- prefles longues d’environ un pied & larges de trois doigts ; on les pofe en long fur les parties antérieure , poftérieure & latérale de laxuiffe , comme dans la fraé^ure du bras , on les affu- jettit avec la troifième bande , qui a auffi quatre aunes de long , en faifant d’abord trt)is circulai¬ res autour de, la fraérure , 6c continuant par des doloires afcendans ôc defcendans jufqu’à ce que les comprefles foient bien recouvertes ; on ar¬ rête enfin exaâement la bande à l’endroit où elle finit (4) j on prend alors quatre petites at¬ telles , ou deux plus grandes , de bois mince ou de gros carton , trempées dans le vin chaud ou l’oxicrat ; on les applique auffi exactement qu’il eft pbff.ble fur les parties antérieure & pofié- rieure de la cuiffe , ôç , on les affujettit avec trois ou quatre liens , de la même façon que Je l’ai prefcrit ci - deffus à ' l’égard du bras { voy. chap. VI. § I. & pi. XXXVIII. fig. 17. aaa , bbb). . : , : ; : : Le bandage ainfî achevé il- eft queftipn fie Situation placer la cuilTe dans une fituation convenable; Vapfn-.- On fe trouve très-bien pour cela d’une efpèce d’é- cation da tui fait avec du linge & afferrni par deux bâ- tons cylindriques couverts^, de paille connu des François fous le nom de fanons^ & des Alle- (a) On peut auffi très-bien faire ce bandage avec la bande à dix- huit chefs , foit qu’il y ait plaie , foit qu’il n’y en ait; point. On eft difpenfé par-là.ds lèu- lever la cuiffe à chaque panfemsnt. ' V Ee ij 1 435 Inst. DE Chir, P. llî. Ch. PU, mans fous celui de Jlrolade ( voy. pl. ix. g» 5.). Il faut obferver ici que les deux bâtons AAAA ne doivent pas- avoir la même lon¬ gueur , pour la fraâure de la cuiffe, comme pour celle de la jambe , ainfi que l’indique la fig. 5. qui appartient à cette dernière fradure. En effet , le cilindre qu’on applique à la partie intérieure de la cuiffe, doit aller feulement de la malléole interne à Faîne ^ le cilindre exté¬ rieur au contraire , doit être affez long pour monter de la malléole externe jufqu’au -deffus de la hanche , ôc même , félon ^ quelques - uns jufques feus l’aiffeile , afin que que la cuiffe foit d’autant mieux affejettie ; car fi les fanons étoient trop courts , fur-tout lorfque la fraâure eft obli¬ que , il feroit à craindre que le membre nes’ac- -courcit , Bc le malade ne devint boiteux (a}. Après qu’on a ainfi étendu la jambe j de manière que le gros doigt du pied fé trouve dans la mê¬ me ligne que la rotule , ou tant foit peu plus en dehors-, on remplira de charpie brute ou d’é¬ toupe îoùs les vuides qui fe trouvent au bas de la jamhe , feruS le jarret 8c ailleurs. Quelques Chirurgiens modernes font dans l’ufage de cou¬ vrir la jambe avec de larges compreffes , afin de mieux affurer le- bandage , & d’empêcher que les liens des fanons ne bleffent les parties ; d’au¬ tres xifoient cette précaution inutile. On attache ordinairement les fanons avec-fept liens, lef" quèîs ont environ trois pieds de long , fçavoir trois à^à jambe {voy. pl, -XXXVIII. fig. io. a b c ) y ■ {ay M. Petit veût au contraire que cette; partie des fanons ne monte pas àu-deflus des hanches , prétendant que cette longueur fuffit. Foy. malad. des w P- r°3‘ U 165. - BAîJD, pour les extrémités INFERIEURES, 437 trois à la cuiffe , & le feptième , qui eft le plus long ï autour du ventre : au lieu de ce dernier quelques-uns fe fervent de la ferviette. On doit avoir l’attention d’attacher ces liens aux fanons avant d’y placer le membre on rifqueroit fans cela de le déranger : il eft bon auflî de nouer le lien du milieu avant les deux des extrémités, 6c de faire toujours les nœuds fur le côté externe des fanons , pour qu’on puifle y porter plus fa¬ cilement les mains. On placera fous la plante du pied , une femele faite avec du bois mince ou du gros carton, à laquelle on donne la figure du pied ( voy. pl. IX. fig. .6. 7. ) 5c on la fixera avec trois liens a a a , de manière que les deux des côtés , après s’être croifés , viennent fe ren¬ dre au genou ou au gras de jambe ( voy, pl. XXXVIII. fig. 20. e f ) , où on les arrête avec des épingles contre les fanons ; quant au troi- fième , on l’attache avec les liens des fanons à l’endroit qui paroît le plus convenable : par ce moyen le pied fera mieux contenu dans fa fituation naturelle , ôc le malade , après fa guè- rifon , n’aura pas perdu la faculté de s’appuyer fur le talon , comme il arrive quelquefois. Il eft encore à propos , pour que cette femele ne blefte pas la plante du pied , de la couvrir d’une bonne comprelfe f voy. pl. IX. fig. 7. ) : on logera aufiî le talon dans une efpèce d’anneau fait avec du linge mollet ( voy. fig. 8. a ) qu’on attache avec des liens b b autour du tarfe , pour prévenir l’inflammation qui pourroit neître de la preftion continuelle du bout du talon fur le lit , pendant un fi long-tems. Cet anneau ne produit pas mê¬ me toujours l’effet qu’on délire , ÔC preffant la partie inférieure du tendon d’achille , il incom¬ mode le malade. On fe trouvera donc très-bien Ee iij 43 s Inst. DE Chir. P. lîL Ch. VU. de faire p.affer fous le talon une large bande à deux chefs roulée, dont les globes ne laiffanten- tr’eux que la largeur d’un pouce , feront bien affujettis & coufus de part & d’autre ( vqy. fig. 2i. pl. XXXVIII.), les malléoles portant fur ces globes a a , le talon & le tendon d’achille fe¬ ront fufpendus 6c à l’abri de toute preffion , ainfî que je l’ai expliqué au chapitre de la fraduredu fémur ; enfin , fi cette fituation même commence à devenir incommode , ainfi qu’il arrive quel¬ quefois , on placera fous le talon des couffinets trôs-mols , que l’on changera de tems en tems. Après avoir exécuté tout ce que je viens, de dire, il ne refte plus qu’à pofer la cuifle & la jambe fur des oreillers , de manière cependant que la première foit plus baffe , de peur que le pied -îie fe tuméfie. Quelques Chirurgiens placent de plus fous ces oreillers une planche bien liffe 8C polie , pour contenir d’autant mieux tout le membre, depuis les hanches jufqu’au talon, dans fa reâitude &fa fituation naturelle. Enfin, pour qu’il ne gliffe point d’un côté ou d’autre , il ell néceffaire de l’affujettir avec des cordons , fixés d’un côté avec le lien du milieu de la jambe, & de l’autre avec des clous fichés dans chaque côté du lit , & de placer à droite & à gauche des draps de lit roulés en cilindre. Cette atten¬ tion eft fuffifamment diéfée par la nature mê¬ me de la maladie , dans la fraéture de la cuiffe ? ainfi que dans celle de la jambe. On couvre en¬ fin tout cet appareil d’une efpèce de voûte faite avec des demi cerceaux, femblables à ceux dont on fe fert pour les tonneaux , félon la defcrip- tion de Scultet pl. LVL (ti) , ou avec la moitié (a) Arcenai de chirurg. édit. 1/1-4°. 1666. four les extrémités INFERIEURES, 439 du cercle d’un tambour ou d’un tamis , & l’oa place par-deflus les couvertures du li% qui fans cela p^feroient fur la partie fraâurée, Sc dé- rangeroient la fituation du membre. J’ai parlé au chap. de la fraélure de la cuifle , des autres attentions relatives à la fituation du malade. II. Bandage pour la fracture oblique de la cuijfe. Si la fraéture du fémur eft oblique , le ban- « „ . dage doit être plus ferré , 8c le Chirurgien , de la fraâure”' concert avec le malade , ne rien négliger de tout ce qui peut contribuer à maintenir la cuiffe en fituation. Ainfî donc, outre ce que j’ai dit part. I. liv. II. chap. VIII. § . VIII , on pratiquera en¬ core ce qui fuit : Placez d’abord entre les cuif- fes du malade , une longue ferviette , dont vous ferez pafler une partie fur l’aîne du côté ma¬ lade , ôc l’autre fous la fefle du côté oppofé & les tirant en haut attachez- les , l’une à droite 6c l’autre à gauche , avec des clous fichés dans le bois du lit ; ce qui empêchera que le corps du malade ne gliflè en embas. Attachez de plus un lien très - fort au - delTus du genou du côté malade , Sc venez le fixer à un clou fiché dans la partie inférieure du lit , pour que le membre ne puiffe pas remonter ; ÔC de peur que ce lien n’incommode le malade , il fera bon de le chan- / ger de place de tems en tems ; Sc quant à la ferviette placée entre les cuifles , de faire paflêr du côté gauche , la partie qui a refté quelque tems au côté droit, Sc réciproquement. On peut encore tranfporter fur les malléoles le lacq qu’on a placé fur le genou , Sc le changer encore à fon tour quelque tems après , en le replaçant fur le genou ; ce qu’on répété plufieurs fois , jufqu’à ce qu’on juge que le cal eft bien affermi. On Ee iv 440 Inst, de Cuir. P. III. Ch. PU, fe trouvera très-bien aufîi de pofer fous lè pie(j du côté foin , un cylindre de bois couvert de linge 5 & bien affujetti ; le malade s’appuyant & faifont effort avec le même pied contre ce cylindre , pourra aifément fe foutenir dans la bmation où ileft placé, & même s’y remettre fuppofé que fon corps fût defcendu plus bas qu’il ne faut. Cette pratique eft d’une très - grande utilité , non-feulement dans les fraâures obliques de la cuiffe , mais encore dans les tranfverfes. Manière de Après avoir appliqué régulièrement le ban- renouveiier dage, OU n’y doit point toucher iufqu’au hui¬ tieme oC meme juiqu au quatorzième jour , a moins qu’il ne furvienne quelqu’accident qui l’exige ; ôc li le bandage étant trop lâche ou trop ferré, ou par quelque accident imprévu, on étoit* obligé de lever l’appareil , il faudroit détacher les bandes avec la plus grande circonf- peéfion. On ne lèvera de même le fécond 8c le troilième appareil qu’après quatorze jours ; on' laiffera le troifième ou le quatrième juf- qu’à ce que le cal foit bien affermi , ce qui n’ar¬ rive guère avant la fixième femaine , à caufe du volume de l’os , & même avant la huitième , la neuvième & la dixième , fi le malade eft avancé en âge ou cacochyme. En outre , quoi¬ que l’on juge que la réünion eft bien faite , le malade doit obferver pendant quelque tems de ne marcher qu’avec le fecours d’un bâton ou même de potences , de peur que l’os ne fe caffe de nouveau. III. Bandage pour la fracture du col du fémur. Bandage Dans le cas de fraâure au col du fémur , on tme da wi" ^vec fuccès le bandage que j’ai dé- da fémur. ci-deffus fous le nom de fpica inguinal fim- Baîjd. pour les extrémités inférieures. 441 Pie (voy. chap. V. §. 8. & pl. XXXVIII. fig. 16.); oa fe fervira pour cela d’une bande de quatre ou cinq aunes de long fur trois ou quatre doigts de large , êi l’on aura foin d’embraflèr exaôe- ment la partie fradiurée , 6c de la contenir en embas , de peur que les mufcles de ces parties , qui font très- forts , ne faffent remonter le col du fémur 6c n’empêchent fa réunion avec la tête de l’os ; ce qui rendrbit le membre plus coure & le malade boiteux ^ on emploie le refte de la bande en circulaires autour de la cuiffe , 8c on l’arrête avec une épingle ou quelques points d’éguille. On place enfuite le membre .dans les fanons, ainfi que je l’ai dit ( f. I.); il faut bien recommander au malade de garder un parfait repos : on fuivra pour le refte , ce que j’ai dit liv. IL chap. VIII. , 8c en dernier lieu §. I. II. I V. Bandage pour la luxation du fémur. La luxation du fémur par caufe externe , eft beaucoup -plus rare qu’on ne l’a cru jufqu’au^ jourd’hui : elle éPe plus fouvent occafionnée par un vice interne , c’eft-à-dire par un amas d’hu' mejars viciées dans l’articulation , ainfi que je l’ai dit au chapitre de la luxation du fémur , où j’ai fait obferver qu’on avoir fouvent pris pour la luxation de cet os , la fraéture de fon col ; Su comme il eft ordinairement très- difficile ' ""'X I I. Bandage pour la faignée du pied. Bandage 4 Prenez Une bande longue d’une.au.he Sc de- |Jée du iur deux doigts de largé, roülée 'à un chef, . ’ que vous appliquerez en-dehors fur le pied , en la lâifTant pendre environ de la longueur d’une paime /comme pour îa faignée du bras ; portez- la^fur la compreiTe, où vous la contiendrez avec le pouce de la main gauche ; pafléz obliquement fur. le tarfe f defeendez fous la plante du pied, Ba^d- podjr les extrémités inférieures. 451 gc embraffei-la comme avec un étrier , en re¬ montant de l’autre côté fur la compreffe , où vous ferez trois circulaires. Revenez enfuite obli¬ quement fur le tàrfe vers les malléoles ; puis portez la bande toujours obliquement fur la comprelfe & à travers le tarfe , pour revenir fous la plante du pied, & remonter aux mal¬ léoles , en repaflant obliquement fur la com¬ preffe. Continuez ces: circonvolutions jufqu’à la fin de la bande , Ôc arrêtez- la par un noeud avec l’autre bout que vous avez laiffé pendre ,' fur le côté externe du pied , ( voy. pl. IIP. fig. I. E. ). if. Quelques Chirurgiens commencent 'ce bandage: par quelques circulaires au- deffus des, malléoles , d’où ils defcendent obliqùiement pat le tarfe à la plante du pied , 6c formant üri étrier , ils remontent au tarfe où ils font plu- fleurs circulaires ou doloires, pour couvrir exac¬ tement les compreffes , ainfi qu’on le voit- pL XXXVIII. fig. 24. AB ; ils arrêtent enfin l’ex- rrêmité de la bande avec des épingles , ou ^ ce qui vaut mieux, avec quelques points d’é- guille, ^ 3®. Si la faignée a été faite fur le métatarfe ^ ou fur quelqu’un des doigts, du pied , on com¬ mence le bandage par quelques circulaires- fur la compreffe : on monte . enfuite par des- do¬ loires au tarfe , ÔC paffant obliquement ffur les malléoles, on embraffe la jambe ; on revient obliquement au tarfe , l’on defcend par des do¬ loires à l’endroit où on a commencé , & on y arrête la bande. Il y a plufîeùrs autres manières de faire le bandage pour la faignée du pied , mais il n’y en a aucune dans laquelle on n’en¬ gage la plante du pied dans la bande , comme 45i Inst, de €hir, P. III. Ch.VII. dans un étrier : aufli a-t-on donné le nom gé¬ néral A' étrier à ces fortes de bandages. XIII. Bandage pour la faignée au gras de jambe. Bandage Après la faignée au gras de jambe , que je né^au gras P^^^f^re à celle du pied , comme moins dange- de jambe, reufe , on fait le bandage de la manière qui fuit; Prenez une bande de deux aunes de long fur deux doigts de large, roulée à un chef ; appli¬ quez -la fur le haut du gras de jambe , en laiflant pendre le bout en-dehors de la longueur d’une palme; retenez-la avec le pouce de la main gauche fur la compreffe ; portez-la obli¬ quement à la partie inférieure & interne de la jambe , & en embfaffant la jambe , . remontez obliquement de fon côté externe vers le côté interne, en paflant fur la compreffe jufqu’au jar¬ ret j où vous embrafferez la jambe pour revenir à Tendroit où vous avez commencé. Vous répé¬ terez les mêmes circonvolutions en forme de 8 de chiffre , & revenant fous le jarret , vous at¬ tacherez le bout de la bande avec l’autre bout pendant. Au lieu de laiffer pendre^ -le premier bout de la bande , on peut l’affurer par deux ou trois circulaires -^rau-deffus du gras de jam¬ be, faire enfuite Lies circonvolutions en forme dé: 8 de chiffre , comme ci - devant j arrê¬ ter, de la même façon la bande '4 féndrOit ou cm -a' commencé. O i : ■ X I V . Bandage aptes' Vdfnputation dé la jambe ou de la cuijfe. Bandage Je ne m’arrêterai point 4 décrire les banda- putation d”ia *1^1 Conviennent après l’amputation de la jambe ou de jambe ^ de la cuiffe , puifqu’ils font les me* la cuiffe. capeline qu’on emploie après l’am- Band. pour les Extrémités inférieures, 45 5 putation du bras ( voy. pl. XXXVÎIL fig. 19. ) , dont j’ai donné ci-deffus une ample defcription ( voy. chap. VI. §.17. Sc fuiv. ) -, les bandes doi¬ vent feulement être un peu plus longues ôc plus larges. C H A P I T R E V I I 1. Du bandage pour la fracture de la cuijfe ou de la jambe , avec plaie. 1. A Près avoir réduit les fragmens 8c panfé la Bandage plaie, de la manière qûe je Fai expliqué ail- leurs , on en viendra à l’application du bandage, jambe avec Les Chirurgiens ont imaginé pour ces fortes de cas , le bandage à dix-huit chefs ( voy. pl. JX. fig. 4. BB ) (a) , lequel pouvant être ôté , ap- ' pliqué de nouveau , ferré fans prefque re¬ muer le membre ^ facilite extrêmement la réu¬ nion , & l’emporte infiniment fur les longues bandes dont on fe fert dans les fraélures Am¬ ples, & qui ne pouvant être appliquées fans foulever ÔC fecouer très-fouvent la partie fraâiu- rée , ne conviennent nullement dans les cas dont il s’agit : voici la manière d’appliquer ce ban¬ dage à dix-huit chefs. I r. Lorfque le tibia eft fraéluré 8c qu’il y a plaie Manière (a) II paroît par le liv. 8. chap. 10. n°. 7. de Celfe , que les Anciens fe fervoient pour les fradures avec plaie , des mêmes bandes que pour les fradures (im¬ pies. Mais ces bandes ont plufîeurs inconvéniens dont |e vais dire un mot. F f iij '4S4 Inst, 'de Chir. P. 111. CK Vlll. S’appliquer extérieure , ainfî qu’il eft repréfenté pl. IX. fia les bandes. 4 ^ après avoir fait la réduélion & panfé la plaie 5 on applique les fanons ( vqy. fig. 5. A A B B ) , fous lefquels on pofe trois pu quatre ru¬ bans d’environ trois pieds de long. Par- deffus les fanons , on pofe encore en travers trois au¬ tres rubans de même longueur , 6c fur ces ru¬ bans la bande à dix- huit chefs, vqy. fig. 4. B B & pl. XXXVIII. fig. Z5. CC, DD, EE,&fur le milieu de la bande une comprefle de même longueur & d’un travers de main de large , défi tinée à recevoir le fang ÔC les ordures qui for- tent de la plaie , afin que la bande fe faliffe moins, êc qu’on foit obligé de la changer moins fouvent. Enfin, on pofe la jambe fur cette comprefle. III. î)aYde^à*^dx^ Tout étant ainfi préparé,, on fait tenir par des huit chefs.'^" aides le membre dans fa fituation convenable ( vqy. pl. XXXVIII. fig. 25. AB ) ; on releve alors les deux chefs du milieu de la pièce interne de la bande , après les avoir trempés dans l’eau- de-vie ou l’oxicrat chauds , pour qu’ils adhérent plus fortement , 8c on les applique autour de la jambe , en les faifant croifer fur l’appareil qui couvre la plaie. On applique enfuite de la mê- ine façon les deux chefs inférieurs 5c fiipérieurs de la même pièce, en obfervant de ne point leur décrire un cercle parfait , mais de les croifer obliquement, ainfî que la même fig. 25. CGC, D D D le démontre ; ce qui rend le bandage plus ferme. On pourfuit pair les chefs de la pièce du milieu , qu’on applique de la même manière, en commençant toujours par les chefs intermediai¬ res., vqy. fig. 25. BMD. POUR LES EXTRÉMITÉS INFERIEURES. 4 $ $ IV. Les dou2e premiers chefs étant ainfî appli- Manière qués , on prend deux compreffes graduées, com- fêrclXref- me je l’ai dit ( chap. VIL §. X. voy. pl. IX. fig. fes & Us at-^ 13.) d’un pied de long 8>C de deux ou trois doigts *®^^**’ de large fuivant l’embonpoint ôc la taille dufu- jet , trempées dans l’eau-de-vie chaude , Sc on les applique en long l’une fur le côté externe de la jambe , C C C fig. 25. pl. XXXVIII. & l’au¬ tre fur le côté interne , êc on les affujettit avec les fix chefs reftans E E , FF, GG, lefquels font les plus longs de la bande ; on applique enfuite fur les compreffes deux attelles affez lar¬ ges de gros carton trempé dans le vin ou l’oxi- crat chauds , .ou d’un bois propre à cet ufage , & on les attache au moyen de trois rubans fur le côté externe de la jambe , de manière qu’elles i’embraffent exadement. V- Après l’application du bandage, 11 fautfonger- situation^» ' à mettre la jambe dans une fîtuation convenable membre a- & commode , comme dans les fradures Amples. cIuonduLa. Les Anciens attachoient pour cet effet des couf- dage. finets autour des jambes , comme on le voit par les defcriptions 5c les figures de Solingiiis , de Purmann , ôc d’autres Auteurs ; mais ces couflî- nets ou oreillers étant infuffifans , on leur préféré les fanons dont j’ai donné ci-deffus la defcrip- tion 5>C fait voir l’ufage dans la fradure de la jambe {voy. chap. VIL § XL )i On trouvera au § IL du même chapitre , où j’ai traité du ban¬ dage pour la fradure de la cuiffe , tous les dé¬ tails qui concernent la fîtuation de la partie ôc les moyens de foutenir la plante du pied ÔC le Ffiv Renouvelle¬ ment de l’ap¬ pareil. 456 In ST. DE Chir. P, III. Ch. PIU, talon , repréfentés dans la fig. 20. de la ni XXXVIII. , V I. Le renouvellement de l’appareil demande les 'attentions fuivantes: Premièrement, onpanfera la plaie chaque jour ou de deux jours l’un, fui- vant l’abondance de la fuppuration ; & pendant tout le tems qu’on met à changer l’appareil , on fera foutenir exaâement le pied par un aide , de peur que le membre ne vacille & ne quitte fa fituation naturelle. Après avoir nettoyé la plaie , on y appliquera les médicamens appro¬ priés & le refte de l’appareil , de la même ma¬ nière que je l’ai expliqué ci-deffus §.III. Scfuiv.; ce. que l’on continuera jufqu’à ce qu’elle foit parfaitement cicatrifée. Alors , fi l’on juge que la réunion de la fraélure n’eft point encore ache¬ vée , on appliquera le bandage que j’ai propofé pour la fraéfure fimple , on laiflera le mem¬ bre dans cet état pendant quelque tems encore. Dans l’ufage de la bande à dix-huit chefs , lorf- qiie la compreffe qu’on a mis fur cette bande eft falie par le fang êc les ordures qui fortent de la plaie , on la tire avec précaution , en fai- fant foulever doucement la jambe par un aide , Bc on y en fubftitue une autre ; & fi la bande elle-même eft Talie , on la changera , en ayant la précaution de faire tenir le membre par deux aides intelligens , & de coudre la nouvelle bande avec l’autre par un de fes côtés ; par ce moyen , en tirant cette dernière, on l’attire fous la jambe avec la compreffe. . Les caiffes de bois dans lefquelles les anciens Médecins plaçoient les jambes fraéfurées , au rapport de Sculut , voy. pl. LVI , ne font point Baud. pour les extrémités ioferjeüres» 457 abfolument à méprifer ; elles ont cependant cefle d’être en ufage , & cela principalement par deux raifons. Premièrement , elles incommodent ex¬ trêmement le malade ; 5c en fécond lieu , il n’eft pas poflible d’en faire toujours fabriquer fur le champ ou d’en trouver par-tout de prêtes , fur- tout dans les armées où ces fortes de fraâures font très - fréquentes ; c’eft pourquoi on leur préféré les fanons , qui n’ont pas ces inconvé- niens. VII. Comme dans les fraâures des jambes avec Machines fracas confidérable de l’os , la réunion parfaite p” j'jes des fragmens eft très- difficile très-lente , 6c turcs ayec qu’il eft abfolument néceffaire que le membre relie pendant long-tems dans un parfait repos , quelques Chirürgiens ont cru devoir fubftituer aux fanons , des machines particulières , bien plus capables , fuivant eux , de produire ceit effet , fai¬ tes avec trois plaques de leton oblongues 8C. jointes enfemble par des charnières ( voy. pl. IX/ %• 9* )ï & qu’ils appliquent avec la femelle , fig. 7. & 8 , dont j’ai donné plus haut la deffirip- tion. L’ufage des fanons a cependant prévalu , pour les raifons que je viens de dire. Il eft pour¬ tant une machine très - ingénieufe & très - com¬ mode , non-feulement pour le cas dont il eft ici queftion , mais encore pour toutes fortes de frac¬ tures de la jambe. M. Petit , qui en eft l’inventeur, en a donné dans fon traité des maladies des os , ttne ample defeription, que l’on trouve encore dans les Mémoires de l’Académie Royale des Sciences ann. 1718 ; je l’ai faite repréfenter pl. fig. 11..6C 12, je l’ai décrite avec affez 45^ In ST, DE Chi r. PAU, Ch. Vm, de détail dans le chap. X. du livre des fraâureî §. II. VIII. SoSairTluns I^^^s la fraâure du fémur avee plaie , onem- ies_autres ploie le même bandage que dans celle de la jam- çompUquées. différence , que la bandé à dbt-huit chefs doit être beaucoup plus grande & les fanons plus longs , félon ce que j’ai dit ci- deffus ch. VIL §. IL (b). Quoique dans les frac¬ tures compliquées avec plaie du bras 8c de l’a¬ vant-bras , on puiffe également fe fervir du ban¬ dage à diK-huit chefs , rien n’empêche d’emplo¬ yer dans ces fortes de cas , 8c fur- tout dans la fraâure du bras , des bandes ordinaires comme dans les fraéfures Amples ; car le membre étant pendant , ces bandes s’appliquent & fe détachent aifément , ÔC l’ufage de la bande à dix-huit chefs feroit même fouvent moins commode. Explication de la Planche trente-huitième. La fig. I. repréfente la manière d’appliquer le bandage qui convient après l’amputation d’une mammelle cancereufe ; A B C D marquent les principaux jets de la bande; E F les compref- fes qu’on met fur, la plaie. La fig. Z. repréferite l’application du bandage d’Heliodore fur une mammelle ; a a eft la bande , dont on entoure le corps au-deflbus des mam- melles ; b b les chefs ou frondes qu’on ren- verfe fur les épaules ; c la partie de la bande (a) On trouve dans le traité des bandages de F erJu': chap. 44, un exemple remarquable de tcaéture de la jambe avec plaie ; voy, auffi Scultet , obferv. 8z. & M* . (J>) Les obferv. 77. & 78. de Scultet ont rapport a ceci. 'Explication de la XXXVîll. Planche, 459 ^jui recouvre la ' mammelle ; d le col qu’em- braffent les frondes. La fig- 3* repréfente comment on bande une mammelle avec la fronde à quatre chefs ; a eft la partie entière qui recouvre le têton ; b b les deux chefs fupérieurs ; c c les chefs inférieurs ; d l’épaule du côté fain , auprès duquel on noue les chefs par-derrière. Fig. 4. Bandage connu fous le nom de quadriga ou cataphracîa ; les lettres a b c d e f g repré- fentent les principales circonvolutions , dont j’ai donné une description fort détaillée , feâ:. IV. §. XIV. Fig. 5. Bandage pour l’omphalocele ; A l’écuf- fon qui porte fur l’ombilic pour empêcher la chûte des inteftins & de l’épiploon; B B la bande en forme de ceinture qui entoure le ventre ; C le fcapulaire qui la foutient ; dd les deux frondes d’une bande qui pafle entre les cuiffes , & qu’on attache à la cein¬ ture B B par des cordons , pour empêcher l’é- culTon de s’éloigner de l’ombilic. Fig. 6. Bandage inguinal , pour les bubons ; a a fa partie tranfverfe avec fes chefs qui embraf- fent le ventre de part & d’autre ; b b la pièce perpendiculaire qui pafle entre les cuifles ; c la partie fupérieure & plus large qui couvre l’àîne. La fig. 7. repréfente comment on applique ce bandage fig. 6. autour du ventre , pouf bien couvrir l’aîné. La fig. 8. repréfente la manière d’appliquer le bandage fig. 9. dans les maladies du fcro- tum. La fig. 9. repréfente ce bandage féparément ; a a la pièce tranfverfe ; b b la pièce perpen- Explicdtion de Id XXXEllI, PlcincJiet diculaire , divifée en deux chefs ; c ouvertuf» dans laquelle on fait pafler le pénis. Fig. lo. Le bandage en T à deux chefs per. pendiculaires , pour difFérens ufages. Fig. II. Autre bandage en T , mais à une feule pièce perpendiculaire , qu’on n’a pas même fendue d’un bout à l’autre, où l’on a lailTé en entier la partie c. La fig. 12. repréfente comment on appliquées bandage fur le ferotum. Fig. 13. Bandage compofé , pour foutenir oufuf- pendre le ferotum , appellé à caufe de cela, fufpenfoire du ferotum j ÔC par les François , k hourfe ; A A efpèce de poche pour loger le ferotum ; B B B partie tranfverfe qu’on roule autour du ventre , & dont on attache , au mo¬ yen d’un ruban b , l’extrémité a avec l’autre extrémité ; C trou par où paffe le pénis ; D D les deux chefs qui paflent entre les coif¬ fes , pour les réfléchir autour des feffes , & dont les extrémités font percées en d d , pour y attacher les rubans E E. La fig. 14. repréfente la manière d’appliquer le T fig. II. dans les maladies de l’anus; a a pièce tranfverfe qu’on roule autour du ven¬ tre ; b l’extrémité entière & fupérieure de la pièce, perpendiculaire , qui contient les comprefTes qu’on applique fur l’anus. ; ccle lieu où la pièce perpendiculaire efl: attachée avec la pièce tranfverfe ; les deux chefs w- férieurs qui paflent entre les cuiflês , ôc qu od noue en travers auprès des aînés ou fur lepa* bis , comme on voit fig. 12. La fig. 15. repréfente le bandage appellé .nal double , qui fert à plufîeurs ufages j ^ principalement 5 au moyen de certains noeu s Explication de la XXXVIll. Planche, /pfyi qu’on y fait , pour arrêter l’hémorragie qui fuit quelquefois l’opération dé la fiftule à l’a¬ nus ou de la taille ; fuivant la defcriptiôn dé¬ taillée que j’en ai donnée chap. V. §. VII ; abcdefg marquent les principales circon¬ volutions ; les points qu’on voit de a jufqu’à h, & de a g en i, marquent les deux, jets qui fe croifent fur le ventre 6c la poitrine , & qui paflant lur les épaules , reviennent par- derrière au périné ; par ce moyen l’appareil eft mieux contenu 5c l’hémorragie plus fûre- ment arrêtée. J’ai donné à ce bandage le nom de bandage noué du périné. ' - Fig. i6. Bandage inguinal fîmpîe ; il com¬ mence en a , va de b en c ; de-là il con¬ tinue fa route par d 5c é en c , 5c revient de c à fon commencement a. " La fig. 17. repréfente de quelle manière , dans la fraéture du bras , après avoir appliqué les bandes ordinaires , ôn pofe les cômprelTes Sc les attelles aa a , 8c on les attache avec des rubans b b à la partie latérale externe du bras ; c c c c- écharpe dans laquelle on met le bras, en tenant le coude fléchi, 5c dont on va nouer les bouts en d fur l’épaule du côté oppofé , en embraflânt le col , de la ma¬ nière que la figure le repréferite ; e egoüttière dans laquelle on met l’avant-bras fraéluré , Sc qui doit auffi entrer dans l’écharpe : cette gouttière n’â pas lieu dans les fraâures de l’humerus 8c dans les autres maladies de cet os 8c des clavicules. ' La fig. 18. repréfente le bandage qu’on emploie pour la brûlure de la main. Voyei ce que j’en ai dit , ch. VI. §. XL La fig. 19. repréfente comment , après l’ampu- 4^2 Explication de la XXXVlll. Planche. tation de la main , on applique le bandiefur le moignon ; A A le bras & une partie de l’avant'bras ; a le moignon couvert de char¬ pie & de compreffes ; b b les deux chefs de' la bande avec laquelle on fait d’abord des circulaires ;,c autour de l’avant-bras & des compreffes ; on réfléchit enfuite l’un des deux chefs , fur l’extrémité du moignon d , tandis que l’autre continue les circulaires. La fig. 20. repréfente les fanons & la manière de les appliquer autour de la qambe ; A A les deux, cilindres , faits avec un petit bâton entouré de paille; B B le eouflinet fur le¬ quel la jambe eft appuyée ; C la femelequi foutient la plante du pied a b c d quatre rubans avec lefquels on attache ces fanons autour de la jambe & de la partie inférieure de la cuiffe ; ef deux rubans qui fervent à fixer la femelle avec les fanons , autôur .du ruban b; g troifîème ruban de la femelle, pofé à fa partie fupérieure , pour l’attacher aufli avec les fanons. Fig. 21. Bande à deux chefs aa, lefquels font joints par des fils , de manière qu’ils ne font éloignés l’un de l’autre que de l’efpace d’un travers de pouce b ; ils fervent à loger leta- Ion , dans les fraârures du pied. La fig. 2 2. repréfente l’application du bandage dans la fraâure tranfverfe de la rotule ; a la rotule ; b partie de la cuifle ; c partie de la jambe ; d circulaires qu’on fait fur la rotule ; e circulaires femblables fous la rotule , ^ qtii fervent à en repouffer 6c contenir les pièces offeufes. Fig. 23. Compreffe particulière dontonfefert avec fruit dans cette fraâure de la rotule ; Explication de la XXKVIÎl. Planche. 46^ A fa partie fupérieure ÔC entière ; B B Tes deux chefs inférieurs ; C D l’échancrure ; C l’endroit qui embrafle la partie fupérieure de la rotule ; voyei pour le relie , chap. VII.'§. 'vin : La fig. 24. repréfente la manière de bander le pied , dans le cas de fraélure & de luxation, ou après la faignée de la faphéne-; A les cir¬ culaires qu’on fait au-deffus de la malléole; ,B les doloires & les circulaires qui fe font autour du tarfe âc du métatarfe. La fig. 2$. repréfente la manière d’appliquer le bandage u dix - huit chefs , dans la fraâure compliquée de la jambe ; A la cuilTe ; B la partie inférieure de la jambe ; G C C , DDD, . marquent la manière dont les chefs fe croi- fent en palTant obliquement fur la jambe ; EFG les fix derniers chefs -encore ouverts , qu’on applique de façon qu’ils fe , croifent , en paffant obliquement les uns fur les autres , E avec E , F avec F , Ôc G avec G , comme je l’ai dit. Explication de la Planche trente-neuvième. On voit ^d’abord ici la repréfentation d’une nouvelle efpecé d’élevatoire , inventé par M. Petit 5 Chirurgien de Paris , pour relever avec plus de. facilité les os du crâne fraélurés 8c enfoncés. On en trouve la defcrîption Sc la figure dans les Mémoires de l’Acad. Royal, de Chirurg. ( fom. I. pag. 30^. in-4° . 1743.); il eft compofé de deux pièces principales, dont l’une eft un lévier, ou l’élévatoire lui-même , Sc l’autre un chevalet qui lui fert d’appui. La fig. I. repréfente le lévier, qui doit avoir environ huit pouces de longueur , fur quatre 4^4 Explication de la XXXIX. Planche ou cinq lignes de largeur, & deux d’épaiffenr Il elt tout droit , à une légère courbure qu’il a à l’extrémité ABC de la partie que M. Petit appelle la courte branche ; cet en¬ droit eft même un peu plus étroit & un peu plus mince, pour qu’on puiffe le faire güffer ■ plus aifément fous l’os , qü’on veut relever. Cette courbure eft de plus taillée à fon ex- ' trêmité fupérieure , voy. fig. 3 . A C , de plu- fieurs rainures tranfverfales pour.i’empêcher de glifler fous les efforts que FoU^ faif pour relever l’os , de s’enfoncer trop d’aller bief- fer la dure - mere ou même le cervëâu. Le deffous de ce bout au çontraife , fig. i. C, eft arrondi 5c très-liffe & fes bords très-po¬ lis , afin qu’il ne bleffe point la dure-mere. L’autre partie du lévier appellée la longue branche, eft percée en deffous ^de'plufiéurs • trous , dans le milieu de fa largeur Sc fuivant fa longueur. Ces trous font éloignés l’un de l’autre de deux ou trois lignes ; & ils font faits pour recevoir la vis qui borne' fixe le point d’appui fig. 1, A,' plus près ou plus loin du bout A B fig. i. félon que le Chi- ' rurgien le trouve convenable. Le nombre de ces trous procure la facilité d’approcher ou d’éloigner l’appui du liéii de la fraâure , 2C par conféquenf de donner au , fevièr plus; ou moins de force , félon l’exigence des cas ; F eft le manche du lévier, qui eft de bois; La fig. 2. repréfente l’autre partie de l’élevatoire, Sc que M. Petit regarde ' comrrie l’effentielie. C’eft un chevalet qui fertVdè point d’appui au lévier ; A eft une' vis “qui s’engrene dans celui des trous du lévier , fig. i. D E , que le Chirurgien jugera à propos. Par-là le lévier Explication de la XXXIX. Planche. ^6$ ne fçauroit s’échapper de fon point d’appui , ce qui auroit des fuites fâcheufes. La partie de ce chevalet qui s’applique fur le crâne , eftarcuée, fig. 2. BGB, afin qu’il n’appuye que par fes deux extrémités , lefquelles , pour plufieurs raifons , doivent avoir beaucoup de furface & être garnies de chamois. La fig. 3. repréfente ces deux pièces jointes en- femble ; A B eft le bout recourbé ; C les rainu¬ res; D le lieu où le lévier eft uni au chevalet ; BDE la longue branche du lévier ; F le man¬ che de bois; GG les deux jambes fur lefquel¬ les s’appuye le chevalet. Fig. 4. Autre chevalet beaucoup plus grand , dont M. Petit confeille Fufage dans les frac¬ tures confîdérables , où l’on ne pourroitpas fe fervir commodément du petit , fig. 2. ou 3, G G , trop étroit eu égard à l’étendue de la frafture ; A eft la vis , & B C B l’arc , com¬ me dans le petit , fig. 2. D D ; fes deux ex¬ trémités font percées pour pouvoir y placer des coiiflînets , que l’on fixe en deflbus par quelques points d’éguille. Il eft à remarquer que M. Petit fait , au même endroit, pag. 302 , l’énumeration des divers élevatoires imaginés avant lui , qu’il trouve dans tous des défauts qui les lui font rejetter , 5c qu’il leur préféré de beaucoup le lien. Mais il ne dit pas un mot de celui de Fabrice de Hiideny que cet Auteur a décrit ôc fait graver il y a plus de deux cens ans , obf. 4. cent. II, que j’ai vanté moi- même , dont j’ai donné une defcription plus exaûe , depuis plus de trente ans , dans mes Inftitutions de Chirurgie, comme s’il n’avoit eu aucune con- noiflance des ouvrages de Fabrice, ni des miens. Tom. IV, G g Explication de la XXXIX. Planche. Cet élevatoire eft cependant très - bon , 8c vaut pour le moins celui de M. Petit. Outre cela , il regarde comme un défaut dans le tri, ploïde , qu’on ne peut s’en fervir , lorfqu’il n’y a point de trou au crâne , ou que le trou ri ’eft pas aflez grand pour introduire le crochet îbus la pièce enfoncée ; & fur ce fondement il donne la préférence à fon inftrumenL Mais ^ je ne vois pas non pjus comment on peutfe fervir de celui-ci lorfqu’il n’y a aucun trou , ou du moins que le trou n’eft point aflez large pour y faire entrer le bout du lévier , qui eft pourtant aflez épais , fig. i. ôc 3. A ; l’Auteur n’indique au moins aucun moyen pour cela: au lieu que dans ce cas-là même on peut fe fervir de l’élevatoire de Fabrice de Hilden ÔC du mien , en y ajoutant le trépan perforatif. Cet élevatoire ne le cède donc pas à celui de M. Petit : j’ai donc lieu d’être furpris qu’il n’en ait point parlé 3 je ne fçais fi c’efl à def- fein 5 ou parce qu’il en ignoroit l’exiftence. La fig. 5. repréfente une méthode particulière de faire l’amputation du bras , pratiquée par mon confeil fur une femme qui avoir tout le bras brûlé jufqu’à la poitrine ôC aux os ; A B eft le bras droit brûlé jufqu’au col Sc à la partie fupérieure de la poitrine C C ; le feu avoir détruit &. confumé non-feulement toute la peau du bras , mais encore la plus grande partie des mufcles jufqu’aux os E F G , de façon qu’il fallut faire l’amputation en def- fous & très-près de l’articulation , à l’endroit même où on a coutume de placer le tour¬ niquet , dont il n’étoit pas poflîble , pour de forces raifons , de faire ufage ici. On fut obligé de commencer par palTer une grande éguille Explication de la XXXIX. Planché, 4^7 courbe , armée d’un gros fil double D , à tra¬ vers les mufcles dépouillés par le feu de la peau qui les recouvroit , très-près & en défi fous de la tête de l’huraerus , 8c à côté de fon col , comme on voit lett. D : on ferra enfuite le fil , pour comprimer les vaiffeaux brachiaux ôc les appliquer fortement contre la chair qui reftoit encore , ôc prévenir par¬ la une trop grande hémorragie pendant l’am¬ putation. Cela fait, on coupa avec un bifi- touri , les chairs jufqu’aux os , un peu au- défi- fous de B ôc D , ôc l’on fcia enfuite l’os à l’ordinaire , fans qu’il y eût d’hémorragie con- fidérable , à caufe de, la conftriélion ou liga¬ ture de l’artère , qu’on avoir eu la précaution de faire auparavant. On appliqua enfuite un bandage femblable à celui qu’on emploie après l’amputation du bras dans l’article , ôC la plaie fut conduite à cicatrice par la même méthode. Feu mon fils Elic'Fréderic Heijler , qui affifta 8c préfida à cette opération , en a donné une defcription plus détaillée dans une dhTertation publiée à Helmftad en 1739 , où il indique de plus divers avantages particuliers à cette méthode de faire l’amputation. M. Vafque:( , Chirurgien du Roi d’Efpagne , qui a traduit en efpagnol mes Inftitutions de Chi¬ rurgie , a jugé cette dhTertation digne d’être ajoutée à fa traduéfion. La fig. 6. ôc 7. repréfentent une autre machine imaginée par M. Petit , pour arrêter le fang après l’amputation de la cuhTe , fans le fecours des cauftiques , du cautère aétuel, ni de la li¬ gature des vaiffeaux. Elle eft divifée en deux parties , dont l’une comprime le tronc de l’ar¬ tère crurale au - deffous de faîne , pendant Gg ij 468 Explication de la XXXIX. Planche,, l’amputation même , & l’autre l’ouverture de l’artère coupée au - deflus du genou , après l’amputation. La première s’applique avant l’amputation , pour faire l’office de tourni¬ quet , & prévenir l’hémorragie dans le tems de l’opération ; AAeft un bandage circulaire pour me fervir des termes de l’Auteur , qu’on foule autour du ventre , comme le circulaire d’un brayer , 8c qu’on noue fur le côté par le moyen de deux courroies 8c de deux cro¬ chets E E , comme on le voit dans la fîg. 7. ( ceci n’eft pas dit dans la defcription de l’Auteur ; mais je penfe qu’il faut en ufer de même ). M. Petit ne parle pas non plus de la matière de ce bandage. On pourra le faire avec du cuir ou de la toile de coton. B B autre bandage circulaire qui entoure la cuiffe au - deffous du pli de faîne , 8c qu’on ferme comme le premier avec des courroies B B 8c des crochets ( ce que l’Auteur ou¬ blie encore de dire ). Au commencement de la bande font attachées deux plaques de taule C D garnies de chamois. Celle de deffous eft plate du côté qu’elle touche la plaque fupérieure ; mais du côté qu’elle touche le pli de faîne, elle eft garnie d’une pelote bien ■ rembourrée. Le centre de cette pelote , c fig. 6. eft appuyé précifément fur le tronc de l’artère crurale à fa forrie du ventre. La , plaque de deffus eft attachée aux deux cir¬ culaires qui lui fervent de point fixe ; 8C les circulaires font attachés entr’eux par des liens , voy, fig. 7. K ; le circulaire qui en¬ toure les hanches ( ibid. fig. 7. A ) empêche . la plaque de defeendre , 8c celui qui entoure la cuiffe l’empêche de remonter , afin qu’elle Explication de la XXXIX. Planche, 4^9 réponde toujours , ainfi que la pelote C ,.au pli de l’aîne ; E eft une vis , fig. 7 , qui pafle dans un écrou taraudé de la plaque de def- fus 5 & va tourner fur le milieu de la plaque de deffous , de forte que lorfqu’on tourne cette vis à droite , on écarte les plaques l’une de l’autre , & on les rapproche lorfqu’on la tourne à -gauche. Mais afin qu’elles s’écartent & fe rapprochent toujours en ligne droite, il y à deux petites fiches , i. &. 2, qui s’é¬ lèvent perpendiculairement de la plaque de deflbus , & paflent chacune dans un trou percé dans la plaque de deffus , l’une à droi¬ te , l’autre à gauche de la vis E ^ par ce mo¬ yen les plaques s’écartent- & s’approchent tou¬ jours parallèlement. __ Àinfi donc le bandage-étant placé , comme je viens de le dire , ü l’on tourne la vis à droi¬ te , les plaques s’écarteront l’une de l’autre; mais parce que les deux circulaires retiennent la plaque de deffus , & s’oppofent à fon élé¬ vation , il faut de néceffité que la plaque de , deffous s’abaiffe &.;S’enfonce dans, le pli de l’aîne y. & que la pelote 'comprime lé: î^pne de l’artère crurale à mefure que Ton tpùrne la vis , 6c que cette vis tournée un certain nombre de fois , ferme fi exaéèement l’artère, que le fang n’y puiffe plus paffer. , Ce bandage n’a fervi jufqu’à préfent qu’à retenir le fang pendant l’opération même ; mais pour arrêter le fang de l’artère crurale " qu’on vient de couper , l’Auteur a jugé qu’il .fallok un fécond bandage , compofé . d’une • - double plaque comme le premier. A la pia- ' que de deffus viennent aboutir 6c s’accrocher quatre courroies F F F F qui font folidement Ggiij 470 Explication de la XXXIX. Planche. retenues aux deux circulaires du premier ' bandage. Avant d’accrocher les courroies il faut placer un peloton de charpie aïTez gros ' fur le vaiffeau, non direâement fur fon em¬ bouchure , mais fur le côté qui regarde le dedans de la cuifle 8c le plus éloigné de l’os, afin qu’en le pouffant vers l’os , les parois de l’artère s’appliquent l’une contre l’autre. Sur ce premier peloton de charpie , ôn en place un fécond plus large , 5c fur celui-ci un troifîème 6c même un quatrième , tou¬ jours plus larges 5c toujours pouffés fuivant la même direâion. On pofe enfin fur ce der¬ nier tampon de charpie , le centre de la pla¬ que garnie de fa pelote , fig. ôi G-, qu’on affujetit avec les courroies F F F F , qui viennent routés s’accrocher à la plaque de deffus H {n). Alors fi on tourné à droite la vis H fig. 6. 5c 7 , lès' deux plaques s’écarte- : ront l’une de l’autre ; mais parceque les quatre Courroies empêchent rélévatiôh dé la plaqùe fupérieure , il faut que là plaque de deffous s’enfonce 5c appuyé fur tes tampons de charpie , qui preffant tous ehfemble le vaif- feàu , le compriment fi bien, qu’aucune goutte de fang ne pourra en fortir. Après avoir appliqué cette fécondé partie de la machine, ainfi que je Viens de lé dire, on lâche peu-à-peu 5c par dégrés lavis E fig. 7. de là pelote qui comprime le tronc (a) L’Auteur ne dit, point de quelle maniéré -on af- fujettit les courroies avec les plaques. Mais je penfe que ce doit être , avec des crochets dont eft garnie la plaque H fig. 7- On trouve ainfi dans la defcription de M. Petit plufieurs omiffions & obfcurités. Explication de la XXXIX. Planche. 471' de l’artère dans Faîne , pour laifler palTer le fang jufqu’à ce que l’on commence à fentir le battement de cette artère i 6c fî on s’ap- perçoit quelle batte trop fort, c’eft une preuve , qu’il paffe trop de fang ; on reflerre la vis d’un ou deux tours , plus ou moins , jufqu’à ce qu’on connoilTe par le battement modéré de l’artère , qu’il ne palTe ni trop ni trop peu de fang (æ). La première partie de la ma¬ chiné arrête donc le fang pendant l’opéra¬ tion même , & en modère enfuite l’abord dans l’artère coupée ; 6c la fécondé compri¬ me la bouche du vàïffeaü coupé , empêche que le fang ne coule par la plaie , & facilite la cicatrifation. L’Auteur àflufe que la machine a cet avan¬ tage , qüé dès que la fuppüration eft établie , on peut , fans crainte d’hémorragie , lever entièrement l’appareil à chaque panfement , ce qu’on ne pourroit faire li-tot lorfqu’oii s’eft fervi d’un autre moyen pouf arrêter le fang. Avec cette machine , pour n’â voir rien à crain¬ dre à ia levée du premier appareil, il ne faut que ferrer la- vis fupérieure L. L’Auteur dit qu’on peut à -chaque panfement relâcher de plus en plüs-les vis , Scr changer même ;les tampons de ’ charpie li onde jugé nécelTaife ; ôc il aflufe que ce moyen accéléré beaucoup (a) L’Auteur ne dit point en quel endroit il faut placer la main pour fentir le battement de l’artère cru¬ rale , & il n’efl: pas aifé de le deviner. On a beaucoup de peine à le fentir fur une cuifle faîne &c nue , que fera - ce lorfqu’elle eft entourée des courroies de la machine , & l’artère couverte par ces courroies & par les plaques ? On voit donc , encore un coup, que fa def- crîption eft irès.imparfaite Sc très-ofafcure. 472- Explication de la XXXIX. Planche. la cicatrifation. On peut voir dans l’Auteur même , Mém. de VAcad. Roy. des Scien. pag 138. & fuiv. édit. d’Amfterdam , le dé^ des autres avantages qu’il attribue à fa ma- chine ; mais dans plufîeurs endroits , dont je n’ai relevé que quelques-uns, cet Auteur, d’ail¬ leurs très-ingenieux , s’exprime avec une briè¬ veté qui le rend obfcur ; ôc fes defcriptions en général manquent de clarté. Fig. 8. Les lettres A A A A repréfentent une ma¬ chine ou bandage particulier pour les becs- de-lievre difficiles à réunir, que j’ai très- , fouvent employé avec beaucoup de fuccès. On. l’applique autour de la tête de l’enfant, avant de faire l’incifiôn, 6c on l’arrête avec les liens C G qu’on roule autour de la tête, 6c qu’on noue fur le front en D ; on fait enfuite , la feélion Sc, les points de future , de la ma¬ nière que je l’ai ^ dit au chap. LXXV. Pour maintertir les bords du bec- de-lievre plus fortement unis , lorfque l’ouverture en eft , fort grande j’aj otite de chaque côté à laffiandelete qui embraffe la levre fupérieure , une courroie .de longueur fuffifante A A , B B , . chacune garriie de deux crochets B B B B. Après . -avoir appliqué, l^ppare il fur la plaie , je paffe - à,;l’ün des crochets Supérieurs un cordonnet de foie ou de fil que je mene vers le crochet correfpondant du côté oppofé , en ferrant un peü plüs leSbords de la plaie ; je ré viens au ' premier croebét SC jé répété éneore les mêmes tours, deusf ou; trois fois : je defeends enfuite aux crochets inférieurs où je fais la même manœuvre , en .ofafervant toujours de bien ferrer la levre. Après avoir laiffé ces liens en place pendant quatre ou cinq jours, je les Explication de la XXXIX. Planche 475 coupe avec des cizeaux ; mais je laifle encore les éguilles avec leur fil , & je n’ôte la fupé- rieure que le lendemain , & l’autre deux jours après , & s’il y en a une troifième , je la laiffe jufqu’au troifième jour : je me con¬ tente enfuite de couvrir la plaie avec un em¬ plâtre agglutinatif, jufqu’à ce qu’elle foit bien cicatrifée. La m.ême figure repréfente auffi l’opéra¬ tion de la fiftule lacrimale , félon la méthode de M. Petit, qui en a donné la defeription dans les Mémoires de l’Académie royale des Sciences , êc quilapréféroit à toutes les autres. Cet Auteur reconnoît , d’après Anel & moi , mais fans nous citer , l’obftruétion du canal nafal pour caufe de cette fiftule ; & en par¬ lant de l’opération, il dit : il n’y a donc rien . autre à faire ici , que d’ouvrir de nouveau ce canal objlrué , afin que les larmes reprenent leur cours par les narines ; & par, ce moyen il n’y aura plus ni Iqrmoyement ni fiftule (a). 11 décrit enfuite l’opération ^ .8c continue de la forte : pour ouvrir le eanal obfirue , je fais d’abord une incifion au fac lacrimal ( voy. fig. 8. E F, que j’ai fait graver d’après lui ) ; j’en¬ fonce dans ce fac une fonde caneléc que je pouffe dans la narine ( ce qu’il a repréfenté de la manière qu’on le voit let. G. ) , Ù pox ce moyen j’ouvre le canal, La canelure de cette fonde me fert , dit-il , à introduire une bougie , afin de conferver le paffage que je viens défaire. (a) Comme fi ce moyen de guèrifon étoit fi aifé Sc fi prompt : on fçait au contraire qu’il eft très-difficile , très - long , & fouvent même inutile par le concours de diyerfes circonftances. 474 'Explication de la XXXIX, Planche. Je change la bougie tous les jours & j’en dif. continue Vufage lorfque je comprens que la fur. face interne de ce nouveau canal ejî cicatrifée • les larmes reprenent alors leur cours naturel de l œil dans le ne^ , la plaie extérieure fe ferme dans deux ou trois jours. Le reproche que j’ai fait à cet Auteur d’être fouvent fort obfcur & inexaâ dans fes def- criptions , eft ici plus fondé que jamais ; car 1°. il n’a pas donné en particulier la figure de la fonde dont il fe fert pour percer le cânal obftrué , êc il ne l’a pas décrite avec affez de détail. On ne voit dans la figure que fa partie fupérieure ; le refte eft enfoncé dans le canal 2c la narine , & on ne peut en dif- tinguer la conformation. 2°. L’Auteur auroit dû dire comment eft faite la pointe de fa fonde , 2c donner les dimenfions de fon corps, afin de mettre fon lefteur plus à portée de l’imiter 2c de profiter de fa doârine; car une fonde trop mince ne feroit point affez forte pour ouvrir le canal obftrué , 2c une fonde trop épaiffe auroit de la peine à le percer Sc à le traverfer. 3°. Sa figure ne montre pas non plus quelle eft la conformation 6c la grandeur de la canelure de la fonde , pour , . recevoir la bougie qu’on infinue dans la partie cachée du canal ; car fi cette canelure n’eft pas plus grande à la partie qui entre dans ce canal , qu’à celle qui touche le fac lacrimal , je ne conçois pas comment elle peut recevoir la bougie , tandis , qu’à en juger par la figure, elle peut à peine recevoir une foie de porc ou la fonde d’Anel. 4°. L’Auteur ne dit pas un mot non plus de la groffeur de la bougie ; cette omiflîon n’eft pourtant pas indifférente ^Explication de la XXXIX, Planche. 475. cette connoiflance eft au contraire très-nécef- faire pour réuflîr dans cette opération , que j’ai fouvent pratiquée avec fuccès : il auroit dû auffi en donner la figure ; Sc c’efl: ce qu’il n’a pas fait. 5®. Il ne dit point de quelle ma¬ tière doit être.Taite cette fonde , fi c’eft l’ar¬ gent , le fer , le plomb, 6cc.:fielle étoit d’argent , & qu’elle fût auffi mince qu’elle le paroît dans la figure auprès de l’ouver- . verture du fac lacrimal , la canelure qu’on y feroit. pour recevoir la bougie , la rendroit , -fi foible , qu’elle plieroit fans pouvoir fe faire jour à travers le canal obftrué.. 6°. D’après cette defcription ainfi tronquée , je ne com- . prends ;pas comment on peut , à la faveur de . cette fonde: ,‘ infinuér, la bougie dans les. na¬ rines, ce qui eft pourtant néceflaire:fuivant : l’Auteur. 7°.' -L’Auteur oublie encore de dire , combien de tems à-peu-près on doit laifler îapiaie ouverte j &. la bougie dans le nou¬ veau canu'l', 8c quels font les reraedes pro¬ pres à accélérer la cicatrifation de fes parois. ; Ce traitement eft cependant pour l’ordinaire ; ; très-long , airifî que je l’ai fouvent obfervé ; j’opère depuis plus de trente ans les fiftules iacrimales , qui ne font ' pas d’un caraâère abfolument mauvais , par la même méthode j -i.mais avec. une fonde; folide voy. pl. I. let. K. ou autre femblable , & j’infinue enfuite dans ; le canal récemment ouvert , une.; bougie de :ila grofteur d’un tuyau de paille médiocre , r.ou 04. ftiiet de plomb de la même épaifleur , que j’y laifle pendant plufîeurs jours ôc même plufieurs femaines, gyant eu le plus fouvent ; befoin d’un tems nflez long pour redonner au canal fa liberté naturelle. Cela ne m’a pas 47^^ ^ Explication de la XXXlX, Planche, même quelquefois été poffible , malgré I’q fage des bougies , des tentes, ou dés ftüej ; de plomb ; de forte qu’après avoir tenu, par leur moyen , le canal ouvert pendant plu&urs ^ mois , lorfque je laiflbis fermer la plaie ex- térieure , le canal fe refermoit bientôt lui- même , & fouvent peu de jours après. Ce que | M. PetitT! avance avec tant de confiance , n’eft | donc pas généralement vrai , lorfqu’il dit qu'il n'y a ici rien autre à faire qu'à ouvrir de mu- : veau avec une fonde , le canal objirüé, & que parce moyen les larmes reprendront {comme d’elles - mêmes- & facilement ) leur cours na¬ turel ■dans les narines. Gétte ^omeffe trôin- pera très-fouvent l’efpérance des Chirurgiens & desmalades. Je parié - kl 4- après ma "pro¬ pre expérience. La fig. 9. repréfente la manière ° d’opérer les hernies inteftinales , làns miipùter le tefti- • cule^ fuivaat la defcriptioâ que- j’en ai. don¬ née depuis long- tems dans ma Chirurgie. Mais cornme M. Fogei , célébré Chirurgîeriide Lubec ^ dans un traité fur les hernies écrit en allemand , a éclairci cette opération par une bonne figure, j’ai cru devoir la faire gra¬ ver ici d’après lui. a indique le lieu où fe trouve l’anneau des mufcles du bas- ventre par où rinceftin & lé fac herniai¬ re fortent dans lés hernies complettes. b b les tégumens communs incifés écartés, pour mettre à découvert le fac herniaireySi. fur-tout fa partie fupérieure , -qui doit être ■ liée.i - ^ Wi ■ / c c le fcrotum ouvert pour mettre auflî à âud la partie inférieure düi^fâc herniaire le tefticule. . . Explication de la XXXIX. Planche, 477 d le Tac herniaire qui defcend ici extrême¬ ment r dans le fcrotum , & qui renferme l’in- teftin 5 l’épiploon ou tous les deux enfemble. Ce fac eft formé par le prolongement de la lame interne du péritoine , laquelle fe feir jour à travers l’anneau du bas-iventre. e le tefticule , & un peu au-deflus f le cordon fpermatique. g g le cordon dont on fe fert pour faire la li¬ gature du fac , ÔC l’endroit où - on la fait , après avoir fait rentrer dans le bas-ventre l’inteftin & l’épiploon. Fig. 10. Le forceps anglois pour faire l’extrac¬ tion du fœtus dont la tête eft enclavée. Les crochets de Palfin , pl. XXXIIL fig. 16. que j’ai décrit & fait graVer le premier , ont donné lieu à l’invention de cet inftrument ; AA les manches ; B B les ferres ; C la charnière fur laquelle les deux pièces fe meuvent. On les ouvre lorfqu’il eft queftion d’opérer , 6c on les infînue l’une après l’autre fur chaque côté de la tête de l’enfant. Après l’avoir embraflee , on ferre les deux pièces on tire le fœtus. Je me fuis fervi avec fuccès d’une feule de ces deux pièces , dans un accouchement la¬ borieux, dans lequel la tête du fœtus étoit depuis deux jours enclavée inclinée fur le côté : après l’avoir redreffée , je tirai le fœtus en vie. On peut encore fe lervir au rebours d’une de ces pièces ,pour tirer un fœtus mort, ou fa tête reftée dans la matrice. La partie A fert alors de crochet , & B de manche. Explication de la Planche quarantième-^ Cette planche eft empruntée de M. Jean Çnn. Schlitchting ^ célébré Médecin d’Amfter- 47 8 Explication de la XL. Planche. ! dam , auteur d’un ouvrage intitulé embryulcia nova detecla , publié en flamand en 1747, in- 8°. à Amfterd., où il donne la defcriptioâ d’un inftument au moyen duquel on aflureque Roonhuys , célébré Chirurgien accoucheur de { la même ville , a autrefois heureufement dé- \ livré un grand nombre de femmes dans des accouchemens laborieux. C’eft M. Schlitchting qui , le premier , a fait part au public de cet inftrument , dont jufqu’à lui on avoit fait ua fecret. Il prétend que cet inftrument dilate le col 8c le corps même de la matrice, plus commodément, plus promptement & avec moins de douleur que ceux qui étoient au¬ paravant en ufage , & que l’extraâion du fœtus fe fait & plutôt & plus heureufement. La fig. I. repréfente dans fa grandeur naturelle ce fameux inftrument , dont l’Auteur , qui eft mon ami, voulut bien me gratifier ; A A A A A A fes deux lames d’acier , élaftiques , longues d’environ dix palmes , larges d’un doigt & d’un peu plus de demi ligne d’épaiffeur. Leur partie moyenne & inférieure D D , qui eft la plus longue , eft droite & un peu plus épaiffe que le refte ^ l’autre partie marquée par les lettres B B , F F , eft un peu plus mince , & courbée en forme de croiffant ; de forte que la face convexe s’applique aux parois inter¬ nes de la matrice , ôc la face concave contre le fœtus , en dilatant ou rétreciflant plus ou moins le cercle que forment enfembie ceS; deux lam.es. B B les deux demi - cercles ou arcs ovales , élaftiques, oppofésl’un à l’autre, avec iefquels on faifît le foetus enclavé dans la matrice. C Charnière qui joint les deux lames par leur Explication de la XL. Planche. 479 partie inférieure , au moyen d’un ftilet cy¬ lindrique. DDDD épaiffeur des lames, tant dans les par¬ ties fupérieures courbées F , que dans les inférieures droites. E Stilet ou clou qu’on introduit dans le cylin¬ dre C , pour joindre les deux lames en forme de charnière ; ce clou, félon l’Auteur, peut- être de fer ou de bois. F F fes côtés externes. G G fes côtés internes. H H le lieu où l’on paflê un ou plu fleurs doigts entre les deux lames pour les écarter plus ou moins félon l’exigence des cas. La figure les repréfente un peu écartées l’une de l’autre ; elles fe rapprochent cependant lorfqu’ii n’y a rien entr’elles qui les en empêche. 1 1 l’efpace dans lequel on fait entrer 8c l’on ferre la tête du fœtus , ou quelqu’autre partie ronde de fon corps , avec les lames écartées. La fig. Z. repréfente le même inftrument ; mais les lames ne font pas jointes par la char¬ nière A A ; l’une des deux eft pofée fur l’au¬ tre B C , & on l’introduit dans la matrice par fon orifice E (a) à la faveur du doigt in¬ dice de la main gauche D F le doigt du milieu de la main gauche. G le condyle du pouce de la même main. H H H trous qui fervent à fixer une enveloppe de peau , ou de toile de coton , autour des lames , & qui empêchent qu’elle n’en foit fé- parée dans le tems de l’extraâion. La fig. 3. repréfente deux fœtus renfermes dans (fl) Je ne comprens pas comment ToriSce de la matrice eft iti repréfenté par la lettre E. 4^0 Explication de la XL. Planche, une matrice fituée obliquement , 6c fort ref. ferrée , après l’écoulement des eaux , fur les deux jumeaux mal litués. M. Schlitchting dit que cette figure n’a encore été donnée exac¬ tement par perfonne, 6c propofe la Tienne comme une chofe nouvelle 6c importante ce cas étant , félon lui , un des plus difficiles dans l’art des accouchemens. On voit dans cette figure , aaaaaa la matrice pofée obliquement 6c mal conformée , contenant deux jumeaux mal fi- tués , fur lefquels elle eft extrêmement ref- ferrée. Sa figure n’eft point ovale comme elle devroit Têtre ; mais elle a , comme hors de la groffeffe , diverfes gibofîtés, ce qui rend fa figure très- inégale. b b l’orifice interne delà matrice, un peu dilaté par l’inftrument de Roonhuys. cc les extrémités recourbées de l’inftrument qu’on a infinuées dans la matrice entre fes parois 6c les jumeaux. d d parties droites de l’inftrument qui relient hors de la matrice, 5c qui font tant foit peu écartées l’une de l’autre. ee les deux jumeaux mal fitués 5c inégalement repliés l’un fur l’autre. f f les deux placenta ; g une main d’un des deux foetus qui fort par le vagin ; h l’un des deux cordons ombilicaux qui pend hors de Tuterus. Fin du quatrième Tome. : T A BLE des chapitres Contenus dans le quatrième Tome. 8»====^===®===========^^ SECTION CINQUIEME. Des opérations qui fe- fonr fur Xes parties, génitales de la femme. Chap. CXLVI. ^Ommmt on remédis àVim^ W perforation de la vulve & de Vurethre. pag. i Chap. CXLVII. De quelle manière on ouvre h _ vagin bouché ^ en tout ou en partie, 9 Chap. CXLVIII. De quelle manière on remédie à TexceJJîve longueur du clitoris, • 19 Chap. CXLIX. Comment on procédé au retran¬ chement d'une partie des riymphes , ïorfqu'elles ont pris trop d*accroiJfement. 2.0 Chap. CL. Curp des tubercules , des fungus , des fies y dés caroncules ,& des farcomes qui fie for¬ ment dans ■ le vagin. : * i Chap. CLI. Maniéré d'extraire la pierre de la veffie des femmes. 2.5 Chap. CLII. De quelle manière on favorife l'ac¬ couchement difficile ^ lorf que l'enfant e fi encore en vie. 4S Tom.lV. Hk TABLE Ch A P. CLIII. De Vextraciion du fœtus mon hors de là matrice. Ch AP. CLIV. Des pertes de fang qui arrivent pendant la grojfejfe , & qu'on appelle commu- nément hémorragie de matrice. Chap. CLV. De quelle manière on retire l’ar¬ rière-faix. Chap. CLVI. De quelle manière on délivre la matrice d’une mole. Chap. CLVII. De la chûte de matrice. 170 Chap. CLVIII. De la chute du vagin. 187 Chap. CLIX. De l'incontinence d'urine dans. Us femmes. ipj Chap. CLX. Du déchirement du périné dans Us femmes. 194 Des maladies de l’anus , 8c des opérations que l’on fait aux environs de cette partie. .Chap. CLXI. Des Clyjîeres. 1^6 Chap. CLXII. Des Suppojîtoires^ 204 Chap. CLXIII. De Vimperfqration de l’anus. 205 Chap. CLXIV, De la chûte du rectum , ou du fondement. 2.13 Chap. CLXV. Der divers tubercules \ ou des con¬ dylomes y des crêtes^ des fies y desfungus de l’anus. 2.1^ Chap. CLXVI. Du fiux immodéré des hémor¬ roïdes. 210 Chap. CLXVII. Du traitement des hémorroïdés borgnes ou féches. iH Chap. CLXVIII. De la fifiule à l'anus. 2.3? Chap. CLXIX. De l’abfcès du fondement, 2,70 DES CHAPITRES SECTION VI. Des maladies des mains & des pieds , 8c des opérations que l’on fait fur’ ces parties. Chap. CLXX. W^U. panaris, pag* 2.79 Crap.CLXXI, Du ganglion. 296 Chap. CLXXII. De la future des tendons des mains. 301 Des maladies des jambes &: des pieds , 5c des moyens de les guérir. Chap. CLXXIÏI. De la future de quélques ten^ dons de la jambe ff du pied j G* particulière- ment de celle du tendçn âi’acKilte ff des f Âen- feurs du tibia. 317 Chap. CLXXIV. Des varices. ^ ^ Chap. CLXXV. De l’ongle entré dans la chair. 334 Chap. CLXXVI. Des durillons ou des cors aux pieds. ^ 33^ Chap. CLKXYll. Des pieds bois oii contre-faits. 339 T R O I S I E M E P A R T L E. Des Bandages des Appareils. Chap. I. Es bandages & des appareils en l_Jgéhéral. ^ page 347 Chap. IL Des bandages de la tête. 357 Chap. III. Des bandages pour, le col. ^ 374 Chap. IV. Des bandages de la poitrine, 378 Chap. V. Des bandages pour le bas-ventre & H h ij TABLE DES CHAPITRES les parties naturelles. Ch AP. VI. Des bandages pour les bras, 41'? Chap. vil Des bandages pour les extrémités in. férieures. 43 î Chap. VIII. Du bandage pour la fracture delà cuijfe ou de la jambe avec plaie, 45, Fin de la Table du quatrième Tomei TABLE GÉNÉRALE DES MATIERES Contenues dans ces Inftitutions de Chirurgie. Le chiffre romain indique le Tome , & le chiffre arabe la Page. ^ À Bdomen ; on a fouvent tiré heureufement des fœtus morts . par des abfeès formés à l’abdo¬ men, III. pag. 238, 239. Plaies de l’abdomen , I. 178. Comment on dilate celles qui font trop étroites, 1. 187. Paracenthéfe de l’abdomen , lîl. 208. Des maladies de l’abdomen qui exigent le fecours de la main , III. 20 J. 4hrotanum ; la décofUon de cette plante dans l’eau falée eiï un excellent remède contre la gan- . gréne , II. loy. Mfcès-, ce que c’eft , II. . De quelle manière on procédé à l’ouverture des abfeès., II. 26.. Dt comment on les trkite , après qu’ils font ouverts , II. a’j, Abfeès de l’anus , lY. 270. . . •dbfinthe j fa décoélion dans l’eau de mer ou l’eaü falée eiî exceir ■ lente dans la gangrené', II. loy. ■Accouchement ; en quoL confifte l’accouchement difHcile-, IV. 48. Ce que c’eft que les douleurs de l’accouchement , IV. 54. Comment on le favorife^ IV. 34. Ce qu’on entend par l’accouche¬ ment naturel , IV. 59. 60. 61. Conduite à tenir dans- çgtte eL pèce d’accouchement', IV. 61. Il ne faut recourir aux inftrumens que dans' Ia\ plus' argente né^r ceffité , IV. 229. Quel eft de tous les accouche- mens celui qui préfente le plus de difScuUé , IV. 102. ' Achille -, future du tendon d’achil- le , IV. 317. & fuiv. Ce tendon a été coupé fans qu’il en fpit réfultédes accidens, IV. 317. 31S. Achores ; ce que .c’eft , & comment on les traite , IL 243. Acides ; on s’en fert à titre d’af- trihgens dans lés hémorragies , I. 131. Ils font utiles dans la pelle , IL 70. 71. Acupuhâure ; ce què 'c’eft , II. 3 37, Ægilops -, ce que c’eft , II. 543;. Sa cure , II. 334. Æginette ; Auteur Grec, & l’un des plus grands Chirurgiens de l’antiquité , I. 14. .11 faifoit fituer le malade fur le ; dos dans l’opération de la fif- tule à l’anus , IV. 238. Il a fort bien connu le traitement de cette maladie , IV. 230. 231. Hhiij table des II enfelgne à faire l’extraftion du foetus mort , IV. 67. Sa méthode curative pour le re¬ lâchement des paupières, II. 496. Il indique un moyen particulier pour extirper le polype du nez , III. 22. Il a connu les fcarifications de l’œil , IL 524. II donne une méthode particulière pour lier- le cordon fperma tique, après l’opération de l’hérnie , lll. 388. 419. Aetius, célébré Auteur de Chirur¬ gie parmi les Anciens , 1. 4. Il a connu la cure de l’hypopion , IL • .... de la jambe » IL 433. table des MATIERES/ '/imputation k lambeau, II. 434. Amputation de là mammelle, lU. 183. _ de la verge , IIL 474. Anatomie ( V) eft d’une néceffité iiidifpenfable au Chirurgien , L 33* Anchilops; ce que c’eft , IL 344. Anchilofe ; en quoi elle confifte & fa cure , 1. 363. Àncylobhpharon ; ce que c’eft , IL 50Î. André de la Croix , Médecin & Chirurgien célébré, a donné un • corps de chirurgie , I. Et la defcription des cautères & ■ de- quelques autres inftrumens , 1. 23 . & IL 371. - , Afiel :, Chirurgien François ; on lui doit T-invention d’une nouvelle, méthode pour la gu,è- ^îifon de l’ànévrifnte j IL 324. .Et pour celle-de la'fiftule lacri- male ; defcription- de cette der- ^ nière méthode , IL jtf3 - L’Auteur eft le premier qui s’en ,r eft fervi heureufement & fou- vent après Anel , IL . De quelle laanière^^nel retiroitle • fang épanché dans la poitrine , au moyen d’une feringué , L ; -224. - Aneyrifme ; ce que c’eft & fes ' différentes èfpèc'es , IL 2f6. ^ Sa cure, II.. 308 V - •. ■Il m’eô- point néceffaire , après avoir emporté le fac anévrif- tnal , de càütérifer -les embou- ' chutes de l’arfère coupée, avec un fer rouge , comme on le pra- îiquoit en'corè ■ dans le fiécle dernier, IL 311. Bandage pour l’anévrifrae , IV. 425. Anneau. Doit-on fcarifier les an¬ neaux des mufcles du bas-ven¬ tre, dans l’opération du bubo- nocele , en vue de prévenir le ' retour de rhernie ? III. 353. 354. Anthrax , voyez Charbon. Antimoine ; le beurre d’antimoine eft un des plus violens corto- lifs , IL 376. Il eft vanté pour la cure dû chat« bon, IL 80. ' Il détruit les callofités , les velr- rues , & les exctoïflances , IL 198. 380. 383, Anütragus ; on brûle cette partie de l’oreille pour calmer la dou¬ leur des jdents , III.- 6. Anus { abfcès de 1’ ) , iV. 270. Fungus , IV. xi-S; Fiftule , IV. 23y. ''- Chûte , IV; 213/ . : Imperforation , IV. 20 j,» Spéculum anii ce que ' c’eft ;,1V. ; 232.': ‘ - Appareil ; on prépare brdinaire- -- ment .l’appareil âvint l’opéra- - tiOn-.-I; 38.- -■! ' ■ ' - ' Appareil f le haut ) ne que c’éft , ^111.673.. - Franco eft lé premier qui l’a pra¬ tiqué , IIL .611. ' , ., Qui font ceux q'ui-s’efi font férvi.s, après lui , ou qüVlùi bUfdbnûé . des éloges , Douglas l’a fait revivre en Angle¬ terre» III. 617. ;-l. L’Autèiir l’a -mis^ en üfàgé lè pre- - mier , - après les-’ Aiiglqisv-III. ■■■-621.-' En-quél cas U ne convient point, IIL 669. : - - Cequ^h pehfe M. le Drdn, '!!!. . ‘ - ' ■■ I Ses avantages , Iliv-éj*. Ses incônvéniensV- IIL .Objeiftions de - Detiys -• contre 7 le haut appareil , & réponle à fes - objeâioïis IIL 66ô-d68. Appareil latéral } en quoi il côn- . -Me» IIL 675. 71 Frere Jacques eft le premier qui . s’en eft fervi , IIL 074.- ■ - Apres Frere Jacques y M. Raw l’a beaucoup pratiqué & perfec¬ tionné ,'IIL 690. L’Auteur eft* le premier qui' aitifàit ufage de l’appareil 'latéral cor¬ rigé- par Raw , UI. .696. . Il a . été encore perfe&onné .en- fuite par Chs/elden-,- IIL'-704. Le Draa lui préféré , néanmoins Hh iv ta BLE D Ë S le grand appareil , III. 719. Carangcot lui donne les plus grand? dioges , & en attribue , mais à toit , toute la petfeaion aux Chirurgiens François , IIL jzi. II eft pratiqué par. ,M. nh Et par M. Moran4 , III. 739. . Ses inconyéniens , IlL 747.. grand ) ; ce que c’efl!, , III- Î7» mj ■ Jean de Romanis en ell, l’inven¬ teur , niaiVvç’efti ilfaf/d/iiij qui en a,donn4 luf première .descrip¬ tion , llî. ■ C^uel a été le but de' l’inventeur, On Fp'.appeyl gr^nd appareil à raifbri du grand nombre-.d^inf- trument ^u’on y 1 emploie UI. _î77- ■ Ve quellR. manière on I^exéÆute. , m. 585. -, . Qèçrlti , L .SLf . a aj'ostd:.ide grandes , pejfe.ab'n?., dIL: .5.9 1 . è’eâ le'.plus.afi. ciens de tous , -lîl. 5,44.2 . ;,} Celfe ;SÆ>.Iç .ptemierrqHÎ .i’jsjtBieii décrit , & c|eft'4!âprês,Iiÿi.^ue les Auteurs qui l’ont fuijâaen ont donné. jerfaipeclab deferiÿ- tion , III. 5.^4. _ ■; . ! Çammenr,oB.i;exé,çdîéo .IILjyJîi M- ^ranvoudroit le proferire , mais l’Auteur : J, Sï j beauycoap d^antres .i^prenettf. déjfenfe , & font3d’a.yis,,de.ie aaoiéyet , 111,566,: ;.} . ;2- Il ne diférejguète que par les tnf- trumenS:-,de-;rappareU latéral, & la pratique en eft plus facile , - . Apnarejisi ce que-- c’eft.j 1. ;24, Apollon, Médecin !& GhiÈurgienï de :,la plus haute antiquitéi,: qu’on a mis au rang^des Dieux.,il. la. H a pratiqué,,, fuivant Ovide _ pération eéfarienriè , HL.Æaa. •Apoplexie l’arfrériotomie èft; 1 un bon remède contre, cette, ntalk- die , Il.,46a. De même, que les fcatiftcatidns . à M A T I .E R E S. l’occipital , -II. Z47. 145. , Et l’application, du çautère. aSuef à la plante des pieds , lî. 373. Appolloniüs{ les deux.) , célébrés Chirurgiens de l’antiquité,!, ij. Apôtres ( l’onguent des ) j on l’em* ploie dans les fiftules à l’anu$ , pouf; détruire la callolité , IV. 356. , Aquapeniente , voyez Fahrîcius, Arantius très- habile Médecin-Chi. rurgien, I. 17. A;caüs. ; :il.;a ftès-bien. écrit fut la cure des plaies , î. 16, . On lui doit , l’invention d’un bau- :i»e excellent., qui eft très-foii- vent recommandé dans cet ou¬ vrage, I. 116 & ailleurs, Aretie cotlfeille les fcarifications du nez,. IL 35 a. Ariflote çonnoi&it déj.a les mo- _^ yens;,'de -«éiftédier à l’imperfo- . . ration de la vulve, , JV, a. ■ 7. Arnaud i, V\in des' plp's célébrés _ . Chirurgiens' François du detnier -^fiécle, a inventé ifn -bandage par. ticuliet pour la, ftfttf le à l’anus , :ïV.^a69, , , ; Sai'manièfed’c^rer les hernies avec étrangleiineHt , III. ■345" hdachine. de'.fon invention pour rèdreffer les jambes tortues j lY, -,i342i ; • Il nie-jl’exiftence 'des carnolités de i’urethre , ÎII, 516. Arriéré- faix ; ce que c’eft , IV. Gnne, doi;t pas toujours en con¬ fier l’expulûon à la nature , IV. 146-; :. ■; Ruyfch enfeigqoit cependant , dans les dernièressannées de^fa. vie , ■ qu’il . faut cpnftamtneat lui en laiffer le foin, IV. I5Î* , -Mais il eft réfuté , fut ce pomt, pzi Leporinus , Cokaùfen , Har-^ tranff , Stuart , & autres qu‘ veulent , „au contraire , qu’c“ procède; promptement à lex- traftion de l’arrière - faix tete- nu dans lajtiatriee , IV. I4è* Artère ; quels font Ses accideP-® produits; par l’ouverture des TABLE D E î grandes artères , I. 150. Celle de l’aorte eft mortelle , I. 80. Comment on remédie à celle de l’artère brachiale , I. 13J. II. Les plaies de cette artère n’exi¬ gent pas qu’on en vienne d’a¬ bord à l’amputation du bras , mais qu’on fafîe la ligature du vaiffeau , I. I55. Les plaies de l’artère carotide font ordinairement mortelles,!. 80. Conduité à tenir daps ces plaies , I. 242... ■' , L’ouverture de, l’artère crurale fait prefque toujours périr le mala- dè > I. 80. Çure de cet accident , 1. 13 j. 159.- L’anévrifme de. l’artère crurale eii très - dangereux , . IL . ' jo 3. ^ Les plaies de .la coeliaque font mortelles , ï. 80. De même que les plaies de l’ilia» _ que , ièzi, - Comment pn remédie à i’, ouver¬ ture de la cubitale , i.-îi3-5.... r La limple_ divifîon d’une artère eft - plus dangéreufe que la,;feèlriqn ’ totale du. vaiifeau , i; 73. 134. Les .plaies de l’artère renale fouti communément mortellesiisL^So. Cure de la piquûte de l’artère du bras par. la lancette dans- là ' , faignée , II.- 289.- : ■ ■ • 4rténotomie. i ,ce que - c’elt & comment on l’exécute , II. 4318. Bandage pour rai'tériot iV* 373- ' ; tabledesmatieres. Bandage pour la taille , IV. 404 . du front , IV, 362.' .... de la main, IV. 4^é. .... luxation de ravaot- .... du pied , IV. 450. ’bras, IV. 4zt. .... de la verge, IV. 413. .... de la main , IV. 422. L'uniffant de la tête & du front , .... de la clavicule, IV. 385. IV. 360. .... des doigts , IV. 42p. .... du ventre, IV.- 401. .... du fémur, IV. 4J2. Le T pour les maladies du vagin .... de la rotule , IV. 44^. & de la matrice, IV. 402.” .... du pied, IV. 4C0. Bandages pour la' tête , IV. 357, Bandage pour les maladies des ....pour le thorax, IV. 393. mammelles , IV. 394. .... pour l’abdomen , IV. 400. .... pour l’amputation des raam- Quels font les Auteurs qui ont melles , IV. 393 . le mieux écrit fur les Bandages , .... pour la brûlure de la main , L 22. IV. 427. Bec-de-lievre , ce que c’eft , fa .... pour l’amputation de la eure , III. jo - 39, main. IV. 430. Doit-on faire l’opération du bec- .... pour la luxation de la mâ- de-lievre aux enfans du premier choire , IV. 369 - 372. âge ? III. 39 - 62. . . . . pour les parties naturelles Bandage qui convient après cette de la femme, IV. 402. opération , IV^ 572. .... pour les tempes, IV. 363. Baljamiques ; ce font desi remedes .... pour le periné après l’opé- propres à guérir les ^iayes 8s ration de la taille, ou dé la les ulcérés, I. 31. 103. fiftule à l’anus, IV. 463. Bamher , C&ifurgieri Anglois , a L’œil lîmple , IV. 366. ' pratiqué hèùrenfemént en An- L’œil doublé, IV. 367. gleterre la taille dp iîi?»', IIL .... pour la verge, IV. 413. ■704. ^ . pour la fràfture dn pouce, Bartichius, ancien Giiirafgiéri Ocu- IV. 428. 'lifte d’AlIemégne a "très-bieiî Bandage à quatre chefs pour la écrit fur les maladies des veux» tête, IV. 338. ■ : I. i9l '^ - .... pour les levres , IV. 372. H a traité dés chutes de =Pcétl , î, »... pour les mammelles , IVl '616. ' * ■ ■ - 396. Il eft le, premier qiii aiti bien fait Le fcapha, l'V. 362. ' repréféiitéfd^^prcj^î' oti^-relâa Bandage pour le fcrotum, IV.' 41 1. ‘chement des paupières , II. 493. Le folaire pour l’artériotomie , H a inventé un înftrument' pour IV. 363. . emporter là .portiôh- éxcédente Le fpîca Ample pour là' claVi- des paupières ,iéllchées ',11. cnle, IV. j8o. 496. ■ ■ - - - " .. . .‘pour l’humerus , IV. 432. Bafius à écrit fur la Aftuîé à î’a- 433. pus,, & fait graver un nouvel Le fpica doublé, IV. 387. înftrument pour opérer cette L’étrier , IV. 436. fiftule , IV, 249. L’étoilé , IV. 379. ScaSii? a traité de l’opération céfa- Bandage pour la bronchotomie , >iéne , qu’iF confond mab-à.pro- IV. 376. pos avec l’embryuleie, III. 219. Le mouchoir en triangle pour la 269. tête , IV. 337. Beaulitu i c’eft le. furnom fous le- Bandage pour la faignée du bras , quel Frere Jacques étoit connu , IV, 423. m. 673. 674. table des Sicktr , pfiitcnd qu’on peut quel¬ quefois, en fureté de confcience, tuer l’enfant , en vue de, con- fervet la mere , dans les aceou- chemens difficiles, III. 260. & ailleurs, 11 rapporte le cas d’un fœtus tiré par l’anus de la femme , qui n’avoit pu en acccouchet par les voies ordinaires , 111. 239. Il a remédié plus d’une fois à l’imperforation du vagin , IV. 14. IJ. Il raconte plaifamment le cas d’une fille débauchée , qui ayant le vagin impeiforé , ne put jamais être déflorée , & qui fe moc- quoit enfuite des vains efforts de ceux qui vouloient avoir fon pucelage , IV. 10. ii. Btllojle a très-bien écrit fur les playes . I. 16. 11 défapprouve l’ufage de tentes , I. 16. 48. Il veut qu’on panfe rarement les playes , I. 16. 99. Son remede contre le fphacele , II. 113. Benevoli, Chirurgien de Florence ; il a écrit far les carnofités de l’urethre , yoyt[ la Bibliothè¬ que Chirurgicale. Ce qu’il penfe de ces carnofités , III. 516. Il établit dans le cryftallin le fiége de la cataraéle, IL 598. Bercngarius , célébré Médecin- Chi¬ rurgien, a très- bien traité des fraâures du crâne , I. 17. Il connoiffoit les voyes lacryma¬ les , H. 536. Bidtoo ' a fait beaucoup d’ampu¬ tations de mammelles cancereu- fes, III. 180. 182. Il fe fervoit dans cette opération d’une efpèce de fourchette , & d’un grand blftouri , IIT. 1S4. Biainefe , Chirurgien de Paris ; on lui attribue , mais à tort , l’in¬ vention ou le renouvellement de la future des tendons , IV. Biliferes , ( conduits ) ; les playes MATIERES; en font mortelles, I, 80; Blepharoxyflon, ou fcatificateut des yeux de Celfc & de Paul ü ginette , II. 527. Sauf, (. œil de ) eft une maladie des yeux , II. 664. Boerrhaave n’a pas défigné le véri¬ table endroit où il faut prati¬ quer la paracenthefe du thorax, III. 195. Bonet , Chirurgien Lithomifte de Paris , a fait dans cette ville la taille au haut appareil, III. 193. Borrichius , célébré chimifte ; on ne put lui tiret une pierre qui étoit trop groffe , ce qui le fit périr , III. 541. Eoffe ou gibbofité , ce que c’eft , & fa cure , III. 202. 204. Botal a imaginé une méthode par¬ ticulière pour amputer les mera* bres d’un feul coup , il. 442. Bovits ; efpèce de champignon, appellé en François veffe-de- loup ; on s’en fert en Allemagne pour arrêter les hémorragieï, I. 131. Brayers , bandages pour contenir les hernies , après qu’on a fait rentrer les parties , voyti la pl. XXV. / Brijfeau place le fiége de la cata- rafte dans le cryffajiin, IL, 5.9.3, Nouvelle éguille de fon inve.ntipn pour abattre la catarafte,!!. 628. Bronchocèle y ce que c’eft , III» Bronchotomie ; en quoi elle cpnr fifte, 111.146. . En quels cas & par qui recom¬ mandée, ,' III. 146. 147- If S- On peut retirer par fon moyen les corps étrangers engagés dans, la trachée, HL' 147.' , L’Auteur & Baw l’ont pratiquée très-heureufemeht dans deux cai de cette nature , ÎH. 149. Elle feroit appellée plus à propos Trachéotomie que Bronchotomit. Sc Laryngotomie yilh iff. Brûlure y (la) IL 1 16. Sa cure , IL iiS-iaj» TABL3 DES Brûlure de la face & des yeux , II. 117. 118. Brûlure ou cautérifatwn , II, 371- 375* Celle du lobule de l’oreille , ap- pellé anütragus , calme la dou¬ leur des dents , III. 6. 7. Elle eft fouvent utile dans l’apo¬ plexie, II. 373. Mais non dans le cancer , II. 142. 143. üfage de la brûlure ou du feu pour le charbon, II. 79. 80. .... pour la carie des os , II. 218., . . . . pour celle des dents , III. 83. 84. .... pour faire des cautères , IL 360. . . .. pour le cautere de la fu¬ ture coronale , II. 456. .... pour faire des fêtons , III. 167. .... pour arrêter le fang dans lesplayes, I. 134. 135. .... & après les amputations, IL 4M- .... pour cautérifer les playes faites par des chiens enragés , 1. 318. On ne doit pas brûler les chairs dans le fphacele, II. 114. Brunner nie l’exiflence des carno- fités, III. Î15, Il a guéri une fiftule lacrymale en injeélant par les points la- crimaux une liqueurmercurielle, ^11.370. , Brunfvigius , célébré Chirurgien Allemand, ,1. 21. Srunus , ancien & célébré Chirur¬ gien, 1. 22. ■ouJoTî bénin , II. 54. »... peftiientiel , II. 58. . . . . veneriea ,11. 8r. Buhonocele , ce que c’eft, & com¬ ment on le guérit , III. 321. «... avec étranglement, III. 334* 111.358-363, Burrhus fait efpérer le recouvre¬ ment de la vue , malgré l’écou- MATIERES, lement de toutes les humeurs de l’œil , & cette promeffe n’eft pas entièrement dépourvue de fondement , 1. 254. c Cai«c)e,(lePrieur de)LouisXIV. ach|te à grand fraix du Prieur de Câbtiere un fecret pour guérir les hernies , qui n’eft d’aucune valeur, III. 380. Cahrol a donné la defcription d’une imperforation lingulière de l’hu- rethre dans une femme , IV. 7. Cal, (le) ce qu’on entend par-là dans les fraàures, 1. 35:8. Comment on le rend égal & uni , I- 359* Peut -on le ramollir lorfqu’il eft formé , 1. 360. Calcanéum, lafraflure de cet os engage un Chirurgien de Paris à couper le tendon d’achille ; on demande fi c’eft avec raifon , IV. 317. Luxation du calcanéum, I. J12. Calcul (dé la veffie) parmi les per- fonnes du fexe , Raw h’a jamais taillé qu’une feule fille par fa méthode, III. 748. Comment on retire les calculs qui fe forment fous, la langue , III. 109- - Ceux de l’urethre, III. 524, Signes du calcul de la veffie , III,’ .. .. Différentes maniérés den faire l’extraftion, III. 544. On voit fouvent fortif fpontané- ment de gros calculs par l’ure¬ thre chez les' femmes , IV. 26. On à quelquefois pîùs de peine . à tiret les petits calculs que ceux dont le volume eft confi- dérable , III. 655. Il eft fouvent poffible d’en procu¬ rer l’extraffion dans les femmes fans recourir à l’inftrument tran¬ chant , IV. 28. On a très-peu d’exemples de fem- 'mes taillées par l’appareil laté¬ ral , IV. 40- Il eft des cas où les plus habiles table des lithotomiftes ne peuvent venir à bout de tirer la pierre hors de la veffie, III. 562. 563. De quelle manière on procédé à fon exttailion chez les femmes, . IV. 28-47. On peut fe fervir pour elles des quatre méthodes en ufage pour les hommes , IV. 19, Par le haut appareil on n’a fou- vent befoin que des doigts pour extraire la pierre, III. 663. Dans les femmes , la pierre fe forme quelquefois autour d’une épingle ou d’une éguille intro¬ duite dans la veffie , IV. 43. La pierre eft une maladie rare en Allemagne, III. 335. On a trouvé dans là veffie d’un homme une pierre qni avoit pour bafe un épi de blé , IV. 46. La pierre fe tend quelquefois adhé¬ rente à la veffie . III. 633'. Suivant Mr. Falconet , Rajv n’a jamais taillé aucune femme par fa méthode , IV. 42. Peut-on , ou doit-on toujours fe paffer de l’incifion pour tirer la pierre aux femmes, IV. 37-39. Callofité, elle n’eft pas effentielle à la fiftule lacrymale , II. 347. Camphre , le camphre & l’efprit de vin font utiles dans la gan¬ grené, II. 103. Cancer , les Anciens , & particu¬ liérement Celfe , délignent par ce mot ce que nous appelions aujourd’hui gangrené ; il eft fy- nonime maintenant à celui de carcinome , II. 93. 138. Cancer des levres, III. 71. .... de la langue > III. 109. .... des mammelles , III. 177. _ de l’œil , II. 664. .... de la verge , III. 473. Cure générale du cancer. II. 143. De quelle manière l’Auteur s’y prit pour amputer une' mam- melle cancereufe d’un volume prodigieux, III. 184. 183. Celfe déclare inutile l’extirpation & la cautérifation du can'eer par le fer ardent , II. 243. MATIERE S. De quelle façon on ampute I* nîTsl ® “"«f* Cenele, fon eau diftillée eft un excellent cordial pou* relever les forces abattues , II. 100, Et fon huile effentielle un très-bon remede contre la carie, U. 21 . Canule, on s’en fert dans la bron- chotomie , III. i3i'. dans la paracenthefe, III. dans les playes du thorax I. 227. . ’ L’ufage en eft inutile après l’opé- ration de la taille , III. 600. Il eft défapprouvé par iîaw.III, ibid. Cantharides , on les employé à titre de veficatoires , pour k- tiifaire à plulieürs indications, II. 364. Elles détruifent la callofité qui refte quelquefois à la pUye da periné , dégénérée en fiftule à la fuite de la taille , III, 778. Elles rappellent les ffux des cau¬ tères qui ont ceffé de couler, II. 363. Et celui des anciens ulcérés dont la fuppuration vient à le fuppri- mer , II. 208. Capeline, bandage de la tête, I7< 363. Carcinome , voyez Cancer, Carie des os , II. 209. Carnofités de l’urethre : les fenti- mens font partagés fur ce qui les concerne , III. 3*5* Carpe, (fraélure du) 1.39/' .... luxation , II. 49°' ' , Cajferius confsille fortement “ . bronchotomie , éclaircit le ma¬ nuel de cette opération par des figures , & en prend la défe®® contre les adverfaires , III. ^47* Cafirltion , elle doit être ^v;é- rement interdite par le Magd- trat dans les hernies fimples u® l’inteftin & de l’épïpldon, 111-3®^ Ï1 faut s’en fervir dans le j.a£COf cele , III. 4ï6. table des des tefticules, III. 460. Ciaaplajmes 5 Us font utiles pour ramollir les abfcès , II. ao. pour procurer la fupuration & la chûte du charbon, II..77. & pour le fphacele , II. loa. Cataraüe , ce que c’eft , II. 591. Ses différentes efpèces , II. 601. Elle confifte le plus fouvent dans l’opacité du cryftallin, II. 594. Mais quelquefois auffi en une pel¬ licule engendrée dans l'humeur aqueufe , II. 594- 591* Peut- on en faire l’extraélion en incifant la cornée , & au moyen de certains petits crochets dont parle Freytag , II, 629. Signes, II. 604. Prognoftic , 11. 606. On guérit quelquefois la cataraéle par les médicamens , II. 611. Cure par l’opération , II. 615. Cette opération étoit très • bien connue des Anciens, II. 611. Qui font ceux qui ont établi les premiers le liège de la catarafte dant le cryftallin. II. 593. Catkerwood , il exalte beaucoup l’efficacité de l’artériotomie pour l’apoplexie , II. 462. Cathéter , ce que c’eft , lîl. 496. Ses diverfes efpèces , HL 505. Manière dé s’en fervir chez les femmes , IIL _f02. Chez les hommes , IIÏ. yo6. U&ge de la fonde ou cathéter ■?flexible , IIL jii. Catheurifme % ce que c’eft , HL 49d. Cauftiqutsy ce font les mêmes re- medes que les corrolifs , IL 376. Ils font ftyptîques auffi ; mais les plus forts font très - nuiftbles aux playès ,T. i53> Cautère , ufage du cautere aftuel & potentiel , II. 371, 376. Cautères ; ce font de's efpèces d’é¬ gouts qu’on pratique artificiel¬ lement aux humeurs dépravées , n. 358. Qui font ceux qui .en ont con¬ damné l’ufage, II. jéj. Tom, ly. MATIERES. Et ceux qui en ont le mieux traité II. 361. Celotomie ; ce que c'eft, III. 383. La celotomie telle qu’elle eft pra¬ tiquée par les charlatans , prive les malades du tefticule , ce qui doit la faite ptoferire par le Maglftrat , IIL 382. Comment ils l’exécutent, III. 386. Les Chriturgiens modernes la pra¬ tiquent fans emporter le tefti¬ cule , III. 392. On y a recours quelquefois dans les hernies avec étranglement , mais fans amputer le tefticule ; de quelle façon on y procédé en pareil cas, III. 402. Celfe eft le plus grand Chirurgien de l’antiquité , I. 14. II ne veut pas qu’on attende la maturation pour faire l’ouver¬ ture des abfcès , II. 25. Il pofe pour maxime fondamen¬ tale , qu’il vaut mieux eflayec un remede douteux que de n’en faire aucun , I, 210. Il décrit parfaitement bien Topé- ; ration de la taille pour les garr çons, lïl. ÎÎ3. Et pour les femmes, IV. Il prétend que le cancer ne peut être dompté par aucun moyen , III. 143. Ni , par conféquent , par la cau¬ tère- a-ftuel , II. iht-d. Il expofe très-bien le traitement ■ de Ta catàraftè, II, 611. li donne une hiftoire fomfflâire de la Chirurgie , I. 10 - 14. Et fait un beau portrait du Chi¬ rurgien , I. 33. Il parle en grand maître des playes - de là tête , I. 290. Il donne de très-bons préceptes fur la carie -, II. 222. H a écrit en latin du ftyle le plus - élégant , ce qui l’a fait appeller le Cicéron des Médecins , I. Il connoiftbit déjà très - bien la meilleure manière de procédet à l’extraftion du fœtus mort, lY. IÎ9. wo. TABLE DES 11 veut qu’on le tire par les pieds, ly.ibid. Il enfeigoe comment il faut retirer la tête de l’enfant , féparêe du tronc , & reliée dans la matri¬ ce , IV. 117. 121. 11 donne la cure de l’exomphale , III. 294. 11 prefcrit la fcarification des na¬ rines, II. 352. Celle des yeux ne lui étoit pas inconnue , II. 524. Sa méthode de guérir le relâche¬ ment des paupières , II. 496. Il regarde , avec raifon , l’art des accouchemens comme une des plus difficiles parties de la Chi¬ rurgie , IV. 13 1. On trouve chez lui la cure du polype du nez , III. 21. Il fçavoit que les filles viennent quelquefois au monde imperfo- rées , IV. 4. Et donne les moyens de remédier à ce vice de conformation, IV. 6. 11 expofe fort bien la façon d’ex¬ traire l’arrière-faix , IV. 149. 11 décrit l’opération du trépan , II. 476. Parle des préfages des playes, , I- 78. Cerveau, ('léfions du) I. 81. , Cefarienne, ( opération ) cette opé¬ ration efi condamnée par beau¬ coup d’Ecrivains , mais recom¬ mandée par un grand nombre d’autres , & par l’Auteur , III. 219. 220. Il y a trois cas dans lefquels elle eft néceffaire , III. 2.20. 221. Les monfttuolités du foetus doivent rarement engager à la faire , quoi qu’en difent quelques Ecri¬ vains , III. 270. L'Auteur expofe fort au long quand & comment il faut y procéder , III. 243. &fuiv. , . On eft quelquefois obligé d’y avoir recours , quand la tête de l’en¬ fant eft invinciblement arrêtée dans le vagin , III. 274. 275. Chalert, Chirurgien François, fa MATIERES; manière d arrêter le fang , après les amputations , II, 423. Charpie , ce que c’eft & fes diffé- rens ufages , I. 45. On s’en fert dans les hémorragies pour fe rendre maître du fang I. 4(j. 1^0. 13;. ’ Chefelden , célébré Chirurgien An- glois , a pratiqué avec beaucoup de fuccès la taille au haut appa- reil. III, 619. Ce qui l’oblige enfuite à le quit¬ ter, III. 704. Il lui -donne la préférence fut le grand appareil, III. 658. Il adopte l’appareil latéral , & y ajoute de grandes perfeftipns, III, 704. 705. & juiv. . De quelle manière il y procédé dans fes premières expériences, III. 705. £> fuiv. Il fait par l’appareil latéral l’ex- traâion d’une greffe pierre , qu’un autre Chirurgien: n’avoit pu tirer par le grand appareil, III. 74/. Il a donné de fort belles figures de caries , d’exoftofes , &, de fpina - ventofa , II- 244. Corrigé plufieurs des inftruinens qui fervent à la lithotomie , III. voyei 736. l’expl. de la XXXI, P*.- ., Opéré d’une manière particulière une hernie avec étranglement', ni. 3 52, . . Pratiqué par une manoeuvre gulière une prunelle artificielle, II. 636. Chinois , {■ l’acupunêlure des ) H* càron , célébré Chirurgien de la plus haute antiquité , I. 12. . ; chirurgie , fa définition , I. 3. C’eft la plus ancienne , la plus cer¬ taine , & la plus néceffaire de toutes les parties de la médeOr ne, 1.63 -£>5. > Ses diyifions , I. 24. 23. Sa nature & fa néceffité , I. Ses progrès & fès accroiffemenS, . I. 11-13. Sa fin ou fon objet, I. 8, TABLE DÈS Son intime connexion avec la jnédecine, 1. 9. . Son étude préfente de grandes dif¬ ficultés , I. 62. 63. Elle a été.cultivée avec beaucoup de fuccès par les Anciens , Com¬ me on peut s’en convaincre par ce qu’ils nous ont laiffé fur la pierre , fur le trépan , la cata- rafle , l’imperforation du vagin, l’extraftion du fœtus mort &c. &c. I. //. ;4. vojye^les chapitres de la taille , du trépan , de la cataraSe , &c. Chirurgie médicale} ce que c’eft,ï. 5. Quels font les meilleurs ouvrages fur la chirurgie, I. tô - 23. Des Auteurs de chirurgie en gé¬ néral, après la préface là Billiotiieqtte chirurgicales Chirurgien ; ce que c’eft , fes fonc¬ tions , & les qualités qui lui font néceffaires , L 32 -42. IL doit avoir une grande connoif- fance de l’anatomie , î. 33.: Etre extrêmement refervé dans^ fes^ prognofiics ,1. 41. Chirurgiens j les anciens Chirur¬ giens avoient déjà acquis beau¬ coup de connoifiance & d’hà- bileté dans leur art. voyet Chi¬ rurgie. Quels ont été les plus grands Chi- ; rurgiens de l’antiquité , I. I2-J4. Et qui font ceux qui tiennent le premier rang parmi les moder¬ nes , I. 15. i6. CAéte de l’anus , IV. 213. - de l’œil, II. 663. .... du vagin , IV. 187. .... de la matrice , IV. 170. Defcription d’une chûte très-fin- gulière du vagin par Wideman , IV. 172. : . Cicatrice ce que c’efi: & comment on la procure dans les plaies , I . 119. 120. Et dans les ulcères , II. 117. Cicéron donne de préceptes très- utiles aux Médecins & aux Chi¬ rurgiens , I. 36. Cils i renverfement des cils en- dedans du coté du globe de MATIERES; l’œil, II, 459. Cirfoeek , ce que c’eft , III. Clavicule ( fraâure de la) I. 373, .... luxation , I. 472. Clitôris; comment on l’extirpe lorf- qu’ilefttrop gros, IV. 19&20. Ujyïeref ; cè que c’eft & comment on les adminiftre, IV. 196. Leurs différens ufages, IV. ipQ.zodé On peut nourrir les malades pat leur moyen , IV. 200. , Ceux de fumée de tabac font d’une etncacité merveilleufe dans les hernies avec étranglement iV. 201. ’ Cohaufen 5 il foutient & prouw contre Ruyfih , que l’expulfioii de, l’arnere . faix ne doit pas être abandonnée à la nature. IV. 146. Colot , célébré Lithotomifte da^ Paris , a laiffé un excellent pu- yrage fur la taille , voyei la Bk, olioîheque de Chirurgie. II fait la ponélion au perinè fuî^ vant là méthode du grand ào= pareil, III, 76^,. Il dit de fort bonnes chofes fur la fuppreffion d’urine ,111, 773, Il a vu une fuppreffion d’urine dé¬ pendante du skirfe des profta» tes, III. 762. ^ Il prouve qu’on ne doit point trop différer la cure de la fuppreffion d’urine ,111. 774. Conduit auditif} comment on re¬ médie à l’imperforation de ce conduit , III. I. , • Tubercules du conduit auditif III. 5. Obfttuélions du conduit auditif par des corps étrangers , III. 3, Condylomes de l’anus , IV. 218, Contre - coup ; ce que e’eft , &.s’il eft pofïible, I. 270. Contre - ouverture j ce que c’eft , î, 100- 102. Contufes , (plaies) ce que e’eft , I. 294. Contufions ; ce que c’eft , & com¬ ment on les guérit, I. ibid. Contufions de la^tête & du cr⬠ne , I, 261. 264. tAÊLË DES Convulfions qui futviennent aux plaies } de quelle manière on les traite , I. 14S. Cordon ombilical ; ligature du) on ne doit pas l’omettre , III. 20 y. Cornée , ( taches de la ) II. 646. CoronaU , ( cautere de la future ) IL 454. Corps ; la préparation du corps eH une choie abfolument néceffaire avant toutes les grandes opéra¬ tions, III. 544. - Corps étrangers ; comment on pro¬ cède à l’extraélion des corps étrangers arrêtés dans la tra¬ chée artère, III. 148. dans l’oreille, III. 3. dans l’œil , II. 488. dans les plaies , I. 93. dans l’œfophage, III. 139. Corrofifs ; font la même chofe que les cauAiques ; voye^ Caufliques Cors aux piés ; ce que c’eft, IV. 33*5. Côtes , ( frafture des ) I. 381. .... luxation , I. 470. Cou ; cure du cou de travers, ou du torticolis, III. 142. Saignée du cou , II. 279. Plaies du cou, I. 23 j. Cowper , célébré Chirurgien An- lois , a donné une excellente éfcriptionde là future des ten¬ dons , IV. 322: ' Qui a cependant befoin de quel¬ ques éclairciffemens r IV. ibid. Elle dilFére, à plufieurs égards , de celle qu’en donnent les au¬ tres Auteurs , IF. Md. Crâne , ( léfions du ) 1. 269. Perforation du crâne déjsouillé de fes tégumens & du péricrâne , 1. 267. Crepitus lupi , en françoîs veffe de loup , eft une efpèce de cham¬ pignon fouvent très- utile pour fe rendre maître du fang dans Iss hémorragies, i. 13-1 Crêtes de l’anus ; ce que c’efl: , IV. 218. Crochets-, on ne doit pas en rejetter entièrement l’ufage dans les ac- couchemens laborieux , IV. 125. MATIERES. Quels font ceux qui méritent U préférence en pareil cas IV 106. Croûtes de lait Ass. enfans, U. 24; Cubitus, ( frafture du ) Z. 393, ** .... luxation, Z. 483. Cyprianus, l’un des plus célébrés Chirurgiens modernes , Z. vj. Il tire un enfant mort du venue d’une femme vivante fans quelle perde la vie, ZZZ. 234. Il a vu fouvent revenir les ber. nies après l’opération de U cé¬ lotomie , faite à la manière des opérateurs ambulans , J2/. 383. De quelle façon il traite les het- nies avec étranglement , IH, 351- . Pour faire ceffer l’étranglement il fait une incifion aux mufcles du bas- ventre & rapproche enfuite les bords de la plaie par quel¬ ques points de future, ZZZ. 351, 352. Cyftotomie , quelques Auteurs fe fervent de ce mot pour défîgner la lithotomie , ZZZ. 532. Cyftotomie hypogaftrique ; c’eft la même chofe que le haut ap¬ pareil, ZZZ. 6^11. D EeoSiçn des bois ; elle eft X-^d’un grand ufage pour procu¬ rer la réfolution des skirtes^iZ. ■ ■128-..,:. Et polir, purifier la maffe du fang iorfqu’elle eft infeftée par quel¬ que vice, 11. 257. Decoâions vulnéraires quelles qualités elles doivent avoir , Z. J27. 128. Dekker ; troifquart de cet Auteur pour la bronchotomie, ZZZ. IJ3- Son inftrument pour remédier a la dureté de l’ouie , ne produit pas l’effet qu’il en faitelpéret, ZZZ. 8. Deligatio; on défigne en latin par ce mot l’appareil & le bandage i l’appareil bien appliqué eft très- avantageux au malade , & fsi* TABLE DES beiucoup valoir le Chirurgien , IV. 348. Il faut ne le défaire que rarement dans les plaies , I. 99. Quand il eft trop ferré , il occa- fionne fouvent la gangrené 1. 349- On eft fouvent néanmoins obli¬ gé de le ferrer beaucoup pour fe rendre maître du fang dans les hémorragies qui arrivent aux plaies , 1. 131. Il ne faut pas qu’il foit trop l⬠che dans les fraâures , 1. 349. Quelles font les qualités d’un ap¬ pareil bien fait , 7. 43 6* fuiv. Et à quels lignes on reconnoît qu’il a ces qualités dans les fraftures , 1. 349. Dents artificielles, 111. 90. .... cariées , 111. 82. Comment on les ouvre lorfqu’eîles font étroitement ferrées les unes contre les autres par la contrac¬ tion convullive de la mâchoire inférieure, 111. 73. Cure du mal de dents , 111. S4. Comment on les nettoye- lorf- qu’elles font mal propres, 111. 79. De quelle façon on les arrache , 111. 8f. Cicéron attribue à Efculape l’in¬ vention de l’extradion desdents, 111. ibid. Dentition ; lorfqu’elleeft difficile , on la favorife quelquefois en incifaht la gencive , 7/7. 94* 9î* Dtnys , Lithotomifte de Leyde , difcipîe & luccefleur deRaiv , a donné des obfervations fur la pierre & fur la lithotomie , 7/7. 661. Il préféré à toutes les autres la méthode de Raw , & cependant il ne la point décrite , III. ibid. ï! ne veut pas qu’on rejette abfo- lument le petit appareil, 111. 363. Il fait contre le haut appareil beaucoup d’objeflions auxquel¬ les on répond , 7/7. 66o-6(58. Il donne néanmoins la préfé- MATIERES, rence à cet appareil fur celui de Marianus , ou le grand ap¬ pareil, 7/7, 401. Dans la fuppreffion d’urine , il fait la ponélion au periné dans le même endroit où il place l’inci- fion pour tirer la pierre de la veffie , 777. 767. Il a imaginé un inftrument parti¬ culier pour cette opération . III. ibid. Il indique fort bien les lignes de la préfence de la pierre dans la , veffie i 777, 339. Dépreffion du crâne ; fa cure , 7. 279 -, 282. Detharding ; il croit qu’on peut rappeller les noyés d’une mort apparente à la vie par la bron¬ chotomie , 777. 1 34. Deventer , a donné un excellent ouvrage fur les accouchemens , IV. 39. Dans tous les accouchemens dif¬ ficiles , par. la mauvaife fitua- tion de L’enfant , il confeille de. le tiret fans délai par les pieds , i-K 77. 11 prouve que la matrice prend fouvent une fituation oblique , &:que c’eft là ordinairement ce qui rend :,l’accpucheraent diffi¬ cile, 77^..' 30, De quelle manière il veut qu’on . remédie.;,» cette obliquité de la matrice , 77^ 100. Ditzr&feri- <»- c’eft, 7, 24. Diete i quelle eft celle qui con¬ vient aux grandes bleffures , 7. Elle eft de;- k plus grande utilité dans la chirurgie , J. 9, 40. Ttès-néceffaire dans la cure des ulcères, 77. 177. Après les grandes opérations elle doit être exaélement la même que dansles plaies graves, 7.129. Digeftif; lè digeftif ordinaire eft fait avec la. thérebentine & le jaune d’œufi & il eft fort utile dans la cura des abfcès , des plaies, & des ulcères, 7. 31. 121. II. 176. TABLE DES Dionis , l’un des plus célébrés Chi¬ rurgiens François duderhier fié- cle , /. 14. Il recommande la taille au haut appareil , III. 61 y. Il nie l’exiftence des carnofités , /^yiy. Il donne la vie du fameux Frere Jacques , lll. 674. Qu’il regarde comme un témé¬ raire & dangéreux empyriquç , 111. 678. 679. Il ne veut pas qu’on retranche l’épiploon lorfqu’il eft gâté , 1. !it4. aiy. Dans les bleffures de la poitrine, il confeille de faire tenir le ma¬ lade pendant toute la nuit fur le côté de la plaie , 1, 226. Il choifît pour la ponftion au pé- riné le même endroit où l’on fait l’incifion dans l’opération de la taille , executée fuivant la méthode de Frtrc Jacques , 111. 686. Il nie mal-à-propos que l’excm- phale puiffe provenir du rel⬠chement & de l’extenfion du péritoine , 111. ^oj. qo8. JPiviJîf (bandage) pour les brûlures du cou , IF. 574. Doigts J comment on remédie à l’adhérence ou concrétion des doigts, 11. 402. Amputation des doigts , 1. 404. 40J. prafture des doigts, 1. 597. J,uxation des doigts , 1. 4Q1. j)ouglas ( Jaques ) Médecin, a fçavamment décrit l’appareil la¬ téral, & en particulier les cor- reélions que Chefelden y a fai¬ tes , 111. jo4-yiS. Il a donné la figure des inftru- mens que Chefelden a inventés ou perfeélionés pour cette opé¬ ration , 111. voy. 7y6. l’explic. de la jt®. pl. Il foutient , contre Albinus , qu’il B’eft pas poffible , dans la mé¬ thode de Raw, de n’incifer que le corps de U vefTie , exclufi- vçmeiit à fon cou , lll. 742. MATIERES. Douglas ( Jean ) , ftere du préce.: dent , & Chirurgien célébré , a remis en vogue le haut app’a, reil, & l’a pratiqué avec beau- coup de fuccès , lll. Ci8. Il enfeigne la manière dont on doit l’exécuter chez les femmes , IF. 44. Il préféré avec raifon , pour faire la ponftion à la veffie , l’hypo- gaftre au périné , lll. 771. Douleur ; ç’eft un des fignes ca- raélétiftiques de l’inflammation . 11. 6. Celle des dents eft très-violente , lll. 84. Et celle du panaris fouvent atro¬ ce , IF. sSo. Douleurs ; ( vraies & fâùffes ) ce qu’on entend par-là dans les accouchemens , IF. 54. Drake a fait part d’une nouvelle méthode pour guérir l’oroene , lll. 4;. Dran ,{le) excellent Chirurgien François , 1. 14. A publié un parallèle feavant des différentes méthodes de tailler, lll. J, 8. Corrigé utilement le grand appa¬ reil , lll. J?:. Auquel il donne la préférence fut tous les autres , 111. ytq. Il porte fon jugement fur le haut appareil & le latéral , lll. 72a» Il méprife abfolument le petit ap¬ pareil, mais injuftement , fui¬ vant l’Auteur , lll.,j66. Il a, imaginé pour la taille un ca¬ théter & un biftouri particu¬ liers , lll. jzt. 722- H critique la fonde de Raw , telle qu’elle eft repréfentée par Al- linus , & veut lui en fubftituer une autre , lll. ibid. Sa manière d’opérer les hernies avec étranglement, lll- 3^'* Il invente un nouveau biftouri her¬ niaire , lll. 302. U indique un moyen particulier pour fe rendre maître du fang , lorfqu’il s’en perd une trop gras- de quantité , après l’extirpàtioù 'TABLE DES dtt polype des narines , 111, Il donne une bonne méthode pour détruire la callofité des anciens ulcères, 11. 198. Et plufieurs obfervations très-in- téreffantes fur la fiftule à l’a¬ nus, IV. 269. E Chimofe à la fuite de la fai- gnée,n. 283. Edites ; ce que c’eft : on s’en fert dans les fraftutes , L ^46, Quelques-uns en rejettent l’ufage, I. ibid. Ecrouelles ; ce que c’eft , & leur cure, IIL ,j6. On a cru qu’elles pouvoient être guéries par l’attouchement des Rois de France & d’Angleterre , 111. is9. Eguilles pour les futures des plaies. Les courbes font préférables aux droites pour la gaôroraphie , I. 190. Eguilles à cataraâe, ll. Ctj. Egaille à'Albinus , II, 68‘^. de Briffeau, IL 628. de Smalfius , IL 6^8. . Eguille à cataraêle double , JL 638. Il n’y a point d’éguille au moyen de laquelle on paiffe faire, l’ex- îraélion de la cataraêle , ILAzo. ^30, - _ . ■ Eguille à catarafte avec laquèlle on peut opérer fur l’œil droit avec la main droite ^ 11. 6zi. Eguilles à féton , 111. 163. Eguille de Chefdden pour ouvrir la prunelle , II. 636. Autre égaillé du même pour lier les artères qui donnent du fang dans l’opération de la taille , Egyptiens ; ils retiroient la pierre de la veffie en foulHant dans l’urethre , IIL 334. Leur manière de fcarifief les o- reilles, les gencives, le nez , & les jambes, II, 3jz. MATIERES. Eléphant ; ( œil d’ ) ce que c’eft IL 664, Elevatoires du crâne , IL 283. 284. Elévation du crâne fraêluré & en¬ foncé , I. 285. Emhryulcie, ce que c’eft ; beaucoup d’Auteurs la confondent mal-à- propos avec l’hyfterotomie ; en quoi elles différent l’une de l’autre , 111, 267 - 270. Emolliens ( les ) font bons pour ra¬ mollir les abfcès trop durs , les amener à maturité , IL 21. Emphyfeme ; ce que c’eft & fa cu¬ re , L 384. 387. Emplâtres, leurs ufages & la figure qu’on leur donne , 1. yo. yi. Doit-on' s’en fervir dans les frac¬ tures , 1. 34J. L’emplâtre de gomme ammohiac eft difcuffif & refolutif , IL 725, Celui d’André de la Croix agglu- tinatif , i, -lotf. Celui de figue fond & réfout les skirres , IL iz^ Celui-de diachylum corapofé , eft un excellent émollient matura- tif pour les abfcès , H. 25. Le diachylum fimple & le diapal- me, font ÿun ufage fort com¬ mun dans le panfement des plaies, , 732. ^ Le diachylum cum gimmis eft ma- turatif, il. Z3. Le diachylum ,C777n mereurio , un très - bon réfolutif , IL 1Z9. L’emplâtre_ pour les hernies ref- ferre. & fortifie , IIL 292. L’emplâtre de Nuremberg difcute & réfout, IL tzç). , L’emplâtre; diaphorétique de MyTi- fi-ch eft réfolutif , 11. ibid. L’emplâtre de bélier eft avanta¬ geux dans les hernies, IIL 331, L’emplâtre de grenouilles de rigo, avec le mercure, fond & réfout les tumeurs skirreufes , 11, tzp. On s’en fert encore efficacement . dans la cure des ulcères véné¬ riens , IL 794. Et pour détruire les callofités , 11. lÿS. I i iv TABLE DES L'emplâtre de favon eft réfolutif , 11. tiy. Celui de plomb, ou de faturne, def- ficatif & anodin dans les ulcères & les cancers , 11. ijf. aotf. L’emplâtre de blanc de baleine re¬ fout les tumeurs , & particuliè¬ rement celles des mammelles , II. ST. L’emplâtre ftiptique de Crollius eft un fort bon confondant pour les plaies, 1. J*. L’emplâtre vélicatoire fait élever des ampoules fur la peau. De quelle ; manière on l’appli¬ que , 11. ^64. Empyeme , ( cure de V ) 111. ipn. Enchantis , maladie des yeux , 11. EnteroceU de l’aîne , 111. Jii. .... du fcrotum , 111. yji. .... de l’ombilic , 111. z8p. Enuro - épiploceU , 111. 408, Entero - hydrocele , 111. 572. Enteromphale , 111. 282. Epiphora , ou larraoyement , 7. EpiploceU , 111. 4oy. Epiploon, comment on le fait ren¬ trer , lorfqu’il s’échappe par une plaie du bas-ventre , 7.2/2. Conduite à tenir lorfque la por¬ tion d’épiploon fortie fe trouve gangrenée , 1. 21^. Dionis & Garangeot ne veulent pas qu’on la retranche , 1. 2/4- 21J. Mais Falfin , au contraire ■, eft d’avis qu’on la lie , & qu’on la coupe enfuite ,7. 2/5. Garangeot lui-même a pris quel¬ quefois ce dernier parti , III. 407. 408. Ce qu’on doit faire quand on trou¬ ve l’épiploon corrompu dans une hernie avec étranglement , III. jrs. Il fe répare & fe détache quelque¬ fois de lui - même , 111. 408. Epulide ; c’eft un tubercule des gencives , 111. çû. Erefipele ; cç que c’eft , 11. 47. La rentrée fubite de l’érelipele MATIERES. eft très- dan gereufe , U. On a beaucoup de peine à guetii celui qui s’ulcère , 11, 49. Erndel a décrit le premier la mé- thode de Raw , & il a fait en- trer dans fa defcripfion quelques clrconftances de cette méthode qui ont été omifes enfuite par les autres Ecrivains , 111. c^t, 72J. Efculape, Médecin & Chirurgien très-célebre dans la plus haute antiquité ; on l’a mis au nom¬ bre des dieux , 7. 12. Il fut , dit - on , tiré du ventre de fa mere par l’opération céfa> tienne , 111. 222. Ejj'ence -, l’effence du baume du Pérou eft vulnéraire , 1. 207. Celle d’euphorbe avantageufe dans la carie , 11. 21^. Celle de maftic pour les léziôns des os , 11. 2/ J. De même que l’effenoe de myrrhe, 11. ibid. Celle de fuccin eft un bon vulné¬ raire , & fur -tout fort utile dans la carie des os-, 11. ibid. EJfences balfamiques-, ce que c’eft» II. ib\d. Examen ; de quelle manière on doit procéder à l’examen des maladies , 7. 42. Exareje ; ce que c’eft, 7. 24. Excroijfances ( des ) en général , 11. 382. .... de l’anus , IF. 218. .... du conduit auditif, 777. J. .... des paupières , 77. 4^9. .... des amygdales , 777. 12S, .... du vagin & de la matrice , IF. 2,. .... de l’urethre, 777. ///. Exomphale ; c’eft la même chofe que l’hernie de l’ombilic , HL 28p. Exoftofe ; ce que c’eft , IL i43- Extenfions néceffaires dans les fraâures , I. 340.^ .... dans les luxations , I. 447‘ Quand l’inflammation eft violente , il faut les différer jufqu’à ce qu’elle foit tombée, I.342. 440» table des EtctrÆon des corps étrangers arrêtés dans la trachée artère , III. 148. dans les oreilles , III. 3. dans les yeux, II. 488. dans les plaies , 1. 9;. F FAhricius Âbaquapendente , cé¬ lébré Médecin & Chirurgien du dernier fiécle ,1. i y. Il a écrit un traité des opérations de chirurgie, I. 18. Fait graver des inftrumens pour ouvrir un cautère à la future coronale, II. 457. Un autre inftrument pour com- .primer le fac lacrymal dans la fiftule lacrymale, II. J56. 557. Et des tenettes pour faire l’ex¬ tirpation du polype du nez , III. 24. Face,{ plaies de la)I. 248. Fdconet , Médecin de la faculté de Paris , eft Auteur d’une ex¬ cellente théfe fur l’appareil la¬ téral , III. 616. Il croit que Jean de Romanis , en . inventant le grand appareil, avoit deffein d’ouvrir , non l’u- rethre , mais la veffie , III. 578. 579- Il affiire que Raw n’a jamais taillé de femme par fa méthode , IV. Fallope , Médecin & Chirurgien célébré , I. 1 5. Il a connu la route des larmes , ^n. îj6., Fauckard a bien écrit fur les ma¬ ladies des dents, I. 20. Fehri a décrit la méthode de Raw dès l’année 1716 , III. 6S;. Femmes ( maladies des ) ^qui de¬ mandent le fecours de la main , MATIERES, pierre , IV. 29 - 43.' Femmes en travail ; en France les femmes accouchent dans leur lit , mais en Allemagne on les place ordinairement pour cela , dans une efpèce de chaife par¬ ticulière , deftinée à cet ufage » IV. 56. De quelle manière on aide à leur délivrance dans l’accouchement naturel , IV. 61 - 67. Et dans les accouchemens labo¬ rieux ou difficiles , IV. 71. ^ fuiv. Si elles ne peuvent être délivrées que par l’opération céfarienne , l’Auteur eft d’avis qu’on l’a leur faffe , fur -tout fi elles la de¬ mandent avec inftance , comme il arrive fouvent j on ne doit pas imiter l’exemple de beau¬ coup de Praticiens, qui ont ea la barbarie de la leur refufer , malgré les plus fortes fupplica- tions , IIL 230-240 & ailleurs. Si l’accouchement ne pouvoir être terminé que par l’ufage des inftrumens ou du crochet , on ne devroit pas faire difficulté de s’en, fervir , quand même l’enfant feroit encore vivant , ou qu’on n’auroit pas une en¬ tière certitude de fa mort , III. 259. 260. Si on ne peut fauver à la fois Ix femme & l’enfant , il faut fa- crifier celui-ci à la mere , & couper la branche , pour fauver le tronc , III. 260. Fémur ; fraéhire du fémur, I. 398. Fraâure du fémur compliquée de plaie , I. 407. avec hémorragie , I. 408, Fraélure du cou du fémur , I. 400. Bandage pour cette fraûure . IV. Elles font plus fujettes que les hommes au cancer des mam- melles , II. 139. Il y a très-peu d’exemples de fem¬ mes taillées par l’appareil laté¬ ral , IV. 40. 42. De quelle façon on leur tire la Amputation du fémur , II. 438. Bandage qu’on applique fur la par¬ tie après l’opération , IV. 4J2. Fer ardenr ( ufage du) , II. 371. Ferè an ferie mor/us; de laquelle de ces deux leçons on doit faire choix en lifant , I. 313. table des Fies de l’anus , IV. 218. .... du vagin, IV. 19. Flèches, ( extraélion des ) II. 397. Fiffures du crâne , I. 270. 277. Et des autres os, I. 328. 331. Comment on les guérit, I. 353. Fijlule ; définition & cure géné¬ rale des fiftulesjll. 170. 178. Cure de .la fifluie à l’anus , IV. ^46. «... de la Bflule lacrimale , II. 555* .... du périné , III. 776. .... du thorax , I. 222. 223. .... du ventre, I. loi. lor. Foetus i l’accoucheur doit fçavoir quelle eft la fituation du fœtus , Î9. Comme elle doit être pour être naturelle , IV. 59. 60. Ce que c’eft que la fituation contre - nature , IV. 71. Quelle efl la plus dangéreufe de toutes , IV. 102. Dans toutes les fituations non na¬ turelles , il faut tirer l’enfant par les pieds, IV. 72. 73. Et ne pas trop en différer l’ex- traftlon , IV. 74. 75. Extraélion de l’enfant par le ven¬ tre de la mere ; c’eft ce qu’on appelle opération céfarienne,hot(‘ que l’enfant ayant crevé la ma¬ trice pafte dans l’abdomen , il faut l’en retirer par l’opération '! céfarienne , III. 262. Lorlqu’étant encore vivant , il préfente un bras au paffage , il faut les tirer par les pieds , IV . 77- Conduite à tenir lorfqu’il préfente les feffes , IV. 89. S’il vient par les pieds, il ne faut pas les repouffer dans la ma-^ trice , IV. 87. De quelle façon il faut fe con¬ duire lorfqu’il eft arrêté au paffage par la tête ou par les épaules , IV. 91. Il eft quelquefois permis de le tuer , pour fauver la mere , III. 260. Quels font les Auteurs qui fou- MATIERES, tiennent & appuyent ce fenti- ment , III. ihid. Quoique la mere foit morte , lorf- qu’on lui tire l’enfant , il n’eft pas impoffible \ que ce dernier puiffe vivre , 111. 222. 223. Auteurs qui' en fourniffenK des exemples, lll. ibid. L’extraftion des fœtus morts , eft une des opérations les plus difficiles & les . plus dangereu- fes de la chirurgie, IV. 131. On ne peut pas toujours fe paf- fer du fecours des infttumens pour tirer le fœtus , IV. iij.' Les lignes qui annoncent fa mort font fort incertains & difficiles, à faillr , IV. 107. De quelle manière U faut procé¬ der à l’extraftion du fœtus mort qui préfente un bras au paffage , IV. 122. Et à celle de la tête féparée du tronc , & reftée dans la ma¬ trice , IV. 120. On fera une incilion au ventre de la mere iorfque le fœtus , après avoir péri, cherche une iffue de tes côté là, HL 2.48. On a quelquefois tiré des enfans morts par l’anus de la mere , III. 239. Les Anciens ont enfeigné la ma* nière de tirer le fœtus , mal k difpofé , après qu’il a perdu U '■ vie , mais il n’ont donné aucun précepte fur l’extraûion dw enfans vivans , qui ne fe p^ fentent pas comme il faut , lY. 67. Fongueu/e; ( chair ) comment on la reprime , I. I2i. Fontanus recommande la broncho¬ tomie , & cite des exemples du fuccès de cette opération, III. 148. Forceps ( ufage du ) dans les ac- couebemens difficiles , IV. Fracture ; des fraftures en général, 1. 326. . _ Comment on les réduit , l. 340» La fraaure eft fimple ou com» pofée, I. 137» TABLE DES Fraaureda bras, I, 391. fraftare du. carpe , I. 395. . ... de la clavicule , I. 533. Fraftures compliquées de plaie > d’ulcère & de carie , I. 35:4. Fraiftare des côtes , I. 381. .... du crâne , I. .... du tibia , I. 415. .... du cubitus , I. 393. .... des doigts, I. 397. .... du fémur, I. 398. : . . . des mâchoires , I. 369. .... du métacarpe , I. 397. .... du métatarfe , I. 420. .... du nez , I. 366. ....'du facrum , I. 389. . de la rotule , I. 410. .... du pied , I. 420. .... du fternum , I. 379. . . . . du tarfe , I. 420. .... des rertebres , I. 387. - .... avec plaie , I. 389. Prognoftic des ftaôures , L 333* Symptômes , I. 354. Cure, I. 339. rragmens ; comment on te con¬ duit dans les fraîlures du crâne avec fragmens , I. 282. 285. Et dans les mêmes fraélures des autres os, I. 334. 535. Franco eft le premier qui a fait l’opération de la taille au haut appareil , III. 61 1. Frein j incifion du frein de la langue, lîl. 102. & de la verge , III. 473. Frütag , foutient , mal-à-propos , que la cataraâe eft ordinaire¬ ment membraneufe , II. 396. „ ^97- Ï1 affure qu’on peut faire l’extrac¬ tion de la catarafte avec des éguilles crochues , 1. 596. 620. 629. Et que fon pere fe fervoit fou- vent avec fuccès de pareilles éguilles , I. 596. 620. U nous apprend que ce dernier guèriffoit les hernies fans em¬ porter le tefticule , III. 393. Front ( plaies du ) I. 248. Fungus de l’anus, IV. ztS. .... des articulations , 11. i MATIERES. Furoncle ; ce que c’eft & foK traitement. II. jo. G GAlitn, célébré Médecin & Chirurgien de l’antiquité, I. 14. Il a bien traité des bandages & des appareils , I. 22. Il a connu l’ufage des fangfues , ^ IL 354- Sn- . Et les voies lacrimales , IL 336. Il expofe fort bien la cure de l’hypopion , IL 058. Comment il fe guérit d’une frac¬ ture à la clavicule, I. 474. Ganglion -, ce que c’eft , IV. 296. Gangrené ; en quoi confiftent la gangrené & le fphacele , II. 9y- L’un & l’autre font fouvent les triftes fuites d’un bandage trop ferré , I. 349 & ailleurs. Ce qu’on entend par les mots de gangrené & de fphacele dans les os , IL 209. 225. Garangeot , Auteur François mo¬ derne , fouvent loué Sc criti¬ qué dans cet ouvrage. Il exalte beaucoup le haut ap¬ pareil , III. 616. éjS. Et lui accorde la préférence fur le grand, III. 658. Il foutient contre Albinus le Fils , qu’on ne fçauroit par la mé¬ thode de Raw , incifer le corps de la veflie fans en entamer le cou. III. 734. . ^ Il a donné de mauvaifes figures des inftrumens d’Anel pour la cure de la fiftulé lacrimale , II. 776. 577. Il décrit mal la méthode de cet Auteur , IL ibid. Il nie mal - à - propos qu’elle puifle réuffir , & tombe dans plufieurs autres erreurs fur cet article , IL 577- 178. Il n’a point donné la cure des fiftules compliquées de l’anus , IV, 270. Dans la première édition de fon traité d’opérations, il a gardé Table des le filence fur les différentes méthodes de tailler , III. 721. Dans la fécondé édition du même ouvrage, il reproche aux autres Chirurgiens de ne pas faire l’o- pération de la taille à la ma¬ nière de Frere Jacques , perfec¬ tionnée par M. Mery , 8c ce¬ pendant il n’ofe pas lui même tailler par cette méthode , III. 72Î. II ne dit rien du tout fur la cure de la cataraûe, II. 612. II exhorte , avec raifon , les Chi¬ rurgiens à s’attacher davanta¬ ge aux maladies des yeux , & lui même paroît les avoir fort négligées, II 590. Il commet beaucoup de méprifes lorfqu’il parle de Frere Jacques & de Raw , III. 699. Il prétend mal-à-propos que les hernies crurales font plus fré¬ quentes que les autres , III. 36?. Il rejette fans raifon l’ufage du cube fcarificateur, II. 346. 347. Il confeille dans la cure de la gangrené de ne changer l’appa¬ reil qu’une fois en 24 heures , IL 107. En voulant repréfenter la divifion de la lèvre dans le bec-de-liévre, il repréfente la lèvre entière 8e fans folution de continuité , III. 50. Il nie , fans fondément , que la nouvelle voie qu’on fraie quel¬ quefois aux larmes dans l’opé¬ ration de la fiftule lacrymale , puiffe fe conferver , IL 585. Il s’efforce , mal -à- propos , de faire honneur aux feuls Chirur¬ giens François de toutes les perfeftions de la taille latérale, IIL 722 - 727. Il parle d’un nez emporté avec les dents , qui fe réunit de nouveau par la future, I. 255. Il veut que dans l’opération de la fiftule laçrimale , on coupe le tendon du mufcle oblique in¬ terne de l’œil , fans en appor- MATIERes. ter aucune raifon, H. r?,- dans le traitement des maU. dies des yeux , 8t ne pa.le prefque d’aucune des opéra- tions qui s’y pratiquent. I 590- II n’eft pas d’avis qu’on coupe l’épiploon , quoique gangrené L 2i6. * Il croit, très-mal-à-propos, qu’hofs de la France , il n’y a tien à apprendre en chirurgie , lll. 726. nie glorifie fauffement d’être le premier qui ait enfeigné à faire la ponftion de la veflie au pé- rinéavec letroifquatt,IIL765. 766, Bien des gens ne comprenent pas ce qu’il entend par le mot de réfeau dont il fe fert en décri¬ vant l’opération du babonocele, IIL 30Î. Il n’a pas expofé d’une manière affez exafte la manière de pro¬ céder à l’extirpation des tu¬ meurs skirreufes , IIL 133. Il donne une méthode particulière pour faire la future dans les plaies, L 114. Il regarde la future des tendons comme une invention nouvelle , quoiqu’elle date de très-loin , & qu’elle ait été décrite long- tems avant lui par plufieurs autres Auteurs , IV. 303. Dans la defeription qu’il en donne, il preferit , mal - à - propos , de faire chevaucher l’an fut l’autre , les deux bouts du ten¬ don qui a fouffert folutioii de continuité, IV. 311. . Il n’enfeigne d’ailleurs à fuae cette future qu’aux tendons ex- tenfeurs de la main , & ne dit rien de celle qu’on pratique au tendon d’achille , & aux autres tendons , IV. 306. Il rej.ette , à tort , l’ufage de H tente dans les plaies pénétran¬ tes du bas-ventre, I. 186. Il preferit la faignée fans nécef- T A B L Ë DES MATIERES; {lté dans le bec-de-liévre , I. turité des abfcès pour les ou; jî, vrir , II. 24. 25. Il donne le dangereux précepte II fe déclare le partifan & le dé- d’ouvrirla veffie dans fonŸond fenfeur de l’opération céfatien- en taillant par lé haut appareil, ne, III. 236. III. 644. 645. Il donne la defcription d’un bon Et reut qu’on porte la dilatation bandage pour la fraâure & la de la relEe au-delà de ce qu’on luxation de la clavicule, IV^ doit .le faire dans la même 384. opération, Hl. 637. Il regarde, mal-à-propos , la for- Gdjîroràphie^i ce que c’eft & corn- tie du méconium comme un li¬ ment on la pratique, I. 190. gne infaillible de la mort de Cêncirefi on confeilie d’incifer la l’enfant dans la matrice, IV. gencive pour favorifer la fortie ^112. des dents , quand la dentition ^1 avance, avec auflî peu de fon- eft extrêmement difficile , III. dément , eue l’anévrifme n’ex- Gen/elius confirme l’exiftence des carnofités de l’urethre , III. j i.é. George I, Roi d’Angleterre ; c’eft à lui que l’Europe eft redeva¬ ble d’y avoir introduit l’inocu¬ lation de la petite verole , II. 340. Gerofie ; l’huile de gerofle eft un fort bon remède contre la ca¬ rie, II. 21 j. Cladbachi c’eft par lui que l’Aia- teur a été informé du fuccès: des opérations de la taille que Frere Jacques fit à Francfort , III. 685, Glandes j l’Auteur a extirpé , 8e peut - être le premier , les glan¬ des parotides Se maxillaires de¬ venues skirreufes , HL 129. Glandorp ; fa méthode pour ex¬ tirper les polypes du nez , HI. Il a écrit fur les cautères , Se fur les fêtons , I. 20. Et publié un traité particulier fur le panaris , 1. 22. Glaucome ; ce que c’eft : il pro¬ vient , fuivant l’Auteur, de l’obf- curciffement ou de l’opacité de l’humeur vitrée , II. 610,. . Gorge ; plaies de la gorge , 1. 239- ^45- Gorgias, célébré Chirurgien de l’antiquité ,5!. 14. Gouey , Chirurgien François , ne veut pas qu’on attende la ma- cede jamais la groffeur d’une chateigne , II. 300. Goutte-fereine ; ce que c’eft , II, 610, . Elle ne peut être guérie par opé¬ ration , n, lèM. , Greenfield , dit avoir fait, une fois la taille au haut appareil, par¬ ce qu’il n’avoit pû tirer la pier¬ re par une autre méthode , III. -6x4. Groffes ( femmes ) toutes lés fem- •mes qui périment pendant la .groffefle; doivent être ouvertes immédiatement après la mort , afin de tacher de fauver l’en¬ fant, III.; 2%7- , Comment on remédie aux pertes . de fang qui arrivent., aux fem- mer groftes , IV. 135. GuilletneAU^X'mi des plus grands Chirurgiens du XVI®:. fiécle , I- lï- . , Guy de Chirurgien cé¬ lébré du i^VfvSécle , I. 15. Si méthode d’extraire la pierre , eft la même que celle de Cel/e , ou le petit appareil, III. 54J. H Artrarifff confeille .avec rai- fon de ne pas abandonner l’expulfion de l’arrière-.faix à la feule nature , mais ti’en faire l’extraélion fans aucun -délai, IV. 146. HetmatoceU i ce que c’eft . ÎII. 44^. TABLE DES Ht'fitT y ( pere ) voyez Auteur. , * . . le fils f Elle Fridetic ) il dé¬ crit la méthode de Senf pour l’opération de la taille , III. 7JÎ- 11 a vu tirer à ce Chirurgien une pierre qui avoir pour bafe un «le bled . IV. 46. 11 a donné la rélation d’une opé¬ ration de catarafte faite par Taylor , dont l’évenement fut très-malheureux, II. 614. £t décrit , dans une dilTertation particulière, une nouvelle mé¬ thode d’amputer le bras j ( voy. la Bibliothèque chirurgicale), II. 450. Heliodore, ( Bandage d’ ) IV. 402. Jlelmorit ( van ) veut fubftituer ri¬ diculement des fondes de cuir aux fondes de métal , dont on fe fert dans l’opération de la taille, III. 512. Il rejette à tort l’ufage des cau¬ tères , II. 363. 372. Hémorragie ; de quelle manière on l’arrête après l’amputation des membres, II. 422 - 466. Celle qui furvient à la fuite de ' l’opération de la fillule à l’a¬ nus, eft quelquefois dangereufe, IV. 268. Comment on la reprime , IV. ibid. De quelle façon on fe rend maî¬ tre de celle qui arrive après l’opération de la taille , III. 708. Nouveau bandage pour cela , IV. 405. Comment on remédie à l’hémor¬ ragie qui fuit l’extirpation du polype du nez , III. 31. 32. Cure de l’hémorragie ' de matrice ^(11 Curvisiit 'pcnd&nt Is croilsiîsj IV. 135. Cure de l’hémorragie qui eft un accident des plaies , 1. 130-144. Hémorroïdes lourdes j)u aveugles j ce que c’eft , IV. 224. Cure des hémorroïdes , IV. 226. Hernie ; des h'ernies en général , III, 282-285. MATIERES; Hernie aqueufe , III. 4113 . . . . charnue , III. 412. .... flatulente, III. 453. .... crurale , III. 365. .... de l’aîne avec étranglement; III. 334. .... du fcrotum avec étrangle- ment , III. 400. .... fauffe ; ce que c’eft , III. 412, .... variqueufe , III. 456. .... ventrale , III. 314. .... ombilicale , III. 282. Hernie; ( opération de 1') on ne doit l’entreprendre qu’après les plus mures réflexions, & l’on doit bien fe garder d’emporter le tef- ticule , fl ce n’eft dans un très- petit nombre de cas , où l’on ne peut s’en difpenfer , III. 334. 33J. 381. 382. Cure des hernies par le caufti- que , III. 390. Et par le bandage , III- 330. Le mot d’hernie étoit réputé ma! honnête par les Anciens, II. J45. Herniaire ; ( fac) on doit quelque¬ fois en couper une partie dans l’opération de l’hernie avec ' étranglement , III. 334. Hierons (les deux) étoiènt des Chi¬ rurgiens très-célebres dans l’an¬ tiquité , I. 13. Hildanust ( Guillaume Fabricius ) l’un des plus grands Médecins " & Chirurgiens que l’Allemagne ait produit, I. 15. Il eft Auteur d’un vafte recuml d’excellentes obfervations, tres- fouvent citées dans cet ouvra¬ ge , I. 23- '1 Il étoit partifan du haut appareil , III. 614. 61 ÿ. . t ir ne croyoit pas qu’il y eut de remède contre le. cancer , U- 143. Il préfère les cathéters un peu ' gros à ceux qui n’ont pas affez de corps , III. 506. H a imaginé un bon élevatoire pour relever les os du crans déprimés , I. 284. II a guéri & fait graver un fungus extraordinaire de l’ceil » H» 64*68» TABLE DES B a.vu l’op4ration du filet avoir des fuites très-fâcheufes , lorf- qu’elle n’a pas été faite à pro¬ pos, III. 105. Il veut qu’on ouvre les femmes qui meurentpendantlagroffeffe, pour tacher de fauver leur fruit, ni. 231. Il nous apprend que les Suiffes de fon te.ms ne Ce feroient pas crus bien guéris de l’hernie , s’il ne leur en avoit coûté le tefticule, III. 332. Il parle de quelques cures d’her¬ nie par le moyen d’une huile chimique , III. 391. Il a imaginé un lacq pour favori- fer les extenfions & contre-ex- lenfions des membres dans les fractures & les luxations , I. 392. 400. yoo. Donné la defcription d’une ma- chine pour la fçaéiure du fémur, I. 406. Il a fort bien écrit fur la taille , .11 délivre une femme de la pierre par une incifion au vagin, IV'. va trouve chez lui plufîeurs ma- - chinas pour ■ redrefler les jam¬ bes Sc ies pieds mal conformés & tortueux , IV. 339. Et des exemples de la châte de matrice , qu’il a . eu occafion d’obferver, IV. 170. Hippocrate y le pere .de la méde¬ cine & de la chirurgie , très-fou- vent cité dans cet ouvrage , Ï1 ne vouloir pis qu’on retirât en une feule fois les eaux des hy¬ dropiques, III. in, .11 a 'fort bien traité des plaies de la tête , I.. 16. .Jl regardoii l’opération de la taille comme extrêmement difficile, & y faifoit renoncer fes difci- ■ pies par tin ferment, III. 534. J72. Il confeille cependant la néphro¬ tomie, III. 572. Il reputoit le caneer incurable , MATIERES. II. 142. Il enfeigne à faire l’extraétion da fœtus mort , IV. nj. Il a connu les fcarifications de l’œil , II. 524. De quelle manière il guérit le re¬ lâchement des paupières , ' II. 496. Le banc ou l’échelle ^'Hippocrate pour la réduftion du bras l’uxé. I. 479. Hornius, Médecin & Chirurgien Suédois , eft Auteur d’un excel¬ lent traité fur les accouchemens. IV. 59. Quelle eft la fîtuation de l’enfant qu’il regarde comme la plus .dangéreufe, IV. 103. Dans les accouchemens difficiles il veut qu’on tire d’abord l’en¬ fant par les pieds , îV. 76. 77, S’il fe préfente par le dos, il eft d’a¬ vis qu’on le tire auffi par les pieds , mais fans le retourner furie ventre, IV. 84.' Il prefcrit l’ufage du .crochet pour tirer l’enfant , quoique vi¬ vant encore , pour fanvér la mere , lorfqu’il n’y n pas ma- , yen qu’elle accouche par les voies ordinaires , fans ce fe- . cours extrême , IV, 10.6. 107. Il dit qu’on réuftit quelquefois très-facilement à tirer un en¬ fant mort , qui a l’un de fes bras ' hors de l’orifice utérin^ en lui coupant le cou avec la cir- confpeiftion' reqaife , IV. 128. D.ans le cas où l’enfant eft arrê¬ té par la tête dans le vagin , il propofe de fe fervir , au dé¬ faut des crochets , d’une groffe . clef recourbée par le bout j IV. 107. II exhorte fortement -les accou¬ cheurs â faire une étude très- réfllchie de l’orifice utérin , IV. 59- Il rend très-bien raifom de l’obli¬ quité de la matrice , IV. loo^ Hovius , Ce vante impudemment de pouvoir guérir toutes les efpèces de cataraéle , - fans en table des venir à l’opération , II. 606. JluiU 5 l’huile de gerofle eft ex¬ cellente contre la carie des 0$ en général , & particulièrement dans celles du palais , IL jt/j, 111, f/j. Celle de canelle eft avantageufe dans les mêmes cas que l’huile de gerofle , U, ibid. L’huile de papier eft bonne con¬ tre les tâches de la cornée , II. dj/. Celle d’hypericum guérit les plaies, Celle de briques , autrement dite des Philofophes , déterge les ul¬ cères, IL 18^. Celle de gayac eft bonne pour la carie , IL ztp. Celle de lin pour la brûlure , IL tzo. Celle de myrrhe pour les maladies de la bouche , 1. zp8. 111. 11 j. Celle d’œuf pour les plaies , I. 94. Celle de petrole pour les enge¬ lures, 11.92. Elle diflipe aufli quelquefois les écrouelles , III. 161. Celle de favon eft réfolutive , III. ibid. Celle de fcorpion eft excellente contre la piqueure de cet infec¬ te , 1. 324. Et dans la fuppreflion d’urine, III. 499. Celle de thérebentine eft vulné¬ raire & balfamique, I. 94. C’eft un puiffant ftiptique dans les hémorragies occaflonnées par les plaies, I. 132. On fe trouve bien de fon ufage dans la piqueure des nerfs & des tendons, I. 147. Et après la future de ces derniers, IV. 314. C’eft un préfervatif contre les en¬ gelures , II. 94. Mêlée à l’eau de la Reine d’Hon¬ grie , elle fournit un excellent remède dans les lézions des nerfs , I. 147. Celle de vitriol eft un des plus MATIERES; forts ftiptiques qu’il y ait . comme elle eft en corrofîve , il ne faut en uL qu avec la plus grande citconf. peftion, I. 133. Elle eft recommandée par un An. glois comme un excellent cauf. tique pour guérir les hernies, fans incifion, III. 390. 391. Humérus ( frafture de 1’ ) , I. 391, .... luxation, I. 475. Différentes machines pour la re- duélion de l’humerus , I. 470. 484. . Amputation de l’humerus, II. 425, Amputation de l’humèrus dans fon articulation avec l’omoplate. II. 444. Humeur aqueufe ; elle fe régénéré ftcilement lorfqu’on l’a perdue, I. 254. Elle eft très -rarement le fiégé de la catarafte , II. 579. Humeur cryjldline, ( le cryftallin*) eft le liège le plus ordinaire de la catarafte 1 II. 592- J99. Humeur vitrée ^ c’eft l’obfcurciffe- ment ou l’opacité de cette hu¬ meur qui conftitue le glauco¬ me, II. 610. Humeurs de l'œil ; l’effulîon de toutes les humeurs de l’œil n’en- traîne pas toujours la perte de la vue , I. 254. Hydatides des paupières , II. 49°' Hydrocele ; ce que c’eft & différens traiteraens, III. 4^^’ 442. Hydrocéphale IL 463. Hydro - enterocele , III. 41^* Hydromphàle , III. 289. Hydropthalmie , II. 664. Hydro - farcocele , III. 45®* Hydropifie du bas -ventre & P®' racenthefe , III. 208. Hydropifie des articles , IL I5®* .... de la poitrine , HL I93* .... du fcrotum , IIL 448- Hypochyma ; c’eft la même clwie que la fuffiilion ou la cataracte , voyer Catarafte. , n. Hypogafirique ({e&ion )i c eft haut appareil ou la tadle d» table des Franco, voye^ Haut Appareil. Bypopyon -, ce que c’eft , & fa cu¬ re décrite par Galien ; d’après ■ Jufti,l\.6sp.6p8. jlyfope ; l’infufion de cette plan¬ te, injeélée dans l’œil, eft utile . dans le larmoyement , IL 540. & dans la üftule lacrymale , IL - ÿyjierotomie ; c eft la même chofe que l’opération céfarienne. En quoi elle diffère de l’erabryul- «ie , III. 167. « Vallericla a ignoré la différence qui eft entre ces deux opéra- : tions, IlL î68. 169. Rouffet a fçavamment écrit fur rhyfterotomie , 111. 119. L Acques ; { Frere ) ce qu’étoit Frere Jacques , 111. C'y J. Sa manière d’extraire la pierre de la -veffie , III. 675. Son origine & les particularités de fa vie, III. 673. & fuiv. Ses fautes en opérant , 111. 678- 681. De quelle manière il taille à Paris, II!. 678 - 682. Il s’y fait d’abord une grande ré¬ putation , III. 678. Tous les Chirurgiens de Paris , contemporains de Frere- Jac¬ ques , qui en ont fait' mention , en parlent unanimement , ctjm- me d’un dangereux & téméraire empyrique, contre l’opinion de M. Morand , IIL 678. Il ri’avoit jamais appris réguliè¬ rement la chirurgie, & le peu qu’il en fçavoit , il le tenoit probablement de quelque em¬ pyrique qu’il avoit fervi , lïl. 682. De quelle manière il fe comporte •à Francfort, III. 684. 685. Il n’y taille- en fix mois que deux calculeux , mais il j fait plu- lieurs opérations d’hernie, I!I. ihld. De quelle façon il opéroit les hernies, III. 682- Tom. IV, MATIERES. En Hollande fes taillés ne furent pas heurenfes , III. 683. 684. Erreurs où l’on eft tombé tou¬ chant le tems où il vint en Hollande , & la véritable épo¬ que de fon arrivée dans ce pays , III. 691. Il tailloit les femmes comme les hommes , mais il leur ouvroit toujours le vagin , III. 679. L’biftoite de Frere Jacques eft en¬ core fort imparfaite , & pleine d’erreurs ; l’Auteur en a relevé beaucoup , & promet une via circonftanciée dè ce Frere , plus exaéle & plus vraie , que celles qu’on adonnées jufqu’ici, ni. Cj4. 743. Les particularités de fa vie n’ont pas été fuSifamment connues de M. Morand , llI. 743. Sa manière de tailler en Hollande étoit encore fort défeêlueufe , 111. 684. Elle a cependant donné occafïoa à Mery , à Raw , & enfuite à d’autres, d’en imaginer une meil¬ leure , 111. 686 -yi8. Il eft convenu lui-même que fa • façon de procéder à l’opération de la taille en Hollande & en France , même au commence¬ ment de ce fiécle avoir en¬ core beaucoup d’imperfeêlions, 111.68^4. Imperforatioa de l’anus , IV. 20j.' .... du conduit auditif, III. 1. .... des narines , lit. 47, . . . . des yeux , lit. yoz. i... -du vagin , IV. 9. .... de l’urethre dans'l’homme i ni. 47^- .... dans la femme , IV. 1. Incifions ; elles doivent être ordi¬ nairement plutôt un peu trop grandes que trop petites , I. loi. De quelle manière on incife les abfcès , 11. z6. .... les fiftules, 11. 181, .... les panaris , IV. z88 .... les, veines, 11. 26^. * .... l’orifice trop étroit Kk TABLE DES plaies en général , 1. 100 - 10], i t . . & de celles du bas - ventre en particulier , 1. iSj. Inflammation ou phlegmon ; ce que c’eft & fa cure , 11. 4. L’inflammation furvient fouvent après l’opération de la catarac¬ te , 11. 2Z] - 22 J'. Cure de l’inflammation dans les fraftures , 1. ]6o. ]6i. .... des mammelles , II. ]i. .... des tefticules , 11. 40. .... des plaies , 1. ijj. .... des vieux ulcères , II. 206. .... de la matrice tombée , IV. 178. & fuiv. Signes de l’inflammation , II. 6. 7- .... cure par la réfolution , II. 10. '. . . . par la fuppuration, II, 19. Jnjeclions ( des ) en général , IL 368. i . . . dans la gorge , II. ibid. .... dans les fiftules , II. 176. . 180. . . . . dans le thorax, I. 2z6. 227. .... dans l’urethre , II, 369, .... dans la matrice , II. 370. MATIERES. III. 637 - 640. . . . . pour l’appareil latéral de Frere Jacques , III. 67;. .... de Raw , III. 690 - 691. .... de Chefddcn , III. .... de Ze Bran , III. ^21 722. .... de .Scnf, III. 736. Ceux qu’employoit Frere Jacques étoient fort mauvais , III. 67?. 684. Inftrumens néceffaires pour les amputations , II. 417. .... pour le trépan , II. 47J. Inftrument de Palfin pour les ac- couchemens difficiles , IV. 69. Il n’eft pas toujours au pouvoir du Chirurgien de fe paffer du fecours des inflrumens dans les accouchemens laborieux , quoi- qu’en difent quelques Auteurs qui fe vantent de pouvoir ter¬ miner tous les accouchemens fans y avoir recours , IV. I2J. Inftrument de Marini pour faire l’exfraftion de la pierre arrêtée dans l’urethre , III. 527. Inteftins { plaies des ) , I. 200. exigent - elles la future Inoculation de la petite vérole , II. 339. Inflrumens ; quels font ceux que , le Chirurgien doit avoir conf- tamment fur foi , I, 29. 50. Il faut toujours les préparer & les difpofer par ordre avant l’o¬ pération -, I. 58. On ne, doit jamais s’en fervir que quand le befoin l’exige abfolu- ment , I. 36. Sur-tout dans les accouchemens laborieux, IV. 129. Inftrumens nouveaux pour l’her- . nie avec étranglement , 111. 302. 343, '. . . . pour l’opération de l’ané- vrifme , II, 312. i . . . pour le petit appareil , III. s JO. JJ,. , . . pour le grand appareil , ni. sSo. ^ . , pour le haut appareil , I. 200. 201. Inteftins coupés dans tout leur diamètre , I. 208. Manière de fe conduire lorfqu’on les trouve gangrenés dans l’o¬ pération de l’hernie , III. 359* 363. , Sortie des inteftins hors du ventre par folution de conti¬ nuité aux parties contenantes, de l’abdomen , I. 183. 184. Réduélion des inteftins dans Us plaies de l’abdomen , I. 184- .... dans les hernies , lH* 33t. Suture des inteftins divifés par un inftrument tranchant, I. 20?.. Les hernies inteftinales ne font quelquefois formées que psr un appendice de l’inteftin , ou par une portion de fes parois» III. 323, 324. Inventeurs j quels font les la- TABLE DES venteurs de l’amputation à lam¬ beau , II. 434 - 438. ; ... de l’amputatation du bras dans l’article , IL 444. .... de l’opinion qui établit le jiége de la cataraéle dans le cryftallin , 11. 795. de la chirurgie infulbire & transfufoire j 11. jjcî. .... de la meilleure manière d’opérer la fiftule à l’anus , IV. 248 & fuiv. , .... & la fiftule lacrymale , II. & fuiv. _ . des biftouris herniaires pour débrider les parties dans les hernies avec étranglement , III. siz. 3, s. ; . . . de la méthode de guérir les hernies inteftinales du fero- tum , en ménageant le tefticule , III. 3^9 - -400. i ... de la future des tendons , IV. 30Z. .... des nouveaux tourniquets pour fe fendre maître du fang , I. >37 '‘41’ . . . de l’inoculation de la pe¬ tite vérole , 11. 340. .... de la lignée de l’œil , 11. T Jeung eft , dit -on, le premier inventeur de l’amputation à lambeau , ’ 11. 434. Ifchurk ( cure de 1’ ) par les mé- dicamens , par la fonde , & par la ponélion à la veftie , 111. 496” P4‘ 7G0. liifius , ancien & célébré Chirur¬ gien Oeulifte -, de quelle ma¬ nière il guérifîbit l’hypopion , II. 638.S K TT Aempfer ; fa manière de trai- X\. ter les morfures des ferpens, 1. 31C). 3Z0. Il a écrit fur l’acupunâure , 11. Kélotomie , voyez Celotomie. Kerkringius Si Burrhus , font ef- pérer le rétabhffement de là vue , quoique toutes les hu- MATIERES, meurs de l’œil fe foient écou» lées , 11. Z34. Kifner j fa manière de faire la future du tendon d’achllle IV. 3z6. Elle eft tepréfentée pi. XXXYI. 7* Kock eft auteur d’une bonne dif- fertation fur l’hernie crurale . 111. 366. Kxnerding a traité de la gangre¬ né , du fphacele & de l’ampu¬ tation à lambeau, 11. 103. 4J4. Cataplafme recommandé par cet Auteur contre la gangrené , 11. <06. Kortholt , fon remède centre le cancer, 11. 144. L T Acrymale ; ( fiftule ) ce que J-i c’eft , //. 44Z. Ses différentes efpèces , 11. 34^. Et fon traitement j 11. 333, Lacrymales 5 ( voies ) qui font ceux qui les ont connues & décrites , II. jyé. Lagopthalmie ; ce que c’eft , /f„' joo. Lait ; le lait eft excellent pour ra¬ mollir les tumeurs & les abf- cès , fur-tout lorfqu’on le fait bouillir avec de la mie de paia blanc , & qu’on l’àppliqae fous forme de cataplafme , 11. zii, Lakeufe ; ( cataraâe ) ce que c’ëft 11. 602. ' , Lamorier , célébré Chirurgien de Montpellier j fa nouvelle mé¬ thode pour la cure de la fiftule lacrymale , 11. J73. Ldncifi écrit à l’Auteur qu’il a trouvé des eaîaraâes membra- neufes , & l’humeur vitrée é- paüfie & opaque, 11. 3^6.610. il donné de grands éloges aux fearifications profondes du côté douloureux dans la fauffe pleu- refie , II. 248. Langue, pierres qui fe forment fous la langue , III. 106. Comment on couoe le frein oh Kk ij TABLE DES Î6 filet de la langue , 111. 102, Maladies de la langue , 111, 101. .... grenouillette , 111. 106. .... skirre , 1. toy. .... ulcères , 111. toy • tit, .... plaies , 1. ij8. Lankifch a fait avec fuccès l’o¬ pération céfarienne en Alle¬ magne , 111. 133. Largelaca , célébré Chirurgien d’I¬ talie , 1. If. Larmoyemcnt ; ce que c’eft, II. Laryngotomie , ou plus propre¬ ment Trachéotomie ; ce que c’eft , & par qui recommandée , 111. 146- ifG. On peut retirer par cette opéra¬ tion des corps étrangers arrê¬ tés dans la trachée artère , 111. 14J. 148. Raw & l’Auteur l’ont pratiquée avec fuccès dans cette inten¬ tion , 111. i4<). Latéral ; ( appareil ) par qui inven¬ té, ni. 682. 683. .... & perfeftionné , lit. 68j. Cçio. 704. Launay , Chirurgien François , attefte .que Frere Jacques tailloit d’une manière très- reptéhenfi- ble à Paris , 111. <>79. 11 décrit mal la ponftion au pé- riné , 111. fCg. L’eau d’arquebufade ou l’eau vul¬ néraire des François , 1. uj. L’eau de chaux eft efficace pour les vieux ulcères , 11. 2oy. Ainfi que dans la gangrené & dans les inflammations , 11. tj. 102. L’eau de canelle eft un excellent cordial dans la plupart des cas où il s’agit de ranimer les for¬ ces abattues , 11. too. L’eau commune bouillante guérit fouvent le panaris , IF^- 28 f. 286. L’eau froide eft bonne pour les engelures , 11. 92. L’eau de mer dans la gangrené , L’eau falée dans les inflammations, II. IJ. MATIERES. .... pour la gangrène , II. lor; .... pour la brûlure , II. nj. Comment on évacue les eaux des hydropiques , III, 210. Les eaux médicamenteufes injec¬ tées dans les voies lacrymales font avantageufes dans le lar’ moyement & la fiftule lacry- ■ male , II. 341. 564. 565. Leucoma; ce que c’eft, II. 647, Levres, ( plaies des ) I. 276. .... cancer, III, 71. Liens ^ lacqs , ou cordons dont on fe fert en chirurgie , 1. 62. Ligature ; on fait ufage de la li¬ gature pour extirper des ex- croiftances & des tubercules , II. 3S3. 391- Et pour arrêter le fang dans les plaies & après les amputations, I. 135. II. 425- 433- 440. Lin , { rhuile de ) eft bonne con¬ tre la brûlure , IL 120. Linimens pour la brûlure , II. ihii. L’un des plus recommandés pour la brûlure eft celui qu’on com- pofe avec la bonne huile de lin ou d’olives , & le blanc d’œuf, IL ibid. Liniment pour les hémorroïdes douloureufes , IV. 226. Lifier , célébré Médecin Anglois, a vu tailler Frere Jacques à Pa¬ ris , III. 689. 11 dit que M. Marefchal avoit tail¬ lé par la méthode de ce Frere, ce qui peut être révoqué en doute , IIL 689. 690. Méthode qu’il propofe pour ex¬ traire la pierre chez les femmes, IV. 43. Il eft d’avis qu’on fai» revivre le haut appareil , IIL 618. Lithotomie ; ce que c’eft & f®* différentes efpèces , IIL 53^* 544 - 547- Le petit appareil , IIL 532. Le grand appareil , III. 575. Le haut appareil, IIL 611. L’appareil latéral, ou de Frere Jacques , III. 673. La taille de Raw , HL 690. ^ Quels font ceux qui ont le mieux TABLE DES MATIERES. écrit fur la lithotomie ,1. 21. C’eft une opération dont le fuc- cès eft toujours douteux, III. Î4r. Lutle John , ou petit Jean , em- pyrique Anglois ; fa manière de guérir les hernies par les caudiques, III. 390. littre ( Mr. ) a vu une hernie for¬ mée par un' appendice de l’in- teftin, III. 323. 324. Lobules de l'oreille ; la perforation peut en être avantageufe pour les maladies des yeux , & mê¬ me , dit-on , pour celles de la poitrine, III. ii. & 12. Louis XIV. , Roi de France, eft guéri d’une fiftule à l’anus par l’opération, IV. 266. Il acheté à grand prix l’inutile fecret du Prieur de Gabrières pour les hernies , III. 380. La mere de Louis XIV. eft at¬ taquée d’un cancer incurable à la mammelle , II. 143. Lowdham , Chirurgien Anglois ; on lui attribue l’invention de l’amputation à lambeau , II. 434- Lucatel ( le heaume de ) eft recom¬ mandé comme un bon vulné¬ raire , I. 219. Luette-, comment on remédie au prolongement de la luette , & quels font les inftrumens dont on fe fert pour amputer cette partie , III. 117 - 121. Lupins a écrit fur i’ufage des ten¬ tes , ï, 48. Luxation ; ce que c’eft , & des luxations en général , I. 430. Efpèces & différences , I. 431- _44o- . . ' : Diagnoftic , prognoftic ,. fymptô- mes , cure générale des luxa- xations, I. 441-447. Luxation du bras ou de l’humérus, I. 47;. .... de la tête , I. 459- .... du carpe , ou de la main , I. 489. .... de caufe interne , .1, 440- .443- .... de la clavicule , I. 47II1; .... du coccyx , I. 469. .... des côtes , I. 470. .... du cubitus , I. 48;. .... des doigts , I. 49t. .... du fémur; cette luxation arrive rarement par caufe ex¬ terne ; elle eft plus fouvent l’ef¬ fet d’une caufe, interne , fur- tout chez les enfans : on la confond ordinairement avec la frafture du col du fémur , I. 402. 4J2. Luxation du péroné , I. 508. .... du tibia , I. yo6. .... de la mâchoire inférieure î I- 44;. .... du métacarpe , I. 470. . . . . des os, du nez, I. 454. .... de la rotule , I. 50;. .... du pied, I. 509. .... des vertebres', I. 463. Lycoperium ( le ) eft ftiptique ,1. 131. M . .. MÂchoires ; .de quelle manière op les ouvrelorfqu’elles font étroitement ferrées l’une con¬ tre l’autre, III. 75. Frafture des mâchoires , I. 369.' Luxation de ,ia mâchoire inférieu¬ re, I. 47;. _ Magatus confeille avec rasfon de ne panfer ^uë; rarement les plaies , I. 99. ,, II fe détermine trop-tôt pour l’o¬ pération du trépan dans celles de la têts , î. 278. Main , ( amputation de la ) IL 4'4* - ' . ' .... fraflure , I. 391. . ... . luxation , î. 489. Maittlani eft le jirémier qui a écrit fur rinoculition en An¬ gleterre , IL '54?. ' ' , Malléoles , ( fcarificatiohs des ) II. 347- ' ■ , MammelUs, ( cancer des ) III, . . . . amputation, III. 183. . . . . infiammatiori , II. 31. 'Maréchal feu M. ) premier Chl- K k iîj TABLE DES 'Vurgîen de Louis XIV : témoi¬ gnages oppofésde différons Au¬ teurs touchant la manière dont il fe conduisit à l’égard de l’é¬ piploon , lorfqu’il le trouvoit gangrené dans les hernies avec étranglement , & dans les plaies pénétrantes du bas- ventre, avec iffue des jbarties, I. 214 . 218. L’Auteur doute qu’il ait jamais pratiqué l’appareil latéral , III, 68). j4,. 742. Mariatifis Sfin^us a décrit lè pre¬ mier le grand appareil , III. 577. Maftich ( l’effence de ) cft vulné¬ raire & bonne pour les lélions des os & des membranes , I. 267. Maturntifs ; ce que c’eft, II. 20. Mauchart { Mr. ) , célébré Méde¬ cin , de Tubinge , a fort bien traité dçs fcarifications des yeux, II. ÿ2?. H a très-bien décrit & fait re- préfenter les hernies avec étran¬ glement , III. 401, Réfuté folidement M. Petit fur l’opinion où étoit ce dernier qu’on peut , fans inconvénient , dans les hernies qui ont fouf- fert’ étranglement , fairç ren¬ trer les parties dans le bas- ventre , fans ouvrir le faç her- niaire , III. 147 - J47. Il prouve que JFoolhoufe h’eft point l’inventeur de la faignée de l’oeil , IJ. 519. Mauriceau eft auteur d’un traité très - connu fur les accouche.- mens , î. 22. ' ' Il prétend , mal-à-propos , que l'o¬ pération çéfatiehne eft toujours mortelle pour .la femme qui là fubit , III. 2Î3,- Et cette fauffe prévention l'en¬ gage à la rejetter dans -tous les cas , tant que là mère eft en vie . III. 2J7, Il imagine un inftrument pour ti¬ rer "enfant par la tête , lorf- qu’elle eft phçlavée , fans pou¬ voir avancer ; cet inftrument eft çQRm fous Ig nom de tire- MATIERES; Utc, IV. 107. Il veut qu’on tire toujours les enfans morts par les voies na¬ turelles , quoiqu’il y ait bien des occafions où la chofe eft impraticable, III. 253. Il recommande avec raifpn d’ou¬ vrir les femmes enceintes , im¬ médiatement après la mort,- pour tâcher de fauver l’enfant , ou de lui adminiftrer au moins le baptême , III. 231. Il ordonne de rompre avec le doigt la membrane contre-na¬ ture qui bouche quelquefoisie vagin , ce qui eft une mauvaife pratique , IV. 16. 11 abandonne fouvent les femmes en travail à une mort affurée , pouvant les fecourir par l’opé¬ ration céfarienne , lll. 232, 238. 254. Il n’indique pas quelle eft la' meilleure manière de procéder à l’extraftion de l’arrière- faix, IV. 234, Maynart Chirurgien François ; quelques - uns lui attribuent mal- à-propos l’invention de la future des tendons , IV.303; Méconium ; la fortie du méconium par le vagin eft regardée faûf- fement par Gouey & par Viar- del , comme un ligne infaillible de la mort de l’enfant , IV. 112. Médecin ; le Médécin doit guérir fûrement , promptement , Sc avec le moins de défagrément qu’il eft poftible , I. 39. Médecins j les plus anciens Méde¬ cins étoieht aufli Chirurgiens , 1. 4. 8. 12. 13 & 14- , . Et pratiquoient déjà les plus du- ficiles opérations de la chirur¬ gie , telles que la taille , le trépan , l’opération de la cata* rafte , l’extraftion des enfans morts dans la matrice , &c voyef^ Chirurgiens. Les Médecins habiles & judicieux ne confeillçnt pas l’opération céfarienne , lorfque Je fœtus peut fortir par îgs voies natu- TABLE DES relies , comme le prétend Mau- riceau , fans aucun fondement , IIL î59* Ils doivent .cultiver & pofféder la chirurgie, I. 5. Cette fcience leur doit une par¬ tie de fes progrès, 1. 10-23. Médecine; èlle eft effentiellement unie à la chirurgie, ï. 9 & 10. L’une & l’autre étoient exercées autrefois par les mêmes per- fonnes , 1. 4. La chirurgie eft la plus ancienne partie de la médecine & la plus fûre , I. 10. 6y. Meekreen a donné , asnfi que Roonhuys, la cure du tortico¬ lis, III. ÏJf^ . 146. li a fait revivre le traitement de l’hypopion , qui étoit en ufage chez les Anciens , II. 659. 11 nie la chûte de la matrice , IV. 170. Il extirpe un grand fungus du va¬ gin, IV. 23. Sa manière de tailler les femmes , IV. 30. Mdbomius ( Henri ) a écrit fur le cathéterilrae , ou la manière d’introduire la fonde dans la veflie , III. 496. On lai doit une bonne defcription des voies lacrymales , II. 536. Le baume qui porte fon nom re¬ commandé comme un bon vul¬ néraire, I. 219. Meliceris ; ce que c’eft > II. 384. Melli , Auteur Italien , croit mal¬ à-propos que les monftruofîtés du , foetus font la. feule caafe qui oblige de recourir à l’opé¬ ration céfarienne , III. 270. 271. 11 a fourni de bonnes figures ré- latives aux accouchemens , IV* 71- . . Membre viril , ( maladies du) III. 462. Membres , ( amputation des ) II. 404-451. Méningés, ( léfions des) I. 292. S’il fe trouve du fang fous les méninges , on peut les ouvrir fans inconvénient , l. iiid. MATIERES. Mercure doux; on s’en fert utî« lement dans la cure des tumeurs & des ulcères vénériens , II. 83. 193.. Mercure précipité rouge , mondifie les plaies & les ulcères fordir des , & confume les chairs ba- veufes , I. 32. Mercure fublimé corrofif , eft un puiftant cathéretique , I. 133. II entre dans l’eau phagedenique, I. £21. Mercure vif ; il augmente la vertu difcufîive des emplâtres réfolu- tifs, II. 132. Mercuriel ( l’onguent ) excite fou- vent la falivation , & favorife la fonte des skirres , II. 132. Mercuriels ( les ) font des remèdes exceliens pour procurer la ré- folution des tumeurs skirreufes & vénériennes , & celle des écrouelles, II. 83. 132. III. 160. Mery , célébré Chirurgien Fran¬ çois du dernier lîécle , eft le premier Auteur qui ait donné rhiftoire de Frere Jacques , 8c décrit fa manière de tailler , HL 674. 671- Quelles font les correêlipns qu’il a jugé devoir être faites à cette méthode, III. 587. , Dans la fappreflîon d’urine , il préféré à laponcHon du périné, la ponélioii à l’hypogaftre , qu’il' dit avoir faite . fouvent avec fuccès , III. 771. De quelle, manière il veut qu’on taille les femmes, IV. 42. 43. Middleton , Chirurgien Anglois , a très-bien écrit fur le haut ap¬ pareil , & fur les fuccès qu'a eus cette méthode de tailler, en Angleterre , III. 619. 636. 640. Il préféré , comme M. Mery , la pOnâion à : i’hypogaftre à celle du périné , IH. 771. Miel ; le miel étoit le grand vul¬ néraire des Anciens , I. 94. Mêlé avec de la farine , il ràraol-. lit les abfcèsll. 20-22. Kk iv table des Le tïiiel rofat eft bon pour les lézions du cerveau , II. 484. & pour celles de la bouche , I. 259. Mole ; ce que c’eft , IV, 164. Monjlrcs ; les tnonfttuofîtés de l’enfant n’exigent pas toujours l’opération céfaricnne , III. 270. Morand ( Mr. ) , l’un des plus cé¬ lébrés Chirurgiens de Paris , a très - bien écrit fur le haut ap- pareil, III. 619. Il a taillé avec fuccès par l’ap¬ pareil latéral , III. 742. Pratiqué & recommandé le petit appareil , 111. ;6^. Il fait le voyage d’Angleterre pour y voir opérer Chtfdden , & fe mettre au fait de fa méthode de tailler , III. 740, Il établit dans le cryftallin le fiége de la cataraéle, II. 599. Il donne très - imparfaitement l’hif- toire de Frere Jaojues , llI. 745. -Il juge , avec raifon , que toutes les méthodes de tailler ont cha¬ cune leurs utilités propres & particulières, & qu’il ne faut par conféquent , en rejetter au¬ cune ; auffi les a - t - il toutes étudiées & cultivées avec foin, ni- 739- Il doute que la taille de Raw fût exaéiement telle qu’elle a été décrite par ./é/éinui le fils, III. 742; Il recommande la punftion delà veffie au périné, III. 766. II ïrâagihé un nouveau biftouri herniaire , III. 343. Il confeille de tailler les femmes pair le haut appareil , IV. 45. il nié que dans l’appareil latéral , • on puiffe ouvrir te - corps-de la veflie , fans toucher à fon cou j , ÎH-734. Morgagni ( Mr. ) , l'un des plus grands Anatomiftes de ce fiécle, a très-bien décrit les voies la¬ crymales , relativement à la chirurgie . H. 536, Il recommande fortement dans l’apoplexie les fcatificàîtons des M A T 1 E R E Si veines occipitales ,11. 247.' II a vu une fuppteffion d’urine occafionnée par le skirre dek proftate . 771. 762. Et une hernie formée par le feul pincement de l’inteftin. i// 324. Morfure du chien enragé , 7.316. .... du cheval , 7, 314. .... du chat , de l’homme & du feorpion , 7. 312. .... de la vipere & des fer- pens , 7. 314. Motte ( la ) a donné un fort bon traité fur les accouchemens , 777. 250. 11 fe montre très - favorable aux préjugés contre l’opération cé- farienne , 777. 250. 11 n’a affigné que très - imparfeite* ment les caufes qui peuvent & qui doivent déterminer -à cette opération , 777. 253. Il regarde comme extrêmement diificile raccoucheraenî où l’cH- fant eft fortement arrêté pat la tête dans le vagin, 111. 271. Il veut bannir mal - à - propos de la pratique des accouchemens l’ufage des inftrumens , dont il eft cependant lui - meméobligé de fe fervir , IF. ixp ’ Toutes les fois que l’enfant fe pré¬ fente mal , il veut qu’on le tire par les pieds , quand même il feroit poflible de le ■ ramener à la fituation naturelle , IF. 74- Bans une plaie pénétrante dans la poitrine, avec épanchément, il fe trouva bien de faite tenir le bleffé fur fa plaie pendant toute- une nuit , 7, 226, Moxa ;• ce- que- c’eft & la manière dont on s’en fert , 11. 374. - MyZo/r, maladie des yeux , 77. Myoeèpkalon ; Aiitre maladie des yeux , II. ihid. Myrmccia ;-cé qufries Anciens en- tehdoiènt par ce niot, 77. 383. Myifhei la myrrhe en poudre-, & dans les- onguens , eft un ex- TABLE DES cellent balfamique , 1. 121. Son effence eft vulnéraire , 2. 103. Son huile recommandée pour les plaies & les ulcères de la bou¬ che, de la langue & d’autres parties, 1. 258. 2/9. 22. 176. N Ature ; quand la nature eft Si forte & vigoureufe, elle fé¬ condé merveilleufementle Chi- . rurgien dans fes opérations , il. 215. Naturelles ( parties ) des femmes ; de quelle manière, on remédie à leur imperforation , lY. i & NavI materni , tâches ou marques de naiflance , comment on les guérit, IL 353. 384. Neige ; la neige & l’eau froide foulagent dans les engelures , IL 92. Néphrotomie ; ce que c’eft , & quand eft-ce qu’il faut y avoir recours , III. 571 . 574. Elle eft recommandée par Hip¬ pocrate , Fontanus , Hilianus ; & autres Auteurs , III. ibii. Nerfs , (léfions des j 1. 74. La piqueure ou la feélion impar¬ faite des nerfs entraîne de plus . grands accidens que leur feftion totale , I, 147. Et l’on eft fouvent obligé de les couperen entier pour faire tom¬ ber ces accidens , l.ibid. Cure de la piqueure des nerfs, II. polype du) III. 12. • • . . farcome, III. ibid. De quelle façon on ouvre le nez lorfque fes ouvertures ou les narines fe trouvent fermées par la concrétion de leurs patois , III. 45. Comment on le réunit lorfqu’une portion en a été coupée , ou •divifée par un inftrument tran¬ chant , ou autrement,!. 235. Quelques Auteurs prétendent qu’on peut le faire reprendre MATIERES, de nouveau lotfqu'il a été en. tièrement emporté ou féparé du vifage , 1. ibid. Exemples qu’on cite à ce fuiet , I. ibid. On doute qu’il foit poffible d’en fabriquer un nouveau , avec une autre chair que celle du fujet, fuivant la méthode de Taliacot , III. 43. 44. Nez artificiels pour remplacer celui qu’on a perdu , III. 44. Nuck , fa méthode de faire la future du tendon avec deux éguilles, IV. 313. , Son collier pour redreffer le cou de travers, III. 144. Son inftrument pour l’incontinence d’urine , III. 491. Nymphes , ( des femmes ) comment on les ampute lorfqu’elles pre- nent trop d’accroiffement , lY. 20. O Verne ; ce que c’eft & fa cu- \2f< re , IL 149- 156. Œil, ( cancer & fungus de T ) II, 663. . . , hydropifie , II. 664. ... tâches , II. 646. . . . chûte , II. 663. . . . faignée , U. 519. ... brûlure , IL 117. . i . concrétion ,11. 503. joé. . . . fuffufion , II.- 590. . i , excEoiffasces , JL 640. . . . tuberéuîes:, II. 315- ^ . . fcarification, IL 323. . . . verrues , JL 493. . . . plaies , I. 251. .... extirpation , . II. 667. (Eil de bœuf ou d’ éléphant ; ce que c’eft , IL 664. .... de lievre , il. 508. .... larmoyant , II. 533. .... exceffivement gros , II, 663 . .... artificiel , II. 669. (Efophage , ( plaies de l’ ) I. 244. (Euf ; le blanc d’œuf eft bon pour les brûlures & pour les plaies des yeux, II. 120. TABLE DES MATIERES. L’huile d’œuf eft un excellent rurgien , I. 14. vulnéraire , I. 94. ■ '' '■ Le jaune d’œuf battu avec la thé- rebentine compofe le digeftif ordinaire > dont on fait un fi grand ufage , I. 31. Oignon ( 1’ ) cuit fous la cendre eft efficace dans la fuppreffion d’urine , III, 499. Omphalocèle -, ce que c’eft , III. aSz. Ongle , maladie des yeux , II. 640. Ongle du gros orteil , entré dans la chair ; ce qu’on doit faire en pareil cas , IV. 334. Onguent-, i’onguent segyptiac eft déterfif, cathéretique , & bon pour la brûlure, II. 173.199. L’onguent des Apôtres eft recom¬ mandé par quelques Auteurs . dans la fiftule à l’anus , IV. 2J6. L’onguent brun de Wuw^ déterge les plaies fordides , & détruit la callofité des ulcères, I. 121. II. 197. L’onguent de Linana eft très- ponnu pour appaifer la douleur des hémorroïdes , IV. 226. L’onguent mercuriel eft un ex¬ cellent réfolutif des tumeurs skirreufes , & vénériennes , II. 84. 132. L’onguent connu fous le nom.de nutritum , eft fort bon pour cal¬ mer la douleur dans les. brûlu¬ res , le cancer , & les hémor¬ roïdes -, II. 121. 147. . .. . . Onyx, ovi ongle de l’œil ,11. 640. M. de St. Yves défigne par ce mot une efpèce d’hypopion , II. 6y6. Opérations de Chirurgie , II. 253. Ophites , ou pierre ferpentine ; on l’appelle dans les Indes peiro del cobra, I. 320, 321. Opthalmoxifis ; ce que c’eft , II. 328. Orgalet des paupières ; ce que c’eft , II. 490. ^rihafe , ancien Médecin & Chi- Orifice ; la connoiffance exaflé des difpofitions variées de l’o¬ rifice utérin eft de la plus gran¬ de importance pour les accou¬ cheurs , IV. 37. Os ( fraflures des ) en géné¬ ral,!. 326. .... plaies , I. 421. Os ( luxation des ) en général , II. 430. .... carie , II. 209. Offelets ; comment on retire les offelets des poiflbns , ou d’au¬ tres animaux, arrêtés dans la gorge ou dans l’œfophage , III. 139- O^éne , ce que c’eft , III. 36. Drake en a décrit & guéri une ef¬ pèce qui n’étoit point connue avant lui , III. 41. PÆdanrocace ; ce que c’eft II. 223. Ce mot eft de l’invention de Marc - Aurtle Severin , II. 226, Valais ; de quelle manière on bou¬ che les ouvertures accidentel¬ les du palais , qui pénétrent dans la cavité des narines , III. 116. Ulcères & carie du palais , UI. 113 - 116. Plaies du palais, I. 239. Palfin; inftrument de Palfin pour les accouchemens difficiles , IV. 69. Tenettes de Palfin. pour l’extir¬ pation du polype des narines, III. 30. Inftrument compreffif du même Auteur pour la fiftulç lacryma¬ le , II. 557- . ^ Sa manière de procéder a la fu¬ ture des plaies, 1,113. Il dépofe contre Garangeot que feu M. MdrefcKal faifoit la li¬ gature de l’épiploon mortifié , I. 213. Panaris-, ce que c’eft , IV. 279. Pannus -, maladie des yeux & fa cUre , II. 64®* table des fafdles des tnammelles ; leurs ma¬ ladies,///. 171-173- Patacenthefe de l’abdomen , 111. ao8. . . . . du thorax, 111. 192. .... du fcrotum , 111. 430. ParapkimoJIs -, ce que c’eft , 111. 467. Paré ( Ambroife ) ; l’un des plus rands Chirurgiens du XVI®. écle , 1. 14. Il /e déclare contre l’opération céfarienne, III. 219. De quelle manière il traite le Roi Charles IX. de la piqueure du tendon , qu’on lui bleffa en le. faignant du.bras , 11, 286. Parotides, ( inflammation des ) II. Cure & extirpation des paroti¬ des devenues skirreufes , 111, 129, Parulides ; ce que c’eft , III. 98. Paupières ,( conciétion des) 11, 5-02. . . . . renverfement , 11. 508. .... relâchement , 11. 494. .... tubercules & excroiflTan- ces , IL ^89. .... verrues , 11, 493. .... plaies, //. 251. Pedro del cobra ; ce que c’eft , & quelle en eft la vertu , /. 320.- Pénis { cancer du ) , 111. 473. .... bandage , IV. 413. »... feftion du frein , 111. 475. .... skirre , 111. 473. .... fphacele , III. ibid. - . . . tubercules & verrues , ///. 477- . .... impsrforation , III. 478. Percher , fa manière de tailler par l’appareil latéral , 111. 726. 727. Pericrâne, (^léfîons & plaies du ) 1. 266. Périné , ( fiftule du_) 111. 774. .... ponftion , ///. 760. <2uandfaut - il la faire , 111. 761. . Diverfes manières d’y procéder. 111. Le periné fouffre quelquefois un déchirement dans les accouche- MATIERES, mens très-laborieux , IV. 194, Péritoine ; il eft plus fouvent re¬ lâché que rompu dans les her¬ nies , ïll. 323. Péroné ; il fe fépare quelquefois du tibia, /. jo8. Pejfaires pour la chiite de matrice,' IV. 183 & fuiv. & pour l’incontinence d’urine chez les femmes, IV. 194. Pefte i Cure de la pefte & moyens de s’en préferver , 11. 58-74. Pefidentiels , (bubons) II. 58. .... charbons , 11. 74. petit , ( Jean ) célébré Chirurgien de Paris , Auteur d’un excellent traité fur les maladies des os , /. 17. 421. Troifquart de fon invention polir faire les contre - ouvertures , I, Il imagine un troifquart particu¬ lier pour la paracentheie , 111, 213. 214. Pour guérir la fiftule lacrymale , il introduit une bougie dans le canal nazal , afin de l’entrete¬ nir ouvert , 11. 579. Il nie l’exiftence des carnofités , ///. 516. Cathéters de fon invention , 111, 513- Il ne fe fert pas d’atelles dans les fraélures , 1. 346. Sa manière d’opérer les hernies avec étranglement , fans faire l’ouverture du fâc herniaire, III, 346.347- Il imagine une efpèce de caifle ou de boite pour y placer la jambe fraclurée , 1. 417. 418. Machine de fon invention pour réduire les luxations de l’hu- merus , 1. 481. De quelle, façon il procédé à cette réduélion, I. 482. Ses préceptes fur la cure des plaies des os, /. 423. Et touchant l’application du tré¬ pan fur les os attaqués de ca¬ rie ou de fpina-ventofa , IL 220. 221. 240. Il invente un nouveau tourniquet TABLE DES qui porte fon nom , /. 159. Et une machine particulière pour fe rendre maître du fang , après l’amputation de la cuiffe , fans le fecours du tourniquet , U. 440- 441* Vêtit J ( le Médecin ) c’efi: dans le cryftallin qu’il place le fiége de la catarafte , II. 599, Il penfe , ainfi que l’Auteur , que la chambre antérieure de l’oeil eft plus fpacieufe que la pof- térieure , II. 488. Il détermine avec la plus exaéle précifion l’endroit de l’œil où il convient de plonger l’éguille dans l’opération delà catarafte, II. 619. Phalangojts ; ce que c’eft , II. „ 494- Philoxene , ancien & célébré Chi¬ rurgien , I. 13. Vhimojisi ce que c’efi, III. 452. Phlegmon ; voye^ Inflammation. Pieds-, cure des pieds bots . ou contrefaits, IV. 339. Pieds artificiels pour remplacer ceux qu’on a perdus par l’am¬ putation ,11. 443. C’efi prefque toujours par les pieds qu’il faut tirer les enfans mal fitués , dans les accouche- mens laborieux , IV- 73. Amputation des pieds , II. 431. Cprs des pieds, IV. 336. Saignée du pied, IL 272. Pierre à cautere ; ce que c’eft , & comment on la prépare , IL 28 - 30. fes ufages , IL 29. Pierre infernale ( la ) eft un très- puiffant cortofif , L 32. Pietre , ( Simon ) Médecin dp la faculté de Paris , a écrit depuis long-tems en faveur du haut appareil, III. 612 Pijior a traité de la rupture de l’uterus, III. 232. Il trouve un enfant hors de la matrice , III. 262. fZatcrf Félix) connoiftoit la fai- gnée de l’œil , U- 519. Piainer , célébré Profeffeur de Chi- MATIERES. rurgie , en PUniverfîté de Leip, fie , a fort bien écrit fut la fif, tule lacrymale , d’après les principes de Woolhoufe , dont il avoit été le difciple , & dont il a fait graver les inftrumens IL 571. Il a fait connoitre le premier la manière dont Woolhoufe pto, cedoit à la fcarification des yeux , & l’infttument dont il fe fervoit pour cette opération . IL 528. Il a donné aufli la figure de l’inf- trument que Woolhoufe emplo- yoit dans la cure de l’hypo- pion, II. 661. Plaies ( des ) en général , L 67,' Plaies d’armes à feu , I. t jo. Plaies du bas-ventre , I. 178. Plaies mortelles par elles-mêmes L 79- Plaies mortelles par accident , I, 84. Plaies envenimées, I. 311. Plaies de la trachée , I. 238.243; Plaies des grandes artères , I, 80. . . . ' . Plaies des conduits biliaires , I. 83- Plaies de la tête , I. ado. , Plaies des conduits chiliferes , L 83. Plaies du cerveau , I. 81. Plaies du cou, I. 25 j. Plaies contufes , I. 294. Plaies du cœur, I. 80. ^ Plaies du crâne & du pericrane,' L 267. 269. _ Plaies des voies urinaires, 1. oj. Plaies de la face , L 248.. Plaies du front , I. 248. Plaies des joues , I. 256- „ . . Plaies de la gorge ou de 1 phage , I. 238. 244. Plaies du foie, I. 218. Plaies fordides , I. 120. Plaies incurables , I. 80 - 83' , Plaies des inteftins , L Plaies des levres , 1* Plaies de la rate, L 80. Plaies delà langue, I. 258. Plaies du mezentere , I. 80. TABLE DES MATIERES, plaies par morfure , I. 312. Il eft trompé par une fille qui Plaies du nez, I. 255. lui perfuade qu’elle avoit avallé plaies des nerfs, I. 81. 145;. 146. une éguille qui fervoit de bafe plaies des yeux, I. 251. à une pieîre , qu’il lui tirade plaies des paupières , I. 251. la veffie , IV. 46. glaies du thorax , I. 222. Prasbich , Chirurgien Pruflien , a Plaies des poumons, I. 230-232. fait heureufement, après l’Au- Plaies des reins , I. 80. teur , l’opération de la taille plaies de l’eftomac , I. 82. au haut appareil , III. 643. Plaies de la veffie, I. 83. Proptofis de l’œil j ce que c’eft. Plaies de la veficule du fiel , I. IL 664. 83. Prothéfe ; ce que c’eft, I. 24. Plaies des tendons , I. 143-I48. Pmrify de qi^elle manière on caî- Pleurefie, ( la fauffè ) eft fouvent me & l’on fait ceffer le prurit guérie par de profondes fcari- ou démangeaifon incommode , fications fur le côté de la dou- qu’on reffent quelquefois dans leur, II. 348. les fraélures , I. 360. Plumaceauxj ce que c’eft , I. 43. Pfylles ; ce qu’étoient autrefois Pneumatocdi ; maladie du fcro- les pfylles, I. 324. tura, dont l’exiftence peut être Ils fuccoient avec la bouche le révoquée en doute , III. 433. venin renfermé dans les plaies Poialire, ancien & célébré Mé- vénimeafes, I. ibid, decin Grec, I. 12. P itrygium \ maladie des yeux, II. Po/ype du nez ,• ce que c’eft , III. 640.' , 12. Ptofis ; maladie des paupières . Il a quelquefois un caraêlère car- ' IL 494i cinomateux , III. 13. Pupille ou prunelle; comment on Son arrachement eft quelquefois la dilate lorfqu’elle eft trop fuivi d’une violente hémorra- retrecie ou entièrement fermée ragie, lil. 31. 32. par coalition , IL 635. Ponction au périné ; elle s’exé- Pitrman très -habile Chirtmgien cute de différentes maniérés, d’Allemagne , a laiffé beaucoup III. 763. d'otLvtà.ge$,voye[lz Bibliotheique Ponftion à l’hypogaftre , par qui Chirurgicale. recommandée, III. 770. -771. Il a guéri unencanthis cancéreux La ponâiion de la veffie, foit d’un volume fort cOnfîdérable, à rbypogaftre , foit au périné, IL 512. 513. ne doit pas être trop différée Ses obfervatîons fur la frafture fi on veut en retirer quelque du fémur , I. 409. avantage , Hl. 760. 761. Il tire un enfant vivant du ven« Porte - éguille ; ce que c’eft , I. tre d’une femme morte , III. 190. 223., Précordiales , ( maladies des par- Il donne une bonne defcription da ties ) qui exigent le fecours fungus des articulations , II. de la main , III. 171. 156. & Juiv. Préparation ; il eft indifpenfabîe- H s’eft fervi autrefois avec fucces ment néceffaite de préparer les de la chirurgie infufoire , II. malades aux grandes opérations," 333. II. 304. II a publié des obfervaîions utiles Prohy , Chirurgien Angîois , avoit fur la frafture de la rotule , déjà fait une taille hypogaftri- 1.413- que dès le commencement de Fait graver une hernie aqueufe ce fiécle, lII. 613. di6. de l’ombilic , lU. 2S9. TABLE DES Décrit un grand anévryfme du bras , II. 30c. 323. Purulente-, ( catarafte ) ce que c’eft, II. 602. Purulente , ( la matière ) fe fait fentir au taâ dans les tumeurs qui ont abfcedé , II. 2j. pus ; ce que c’eft , IL 8. Pylarini , le premier Auteur qui ait écrit fur l’inoculation , II. 341. Pyofis-, c’eft la même chofe que l’hypopion , voye\ hypopion. Vadriga ; bandage de la poU ^/trine, lY. 398. Çuinquina. ; il eft extrêmement recommandé pour la gangrené & le fphacele , II. loi. 102. 108. Obfervations de l’Auteur fur fon ufage, II. J 08. R ’ T) Atine de gentiane ; oii en fait J\. des tentes qui, en fe gonflant, opèrent le même effet que l’é¬ ponge préparée fur les orifices trop étroits des plaies ou des fiftules , I. 49. Racine d*arrête-bceuf , ou dononis, eft fort recommandée par quel¬ ques Auteurs pour le farcocele, 111. 41^. Racine de Jÿmphitum , ou de gran¬ de confoude ; on s’en fert , comme de la racine de gentia¬ ne , pour dilater l’orifice des plaies & des ulcères fiftuleux , I. 49. Rage canine ; ce que c’eft , I. 316. Morfure du chien enragé , I. 316- Ramdhor-, obfervation mémorable de Ramdhor touchant une her¬ nie avec étranglement, fuivie de la gangrené des inteftins, III. 363. , Ramex inguinis j hernie de l’aîne, III. 321. Le mot ramex chzT. les Anciens , fignifioit cxaâement la même MATIERES. chofe que celui d’hernie , III- 321. Ranines j quand & comment il faut faigner les veines ranines. II. 28t. Raves ; les raves fechées peuvent fervir à faire des tentes dila¬ tantes , I. 49. Raw , célébré Médecin & Chi¬ rurgien Allemand , à qui l’opé¬ ration de la taille a fait la plus grande réputation , IIÎ, 690. Il adopte la méthode de Frere Jacques , mais il la corrige & la perfeâionne , III. 690-692. De quelle manière il lioit fes ma¬ lades avant l’opération , III, 693. 694. Il eft faux qu’il ait vu opérer Frere Jacques à Paris comme on l’a avancé, III. 691. Il s’eft trouvé quelquefois forcé de laiffer la pierre dans la vef- fie , après avoir fait d’inutiles efforts pour l’en tirer, 111. 661. Quelle étoit l’efpèce d’algaly dont il fe fervoit, III. 692. Il recommandoit avec beaucoup de raifon la lefture de Celje fur la lithotomie , IIL 7°^' La méthode qu’il s’étoit formée étoit une combinaifon de celles de Celfe , de Marianus , & de Frere Jacques , III. 72 J. Il tire une feve de la trachée ar¬ tère par la bronchotomie , III- 149. Lorfqu’en faifant l’opération de l’hernie avec étranglement , il trouvoit l’inteftin gangrené, il quittoit fur le champ le biftoe* ri, & abandonnoit le malade a fon propre fort, le regardari comme défefpéré ,, UI. 3/9' Il donnoit une direâion obliqu® à fon incifîon dans la lithoto?- mie , III. 729- Quels font les inftrumens dont il faifoit ufage dans cette opéra¬ tion , 111. 690. 692. Il corrige l’inftrument de V erduin pour le phalangofis ^ ou le rel⬠chement des paupières , St ® TABLE DES cette occafion , il s’engage dans une vive difpute avec Ruyfck , IL 498- . . , . . 11 n’enfeigna jamais a perlonne la manière de tailler , III. 702. Il ne s’en fervoit pas pour les femmes, IV. 42. Il dit n’avoir jamais taillé qu’une feule fille par fa méthode , IV. 40. _ ' Quel eft le biftouri avec lequel il faifoit fon incifion , III. 692. La fituation qu’il donnoit à fes malades avant de les opérer , III. ibii. Son incifion étoit-elle bornée au corps de la veffie ? III, 691. Son algali n’avoit pas plus de courbure que celui dont on fe fert communément dans l’opé¬ ration de la taille au grand ap¬ pareil, III. 692. L’Auteur a étudié fous Raw , III. 695. voyei la Préface. Il corrige plufieurs erreurs où Garangeot eft tombé fur le compte As. Raw , 111. 699-701. Sa méthode avoir été affez bien décrite par Fehri dès l’année 1716,111. 685. Elle a été décrite enfuite avec plus de détail , par Albinus le fils , III. 690. L’Auteur en a donné, en 1718 , une defcription claire & exafte , quoique très-courte , III. 697. 698. La maniéré dont Raw lioit fes malades eft différente de celle de tous les autres lithotomiftes, III. 693. 694. 1- Auteur a taillé le premier par la méthode de Raw , & conti¬ nué à le faire , lll. 697 - 697. C’eft à Raw que la perfeâiôn de la taille latérale eft dûe , de l’aveu même d’un Auteur Fran¬ çois , qui s’eft montré en cela plus équitable que. Garangeot, III. 724. 715- üeduaion des fraélures , I. 345. • • • • des luxations ', I. ihid. Régime i le régime eft très - né- MATIERES. ceffaire dans la cure des pldles & des autres maladies chirur¬ gicales, & particulièrement dans celle des ulcérés , voye\ Dicte. Reufntr recommande l’ufage d’un tuyau pour la dureté d’ouie ; mais il n’en donne pas une def¬ cription exafte , III. 9 & 10. Riolan avoit déjà confeillé la taille au haut appareil, III. 615. Il décrit la ponftion au périné & à l’hypogaftre , III. 766. 770. 771. ■ Mais il donne la préférence à la dernière dans la fuppreflion d’urine , III. 770. 771. Il foutient , avec raifon , que dans l’alternative , la vie de l’enfant doit être factifiée à celle de la mere , III. 277. Riviere confeille , comme un bon remède contre le panaris, d’irt- troduire le doigt malade dans l’oreille d’un chat , IV. 286. Il a décrit & renouvellé la cure de l’hypopipn en ufage chez les Anciens , II. 659. Il recommande la perforation dn lobule de l’oreille comme avan- tageufe dans plufieurs maladies, 111. Il & 12. Rolfincius , après l’opération d’une hernie avec étranglement , -réunit la plaie par quelques points de future, III. 3î2. Romanis ( Jean de ) eft l’inventeur du grand appareil , III. 577. C’eft probablement la veffie mê¬ me-, & non l’urethre , qu’il avoit deffein d’ouvrir, III. 578. Rangeons ,* les rongeans font les mêmes remèdes que les cauf- tiques & les corrofifs , IL 376. Roonhuys , Chirurgien Hollandois, a donné une obfervation re¬ marquable fur lé torticolis , III, 145- II a bien écrit fur le bec-de-Iie- vre , III- 61. Obfervé & guéri des imperfora¬ tions du vagin, IV. 10. Il croit même qu’il n’eft pas im- poffible de remédier à celle de TABLE DES l’orifice interne de la matrice , IV. i8. Sc^lihting a fait connoître depuis peu au public le fameux forceps de Roonhuys , qu’on avoit tenu fecret pendant fi long - tems ; foyei l’explication de la XL planche. Rofa ( Médecin ) a fait quelques remarques particulières fur le grand appareil, III. 591. 592. Rouffet , célébré Médecin de la faculté de Paris , eft Auteur d’un excellent traité fur l’opé¬ ration céfarienne , III. 219. 11 combat avec beaucoup de for¬ ce les adverfaires de cette opé¬ ration , III. 235. Il recommande le premier la taille au haut appareil, en s’appuyant fur de fortes raifons , III. 612. Il enfeigne , avant tous les autres Médecins & Chirurgiens , la manière d’injeéler la veffiepour la faire faillir au - deilus du pu¬ bis, III. 614. 633. Dans la fupprefiion d’urine , où l’on ne peut introduire la fonde, il donne la préférence à la ponélion à l’hypogafire , fur celle du périné , III. 770. Ruleau , Chirurgien François , a donné une difflertation fur l’o¬ pération céfarienne , III. 219, Range ( Mr. Chirurgien de Brê¬ me a vu une femme furvivre à la rupture de la matrice , III. 267. Il a publié une nouvelle métho¬ de & de nouveaux infirumens pour faire l’opération de la fif- tule à l’anus ; voyei l’explica¬ tion de la XXXV planche. Il a tiré un enfant mort du ven¬ tre d’une femme vivante par l’opération céfarienne , III. 249. Ruyfch, a vu des hernies où il ne fe trouvoit qu’une appendice de l’inteftin, III. 524. Sa méthode pour guérir radicale¬ ment l’hydrocele , III. 439. Il prétend que les luxations du fémur font très-rares , & que MATIERES; ces prétendues luxations , font prefque toujours des fraôutes du cou du fémur, I. 402. Il établit la réalité de la chûte de matrice , contre ceux qui Ij révoquent en doute ou qui en nient la poflibilité , IV. 170. Il veut qu’on abandonne à la feule nature l’expulfion de l’arrière- faix , IV. 157. Il a guéri des imperforations du vagin, IV. 16. Il rejette l’ufage des remèdes ti¬ rés du vitriol dans les hémor¬ ragies, II. 423. Ruf, ancien Chirurgien Allemand, eft auteur de plufieurs ouvra¬ ges de chirurgie , I. i j. S Ahourin , Chirurgien de Ge- neve ; on lui attribue l’inven- tion de l’amputation à lambeau, II. 434. Sac herniaire ; doit - on ne le pas ouvrir dans l’opération des her¬ nies avec étranglement f UI. 346-350. De quelle maniéré on peut en faire la ligature fans endommager le cordon des vaifleaux fperma- tiques & le tefticule , III. 393* & fuiv. voye\ l’explication de la XXXIX. pl. Saignée ; ce que c’eft , II. 455* La faignée eft la plus ancienne & la plus utile de toutes les opé¬ rations , II. 256. De quelle manière on Pexécute , II. 263 & fuiv. Elle eft fouvent très - difficile , II. 257. Les différentes parties ou on la pratique font : le bras , II. 259. le grand angle de l’œil , II. 278» le globe même de l’œil , III. J i9« le cou, II. 279. le front, II. 276. la langue, II. aSr. le pied , II. 274- la verge, II. 282. la main , II. 271. U TA B L Ê DES . la jambe , IL 273. Çuels font les Auteurs qui ont le mieux traité de la faignée , I. Elle eft falutaite aux tempéra- mens fort fanguins , pour guérir & prévenir les inflammations , dans une infinité d’autres maladies, II. 12. 6- qill. On ne s’en trouve pas toujours . bien dans le fpafme & les con- vulfions , 1. 145. 149. On peut s’en paffer avant & après . Vopération du bec-de-lievre , quoiqu’en dife Garangeot , III. Inflrumens avec lefquels on oa> vre la veine , II. 258. Symptômes ou accidens de la fai¬ gnée , IL z8z. Salivaires j ( glandes ) comment on les extirpe iorfqu’elles de¬ viennent skirreufes ; cette ex¬ tirpation eft dangereufe j l’Au- teur l’a exécutée , néanmoins , fouvent avec fuccès , III. 129- 136. Salivation ; une douce falivation eft avantageufe dans la cure des tumeurs_& des ulcères.pro- venant d’une caufe vénérienne, . . ou de telle, autre caufe d’une na¬ ture approchante du virus vé¬ nérien , IL 194. Saltynan , ( M. ) Médecin de Strasbourg , rapporte que Fr^ro „ Jacques, ayant perfeâionné fa méthode , fit plufieurs tailles heareufes dans cette ville , III. 684. 31 communique à l’Auteur plu- ■ -fieurs autres particularités re¬ marquables touchant ce Frere , ; III. ibid.- ■ . . 3;, Sandale > c’eft le nom d’un ban¬ dage pour le pied 449. 4fo. - , - ; ■ comment ;pn lui donne iflue ■ lorfqu’it y en. a d’épanché dans la cavité du crâne, L.286. dans la poitrine , L 226. dans l’œil ,. II. 66z, dans le ventre » U atp. Tom, IV, MATIERES. Il n’eft pas toujours poflible dans ce dernier cas de l’évacuer com¬ plètement J exemples qui le prouvent, I. 8j. 86. Il fe corrompt par le fejour & le croupiflement , I. ibid. On a fouvent beaucoup de peine à s’en rendre maître après l’ex¬ tirpation de la mammelle , III. . 188. Quelle quantité il faut en tirer par la faignée , II. 266. Comment on l’arrête après l’am¬ putation des membres , IL 422, 43}- 440- 44’- L évacuation du fang .par les ven« toufes'peut être, auflî falutaire que par la Taignée , IL 248- Des hémorragies dans les plaies , I. fuiv, - Pertes de fang qui arrivent pen¬ dant la groflèfle ; comment ou y remédie , .ÎV. ' 132. Sangfues ; ce qüè c’eft & leurs ufa- ^ ges, il. 3jfj.'' "■ Sarcocele ; fa cure , IIL 4I2-421. Sarcome-,, Ce que c’eft- & fon trai¬ tement, IL 382. . ; . dû, ‘.nez, IIL 12. 33. . . . . de là matrice , IV.'ar. Sarcotiqües-,{ médicamens^ quelle en eft la nature , I.. 118. Saturne ( l’efflplâtre de ). eft" adou- ciflant , faffraîchifTant, & def- ficatif, II. 407. Saviard , très - habile Chirurgien xde Paris y 3. remarqué beaucoup dé défauts dans le grand appa¬ reil III. S?I* , . L’on : voit chez lui qüe^ l’omiffion • de l’opération céfariéhne , dans des cas où elle étoit indifpèn- fàfale , a coûté la vie à bien des femmes , III. 264. 261 6 IhC'yu' la veflie déchirée dans ié, grand appareil par les côn- duftéurs h les tenettes,, lîl. il* trouve qu’une femme , réputée ■ hermaphrodite , étôit fimple- ment affligée d’une chute de ' matrice, lŸ. . TABLE DES Il guërît une hernie ombilicale par une méthode fîngulière , 111. 29 296. Il a des obfervations fort utiles fur les hernies avec étranglement , 111. 364. Il rend témoignage aux mauvais fuccès de Frere Jacques à Paris, & regarde fa manière de tailler comme très-défeèlueufe i 111. 679. Il a vu une mole adhérenté à la matrice , 16 J. Obfervé beaucoup de chûtes de matrice , & une entr’autres , qui avoit fait paffer une fille pour un garçon , IV. 174. Il a vu & guéri des imperforatidns du vagin , IV. 14. Saumure f la ) efl: efficace dans la brûlure i les inflammations, & la gangrené , 72.- 17; 107. 119. Scapulaire ( le ) avec laféfvietf'è ; c’efl: le bandage dè' corps, I. 39. Scarifications', ce que c’efirSc leurs ufages ,11. 347 - 348. .... des Egyptiens, 11. ^^2. . . . . chirurgicales ; ce- cfue c’eftj ■& dans quels càs bn y a re- cqurs , 77. 3{i. ... ; dans le charbon , 77. 76. .... dans la gangrené , 77. 105. ' .... dans la morfure du chien enragé, 7. 318. Scarifications des malléoles , 77. 347. ■ .... des yeux , 77; 523. Celles des'Vèines occipitâles font fort recommandées par Morgagni dans Paipoplexie, 77. 347. 348. Et celles dû côté douloureux par Lancifi dans la fauffe pléufefie , On pèiit faire les fcarîficàtioris d’uii feul coup , au mbyen-du cube fcarificateurv 77. ^^46^ Schilhans , ancien Chirurgien Al¬ lemand , 7. 14. Schliichting ( Mr.) a publié ■& décrit ikrnièrement l’ihftrumênt connu fous lé nom dé Foriêps , M A T I E R E l’ dont Roonhuys fe fervolt pour terminer les accouchemens la- borieux , & dont on avoit fait un fecret pendant très -long, tems j voyé'i l’explication de la XL. planche. Schobinger ( Mr. ) a décrit peu clairement la 'manière d’opérer la fifiule lacrymale pratiquée par St. Fves ; il n’eft pas exa^ non plus dans ce qu’il dit de celle à’Afiel , II. 573 - 376. Schukman ( Mr. ) à décrit la ml- ' thode d’opérer lés Hernies , fins retrancher le tefticüle , 777. 3^4, Scipion ( l’Africain ) fut tiré vi¬ vant du ventre de fa mere, par l’opératibn' céfariénne , 777. ■ 222.- Scordium la décoélion dé cette planté, appliquée éxtéfièurei ment én ■ foméntdtibn ÿ efi ex¬ cellente ' datis là gangrené , 77. 105. ' ‘ l’efTencè & l’infûfiori font re- cdmmandéés intériéutement con¬ tre la pelle , 77. 63. Scorpion ; lé fcbfpidn- écrafé & fbn hiiile guèrifleht , dit - on , les piquéures de cet infefte , 7. 324. - - . l’huilé eft- vantée pour la fap- preffion d’urihè j 777. 499. Scrotum , ( hÿdropifié dû ) 777, 44S. . .... inflammation , 77. 40; .... paracenthéfé , 777. 429- „ 43’- SufpenfoireSc âütfes bandages pour le fcrotum , IV. 4;/. Scultét i MddeciE - Chirurgien d’Ulmë, a ddhnê un arfenalde - chirûrgié i É i/. v - II éclaircit par des^fi^fés lema- - nüel dè Pbp’éràtidn céfàriénhéj 777. 243. - - ^ ; Fait repréfenter des tuyatfx ou : des étuis’, en dêSu canal î pou* y placer les jaftibesfràélûrées , 7. 336. / Il rapporte deS" exemples de la fraâure dû - fémiir compliquée de plaie, TABLE DES IJ montre comment il faut s’y prendre pour ouvrir ui) cautère à la future coronale , 11. 4!^. ii fait voir de quelle manière les . Anciens brûloient les hémof- roïdes, IV. 121. Il donne la defcription d’un ban¬ dage pour l’exomphale , 111. 392. jll repréfente l’ope'ration de l’her- nie, telle, qu’elle , eft vulgaire- . ment pratiquée par les charla¬ tans , 111. 38$. .... les différentes . maniè¬ res d’opérer l’hydrocele , 111. , ... les anciennes méthodes d’amnuter les mammelles , ilh 183.* . la manière dont les an¬ ciens. amputoient la main avec le cizeâu & le ^naü.lêt , 11, 414. . . . un inftrument. en. lifage • chez les payfans - dela Norvè¬ ge pour amputer la- luette , 111. 119. 120. . ... . le banc ou l’amby d’Hyp- pocrate , 1; 342. . . . l’an cienne manière de faire des fêtons au cou , 111. 167. . é ... > .. la . façon dont on s’y pre- noit pour extirper le tefticale dans l’opération de l’hernie , - m. 386. ■ ;I1 fait de grands éloges de la ra- T. cine d’ononis ©u d’arrête-bœuf ' pour le fercocele , ill. 41 f. Sede's-, c’eft ainfi qu’on défigne en latin une des efpèces de lézion du crâne; 1. 270. Segerus a été témoin du rétablif- ; fçment de là vue , malgré l'e.f- -fufion dés humeurs de l’œil , : 1. 274. Sel ( l’efprit de ) eft recomman¬ dé intérieurement pour la brû- , lure & lés hernies, 11.. 122. 111. 380. Senf , ( feu Mr, ) Chirurgien de Berlin ^ fa manière de prati¬ quer l’appareil latéral, d’après la rélation qu’en a donné Èlie- Frederit. Biij^er , fils de l’Au- M A T I E R E S; , tgur, ,111. yg4-^^St Elle eft conforme i dans fes prin¬ cipaux points à celle deRaw, 111. 738. Il fe fervoit de. cathéters d’argent affez grêles , & munis d’une grande courbure,' 111. 738. Il tire de la veffie une pierre à laquelle un épi de froment fer- voit de noyau , IV.. 46. .. Sénitert' a vu faire une opération céfarienne avec fuécès fur U femme vivante ill. 237. , Septiques ; les ..feptiques font la même efpèce .de médicamens que .les corrofifs bu les caufti- ques , 11. 376.: ■Sermefiusi Médecin d’Amfterdam ; . a donné la defcription du haut- appareil , 111. 622. Il juge que l’Auteur a perfeftionné cette .opération , 111. 622. ■Il dit tjue Mr. 'Raw n’a jamais taillé à Amfterdam aucune fem- .me. par l’appareil latéral., IV. - .42* ' Il a remarqué que de très-habiles Chirurgie.ns n’avoient pu quel- ; quefois venir à bout de tirer la pierre de la vefîie , par -l’ap¬ pareil latéral , 111, . 626.> Il s’eft convaincu , par des expé¬ riences fur Içs cadavres J qu’il ■ n’eft pas poffiblé-de tailler les femmes par l’appareil- latéral fans- leur endommager le vagin* Il avoir confeillé , -avant Mt, U Drara i l’ufage d-ua ca-theter ou- : vert dans une partie dé la créae- ■ lute , ill. 721. U, Aécrit la mar.ière d’opérer les : hernies /ans amputer le tefti- ticule, 111, 392. 5«rpeas ,. ( morfa-re .déS ) 1. 32c- 327. . _ , , Séton, manière de le faire , & era quels cas ii eft utile , 111. tdy- /70, 11 eft rejetté par quelques - uns , &.fo,rt loué par d’autres, 111. tôS. 1S9. 5«{o, SI i mèches de fil ou de co» L I ij TABLE DES ton qu'oR fait paffer dans tout le trajet d’une plaie ou d’un ulcere , 1. 7oo> loi, 102. tji. Sevtrin ( Marc-Aurele ) , Chirur¬ gien de Naples , a publié un excellent traité fiir les tumeurs & fur les- abfcès , 1. 17. Il eft grand patfifan du cautère aôuel, & des autres remèdes héroïques , II, 372. Il connoiffoit la faignée de l’œil, . 11. 520\ ; Sigifmonde., très-habile fage-fem- me Allemande, a donné furies , aecouchemens un ouvrage qui renferme 'beaucoup d’excellen¬ tes chofes , IV. 67. Elle regardé comme la fituation la plus défavorable & la plus épi- neufe celle où l’enfant eft ar¬ rêté par la tête dans le vagin , fans pouvoir avancer , IV. 68. Elle a tiré heiireufement de la matrice une mole qui étoit ad- . hérente à cet organe, IV» 165. Elle eft un des premiers accou¬ cheurs qui ont rèconnù la diffi¬ culté qii’cp'pofe à l’accouche¬ ment la fituation oblique de la inatrice , IV. 67. Situation ; le Chirurgien doit avoir lés cOnnoiffances les plus exac¬ tes êc les plus préciies de la fituation naturelle des parties , a* lui importe très-fort de con- noître celle qu’a l’enfant dans la matrice , pendant lé travail de l’accouchement , IV. 59. La fituation la plus ordinaire de la matrice pendant la groflèffe eft verticale; mais fouvent elle fe dévie fur les côtés ou en devant , IV. 100. Cette obliquité de la matrice in¬ dique toujours un accouche¬ ment laborieux , lY. fbid. Ce qu’on doit faire en pareil cas , IV. ibid. La reêlitude de la matrice préfa- ge un accouchement facile , . 59. iÿn ne peut juger que pat le tafr, MATIERE S» en portant le doigt dans l’otï- fice de la matrice , fi. cette der¬ nière eft dans une pofition droite ou oblique , IV, ièid. Erndel a parfaitement bién décrit la fituation que Raw donnoit à fes malades , avant que de les tailler , 111. 692. Smalfms a imaginé une éguille double pour l’opération de la catarafte , 11. 638. Solaire , bandage qu’on appelle de ce nom , IV. q6q. Soliagen , excellent Médecin & Chirurgien Hollandois , 1. i;. Il combat cependant l’opération céfarienné , 111. 219. Il enfeigne à réunir les tendons extenfeurs des doigts coupés , fans employer la future , , IV. 304. _ - , Sonnius , Médecin de Bruge, a , dit- on , .heureufement délivré pendant fept fois fa femme par . l’opération céfarienne , 111, 273. Sojîrate ; l’un des plus fameux Chi¬ rurgiens de l’antiquité 1, 73. - Spatha ( le ) de Celfe ; on ignore ce qu’étoît cet inftrument , lil. ■ Spéculum ou miroir de l’anus , IV.332. ... .dé l’œil , II. p66. L’ufage en eft recommandé mal¬ à-propos par Garangeot , lorf- qu’on veut faire des injeftions dans le fac lacrymal & le con¬ duit nazal pour guérir la fif- i tule lacrymale , 11. ibid. Spéculum oris ou de la bouche , 111. 78. " ^ .... de la matrice , IV. 18. ■ Sphacele ; ce que c’eft & fa cure , II. 9;.77tf. Sphincter ; le fphinéler de l’anus peut être ordinairement coupé fans mauvaife fuite dans l’o¬ pération de la fiftule à l’anus , ■ IV. 247- \ Celui de la veffie peut-etre inci- fé auffi fans inconvénient dans l’appareil latéral , voy. le chap. és l'appareil latéraU TA BLE DES Il fouffre toujours un déchiremeut dans le grand appareil., 111. tfja. Spica de l’aiffelle, JV. 385. » . . . de l’aîne , IV. 408-^10. SpigcUus , Médecin & Chirurgien, de la plus grande réputation , 1. Spina-ventofa ; ce que c’eft , & fon traitement , 11. 22/. Ce nom ne fe trouve pas dans le traité des maladies des os de Mr. Petit. Staphyiome ; ce que c’eft, H. Steatome ; ce que c’efl; , 11. 384. Stenon , Médecin & célébré Ana- tomifte Danois , a connu les • voies lacrymales , 11. 536. Stenon , ( conduit de ) plaies de ce conduit , 1. 257. Sternum, ( perforation ou trépan du ) 11. 200. fraâure du fternum , 1. 379. & bandage pour cette fraâu- re, IV. 398. Sthal a recommandé les fcarifi- cations des narines ‘ en ufage chez les Egyptiens , il. 332. Il a enfeigné le premier à fon¬ der les points lacrymaux avec des foies de cochon , 11. ^64. Stilet d’argent pour la fiftule à l’anus , IV. 246 & fuiv. .... pour la fiftule lacrymale , II.Î87. Stiptiques , ( médicamens ) ce que c’éft, 1. /3;. ■ L’effet de ceux qu’on tire du vi¬ triol eft fufpeél & fouvent nui- fible à caufe de leur qualité corrofive , 1. 733, 734. Strahifme , vice de la vue , & machines ou inftrumens deftinés à y remédier, 11. tfyr. Suhluxation i ce que c’eft, Succion ; les anciens PfyllSs fe fervoient de ce moyen pour tirer le venin des plaies empoifon- nées , ou faites par des ani¬ maux vénimeux , 1. 324. 323. On procure fouvent par la fuc- ’ cion la fortie des urines rete¬ nues dans la vefiié , 111. 4pp. Sufumigations i on s’en fert uti- MATIERES, lement dans la chûte du vagin & de la matrice , IV. 182. iqi. Elles font recommandées pour le skirre, 11. 131. Suffiifion voyei Catarafte. Suppofitoires ; ce que c’eft , & , quand il faut s’en fetvir, IV. 204. . . . Supputation ; en quoi elle con« fifte , & comment il faut la favorifer , 11. 8. 79. 20. Sufpenfoir du bras ; c’eft la même choie que Vécharpe, Sufpenfoir du fcrotum , IV. 411- 413. Sutor , d’abord Chirurgien de Nu¬ remberg , & enfuite premier Chirurgien de Mr. le Duc de Vitteraberg , s’eft acquis autre¬ fois beaucoup de célébrité en Allemagne, par le fuccès avec lequel il extirpoit , au moyen des cauftiques , les tumeurs qui avoientbefoinde l’être , 11. 377. Sutor { Mr. ) Chirurgien de Francr fort , informe l’Auteur des opé¬ rations que Frere Jacques avoit fait dans cette ville , 111. 683. .Suture des plaies ,1. 703 & fuiv, .... de Garangeot , 1. 1144 .. . . . de l’abdomen, l. 182. .... enchevillée, 1. 712. .... compofée , 1. ihid, .... fanglante , I. 709. .... des inteftins , 1. 200. 2.01. .... du bec-de-liévre , lU. 54 &Juiv, .... des ligamens, IV. 328. .... entrecoupée , 1. 770. .... du pelletier, 1. 207. ..... féche , 1. 103. .... du tendon d’achille , IV. . ^ I . des tendons extenfeurs des mains, IV. 30/. Quels font, parmi les Anciens , ceux qui ont connu la future des tendons , IV. 302. • Et parmi les modernes ceux qui l’ont renouvellée , iV. 302. 303. Sydenham recommande fortement l’incifion de la gencive , dans répilepûe des enfaas , dépen- L1 iij TABLE D TL S riante de la dentition difficile , III. 95. Sympathie ; les remèdes qu’on dit agir^par fympathie produifent rarement qnelque effet , I. 318. îl. loi. aoj. Symptômes des fraftures , I. 3 54. • ... des luxations, I. 450. • . . . des plaies , I. 130. • ... de la faignée , II. 183., Synthefe ; ce que c’eû , I. 14. Syringotome ; , ce qjie c’eft , IV. 146. .... des Modernes , IV. 148. ... .de Baffius , IV. 149. .... de Garaageot , IV. 249. lyo. .... de Rungius , iV. 253. T Ahttc , { lavement de ) ce que c’eft , lïl. 297. 336. Çui font ceux qui en ont parlé , IV. 201. 202. L’Auteur les a trouvés extrême- mement efficaces dans la paffion iliaque & dans les hernies avec étranglement , IV. 203 & aill. Takor , a publié une nouvelle mé¬ thode pour amputer les mam- melles , & un nouvel- inftru- ment pour cette opération . III. 186. Tagault , célebr-e Médecin du XVI. fiécle i I. 14. Taüacat affure qu’on peut fubfti- tuer à un nez qu’on a perdu, un autre nez fait avec de k chair prife chez une autre per- fonne, III. 43. 44. Taylor , oculift-e Ar.gîois , s’eft vanté autrefois de pouvoir guérir à coup fur la goutte- fereine parle moyen d’une opé¬ ration particulière, II. 610. Il n’admét que des eataraéles cryftallines , II. -594. Il fe fert pour abattre la cata- raéïe d’une méthode qui lui eft propre, II. 631, remarque que l’opéra¬ tion Cefarienne a été -faite -plu- fîeurs fois avec fuccès fut la M A T I E R E S. femme vivante , III. 23 y. ' lî Tempes, ( artériotomie des) II. 458. Tendon ; les tendons divifés peu¬ vent être réunis pat la future , IV. 301. & fouvent par la feule fitua- tiou de la partie & par le ban. dage , IV. 316. Si la feftion imparfaite ou la pi- queure d’an tendon , eft fuivie d’accidens très-graves , on peut fans aucun rifque, achever dÿ le couper , Sc le réunir enfuite par la iïtuation , ou par la fq.> ture , I. 147. Plaies & future du tendon d’a- chille, IV. 317 & fuiv. La future des tendons ne doit pas -être regardée comme une opé¬ ration fabuleufe , IV. 31S. En quels cas il faut la faire , IV. 3°4. . . Suture des tendons de la main & du pied , IV. 301. 317. Quels font les Anciens qui ont eu connoiffance de la fututedes tendons, IV. 302. 503. T entes, { ufage des) 1- 47 '5°» par qui rejettées , I. 48- Bellofle & la Moue ne veulent pas qu’on s’en lerve dans les . - plaies du thorax , I. Sy- ; , Garangeot les profcrit , mais a tort , du traitement des plaies du bas-ventre, I, 186. _ Doit-on les employer après l’-ô- pération du bubonocele , IH* 544. 35f-3I^- „ après la gaftroraphie , 1. ï9®‘ & l’opération de la taille , III. 600. Tentes dilatantes , avec quoi qn les fait , I. 49. L’abus des tentes a dté fortement combattu, d’abord-parMiîguras , enfuite par Bellofte, I. 48- Teredo ; c’eft la même chofe que iefpina-vento/a , II.' 225. _ Tefticules ; comment on extirpe les excroiffances du tefticule , -III. 420. Skirre & cancer des tefticules > TABLE DES III. 460. inflammation des tefticules , II. 40. Suppuration des tefticules , II. ’ ^ Ceux a qui on a emporté an tefticule ne font pas pour cela inhabiles à la génération, III. Il ,eft ridicule & barbare d’ex¬ tirper le tefticule pour guérir l’hernie , lorfquelle eft fimple , ' III. 5?/. Thériaque ; l’ufage interne & ex¬ terne dé la thériaque recom¬ mandé pour les plaies enveni¬ mées, I. 5;? - Thériacal , ( efprit ) recommandé dans la gangrené , la morfure du chien enragé , les engelures. Si le panaris , I. 314. II. 93. 103. IF: iSf. Thevenin , ancien Chirurgien de . Paris , avoit déjà confeillé la ponffion de la yeflie au péri- né , III, 764. Thibault , célébré Lithotomifte François , du dernier liéçle , f? ferroit d’une méthode par- .ticuüère pour extraire la pierre arrêtée dans le canal de l’ure- thre, III. 330, Suivant Garangeot , 'û n’oh jamais . entreprendre la taille au haut appareil , quoiqu’il, penfât allez favorablement ~ fur cette mé¬ thode,- III. 616. Thorax , ( paracenthefe du ) III.. 192. •. • . . plaies , I. lîz. ■ • . . bahdageîs, IV. 393. Tibia y ( frafture du;) I. 415. . . . . compliquée de plaie ; ma¬ chine d,e Mr.^Pêtir pour cette fraflure , I. 417. . Luxation du tibia , I. îoé. Tire - tête ; ce que c’eft , IV. 107. Tclet , célébré Lithotomifte de Paris , a publié un excellent ouvrage' fur la taille , I. ai. Il donne des éloges à la taille hypogaftrique , qu’il dit avoir faire à Paris par Bonnet , M A T I E R E S. l’un des plus fameux Lithoto- miftes du fiécle paffé, III. 6ia. 61$. Il défapprouve la manière dont on lie les malades dans le grand appareil , III. 693. 11 décrit la ponélion de la veflie au périné, III. 763. Mais dans la rétention d’urine , il accorde la préférence à celle de l’hypogaflre , III. 770. 771. Tourniquet -, ce que c’eft & de quelle manière on s’en fert , I, ^t37- On varie fon application fuivant fes différentes conftruffions , I. 139- '4S‘ Tourniquet de Mr. Petit , I. 139. .... de Mr. Morand , I. 141. . . . ..de l’Auteur,!. 143. Traeheotomie ; ce que c’eft , & en quels cas on y a recours , III. 146. 147. On peut retirer par cette opéra¬ tion des corps étrangers arrê¬ tés dans la trachée artère, III. 147 -149. ^ ^ On a prétendu qu’elle pouvoit etre utile aux noyés , III. 154. iJJ. Trans^fion du fang ; en quoi elle cpnfifte, & quel en eft le but , li. 330. Trépan i ou tarière ; ce que c’eft que cet inftrument , II. 466. trépan de Celfe ou des An¬ ciens , II. 473. trépan des Modernes , II, 476. Trépan ^ opération du ) quand & comment pn la pratique , II. '46(5. 478. Le fuccès en eft toujours dou¬ teux, & elle eft fujette à beau¬ coup de difficultés , qui ont fourni à Bohn le fujet d’une differtation particulière , II 469. 470- Trépan au ftwnum , II. 200. . , , . au crâne dépouillé de fes tégumens , I. 277. . , . . fur un os attaqué de .carie, U. 220. ou dont on veut retirer une L 1 iv TABLE DES balte qui en a pénétré la fubf- tance , & qui s’y trouve arrê¬ tée , I. 163, Trcw imagine un nouvel infiru- ment pour opérer le phimofîs , Kl. 467. Trichions , maladie des paupières , II. 499. Trochi/ques ; les trochifques de minium font cauftiques , & re¬ commandés par quelques Au^^ teurs pour la fiftule lacrymale , III. Î59. Tubercules, ^ cure des ) II. 382. Tubercules du conduit auditif , III. J. Tubercules qui fe forment entre le globe de l’œil & les pau¬ pières , II. 515. dans le tiflii même des pau¬ pières , II. 489. au vagin, IV. 21. Tulpius , célébré Médecin d’Amf- terdam , & auteur d’un très- bon recueil d’obfervations, rap¬ porte la cure d’un torticolis , III. 143. Il a regardé mal - â - propos l’ex¬ tirpation d’un fungus de la matrice , comme une opération extraordinaire & inouie » IV. 22. Tumeurs ; les tumeurs confiderées en général , II. i. .... inflammatoires , II. 4 & . . . . œdemateufes', II.-149 & fuir. . . . . skirreufes , IL I2y .... charnues , voye^ Sarcome, IL 3^2. «... enkiftées , II. 384.- .... des mammelles , II. 3». »... des parotides , II. 53. III. 129. . . . . des tellicules , II. 40. III. 412 6* juiv. Turbitr , Chirurgien de Paris , a fait avec fuccès la ponftion à- l’hypogaftre dans la rétention d’urine , m. yyi. Tuyaux acouftiques ; conditions qu’ils doivent avoir pour favo- MATIERES, rifer l’ouie, lorfqu’elle efl du¬ re , III. 8 & fuiv. Tyco - Brahé , célébré Aftronome, meurt pour avoir trop long- tems retenu fon urine , n’ayant pas été fecouru allez'- tôt par un habile Chirurgien , III. 501 'v T^Agiq-, imperforation du va- r gin ; comment on y remédie, IV. 9 & fuiv. Par qui cette imperforation a été obfervée & guérie , IV. ihid. Fungus & excroiffances du vagin, IV. 21. Chute du vagin , IV. 187. Inflammation du vagin tombée IV. 192. L’eau falée efl; bonne contre cette inflammation, IV. 192. Sarcomes & tubercules du vagin , Comment on aggrandit fon ori- rifice , lorfqü’il eft trop étroit , IV. 13. Vaiffeaux ; de quelle manière on brûle & on lie les vaiflèaux pour fe rendre maître du fang dans les hémorragies , 1. 134* 135- Valleriola , Médecin d’Arles , en, Provence , confond , mal à-pro¬ pos , l’embryulcie avec l’hifte- rotoroie , lll. 2.68. 269. Varices-, ce que c’eft , IV. 329. Varices des jambes , IV. ibii*. Comment on les prévient , IV.’ 333. On les traitoit autrefois par des moyens très-cruels , IV. Varices du ferotum , IV. 4ld. Varicocèle i ce que c’efl: , III. 4Î^» Vater a donné la defeription d’une opération céfarienne , III. 219. L’enfant fut tiré vivant après la. mort de fa mere , III. Il parle d’un gros farcome de la matrice qui fut heureufement ' extirpé par linftrument tran- ■ chant, IV. 23. TABLE DES MATIERES. H a écrit fur l’inoculation , II. Verrues ', ce que c’eft , & coft- ment on les guérit , II. 378. Veine jugulaire, cora- Verrues des paupières, IL. 493. menton les guérit, I. 237. 240 . de la verge , III. 477. 241, Les verrues livides, fur- tout cél- La faignée de cette veine eft les du vifage , des lèvres , & d’une grande efficacité dans des paupières , ont ordinaire- beaucoup de maladies de la ment de la difpofition au can- tête, IL 279. 280. , cet, IL 381. 494. Vénériens , ( ulcères ) IL 193. Vers , comment on les détruit , Tumeurs & bubons vénériens , lorfqu’il s’en engendre dans les' II. 81.^ plaies & dans les ulcères, II. Venife ( le Sénat de ) donne un 191. décret qui prefcrit la manière Vertèbres , (frafture des ) 1. 387.' dont on doit procéder à l’ou- • • • . luxations, I. 459. verture des femmes mortes pen- Vefale , célébré Anatomifte d’Ita- dant la groffeffe , III. 226. lie , a donné un corps de chi- Ventoufes ; comment on les ap- rnrgie , 1. 16. plique , IL 342. Il confeille de fendre la gencive Les ventoufes humides ou fan- pour faciliter la pouffe des dents, glantes produifent le même effet, lorfqù’eÙe eft trop pénible , III. & fouvent même font plus ' 9î* efficaces , que la faignée , IL Vefiingius a décrit le premier la 347. future du tendon d’achille, & C’eft mal-à-propos que quelques «les extenfeurs du tibia , IV. Auteurs ont voulu en bannir - 32®- l’ufage, II. 349. 330. VeJJie ( nrmaiiie) } il eft douteux Ventricule ; ( balai du ) ce que qu’on puiffe l’ouvrir par l’appa- c’eft, III. 14 1. reil latéral , fans entâmer fou Verduc, Chirurgien de Paris, a cou , III. 691. 692. fort bien écrit fur les fraftures II èft faux qu’elle foit fttuée hors- & fur les bandages , 1. it & du ventre, comme lé dit Ga~ 22. rangent^, elle eft feulement hors Il donne la defcription d’un éré- du péritoine , III.^ 634. fipele au vifage très-remarqua- Elle forme quelquefois des hernies ble , IL 44. en. fe déplaçant, III. 409. Il enfeigne qu’on peut pratiquer- Veffie ; ( pierre de la ) diverfes la future des tendons , même méthodes pour en faire l’ex- après la réunion de la plaie , traâion , III. 544. IV. 304. Gomment on la tire aux femmes , Verduin ( le pere ) , Chirurgien IV. 25. d’Amfterdam , décrit une nou- Quelques Auteurs prefcrivent de velle manière d’amputer la jam- ■ couper le coU de la veffie , be , II. 434. même dans le grand appareil , Il corrige l’inftrument inventé par III. 592. Bartifchius pour guérir le pto- On peut ouvrir fans inconvénient fys ou relâchement des paupiè- le corps & le cou de la veffie, res, II. 496. comme le prouve l’opération Véronique , l’infufion de cette plan- de la taille par le Haut app⬠te injectée par les points la- ■ reil , & l’appareil latéral , ainfî crymaux, eft utile pour le lar- - que la ponftion à l’hypogaftre moyement , & dans la fiftule ' & au périné , III. 611, 673» lacrymale, IL 540. 54t. 556. 760. -- T A B L E. D E : Rï»4.Jef plaies 4“ fond «ie 4 veflie fojit réçeffaitement inpr|eiles ; on fo' gardera donc bien d’inci- fer. le fond de cet organe , com- sie Ig pxefcriyent mal-f-propps Çar^4o) & d’autres Auteurs , III. 644 ^ fitiy, Çpmn^nt çn remplit la yeffie de liqueur dans le haut appareil , , avapt l’opérqtion , lll. 637. Çe^te injeâion préliminaire n’çlî pas d’uqe indilpenfable néçei- lite , III. 620. 634. 644. Quelle^ font les parties de la véflie intérelTées dans .la, taille Jiypogèfïrique , & ^appareil flajéçal , III. ^46. 647. Ponftion à la veflie, à'I’pccafipn ' de la rétention d’urine , III, Qneljes, fOiOî les plaies de_da yeffie dont - on peut rechaper ^ III. de yeau) on le fertfpu- , ÿent d’une yeffie dp yeau pour enveloper le moignon .après -d’aropiitjition , H. 4/i. Vicies, t il np faut pas ouvrir celtes qui font occalipnnées par la brûlure, II. .lai. Viarâtl', eélehre accoucheur Fran- -çoU, regarde mal-àrpropos la fortie du méconium comme pn ligne certain d® 4 m9tt de : l’enfant , IV. 112, Il prétend , mais à tort , qu’on - peut , fouj ours fe paffer du fe- :OPUrs.jtes inllrumens , pour pro¬ curer l’extraflion d’o» fœtus : qHiftipéri dans 4 matrice, lY, 125. ¥igo , { Jean de ) Médeçîn-.Çhi- rurgien du Pape Jul,es Û. , gfl: , l?iil¥ent€.ur de Pemplâtre de grenouilles cum mercuria , do.nt : QB dait un très - grand , ufage , i-iS- FSIeso.Hie Idaréchal de^ fut fur Ip point dp périr d’une hernie avec éV.angtement , III. 325. ^ l’efprit de j eH excellent dans tes brûlures. , IL 119.. U eft utile appliqué chaudement 1 M ATIERE S. fur les inflammations , II. 17; Reftifié autant qu’il peut l’être , il eft d’un puiflhnt fecouts pour arrêter les hémorragies . 1. 132; Vipere, (morfute de la } I. 324. ^Itriül ( l’huile de ) eft recom¬ mandée par un Anglois pour la cure radicale des hernies III. 390. ’ Les remèdes vitrioUques dont on fe fert , à fitre d’aftringçns , pour reprimer les hémorragies , corrodent les parties , & font quelquefois nuifibles , I. 133^ On fe fert du vitriol blanc p'opr arrêter le fpg apres les ampu- talions & l’opération det’ané- yryflne , II. 315.423. Il détruit les chairs furabondantes .& de mauyqife qualité , I, 32; Ulcères ( des ) en général , IL 165. , . ., . dyfepùlqtiques , IL 183. .... magiques J ou prétendus ■ tels , li. iôi. , . . . fiftuleux, II. 178. .... malins , IL 183. .... putrides , II. 191. .... fcorbutiques , II. 183, . .... rongeaiis ou phagédeniques, I. 187. ■ ■ .... fuperficiels , ou cutanés , II. 188.' ■ .... vénériens, IL 193* .... vermineux , IL 194 .... caççeîhes , IL; 183. .... calleux , IL ,197. .... cancéreux, II. i .... de la tête, IL 245* .... des jamb.es, IL 205* Les anciens ulcères des jambes refufent fouveqt de fe fermer; quand Sç comment il faut eu entreprendre la guérifon , IL 204 - 208. ■ Voelter. , cité à propos de l’opéra¬ tion céfarienne , III. 232. Vggel , Chirurgien de Lubec , eft auteur d’un ouvrage où il en- feigne à guérir les hernies par l’opération , en ménageant le teôicule , IIL 394. , . . Urèthre ; comment on remédie a i’imperfor^rioh dePuréthre chez T A B LE DES {es hommes, III. 478. Chez les filles & les femmes ,IV. Cas fingulier d’une imperfoïation de l’utéthre dans une fille qui ipndoit fes urines par l’ombilic , IV. 7 & 8- Obftruftion de l’uréthre par des carnofités , des : cicatrices , ou des ulcères, HI. J15. Comment on retire les pierres arrêtées dans l’urèthre, III. 514. Urine ; cure de la fiippreflion d’u¬ rine , III. 496 & füiv. Dtnys & Çolot mdritent d’être confultés fur cette matière , Il ni. 767. 774. Quelle eft la meilleure maniéré d’évacuer par la ponâion , l’u¬ rine retenue dans la veffie , III. 770. Autres méthodes , III. 765-769. Urine ( incontinence d’ ) chez les hommes, IIL 489. .... chez les femmes , IV. .,193- Utérus ; la defcente & la chute de l’uterus font des maladies réelles , dont l’exîQence a été mal- à-propos revo.qu.ée eh dou¬ te par quelques Auteurs , IV. 170. 171. La chute de matrice eft avec ren- verfement ou fans renverfement , de cette partie, IV. 172. fa cure , IV, 177 & fuiv. La chûte de matrice a fouvent fait prendre ridiculement , en France , les perfonnes qui en etoient attaquées pour des her¬ maphrodites , IV. 173. Hémorragie de l’uterus pendant Is groffeffe , IV. 132. Elle provient le plus fouvent du détachement du placenta , ou de l’adhérence de ce dernier à l’orifice dè la matrice, IV. 133. On la fait ceffer alors en déli¬ vrant promptement & prudem¬ ment la femme , IV. Les plaies de l’uterus font très- dangeteufes, I. 80. MATIERES. IL fe déchire quelquèfois dàns 1?, travail de l’enfantement , IV. 72. Vulve ; comment on remédie à l’imperforation & à la trop grande étroitefte delà vulve', IV. 6. w JY/Erlhof a écrit fur la vertu /t du quinquina dans la gan¬ grène , II. i 01. 11 a publié trois obfervations tou¬ chant la guétifon d’un pareil nombre d’hernies qui avoient fouffert étranglement, IIL 364. a vu faire & décrit ime ponc; tion à rhypogaftre , où l’on fe feryit de la lancette, IIL 77/. Wideman a décrit une chûte finl- guliére du vagin, W . Widemtnane , accoucheufe de la Cour Impériale , a donné un très-bon ouvrage fur les accou- chemens , où l’on trouve d’exr eellens préceptes , tirés de De- venter & de Van- Home , IV, approuve lé haut appa- . reil , & en éxpofe les avahta- ges^ lïL 6u. 63S, > Il n’a pas ignoré que l’Auteur eft le premier qui ait fait cette opé¬ ration , hors de l’Angleterre , quoiqu’il n’en dife rien , III. 'iiid.-. 11 affure que la précaution indi¬ quée par Garangeot de ne point blefler la ligne blanche , en fai- fant la taille hypogaftrique , n’eft d’aucune conféquence j III. reux pierreux , mourir de la frayeur où les avoir jettés la manière dont on garrote les ma¬ lades dans la taille au grand appareil , avant de les opérer , III. 693. Inftrument dont il recommande l’ufage pour l’incontinence d’u¬ rine chez les hommes, 111.45/. TABLE DES Woolhoufe ; il foutient , mal-à-pro- pos , que la catarafte a toujours fon fiége dans l’humeur aqueufe , & jamais dans le cryilalUn , II. Il eft réfuté fur ce point par l’Au¬ teur , & par beaucoup d’au¬ tres Praticiens , II. /92-59P. En opérant la fiftule lacrymale , il lailfoit fouvent une canule dans l’ouverture artificielle , qu’il pratiquoit à l’os unguis , H. sjt. U imagine un infirument particu¬ lier pour la cure de l’hypopion, II. 66t. U fait revivre la fcarification des yeux , déjà pratiquée par Hip- poerate , IL ^24. Mais il s’en fert fouvent fans en retirer aucune utilité , II. 532. D faifoit ufage de la faignée de l’œil , dont il s’attribue fauf- fement l’invention , IL ftp. Il eft l’inventeur de la broffe ocu¬ laire faite avec des épis de fei- gle , . IL f28^ IFuTti ( Félix ) , très-habile Chi¬ rurgien "d’Allemagne , établit l’exiftence des fraftures en long des os cylindriques, 1. 328. MATIERE s: Il invente l’onguent brun qui pj,. te fon nom , & qui eft un ex. cellent déterfif, très -fouvent recommandé dans cet ouvrage " 1. 3;. 6* aill, , - ’ Y 7Eux d'écreviffes ; les yeux d’é- creviffes recommandés pour les inflammations , IL tp Yves , ( St. ) célébré Oculifte de Paris, nous a laiffé un bon ouvrage fur les malad'ies des yeux , 1. 79. Sa méthode d’opérer la fiftule la- crimale , IL 562. 573. .... l’hypopion , . IL 661. .... le ftaphylome, IL 65;. U établit , comme l’Auteur , le liège ordinaire de la cataraâe dans le cryftallin , contre Wool. houfe , & fes adhérens, II. 599. Il apprend à diftinguèr la cata- rafte membraneufe de celle du cryftallin , IL 603. 605. ZWinger ; par quel moyen il croit pouvoir ramollir le cal des os frafturés , une fois for¬ mé , I. 365. 366. Fin de la Table générale des Matières^ ,£RRATA du quatrième Tome, P.J note W-: vo^évlmvc ylîfit^ntétkuTei- X célébré Accoucheur fi/l Accoucheufi. Supplén^nw - Jm faute partout où elle fe trouve. ih'ii. iucundisv i^.'feeuijdini?. ' ' ; 'i It S SSion'/u S ■ W traaion.du lac, ■ ■ » f«g. 137. î’en ai quelques-unes i lif. i’en ai su quelques- s»s."h3. 8c fort âcre ; Uf- & bleu tranchant. pdj. îsS.qu’on paffe 5 AP P RÔ B A Tl 6n:-’ J’Ai lû pat ordre de M6nféî|nèur.Ie Ghancdier , urt Ouvra» intitulé , Injlitutions de Chirurgie , traduites du latin de feu M- Heister, Profeffeur de Chirurgie en rUniverfîté d’Helmftad ’ que j’ai trouvé très-dlghe d’Itre rendu public, A Paris le IVlai 1769. LOUIS, Csükixr Aoyàl. . ' ^ PRIVILÈGE DU R OU Louis, par eà. grâce de dieu , Roi de.France et DE Navarre , A nos an)ési&: féaux ConfeillerjS , les Gens te- nans' nos Cours de Parlement , Maîtres des 'Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand. Confeil ,■ Prévôt de Paris,., Baillifs, Sé¬ néchaux , leurs Lieiitenàns civils, & autres nos Jbfticiérs qn’U appartiendra. Salut. Notre amé le Sieur Jean-Joseph Niel;, Libraire à Avignon , Nous a fait expofer qu’il défireroit faire imprimer & donner au Public un Ouvrage intitulé : Inftitutions de Chirurgie , où Pon traite dans un ordre clair & nouveau de tout ce qui a rapport à cet art , par M. Heister , s’il Nms plai- foit lui accorder nos Lettres de Privilège pour ce néceffaires. A CES CAUSES, voulant favorablement traiter l’Expofant, Nous lui avons permis Ôc permettons , par ces Préfentes , de faire imprimer ledit Ouvrage autant de fois que bon lui femblera, & de le vendre , faire vendre & débiter partout notre Royaume, pendant le tems de fix années confécutives , à compter du jour de la date des Préfentes. Faifons défenfes à tous ' Imprimeurs , Libraires & autres Perfonnes , de quelque qualité & condition qu’elles foient , d’en introduire d’impreffion étrangère dans au- jCun lieu de notre obéiffance ; comme aufii d’imprimer ou faire imprimer, vendre , débiter ni contrefaire ledit Ouvrage, ni d’en- faire aucun Extrait , fous quelque prétexte que ce puiffe être , fans la permiffion expreffe & par écrit dudit Expofant ou de ceux qui auront droit de lui , à peine de eonfifeation des Exem¬ plaires contrefaits , de trois mille livres d’amendè contre cha¬ cun des Contrevenans , dont un tiers à Nous , un tiers à l’Hôtel- Dieu de Paris , & l’autre tiers audit Expofant ou à celui qui aura droit de lui , & de tous dépens , dommages & intérêts : à la charge que ces Préfentes feront enregiftrées tout au long fat le Régiftre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris , dans trois mois de la date d’icelles ; que rimprefliofl dudit Ouvrage fera faite dans notre Royaume & non ailleurs, en bon papier & beaux caraêlères , conformément aux Rêgle- mens de la Librairie , & notamment à celui du dix Avril mu fept cens vingt-eitiq, à peine iê déehéân'ee dudit Privilège ; qu’a¬ vant de rexpafér eh yéhte , lê «hâïuiïcril qui aura férvi de Co¬ pie à l’impreffioh düdît ÔuVrâ|e -, feia rërftis , dehs îê méitte état où l’Approbation ÿ âiiîa été dohnée , ès dé notre très- cher & féal GheyàUër , ChafteeUer ^tde dés Sçeaüi dè Fran¬ ce , le fleur de MaupE'OX) ; qu’il eh fera ehfüite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique , un dans celle de rf,3teau du Louvre & un dans celle dudit fieur de notre Cha eau ^ Préfentes ; du contenu rSes vouVtndLs & enjoignons de faire jouir ledrt & fes Ayans-caufe , pleinement & paifiblement , fans /Trir ouni leur foit fait aucun trouble ou empêchement. S’ftoJs aue la Copie des Préfentes, qui fera imprimée tout I long au commencement ou à la fin dudit Ouvrage . foit te- „L Sr duëment fignifiée , & qu’aux Copies collat.onnéei pat pLde nos amés & féaux Confeilleis-Secretaires , foifoit goû¬ tée comme à l’Original. Commando^ au premier notre Huif- fier ou Sergent fur ce requis, de faire, pour l exécution d i- Mles tous Aaes requis & néceffaires , fans demander autre Zmàon, & nonobftant Clameur de Haro, Charte Norman- L & Lettres à ce contraires. Car tel eû notre plaifir. Donné k Paris, le vinet-unième jour du mois de Juin , Un de grâce m\ fept cens foixatite-neuf , & de notre régné le cinquante, quatrième. Par le Roi en fon Confeil. LE BEGUE, avec Paraphe. Répilîré fur U Rinflre XVll. de la Chambre royale & finiîcah 6- l^nmeurs de Varis , N°. 665 . Foio. 704 . fotmément au. Réglement di 1713. ^ ^7- 1769. KNAPENS, Adjoint.